Cinéma

L’acteur Will Smith saute en «bungee» près du Grand Canyon pour ses 50 ans

Will Smith marque son 50e anniversaire de naissance en sautant tête première.

L’acteur devait souligner son anniversaire mardi en sautant à l’élastique d’un hélicoptère dans le nord de l’Arizona.

L’activité, diffusée sur sa chaîne YouTube, a été présentée comme un saut «au coeur du Grand Canyon».

Cependant, le «Fresh Prince» ne sautera pas précisément dans le parc national du Grand Canyon, mais dans une gorge plus petite de la nation Navajo. La réserve de la nation autochtone borde la partie est du parc national.

Dans une vidéo diffusée sur YouTube au début du mois, Will Smith avait raconté avoir visité le Grand Canyon alors qu’il était enfant, mais qu’il avait alors été terrifié à l’idée de marcher jusqu’au bord du précipice.

L’événement avait pour objectif d’amasser de l’argent pour une oeuvre caritative par l’entremise d’une loterie en ligne pour avoir la chance d’assister en personne au saut de Will Smith.

Cinéma

Poulains ottaviens de l’ONF au Festival international d’animation

Du 26 au 30 septembre, la capitale s’animera en « stop motion », en dessin animé ou en réalité virtuelle à l’occasion du 42e Festival international d’animation d’Ottawa (OIAF). Cette année, l’Office national du film du Canada (ONF) présente neuf œuvres, dont deux produites par des réalisateurs originaires d’Ottawa.

L’OIAF est le plus grand et le plus vieux rendez-vous de cinéma d’animation en Amérique du Nord. Chaque année, près de 28 000 cinéphiles assistent aux projections de films indépendants, de vidéoclips, de publicités et d’autres créations de tout acabit. Les spectateurs y visionneront des œuvres qui ont peu en commun avec les Shrek, Histoire de jouet et autres films d’animation bien connus du grand public ; les métrages sélectionnés ont surtout accroché l’œil du jury pour leur audace.

La palette de 2018 s’annonce diverse et provocatrice. Sélection difficile, s’il en est une ; des 2469 films proposés par des cinéastes de 84 pays, 110 ont été séparés du lot pour la compétition de courts-métrages, en plus de sept projections spéciales. Le Festival étant situé au début de la course aux Oscars, il n’est pas rare que des films en compétition à Ottawa soient remarqués par l’Académie des arts et des sciences du cinéma, l’organisme qui décerne les célèbres statuettes dorées.

Parmi les réalisateurs en compétition, David Barlow-Krelina sera en sol natal pour présenter la première nord-américaine de Papillioplastie (Caterpillarplasty). La science-fiction muette de cinq minutes expose une vision grotesque et déjantée de la chirurgie plastique. Elle dépeint en 3D une clinique dystopique qui métamorphose le corps et le visage de personnages déjà gonflés et dont l’esthétique rappelle la gomme à mâcher. Repoussant à souhait. Papillioplastie a reçu la Mention spéciale du jury œcuménique à l’Oberhausen International Short Film Festival 2018 et fait partie de la sélection officielle du Vancouver International Film Festival de 2018. 

Dans la catégorie des films de réalité virtuelle, la bédéiste et animatrice Paloma Dawkins proposera une aventure à saveur locale. Le Musée de la symétrie est une expérience d’une vingtaine de minutes — mais qu’on peut quitter à tout moment — qui prend la forme d’un jeu. Dans un univers coloré, le joueur-spectateur traverse des paysages de terre, de feu, de vent, vole dans les nuages et nage dans l’océan, rencontrant au passage des personnages en deux dimensions.

L’univers de l’Ottavienne a été inspiré par ses nombreux pèlerinages au Musée canadien de la nature lorsqu’elle était enfant. Déçue par le résultat des rénovations récentes — l’endroit avait perdu de son âme, croyait-elle —, elle a imaginé son propre musée. Pour sa part, la scène du jardin nocturne tire son influence du parc Strathcona, dans le quartier de la Côte-de-Sable.

Il sera possible de s’immerger dans le Musée de la symétrie du 27 au 30 septembre à la Cour des arts.

Pas l’ONF, mais...

Hors compétition, 41 films seront projetés dans les trois Panorama, qui proposent un aperçu des talents internationaux, étudiants et canadiens. Dans cette dernière catégorie, l’Ottavienne Pixie Cram projettera Emergency Broadcast — un film qui ne porte pas le sceau de l’ONF, contrairement à ceux de Barlow-Krelina et Dawkins. Le stop motion illustre les débuts d’une guerre nucléaire par des photos prises dans le Diefenbunker, à Carp.

Les films de l’OIAF seront projetés du 26 au 30 septembre à différents endroits, dont le cinéma Bytowne, la Court des arts et le Musée des beaux-arts.

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Pour y aller

Quoi: Festival international d’animation d’Ottawa (plusieurs lieux)

Quand: Du 26 au 30 septembre

Renseignements: animationfestival.ca

Cinéma

«La pendule d'Halloween» domine le box-office

LOS ANGELES — Le conte fantastique «La prophétie de l’horloge», produit par la maison de production de Steven Spielberg, a pris largement la tête du box-office nord-américain pour la première fin de semaine de sa sortie de sa sortie, selon des chiffres préliminaires publiés dimanche par la société spécialisée Exhibitor Relations.

