Cinéma

Jean-Marc Vallée finaliste de la Guilde des réalisateurs pour «Sharp Objects»

LOS ANGELES — La Guilde américaine des réalisateurs a annoncé lundi ses finalistes, notamment dans plusieurs catégories pour le petit écran, et Jean-Marc Vallée est encore en lice.

Le réalisateur québécois est cette fois finaliste pour la minisérie Sharp Objects. Il avait remporté ce prix en 2017 pour sa série précédente, Big Little Lies.

Cinéma

Kevin Spacey plaide non coupable

NANTUCKET — Les avocats de Kevin Spacey ont plaidé non coupable en son nom devant un tribunal du Massachusetts, lundi, où il a été accusé d’avoir fait des attouchements non désirés à un garçon de 18 ans, en 2016.

L’acteur déshonoré a été formellement accusé d’attentat à la pudeur et de voies de fait lors d’une audience tenue devant le tribunal de district de Nantucket. Le juge a fixé une autre audience pour le 4 mars. Kevin Spacey n’est pas obligé d’y assister en personne, a indiqué le juge, qui lui a toutefois demandé d’être disponible par téléphone.

Il a reçu l’ordre de ne pas s’approcher de son accusateur et de sa famille.

Le juge a acquiescé à une demande des avocats de Kevin Spacey de conserver les données de la victime sur son téléphone portable pour les six mois ayant suivi l’agression présumée. L’avocat Alan Jackson a déclaré qu’il y avait des données «probablement disculpatoires» pour l’acteur.

Kevin Spacey et ses avocats ont refusé de commenter alors qu’ils quittaient le palais de justice au milieu d’une foule de journalistes.

L’audience survient plus d’un an après qu’une ancienne lectrice de nouvelles de Boston eut accusé l’ex-vedette de la série House of Cards d’avoir agressé sexuellement son fils, alors âgé de 18 ans, dans un bar bondé où le jeune homme travaillait.

Me Jackson a cherché à trouver des incohérences dans le dossier, soulignant que le jeune homme n’avait pas immédiatement signalé les allégations. En cas de condamnation, Kevin Spacey risque jusqu’à cinq ans de prison.

Des camions de médias s’étaient placés dans la rue avant l’aube, et des résidants passaient lentement en voiture pour prendre des photos de reporters qui attendaient dans le froid.

Lorsque les portes se sont ouvertes, plus d’une vingtaine de journalistes ont rempli la salle d’audience avant l’heure prévue de la comparution de Kevin Spacey.

Il s’agit de la première poursuite criminelle intentée contre Kevin Spacey, 59 ans, depuis que d’autres allégations d’inconduites sexuelles à son sujet ont fait surface en 2017.

Un juge a refusé la demande de l’acteur, qui souhaitait éviter de comparaître en personne, lundi. L’acteur avait affirmé que sa présence «amplifierait la publicité négative déjà générée» par l’affaire. 

Cinéma

76es Golden Globes: la surprise «Bohemian Rhapsody»

LOS ANGELES — «Bohemian Rhapsody» sur la vie du chanteur de Queen a créé une grosse surprise dimanche aux Golden Globes, en décrochant les titres de «meilleur film dramatique» et de «meilleur acteur» pour Rami Malek dans son rôle de Freddie Mercury.

Les autres longs métrages sacrés dans cette soirée très éclectique, rassemblant le gratin d’Hollywood, ont été Roma, du Mexicain Alfonso Cuaron, et Le livre de Green, de Peter Farelly.

Donné grand favori, Une étoile est née, de et avec Bradley Cooper, a été le grand perdant de la soirée, avec seulement une récompense, celle de la meilleure chanson pour Lady Gaga. La pop star, dont la performance avait pourtant séduit le public et la critique, a laissé le trophée de la meilleure actrice à Glenn Close, pour The Wife, autre coup de théâtre de cette 76édition.

La soirée a également donné l’occasion à l’industrie du film de promouvoir ses progrès vers une meilleure intégration des minorités, avec plusieurs Golden Globes attribués à des œuvres traitant de la discrimination en tous genres, notamment raciale.

Au palmarès des récompenses, c’est Le livre de Green qui est arrivé en tête, avec trois récompenses : meilleure comédie, meilleur scénario et meilleur second rôle pour Mahershala Ali. L’acteur y incarne le pianiste noir Donald Shirley, qui osa une tournée dans le sud des États-Unis encore régi par la ségrégation raciale en 1962, sous la protection d’un garde du corps d’origine italienne joué par Viggo Mortensen.

Si les deux protagonistes de cette histoire vraie ont pu «trouver un terrain d’entente, nous pouvons tous le faire», a relevé Peter Farrelly en recevant sa récompense. «Il nous suffit de nous parler, de ne pas juger à l’aune de leurs différences, mais de chercher ce que nous avons en commun (...) Nous voulons aimer et être heureux et traités de manière équitable», a ajouté le réalisateur, très applaudi.

L’actrice noire américaine Regina King a de son côté reçu le Golden Globe de la «meilleure actrice dans un second rôle» pour Si Beale Street pouvait parler.

Tirée d’un roman de James Baldwin, la nouvelle œuvre de Barry Jenkins raconte l’histoire d’un jeune couple noir dans le Harlem des années 70, et des obstacles que son amour doit traverser, sur fond de racisme et d’erreur judiciaire.

«Roma» en route vers les Oscars?