Cinéma

Alfonso Cuaron, Spike Lee et Bradley Cooper finalistes pour les prix de la DGA

NEW YORK - Bradley Cooper, Alfonso Cuaron et Spike Lee figurent parmi les finalistes du prix de la meilleure réalisation cinématographique de la Guilde américaine des réalisateurs (DGA).

La DGA a annoncé ses cinq finalistes mardi pour l'un des prix les plus prestigieux à être remis avant les Oscars du mois prochain. Alfonso Cuaron est en lice pour son drame en noir et blanc «Roma», Bradley Cooper pour sa reprise de «A Star Is Born» («Une étoile est née») et Spike Lee pour son récit antiracisme «BlacKkKlansman» («Opération infiltration»).

Les autres finalistes sont Peter Farrelly pour «Green Book» («Le livre de Green») et Adam McKay pour «Vice», un film biographique sur l'ancien vice-président américain Dick Cheney.

Ryan Coogler, qui a réalisé le film de superhéros «Black Panther» («Panthère noire»), fait partie des laissés pour compte.

Vallée nommé en télévision

La DGA avait déjà dévoilé lundi ses finalistes dans les catégories liées à la télévision et au documentaire.

Le réalisateur québécois Jean-Marc Vallée est finaliste pour la minisérie «Sharp Objects» («Sur ma peau»). Il avait remporté ce prix en 2017 pour sa série précédente, «Big Little Lies» («Petits secrets, grands mensonges»).

La DGA a aussi annoncé que les films «RBG», sur la juge Ruth Bader Ginsburg, et «Three Identical Strangers», sur des triplés qui avaient été séparés à la naissance, sont finalistes dans la catégorie documentaire.

La Guilde a aussi retenu le film «Free Solo», consacré au grimpeur Alex Honnold, et un documentaire sur Fred Rogers, animateur d'une populaire émission pour enfants aux États-Unis.

Le palmarès de la Guilde américaine des réalisateurs sera dévoilé le 2 février.

Cinéma

Des créateurs de costumes finalistes pour de nouveaux prix canadiens

TORONTO - Le créateur des costumes de «The Shape of Water» («La forme de l’eau»), nommé aux Oscars l’an dernier, et la conceptrice des vêtements de la série «Schitt’s Creek», diffusée à CBC, figurent parmi les finalistes pour de nouveaux prix célébrant les meilleurs costumes de la télévision et du cinéma créés au Canada.

Parmi les finalistes pour les tout premiers prix de la Canadian Alliance of Film & Television Costume Arts & Design, on compte Luis Sequeira pour son travail dans «The Shape of Water». Il est finaliste dans la catégorie des films d’époque contre les concepteurs des costumes de «Maudie» («Maud»), «Indian Horse» («Cheval indien») et «Final Vision».

Luis Sequeira est également nommé dans la catégorie cinéma contemporain pour son travail dans «The Christmas Chronicles» («Les chroniques de Noël») de Netflix, qui affronte «To All the Boys I’ve Loved Before» («À tous les garçons que j’ai aimés») et «Hold The Dark» («Aucun homme ni Dieu») - eux aussi diffusés sur Netflix - et «Harry and Meghan: A Royal Romance», de la chaîne Lifetime.

De son côté, Debra Hanson de «Schitt’s Creek» est finaliste pour avoir créé les costumes d’une famille autrefois très riche, dont les vêtements griffés sont les seuls témoins restants de leur vie ancienne vie dans le luxe.

Elle est finaliste dans la catégorie meilleure télévision contemporaine en compagnie de Michael Ground de «Bad Blood» (Citytv), Rebekka Sorensen-Kjelstrup de «Riverdale» (Netflix) et Lorraine Carson pour son travail dans «The Exorcist» («L’exorciste») (Netflix) et «Siren» (ABC Spark).

Les prix seront remis le 10 février au musée Aga Khan de Toronto.

L’objectif de la remise de prix est de rendre hommage aux citoyens canadiens et aux résidents permanents qui ont travaillé dans des productions au Canada et sur des costumes principalement fabriqués au pays. Pour les coproductions, les organisateurs expliquent qu’au moins la moitié de la création et de la confection des costumes doit se faire au Canada.

Cinéma

Après les Golden Globes, la course aux Oscars est ouverte

LOS ANGELES — À peine le tapis rouge de la cérémonie des Golden Globes, qui lancent la saison des récompenses à Hollywood, était-il rangé que l’Académie des Oscars ouvrait lundi les votes pour ses nominations, attendues le 22 janvier. On prend les mêmes et on recommence? Rien n’est moins sûr, avertissent les experts.

Bohemian Rhapsody, Le livre de Green, Roma, Une étoile est née, Vice, Panthère noire, Opération infiltration... La plupart des lauréats, et même des nommés, aux Golden Globes décernés dimanche seront vraisemblablement en lice pour les Oscars remis le 24 février.