Réalisé par le spécialiste des films d’horreur Eli Roth (Hostel), ce long métrage orienté vers le jeune public a enregistré 26,8 millions de dollars de recettes aux États-Unis et au Canada de vendredi à dimanche.

La pendule d'Halloween, tiré d’un livre sorti en 1973, raconte l’histoire d’un jeune garçon accueilli par son oncle facétieux, sorcier de son état, dans une maison étrange, qui recèle un secret.

Le film a laissé loin derrière Une petite faveur, arrivé deuxième cette fin de semaine avec 10,4 millions de dollars de billets vendus et 32,5 depuis sa sortie, il y a dix jours.

En troisième position arrive La Religieuse, avec 10,2 millions de dollars. Le dernier film en date de l’univers des Conjuring se maintient bien pour sa troisième semaine dans les salles et affiche désormais 100,9 millions de dollars de recettes en Amérique du Nord.

À l’inverse, après avoir déjà déçu lors de sa sortie, Le prédateur a chuté en deuxième semaine de la première à la quatrième place, avec 8,7 millions de dollars de chiffre d’affaires et 40,4 millions à ce jour.

Petit phénomène de longévité, Crazy Rich Asians pointe en cinquième position après six semaines d’exploitation, avec 6,5 millions de dollars engrangés pendant la fin de semaine et 159,4 au total.

Voici le reste du Top 10:

6 - White Boy Rick: l’histoire d’un adolescent devenu baron de la drogue puis informateur du FBI réalise 5 millions de dollars de recettes (17,4 en tout en 2 semaines).

7 - Déchaînée, avec Jennifer Garner contre les gangs et les ripoux, amasse 3,7 millions de dollars pour sa troisième semaine d’exploitation (30,4 en tout).

8 - Fahrenheit 11/9, le nouveau documentaire du cinéaste militant Michael Moore, consacré au phénomène Donald Trump, réalise le deuxième meilleur démarrage aux États-Unis pour le réalisateur, derrière «Fahrenheit 9/11», avec 3,1 millions de dollars de recettes. Il déçoit légèrement cependant compte tenu du nombre de salles dans lesquelles il était diffusé (1.719), selon les données du site spécialisé Box Office Mojo.

9 - Mégalodon, avec Jason Statham aux prises un requin préhistorique géant, a glané 2,3 millions de dollars (140,5 au total en 7 semaines).

10 - Recherche, sur un père qui mène l’enquête via Internet pour retrouver sa fille disparue, a réalisé 2,1 millions de dollars de recettes (23,1 en cinq semaines).

Cinéma

Asia Argento: Jimmy Bennett donne sa version à la télé

ROME — L’acteur Jimmy Bennett, qui accuse Asia Argento de l’avoir agressé sexuellement en 2013, a confirmé dimanche soir, en direct, sur le plateau de la chaîne italienne La 7, avoir subi un «rapport sexuel complet» non voulu, qui a changé sa vie.

«Tout s’est produit très vite», a-t-il raconté avec à ses côtés son avocat Gordon Sattro.

Le jeune homme, qui avait 17 ans à l’époque des faits, a expliqué que dès son entrée dans la chambre d’hôtel où Asia Argento, égérie du mouvement  #MeToo, lui avait donné rendez-vous, celle-ci l’avait embrassé.

«J’ai d’abord pensé à un quelque chose d’amical, à une démonstration de son affection, mais ensuite ses baisers ont été plus prolongées et j’ai compris qu’elle cherchait autre chose», a expliqué l’acteur et chanteur de rock américain, aujourd’hui âgé de 22 ans, selon la traduction italienne de ses déclarations.

Ensuite, «elle a posé ses mains sur moi, m’a basculé sur le lit et a enlevé mon pantalon», a-t-il assuré, ajoutant qu’un «rapport sexuel complet» avait eu lieu.

Asia Argento, de 20 ans plus âgée que son accusateur, a nié toute relation sexuelle avec Jimmy Bennett, mais a reconnu lui avoir versé de l’argent.

Le jeune homme et son avocat ont confirmé avoir demandé de l’argent, 3,5 millions de dollars, à l’actrice italienne. Celle-ci a effectué un premier et unique versement de 380 000 dollars, selon le New York Times, mais l’avocat de M. Bennett a évoqué de son côté une somme de 200 000 euros.

Interrogé sur son silence après cette agression sexuelle, et sur une demande de compensation financière présentée des années après les faits, Jimmy Bennett explique être entré dans une période de grande confusion après cette agression, dont il affirme qu’elle a changé sa vie. C’est paradoxalement le mouvement #MeToo qui lui a donné le courage, a-t-il assuré, de demander conseil à un avocat. «Je ne voulais pas discréditer Asia», a-t-il affirmé pour justifier sa demande de compensation financière, ajoutant qu’il pensait également que personne ne croirait à sa version des faits.

Jimmy Bennett affirme également avoir cédé aux avances d’Asia Argento parce qu’elle lui avait parlé d’un film qu’elle voulait faire avec lui. «J’avais une grande confiance en Asia», a-t-il déclaré, mais «elle a abusé de son pouvoir».

Asia Argento est devenue une importante porte-parole des femmes victimes de violences dans le milieu du cinéma après avoir raconté avoir été violée à 21 ans par le producteur Harvey Weinstein dans sa chambre d’hôtel pendant le festival de Cannes en 1997.