Scène du film Pupille.

Nos choix au Festival du film de l'Outaouais

Le Droit vous présente ses coups de coeur de l'édition 2019 du FFO.

• Avec un sourire, la révolution !

À l’automne 2017, les indépendantistes de la Catalogne ont pris la rue pour tenir un référendum jugé illégal par le gouvernement espagnol. Le Québécois Alexandre Chartrand signe ici la première production internationale sur le processus d’autodétermination catalan. Aux premières lignes de la résistance, le documentariste a capté les témoignages d’activistes et de leaders politiques ainsi que la brutalité policière grandissante, qui fut combattue avec un sourire irrépressible. « C’est à cet incroyable mouvement pacifique et démocratique de mobilisation citoyenne que j’ai voulu rendre hommage avec le titre de mon documentaire, a détaillé le cinéaste. Je crois que nos images révèlent la ténacité de ces gens qui poursuivent leur aspiration à l’autodétermination de manière pacifique et démocratique ». (17 h, au Cinéma d’Aylmer) [CM]

• Pupille

Pupille raconte la lente rencontre entre Théo, un bébé abandonné par sa mère biologique le jour de sa naissance, et Alice, qui n’a jamais pu avoir d’enfant, et qui se porte volontaire pour prendre soin du nourrisson. Séduisant récit d’une adoption, le film tire la moitié de sa puissance dans la précision du « témoignage » (une volonté quasi documentaire sous-tend cette plongée dans les méandres de l’appareil administratif) ; et l’autre moitié, de son intensité dans la finesse psychologique et la justesse des émotions qui s’y télescopent, au fil des rebondissements. Un bijou signé Jeanne Herry (fille de Miou-Miou, qui apparaît dans le film), réalisatrice de Elle l’adore et Dix pour cent. (21 h, au Cinéma 9 ; le 27 mars à 21 h, au Cinéma d’Aylmer) [YB]

Alice (Élodie Bouchez) se voit offrir la chance d’adopter le petit Théo.
Photo MK 2 - Mile End