Grand amateur du cinéma de genre, Podz avait le goût de filmer le phénomène de la mafia «dans nos rues, dans nos maisons.

Podz commence le tournage de «Mafia Inc.»

C’est mardi que Podz commencera le tournage de «Mafia Inc.» «Enfin!» s’exclame le doué cinéaste, qui patrouillait dans les rues de Saint-Léonard à la recherche de lieux de tournage au moment de notre entretien. Outre Marc-André Grondin, déjà annoncé, la distribution pourra compter sur Gilbert Sicotte, Mylène Mackay et Sergio Castellito.

Ce dernier se glissera dans la peau du parrain Frank Paterno. Podz a contacté l’acteur et réalisateur, qui a joué pour Tornatore et Rivette, après l’avoir vu surtout dans des comédies. Il était curieux de le voir dans un rôle plus dramatique. «Il a adoré le scénario.»

Le réalisateur de L’affaire Dumont tenait à un Italien dans ce rôle-clé, mais tout le reste de la distribution du clan mafieux est italo-montréalaise, dont plusieurs acteurs néophytes. «On voulait que ça reste authentique. J’ai tout le temps fait ça mélanger des têtes d’affiche avec des talents inconnus.»

Mafia Inc. est une adaptation par Sylvain Guy (Liste noire) du livre du même nom d’André Cédilot et d’André Noël, qui chronique les années de «gloire» du clan Rizzuto. «Il y a beaucoup de fiction aussi. On a ajouté une famille», précise Podz. 

Les Gamache, dont l’aîné Vincent, joué par Grondin, travaille pour les Paterno. Un acte monstrueux déclenchera une guerre. Sofie Gamache (Mackay), fiancée à l’aînée du clan sicilien, sera coincée entre les deux.

L’action se déroule dans les années 90, «une époque particulière sur le plan vestimentaire, surtout chez les Italiens. Ça va être un peu plus glam que ce que je fais habituellement», rigole Podz.

Plus sérieusement, le cinéaste s’intéresse au sujet depuis «7,8 ans» et y travaille intensivement depuis trois ans. Il a été fasciné par les rouages invisibles de la mafia dans nos sociétés. 

Grand amateur du cinéma de genre, il cite pêle-mêle Le Parrain, Les affranchis, Casino et Serpico, Podz avait le goût de filmer le phénomène «dans nos rues, dans nos maisons. Il y a vraiment une grosse présence de la mafia partout», dit-il en évoquant la commission Charbonneau. Il espère que Mafia Inc. pourra aussi démontrer «comment cette vie-là peut affecter leur entourage immédiat».

Podz a beau tourner son sixième long métrage et avoir quantité de séries télé derrière la caméra (C.A., Les Bougon, Minuit, le soir…), «c’est un peu freakant».

Cent à l’heure

Parlant de tournage, Louis Bélanger (Les mauvaises herbes) amorce jeudi son prochain long métrage, dans la même veine, sur un mode plus mineur. 

Vivre à cent à l’heure (titre de travail), avec Rémi Goulet, Antoine L’Écuyer et Elijah Patrice-Baudelot, s’intéresse à un trio d’ados sans foi ni loi qui se laisse tenter par la revente de drogue. Et qui devront se sortir de ce guêpier. 

Le réalisateur indique que la comédie dramatique «est un grand mensonge basé sur un fond de vérité. Un peu comme mon film Gaz bar blues, il s’agit de repartir sur les traces de mes souvenirs» à Québec. Le long métrage sera d’ailleurs tourné en partie dans la capitale et à Montréal.