Cinéma

«L'épreuve: le remède mortel» entre au sommet du box-office

L’odyssée d’adolescents pris au piège dans «L'épreuve: le remède mortel» est entrée directement au sommet du box-office nord-américain à sa sortie ce week-end, selon les chiffres provisoires publiés dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

Troisième et dernier volet de la saga de science-fiction réalisé par l’Américain Wes Ball, L'épreuve: le remède mortel a récolté 23,5 millions de dollars.

Il recale à la deuxième place Jumanji: Bienvenue dans la jungle, suite du film à succès de 1995. Avec Dwayne «The Rock» Johnson, Kevin Hart et Jack Black à l’affiche, ce long métrage de Jake Kasdan sur quatre adolescents perdus dans un jeu vidéo a généré 16,4 millions de dollars entre vendredi et dimanche et 338 millions en six semaines d’exploitation.

Hostiles, un western aux teintes progressistes porté par l’acteur Christian Bale, bondit de la 23e à la troisième place pour sa sixième semaine sur les écrans, avec 10,2 millions de dollars ce week-end et 12 millions au total.

Le maître de la scène, l’histoire du magicien et homme de spectacle P.T. Barnum, arrive en quatrième position avec 9,5 millions de vendredi à dimanche et 126,5 millions en six semaines à l’écran.

Le Post, le film de Steven Spielberg avec Tom Hanks et Meryl Streep sur la bataille menée par le Washington Post pour publier des documents secrets pendant la guerre du Vietnam, chute en cinquième position, avec 8,8 millions de dollars durant le week-end et 58,5 millions en cinq semaines.

Cinéma

Jumanji en tête du box-office nord-américain

LOS ANGELES — Jumanji : Bienvenue dans la jungle, suite du film à succès de 1995, a conservé la tête du box-office nord-américain au cours du week-end, selon les chiffres provisoires publiés dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

Avec Dwayne «The Rock» Johnson, Kevin Hart et Jack Black à l'affiche, ce long métrage de Jake Kasdan sur quatre adolescents perdus dans un jeu vidéo a généré 20 millions de dollars entre vendredi et dimanche et 317 millions en cinq semaines d'exploitation.

Jumanji est suivi de près par Horse Soldiers qui raconte la lutte de soldats américains après les attentats du 11 Septembre. Le film basé sur une histoire vraie, avec l'acteur Chris Hemsworth en héro chevauchant les montagnes afghanes, a rapporté 16,5 millions de dollars pour son premier week-end.

Également nouveau au classement, le film Criminal Squad a accumulé 15,3 millions de dollars en trois jours et raconte l'épopée d'anciens militaires devenus braqueurs à Los Angeles, l'un d'entre eux étant incarné par le rappeur 50 Cent.

Pentagon Papers le film de Steven Spielberg sur la bataille menée par le Washington Post pour publier ces documents secrets sur l'engagement américain au Vietnam, arrive en quatrième position. Le film a récupéré 12,15 millions de dollars durant le week-end et 45,2 millions en quatre semaines.

The Greatest Showman, l'histoire du magicien et homme de spectacle P.T. Barnum, arrive en cinquième position avec 11 millions de dollars sur le week-end et 113,5 millions au total en cinq semaines.

Voici la suite du top 10 :

6 - Paddington 2, la suite des aventures du célèbre ourson se place au sixième rang avec 8,2 millions de dollars et 25 millions en deux semaines.

7 - The Passenger du réalisateur espagnol Jaume Collet-Serra rapporte 6,7 millions de dollars et 25,7 millions en deux semaines.

8 - A l'affiche depuis 6 semaines, Star Wars : Les derniers Jedi a accumulé 6,6 millions ce week-end et 604,3 millions au total.

9 - Insidious : La Dernière Clé: 5,9 millions de dollars (58,7 en trois semaines)

10 - Forever My Girl, sorti cette semaine sur une star de la country (Liam Page) qui retrouve son amour d'enfance, a rapporté 4,7 millions de dollars.

