Arts

La liste de nos envies: cinéma

Livres, films, spectacles, disques, etc. : nos journalistes se penchent sur les sorties culturelles de 2018. Et dressent la liste de leurs envies.

CINÉMA QUÉBÉCOIS

Hochelaga

Avec Hochelaga, Terre des Âmes, François Girard – à qui l’on doit Le Violon Rouge – semble renouer avec la formule du drame historique qui se déroule à plusieurs époques en même temps. La sortie du film, prévue le 19 janvier, est bien sûr en lien avec le 375e anniversaire de Montréal, puisque toute l’action se situe sur le territoire d’Hochelaga. Pour le réalisateur, le récit « est un grand voyage immobile à la recherche de nos racines. 750 ans d’un même lopin de terre. À retracer ceux qui l’ont occupé. Ce film c’est le trou d’une serrure par lequel je regarde sept siècles de notre histoire ». Le film a été sélectionné pour être l’ambassadeur du Canada dans la course aux Oscars (meilleur film en langue étrangère). Éclatante et internationale, la distribution compte sur les comédiens québécois québécois Samian, Emmanuel Schwartz, Sébastien Ricard, David La Haye et Gilles Renaud.

La Bolduc

Le réalisateur François Bouvier (Paul à Québec) penche sa caméra sur la chanteuse folklorique La Bolduc. La « pauvre mère de famille » Mary Travers sera vocalement et physiquement incarnée par Debbie Lynch-White. Autour d’elle graviteront Émile Proulx-Cloutier, Mylène Mackay, Yan England, Serge Postigo, Paul Doucet et Luc Senay. Le biopic sortira au printemps. Et si Bouvier parvient à jongler habilement avec les boules à mites (la crise des années 20-30 et les premiers élans de la lutte pour les droits de la femme sont à l’arrière-plan de son film, lit-on), La Bolduc pourrait suivre les traces de Louis Cyr, sur la voie du succès au box-office.

American Dolan

Après avoir réuni une impressionnante brochette de poids lourds du cinéma français, le « prodige » québécois Xavier Dolan poursuit son ascension : son tout premier long métrage anglophone, The Death and Life of John F. Donovan, aligne cette fois Jessica Chastain, Natalie Portman, Susan Sarandon et Kathy Bates, ainsi que Kit Harington (John Snow) et Jacob Tremblay (le gamin qui a fait brailler tout le monde dans Room). Tourné à Montréal, Prague, New York et au Royaume-Uni, le film porte un regard intimiste sur les mœurs du show-business moderne. Dolan y explore les aléas de la célébrité, notamment à travers la relation épistolaire qu’un acteur a entretenue, durant son enfance, avec une vedette de la télé. La date de sortie n’est pas définie, mais c’est prévu pour 2018.

Charlotte a du fun

Pas de grosses vedettes au générique de Charlotte a du fun, le prochain film de Sophie Lorain, mais juste des jeunes comédiens. Qu’importe : la bande-annonce est pétillante, et à l’image de leur indéniable talent. Le film – dont le scénario est signé par la dramaturge originaire de l’Outaouais Catherine Léger (Baby Sitter) – suit les hauts et les bas affectifs de Charlotte (Marguerite Bouchard, vue à la télé dans Nouvelle adresse), qui sort d’une peine d’amour, cette fois déterminée à mettre un terme à ses tendances « dépendante affective ». Ses amies de l’heure ? Mégane, une « anarchiste contre l’amour », et Aube, une vierge romantique. Le film sera à l’affiche en mars. Sophie Lorain y ose le noir et blanc.

Cinéma

Cannes: Cate Blanchett présidera le jury

PARIS — L’actrice et militante contre le harcèlement sexuel Cate Blanchett sera la présidente du jury du prochain Festival du film de Cannes, dont la 71e édition se tiendra du 8 au 19 mai prochain.

L’actrice australienne âgée de 48 ans succédera au cinéaste espagnol Pedro Almodovar.

Dans un communiqué publié jeudi, les dirigeants du festival Pierre Lescure et Thierry Frémaux se sont réjouis d’accueillir cette « artiste rare et singulière dont le talent et les convictions irriguent les écrans de cinéma comme les scènes de théâtre ». À leur avis, elle sera une présidente engagée et passionnée.

Cate Blanchett, qui est mère de quatre enfants, a été une des premières célébrités à prendre ouvertement position contre le producteur américain Harvey Weinstein accusé depuis octobre par une centaine de femmes de harcèlement, d’agression sexuelle ou de viol.

Elle a reçu deux oscars au cours de sa carrière, en 2005 et en 2014.

La sélection de Cate Blanchett comme présidente survient plusieurs mois après qu’elle eut exprimé son soutien envers les dizaines de femmes qui ont publiquement accusé le producteur Harvey Weinstein d’agressions et de harcèlement sexuels.

