Le court-métrage canadien Crème de menthe se retrouve en compétition du FICMO. Le film a été présenté au Festival de Cannes, au TIFF, au Festival de cinéma de la ville de Québec ainsi qu’au Festival du nouveau cinéma de Montréal, où il vient de remporter le prix du public.

Le FICMO ne veut plus être qu’un amuse-gueule

Le Festival international du court métrage en Outaouais (FICMO) volera cette année de ses propres ailes, hors de l’égide du Festival du film de l’Outaouais (FFO).

La cinquième édition du FICMO se déroulera donc du 10 au 12 novembre, plutôt qu’en mars, ont dévoilé mercredi ses organisateurs. 

Le jeune festival compte sur une équipe passablement renouvelée. Parmi les nouvelles têtes venues apporter du sang neuf au FICMO se trouvent notamment Francis Desjardins – qui assume la présidence du comité organisateur – ainsi que le producteur Roch Brunette et son associée Caroline Morneau, Coordonnatrice de Production au sein de Pix3.

« Ce n’est pas qu’on ne veut pas, ou plus, être avec le FFO, mais la mission du FICMO est de faire découvrir des courts-métrages aux cinéphiles. Or, la vitrine [que constituait pour nous] le FFO nous restreignait à une [seule] séance de projection », éclaire Francis Desjardins.

Ainsi, ce FICMO autonome pourra présenter trois séances de projections au fil de ces trois jours : deux le vendredi et une dernière le samedi. Chaque projection dure un peu moins de 2 heures ; on y mélange les tons et les genres, en incluant quelques documentaires et films d’animation. 

Samedi aura lieu la soirée de gala et de remise des prix distribués  entre les 31 films sélectionnés en compétition (sur les 281 candidatures soumises). 

Toutes les activités du FICMO se tiendront au Cinéma Aylmer.

M. Desjardins ne cache pas que la projection de courts-métrages juste avant la présentation des longs-métrages du FFO a été « une formule intéressante, qui nous a apporté une belle visibilité », en plus de faciliter, dès sa naissance, l’enchâssement du FICMO au sein du festival que chapeaute Didier Farré. Mais la formule ne valorisait pas la sélection du FICMO autant que le désiraient les organisateurs, car les courts-métrage n’étaient finalement reçus que « comme des petits bonbons » par un public qui, en fin de compte, ne prêtait guère d’attention à ces amuse-gueule.

Louis Bélanger

« On a pensé qu’on serait mieux servi en tenant notre festival en novembre », une période un peu creuse, en terme de tournages cinématographiques, indique M. Desjardins, qui a vu là une façon de faciliter la participation de réalisateurs et de comédiens  au FICMO, et de provoquer ainsi des « rencontres inspirantes ».

Le 11 novembre, le réalisateur Louis Bélanger viendra rencontrer les festivaliers et les artisans du milieu cinématographique d’Ottawa-Gatineau. Le réalisateur de Gaz Bar Blues et des Mauvaises Herbes animera une discussion-conférence portant sur la direction d’acteurs. Il illustrera son propos par des extraits de films. 

Le FICMO espère également le passage de plusieurs réalisateurs, comédiens ou producteurs chevronnés ayant signifié leur envie de rendre visite au festival gatinois. Leur participation n’ayant pas encore été confirmée, leurs noms seront dévoilés ultérieurement.

Un « Salon des Cinéphiles » sera d’ailleurs aménagé dans le Cinéma Aylmer pour encourager les rencontres et les échanges.

Le producteur Jacques Ménard,  responsable du jury, a par ailleurs souligné mercredi la qualité des films en compétition. 

Parmi eux se trouvent les productions canadiennes Crème de menthe, de Philippe David Gagné et Jean-Marc E. Roy, et Quand je serai parti, de Justin Richard-Dostie — deux films qui partagent la même prémisse : la mort d’un parent — ainsi que Walledin, de David Morrison. 

Les courts Posljednji Bunar (Le dernier puits), film du Croate Filip Filkovic, et Le monde du petit monde, du Français Fabrice Bracq, ont aussi été sélectionnés.

En revanche, la sélection de cette édition ne comprend aucun court produit à Ottawa-Gatineau.

Renseignements : ficmo.com