Cinéma

«Un beau poème» sur le métissage canadien

Samian trouve dans Hochelaga, terre des âmes son premier grand rôle au cinéma.

Le rappeur – qu’on a déjà pu voir au grand écran dans Chasse-Galerie : la légende, Roche, papier, ciseaux ou Scratch (ainsi que dans Blue Moon, à la télé) n’a pas eu besoin d’auditionner : le réalisateur François Girard lui a « offert le rôle sur un plateau d’argent ». 

« On est allé prendre un café, et il m’a dit : ‘Je veux que ce soit un métis qui interprète Baptiste’. Comme je partais en vacances, il m’a simplement dit ‘je te donne un devoir : regarde Le Violon Rouge, et tu vas comprendre dans quel genre de film on s’embarque, le côté choral et historique’. J’avoue que je l’avais pas vu... j’ai découvert toute son œuvre dans la dernière année. Et maintenant, je trippe. »

Le film intègre une dose appréciable de spiritualité autochtone à ce récit qui plonge dans le temps, jusqu’à 750 ans en arrière, à l’endroit précis où la forêt a vu naître le village d’Hochelaga puis les palissades de Ville-Marie, où se dresse aujourd’hui le cœur de Montréal. 

Dès la lecture du scénario, « j’ai eu un très grand coup de cœur. Je me suis dit : ‘Enfin ! Quelqu’un ose s’attaquer à un sujet aussi délicat, avec un projet aussi ambitieux et autant de moyens’ », lâche Samian en rappelant que le film a bénéficié d’un budget de plus de 15 millions $. 

« C’est pas tout le monde qui va trouver l’angle [adéquat] pour parler des Premières Nations. Souvent, ça vient avec une critique ou une controverse. François, lui, l’a fait avec énormément de respect, beaucoup de délicatesse », poursuit le comédien d’ascendance algonquine, qui a grandi dans la réserve de Pikogan, près d’Amos, en Abitibi.

Samian se réjouit de la minutie historique et anthropologique dont a fait preuve la production. Plusieurs archéologues et historiens – dont Roland Tremblay et Serge Bouchard, mentionne-t-il au passage – ont participé au projet à titre de consultants. 

Le mythe de la réconciliation

Au fil de ses albums et de ses interventions dans les écoles, Samian a toujours défendu la lutte des Amérindiens vers une plus grande reconnaissance. Alors, bien qu’il soit très heureux d’avoir défendu « la vision du réalisateur », c’est-à-dire de n’avoir pas contaminé son personnage – un jeune archéologue « introverti, un peu ermite » – par son vécu, sa « sensibilité » ou son « aisance » à s’adresser à une foule, le chanteur et comédien tient à garder ses distances vis-à-vis de « l’aspect fictionnel » du scénario. 

Dans Hochelaga, François Girard donne une image assez rose du Canada contemporain, terre de toutes les cohabitations harmonieuses, et espace de réconciliation entre les différentes communautés – anglos, francos, autochtones et immigrants récents – qui composent le pays en le métissant. Image qui ne correspond pas vraiment à la vision qu’a Samian de son pays.

« Je ne voulais pas que mes opinions personnelles rentrent en conflit avec le film, parce que je trouve que c’est un très beau poème. François a très bien jonglé avec l’image, la musique, le rythme, et je trouve ça magnifique. [...] Mais après, quand j’entends le milieu politique et les journalistes dire que c’est le film de la réconciliation, ça je trouve ça difficile... Non ! Stop ! On arrête. Il n’y en a pas, de réconciliation. Ça n’existe pas. On n’est pas rendus là ! » martèle-t-il.

