Cinéma

Le Festival de cinéma de Québec à la lueur des lucioles

C’est à la lueur des lucioles et des étoiles qu’a démarré, jeudi soir, la 8e édition du Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ). Pendant qu’à l’intérieur du Palais Montcalm, notables, jurés et cinéphiles assistaient la projection du long métrage de Sébastien Pilote, à l’extérieur, les festivaliers profitaient du beau temps pour (re)voir le mythique «Il était une fois dans l’Ouest» de Sergio Leone.

Avant de monter le tapis rouge, les artisans de La disparition des lucioles devaient traverser cette place D’Youville transformée en grand cinéma en plein air — gratuit — avec ses quelque 500 chaises blanches Adirondack déployées devant l’écran géant.

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Hors champ

• La citation de la semaine

«Je suis à sa merci et chaque jour, je cours vers lui.»

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Karelle Tremblay: une vie de cinéma

Karelle Tremblay ne sait plus ce qui a déclenché son envie d’être actrice. Et elle se demande «chaque jour» pourquoi elle fait ce métier. À bien y penser, la jeune femme se souvient que, toute petite, elle n’écoutait pas «les petits bonshommes» comme son frère, mais, inlassablement, Forrest Gump, le classique de Zemekis. Cette passion du cinéma qui l’habite depuis en fait une artiste très populaire. Malgré les doutes. Ou peut-être à cause de ceux-ci.

À 22 ans, elle a l’âge où les étudiantes du Conservatoire rêvent d’un simple rôle. Karelle Tremblay a déjà une carrière! Depuis ses débuts à la télé, à 14 ans, elle enfile les interprétations. Au cinéma, le compteur va bientôt atteindre la dizaine de longs métrages. Anne Émond lui a confié le rôle principal de son très beau Les êtres chers (2014), où la jeune actrice crevait l’écran. On comprend aisément que Sébastien Pilote ait fait la même chose pour La disparition des lucioles. Comme la comédie dramatique repose sur ses épaules, «c’est vertigineux un peu. J’ai eu peur», avoue-t-elle.

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«La librairie de mademoiselle Green»: manque de passion ***

CRITIQUE / La littérature fournit une matière première de choix au cinéma. Mais évoquer l’univers des livres comme tel, dans un film, est plus rare. Et plus ardu: regarder quelqu’un lire n’est pas très cinématographique. Mais «La librairie de mademoiselle Green» («The Bookshop») évoque plutôt, comme son nom l’indique, la transmission de la passion de lire. On fondait beaucoup d’espoir sur le drame d’Isabel Coixet. Avec un résultat mitigé.

Le film d’époque tourne autour de Florence Green (Emily Mortimer). La veuve décide, en 1959, d’ouvrir une librairie dans la vieille maison qu’elle vient d’acquérir dans un petit village sur la côte britannique.