« Je viens à Cannes depuis des années comme actrice, comme productrice, pour les soirées de gala et pour les séances en Compétition, pour le Marché même, a déclaré l’actrice par communiqué. Mais je ne suis encore jamais venue pour le seul plaisir de profiter de la corne d’abondance de films qu’est ce grand festival. Le privilège que l’on me fait de me demander de présider le Jury et la responsabilité qui sera la mienne m’emplissent d’humilité. »

Arts

L’année de l’accession au sommet de Denis Villeneuve

Trois-Rivières — La carrière de Denis Villeneuve est en orbite depuis déjà longtemps mais l’année 2017 aura été celle d’une certaine consécration puisqu’elle l’a propulsé à des sommets inégalés pour un Québécois dans la Mecque du cinéma américain et ce, plutôt deux fois qu’une.

Il y a d’abord eu la cérémonie des Oscars en février dernier lors de laquelle le p’tit gars de Gentilly a vu son film Arrival mis en nomination à pas moins de huit reprises dont dans la catégorie du meilleur réalisateur et du meilleur film. D’accord, Villeneuve n’a pas quitté le Dolby Theater avec entre les mains l’une ou l’autre de ces deux précieuses statuettes mais un membre de son équipe, le Québécois Sylvain Bellemare, a reçu l’Oscar pour le montage sonore. Connaissant la propension de Denis Villeneuve à donner crédit à ses collaborateurs, on peut penser qu’il était très sincèrement heureux de cet honneur.

Il reste que le Gentillois est sorti gagnant de la cérémonie puisqu’il est désormais considéré comme un des plus grands réalisateurs au monde. À tel point qu’on lui avait déjà confié l’incroyable mandat de réaliser la suite du très grand classique de Ridley Scott Blade Runner.

Sa version, Blade Runner 2049, est sortie sur les écrans le 6 octobre dernier. Si les critiques ont été dithyrambiques au Québec, même chez les plus exigeants, elles ont été légèrement plus mitigées au États-Unis où certains des plus crédibles observateurs du cinéma ont crié au génie alors que d’autres se sont montrés plus réservés, reprochant le plus souvent à Denis Villeneuve d’avoir été peut-être un peu trop respectueux de l’œuvre dont il s’inspirait et qui reste pour lui un film phare. Personne n’a cependant mis en doute la qualité exceptionnelle de la mise en scène, de la direction artistique et de la photographie.

Gilles Leblanc, président de Ciné-Campus et une véritable sommité pour tout ce qui touche le cinéma, est du côté des enthousiastes. «Blade Runner 2049 a été un de mes beaux plaisirs de cinéma de l’année. Pour moi, c’est une réussite extraordinaire. Et ce n’est pas une première puisqu’il avait réalisé de grands films dans le passé dont Arrival et Incendies. Il possède une maîtrise technique hors du commun mais la surprise avec lui, c’est que même dans des films de genre, il a son propre style, une touche qui lui appartient en propre.»

Cinéma

Le week-end à 100 millions de dollars au box-office de Star Wars

Le huitième épisode de la saga Star Wars est resté largement en tête du box-office pour son deuxième week-end dans les salles d’Amérique du Nord, en incluant le lundi férié de Noël.

Après avoir rapporté 220 millions de dollars le week-end de sa sortie aux Etats-Unis et au Canada, « Star Wars: Les derniers Jedi » a engrangé 99 millions ce week-end sur 4.232 écrans, pour un total de 395,6 millions, selon des chiffres préliminaires de la société spécialisée Exhibitor, et qui couvrent de vendredi à lundi.

Les recettes mondiales du film sont estimées à 745,4 millions entre la sortie et dimanche, selon l’analyste Paul Dergarabedian. Le record à battre en recettes mondiales est Avatar (2009), avec 2,7 milliards de dollars.

« Star Wars: Le Réveil de la Force » (2015) avait rapporté un peu plus de deux milliards.

Trois nouveautés s’installent derrière au box-office.

A la seconde place, le film d’aventures « Jumanji: Bienvenue dans la jungle » rapporte 55,4 millions (72 millions au total), suivi de « Pitch Perfect 3 », troisième opus de la franchise sur la chorale des Bellas, dont les chanteuses se retrouvent pour une folle tournée à l’étranger (26,5 millions).

Quatrième, « The Greatest Showman », raconte l’histoire du magicien P.T. Barnum, joué à l’écran par Hugh Jackman. Le film a rapporté 14 millions.

« Ferdinand », dessin animé qui suit les aventures d’un taureau au grand coeur à travers l’Espagne, est repoussé en cinquième position, avec 9,7 millions dans le week-end (26,6 millions au total).

Voici la suite du Top 10:

6 - « Coco »: 8,1 millions (164,35 millions depuis sa sortie)

7 - « Downsizing »: 7,7 millions (nouveau)

8 - « Les heures sombres »: 5,5 millions (8,4 millions depuis sa sortie)

9 - « Father Figures »: 5,5 millions (nouveau)

10- « La forme de l’eau »: 4,3 millions (8,9 millions depuis sa sortie)