Damien Maze

Damien Maze : coulé dans le country

Élevé sur une ferme de l’Est ontarien, Damien Maisonneuve a toujours su qu’il voulait faire de la musique. Et pas n’importe laquelle. Du country, svp!

Damien a rapidement été plongé dans cette sauce musicale qui, une fois bien prise, enrobe tous les styles pour créer la musique country. 

Originaire de St-Pascal-Baylon, Damien utilise maintenant le nom de Maze pour propulser sa carrière, un surnom qu’il a d’ailleurs hérité très jeune. 

Récemment, le musicien a signé un intéressant contrat de disque avec Sony, ce qui l’amènera à enregistrer son premier album qui comptera une dizaine de chansons originales. 

«Nous allons nous installer au Warehouse Studio, à Vancouver, dès le début décembre, confiait Damien quelques minutes avant de monter sur scène dans le cadre du Festival de la Curd de St-Albert, vendredi. J’espère terminer l’enregistrement en deux semaines pour ensuite passer à l’étape du mixage et du mastering (matriçage) afin que l’album soit prêt pour le lancement au début de l’année 2019.»

Damien Maze, originaire de St-Pascal-Baylon, vient de signer un contrat intéressant avec Sony pour l’enregistrement d’un premier album.

Ce qui pourrait sembler de l’empressement à publier son matériel est plutôt de la hâte face à une musique qu’il dit plus raffinée et mature. Au début de la trentaine, le musicien se sent en pleine possession de ses moyens et fin prêt à affronter une industrie qui en a avalé plus d’un. «Je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre mais les gens qui m’entourent me rassurent et me donnent beaucoup de confiance, ajoute-t-il. C’est drôle de constater que plus les gens sont établis et connus dans l’industrie, plus ils sont terre-à-terre. Et ça, je trouve cela tellement rassurant.»

Lors de son passage au Warehouse Studio — qui appartient à Bryan Adams —, il sera en terrain connu puisque c’est là qu’il a enregistré ses premières chansons qui sont gravées sur un EP. «Cette fois, ce sera différent puisqu’on travaille sur un album complet avec seulement mes compos. Mais tu sais, je suis pas mal maniaque quand ça vient à ma musique alors, je ne sais pas trop combien de temps on devra rester enfermer en studio», admet-il, sourire en coin.

La fibre country

Parlant de sourire, celui qui est accroché en permanence sur le visage de Damien est une véritable arme de destruction massive lorsqu’il monte sur une scène, et on a pu en avoir la confirmation vendredi soir, lors de sa prestation devant le public du Festival de la Curd. Évidemment, il possède la voix parfaite pour le genre et il faut dire que le garçon n’a pas besoin d’aide technologique à la «autotune» pour bien rendre ses chansons.

Sur scène, le cow-boy de St-Pascal est entièrement dans son élément. Dès que le projecteur se braque sur lui, la foule s’anime immédiatement. La fibre country dans laquelle il est tissé lui donne une assurance et une dégaine digne des grands artistes qu’il admire tant.

«J’ai une équipe tellement solide autour de moi, que se soit sur scène ou hors scène, explique-t-il. À ma gauche, je peux m’appuyer sur mon complice de toujours, Mathieu Charrette. Il est mon meilleur ami et en plus, il joue merveilleusement bien de la basse et il me complète parfaitement au niveau des voix.»

Outre Charrette, Maze est accompagné sur les planches par Dan Deslauriers à la guitare, John Hoogeveen à la batterie et Mathieu Bélanger aux claviers.

Présentement, l’agenda de Damien et sa bande est bien rempli. Son récent passage au festival de St-Albert, en Ontario, a démontré la belle complicité qu’il a développée avec son groupe de musiciens qui, il faut bien l’avouer, sont très talentueux et complètent à merveille Damien.

L’avenir s’annonce prometteur pour l’artiste au Stetson blanc. Ce nouvel opus promis pour janvier ou février 2019 sera la première pierre posée sur un sentier qui le conduira, selon le cliché établi dans la vie d’un cow-boy, vers le soleil couchant. 

Gardons un oeil sur ce troubadour.