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L'acteur Kirk Douglas s'éteint à 103 ans
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Décès de l'acteur Kirk Douglas

LOS ANGELES — Sa fossette au menton et son sourire en coin étaient aussi légendaires que ses films: l’acteur Kirk Douglas, fils d’immigrés juifs désargentés devenu une icône de l’âge d’or d’Hollywood, est mort mercredi à l’âge de 103 ans, a annoncé son fils Michael Douglas.

«C’est avec une immense tristesse que mes frères et moi vous annonçons que Kirk Douglas nous a quittés aujourd’hui à l’âge de 103 ans. Pour le monde, il était une légende, un acteur de l’âge d’or du cinéma (...) mais pour moi et mes frères, Joel et Peter, il était simplement papa», écrit Michael Douglas sur sa page Facebook.

«Kirk a eu une belle vie et il laisse derrière lui des films pour les générations à venir, et le souvenir d’un philanthrope reconnu qui a oeuvré pour le bien public et la paix dans le monde», poursuit l’acteur.

«Kirk a gardé son charisme de star de cinéma jusqu’à la fin de sa vie merveilleuse», a écrit Steven Spielberg au magazine spécialisé Hollywood Reporter, ajoutant que ses «notes manuscrites, ses lettres et ses conseils paternels» lui manqueraient.

«103 ans sur cette Terre. Ça sonne bien! C’était chouette de traîner avec toi», a de son côté salué sur Twitter l’acteur Danny DeVito.

Des vedettes comme Mark Hammill (Star Wars) et William Shatner (Star Trek) ont également rendu hommage à un «acteur inoubliable» et une «icône incroyable».

Quant à l’Académie des Oscars, qui devrait certainement lui réserver un hommage dimanche lors de sa grande cérémonie annuelle, elle s’est contentée de dire «au revoir à une légende d’Hollywood» avec une citation de Kirk Douglas lui-même rappelant qu’il avait voulu être acteur depuis l’école primaire.

De son vrai nom Issur Danielovitch Demsky, Kirk Douglas était né le 9 décembre 1916 à Amsterdam, petite ville de l’État de New York. Malgré son enfance misérable, ou peut-être à cause d’elle, ce fils de chiffonnier juif ayant fui la Russie n’avait d’yeux que pour le cinéma.

Après s’être enrôlé dans la Marine durant la Seconde Guerre mondiale, il décroche de petits rôles avant de rencontrer enfin le succès avec un rôle de boxeur acharné dans «Le Champion».

Hollywood lui ouvre ses portes et il enchaîne les films, une centaine au total, dont les meilleurs sont devenus des classiques : 20 000 lieues sous les mers (1954), Les Sentiers de la gloire (1957) de Stanley Kubrick, qu’il retrouve pour Spartacus (1960) un péplum qui en fait une vedette mondiale.

C’est d’ailleurs avec le mot-dièse #IamSpartacus que de nombreux anonymes lui rendaient hommage mercredi soir sur les réseaux sociaux.

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Kirk Douglas, le fils de chiffonnier devenu légende d'Hollywood

PARIS — C'était l'un des derniers monstres sacrés d'Hollywood. Fils d'un chiffonnier juif ayant fui la Russie, l'acteur américain Kirk Douglas, décédé mercredi à 103 ans, était entré dans la légende avec «Les Sentiers de la gloire» et «Spartacus».

«Je resterai toute ma vie un homme en colère», disait-il. «La colère a été le moteur de ma vie, une colère immense contre l'injustice».

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Kirk Douglas en quelques films

PARIS — Kirk Douglas, doyen d'Hollywood et légende de l'âge d'or du cinéma américain, mort mercredi, a joué dans une centaine de films dont les meilleurs, concentrés entre les années 50 à 60, sont devenus des classiques.

Le champion (1949)