«On peut raisonnablement penser que bon nombre d’électeurs des Oscars ont encore une pile de DVD qui les attend sur leur table basse. Et même s’ils ont probablement déjà regardé leurs favoris, une victoire aux Golden Globes [...] peut les inciter à jeter un œil sur un outsider avant de remplir leur bulletin de vote», estime Alissa Wilkinson, critique pour le site d’informations Vox.

Ce serait par exemple le cas de Bohemian Rhapsody, drame biographique sur la vie du chanteur de Queen, un succès populaire qui a obtenu le Golden Globe du «meilleur film dramatique», catégorie phare de la compétition, ou du Livre de Green, primé côté «comédie».

«Il n’y a pas meilleure accroche marketing pour des films (comme ceux-là) qui sont déjà à l’affiche depuis de nombreuses semaines», confirme Paul Dergarabedian, analyste pour la société spécialisée Comscore.

Mais critiques et statistiques sont unanimes : les Golden Globes ne constitueront jamais un outil de prédiction fiable pour les récompenses cinématographiques les plus convoitées au monde.

«Les Globes peuvent souvent servir d’indicateurs pour les favoris aux Oscars, mais ce serait idiot de parier gros sur une correspondance parfaite pour les vainqueurs», met en garde M. Dergarabedian.

«Ils ne sont tout simplement pas faits pour ça», renchérit Walter Hickey, expert en datajournalisme culturel pour le site Insider.

Selon ses chiffres, le «meilleur film» retenu par l’Académie des Oscars n’a été primé par les Golden Globes qu’une fois sur deux en moyenne au cours des dernières décennies.

Les statistiques sont meilleures pour acteurs et actrices, sans pour autant être particulièrement significatives. D’autant que, contrairement aux Oscars, les Golden Globes récompensent deux catégories, «drame» et «comédie».

Plusieurs tours

Le reste «se résume à des “peut-être”» et il faudra attendre la cérémonie de remise des précieuses statuettes pour connaître «l’issue de cette course hautement imprévisible», insiste Sasha Stone, fondatrice du site AwardsDaily qui scrute les récompenses hollywoodiennes depuis près de vingt ans.

Le grand gagnant des Golden Globes en 2018 était Three Billboards (drame), devant La Forme de l’eau qui avait remporté l’Oscar du meilleur film. En 2016, le jury des Golden Globes avait préféré Le revenant à Spotlight, finalement primé aux Oscars, relève Sasha Stone.

Pour les spécialistes, c’est principalement parce que le jury des Globes n’est pas composé de professionnels du cinéma : il s’agit d’une petite centaine de membres de l’Association de la presse étrangère de Hollywood (HFPA), qui ont de facto une vision différente de la profession. Et qui seraient aussi plus sensibles aux faveurs des studios, accusent leurs détracteurs.

Aux Oscars, ils seront cette année 7902 à pouvoir voter dans vingt-quatre catégories. Tous issus de l’industrie du cinéma.

La plupart votent dans leur propre corps de métier (les réalisateurs pour le meilleur réalisateur, les costumiers pour les meilleurs costumes, etc) au suffrage majoritaire.

Sauf pour le «meilleur film», qui est régit depuis 2009 par un étrange et complexe mode de scrutin «préférentiel» à plusieurs tours auxquels tous les collèges participent.

Chaque juré doit classer par ordre de préférence les films en lice (de cinq à dix), mais ce n’est pas l’œuvre qui recueille le plus grand nombre de première position qui gagne (à moins d’obtenir d’emblée la majorité absolue). À chaque tour, on élimine le dernier et on réattribue les voix qui lui étaient allouées aux films restants, conformément à la «préférence» suivante dans la liste.

Le problème — ou la vertu? — de ce système, c’est que bien souvent le film gagnant est celui arrivant en deuxième ou troisième position sur le plus grand nombre de bulletins, et non pas en tête.

«L’idée de ce scrutin “alternatif” était de refléter les vœux du plus grand nombre de votants. Autrement, on risquait de finir avec un film que 25 % des gens adoraient, mais que les autres ne pouvaient pas supporter», a expliqué Ric Robertson, responsable de l’Académie des Oscars lors de la réforme de 2009, au Los Angeles Times.

Cinéma

Jean-Marc Vallée finaliste de la Guilde des réalisateurs pour «Sharp Objects»

LOS ANGELES — La Guilde américaine des réalisateurs a annoncé lundi ses finalistes, notamment dans plusieurs catégories pour le petit écran, et Jean-Marc Vallée est encore en lice.

Le réalisateur québécois est cette fois finaliste pour la minisérie Sharp Objects. Il avait remporté ce prix en 2017 pour sa série précédente, Big Little Lies.