Le jury jeunesse du FFO choisit «Sauver ou périr»

Le nom du film ayant remporté prix du jury de la 21e édition du Festival du Film de l’Outaouais (FFO) sera dévoilé lors du gala de clôture tenu ce vendredi soir, au Cinéma 9 (ainsi que le prix de la critique et celui du public). Le vainqueur du prix du jury jeunesse a quant à lui été dévoilé ce matin: il s’agit le film «Sauver ou périr».

Les jeunes jurés ont fait leur choix parmi les mêmes films qui sont en lice pour le prix du jury (Amanda, Le Mystère Henri Pick, Rock The Casbah, Sauver ou Périr et Tout ce qu’il me reste de la révolution, tous des films que le FFO présentait en primeur québécoise).

Le jury était composé de cinq étudiants, provenant de différentes écoles de la région, qui ont travaillé sous la supervision du responsable du volet scolaire du FFO, Daniel Lafortune.

Le Droit est heureux de partager leurs avis sur les films visionnés. Les critiques suivantes sont donc signées par les jurés eux-mêmes. [YB]

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SAUVER OU PÉRIR

Frank, pompier, devenu grand brûlé, doit se réadapter difficilement à la vie après un accident au travail. Ce que j’ai le plus apprécié de ce film est le développement psychologique du personnage principal. Suite à l’accident, nous pouvons clairement voir les 5 étapes du deuil, tout en restant fluide, ce qui était très intéressant. Également, grâce à la musique et aux prises de vues, nous pouvons très bien ressentir les émotions que vit ce personnage par exemple l’oppression de la peur et du stress que ressent Frank a tout moment. Le scénario est très touchant et le réalisateur, Frédéric Tellier, a réussi à créer une très belle suite d’événements, les scènes coulant presque l’une après l’autre dans une succession de rebondissements. 

– Rosalie Sauvé (15 ans), École secondaire Grande-Rivière

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ROCK THE CASBAH

Ce film m’a plu énormément. Il s’agit d’une famille marocaine qui vivait un conflit familial assez tordu. On pouvait ressentir leur culture de près. Ce sont des sœurs qui vivent le deuil de leur père, et elles ne s’entendaient pas toutes bien avec lui. Je pouvais me mettre dans la peau de l’une d’entre elles, Sofia, qui s’était révoltée puis qui a pris la fuite vers les États-Unis, loin de la portée de sa famille. C’est une fille qui vit ses propres décisions tout en étant indépendante; une femme accomplie. J’ai aimé le réalisme présenté : celui où la décision de l’homme est plus valorisée que celle de la femme. Sofia prenait une position féministe en étant égale dans ses propos. Elle avait le sens moral juste et c’était remarquable. La relation entre sœurs était agréable à voir. Très émouvant.

– Saranya Vonthongthip (18 ans), Éducation aux adultes (C.S. Portage-de-l’Outaouais)

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TOUT CE QU'IL ME RESTE DE LA RÉVOLUTION

Ce film ayant un fond politique présente la vie d’une jeune femme avec de grandes ambitions, mais qui est aussi à la recherche de sa propre identité. L’actrice, Judith Davis, met en œuvre son personnage avec justesse. Cette dernière a été capable de créer des moments très dramatiques tout en y insérant de l’humour. Par contre, l’histoire perdait parfois le fil et entre les moments comiques, il y avait des moments où les dialogues étaient plutôt étirés.

– Julia Hogg (18 ans), Cégep de l’Outaouais

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AMANDA

Ce film présente le deuil après une tragédie de manière authentique grâce aux interprétations impressionnantes des acteurs Vincent Lacoste et Isaure Multrier. Les dialogues sont simples, mais l’émotion qui en ressort est débordante. Amanda est une œuvre qui touche le cœur et qui aborde le contexte très sérieux avec grande sensibilité. Elle se concentre sur l’amour présent entre un oncle et sa nièce au lieu de la tragédie en tant que telle. Ce choix montre comment les personnages doivent reconstruire leur vie peu importe l’intensité de leur deuil et il est exécuté avec une telle finesse que couler des larmes devient incontournable.

– Julia Hogg (18 ans), Cégep de l’Outaouais