Les gens oublient que « le régime de l’apartheid, en Afrique du Sud, s’est inspiré de la Loi sur les Indiens – qui est encore en vigueur aujourd’hui, après 142 ans... alors que le Canada vient de célébrer son 150e anniversaire [en 2017]. L’écart n’est quand même pas énorme ! » 

La réconciliation entre l’état canadien et les Premiers Peuples ne sera pas envisageable « tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas un véritable dialogue de nation à nation, alors que la loi sur les Indiens fait en sorte qu’on est considérés comme des ‘mineurs’ [la loi accorde aux populations autochtones un statut de mise sous tutelle]. Ce dialogue [d’égal à égal], c’est ce que [le premier ministre Justin] Trudeau avait promis durant sa campagne électorale... ce n’est pas encore arrivé. On attend toujours », regrette-t-il. « J’ai hâte de voir. Ce jour-là, probablement que les choses vont changer. »

N’empêche. Aux yeux de Samian, le film de François Girard demeure « une reconnaissance, une première prise de conscience » interculturelle. « Et c’est un voyage à travers notre histoire, qui est autant celle des Premières Nations que celle des Québécois et de tous les immigrants. » 

Parce qu’au fil des saynètes historiques qui s’intercalent entre les séquences du Prophète (les plus « anciennes », dans la chronologie du film) et les scènes, ancrées dans le présent, que joue Samian, « on le voit, le métissage » progressif, fait valoir le comédien. « On est dans une fiction... mais qui frôle quand même la réalité. »

Cinéma

Festival du film de montagne de Banff: périples nordiques

Fidèle à sa tradition, la tournée québécoise du Festival du film de montagne de Banff (FFMB) s’arrête à Gatineau. Le grand écran de la Salle Odyssée de la Maison de la culture de Gatineau accueillera jeudi 18 janvier, dès 19 h, les huit films sélectionnés dans le cadre de la 22e édition de cette tournée du FFMB.

Au menu : près de 140 minutes d’images spectaculaires d’adeptes de vélo, de ski, d’escalade, d’alpinisme, de kayak, etc. Pour la plupart rassemblés autour d’une thématique commune du Grand Nord canadien.

Parmi les huit courts et moyens métrages sélectionnés se glisse le court My Irnik, qui s’intéresse à la culture inuite du Grand Nord québécois, tout en combinant l’aventure et la transmission filiale de la culture nordique ancestrale. Réalisé par une équipe montréalaise, My Irnik a été l’un des plus appréciés du dernier FFMB, en novembre dernier, souligne l’organisation du festival, dont la version itinérante trouve quelque 20 000 adeptes par an au Québec. La sélection met en vedette des films lauréats de divers prix décernés durant le FFMB.

Au programme de cette tournée, entre autres : une expédition en kiteski au Groenland, une aventure solo en fatbike au cœur de l’arctique canadien et une ode aux aventurières : Where the Wild Things Play, au fil d’images à couper le souffle de skieuses de haute montagne, d’escaladeuses ou de kayakistes.

Intersection entraîne les cinéphiles jusqu’en Colombie-Britannique, où la cycliste de montagne Micayla Gatto partage sa passion pour la peinture ; les œuvres de l’athlète « marient adresse sportive et picturale ».

Le film allemand Into Twin Galaxies suit le périple de trois chasseurs de sensations fortes durant leur expédition au Groenland. Leur kite leur permet de remorquer leurs kayaks d’eau vive, sur plus de 1 000 km, à travers les crevasses de la calotte polaire. L’intrépide équipe – qui comprend la Canadienne Sarah McNair-Landry – tente d’atteindre une lointaine rivière nordique, pour y donner des coups de pagaie. 

Dans le film britannique The Frozen Road, l’odyssée à vélo en solitaire dans le Canada arctique va se transformer en aventure particulièrement pénible, à cause de l’environnement hostile, « loin du romantisme d’un livre de Jack London », découvrira le cycliste Ben Page.

Le court métrage français Surf the Line témoigne d’une traversée plutôt risquée : celle des Flying Frenchies, qui glissent en planche de surf le long d’un filin d’acier d’un km, au-dessus des gorges du Vercors, à 600 m d’altitude.


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