<em>La déesse des mouches à feu </em>sera présenté jeudi soir en première québécoise au Festival de cinéma de la ville de Québec.
<em>La déesse des mouches à feu </em>sera présenté jeudi soir en première québécoise au Festival de cinéma de la ville de Québec.

La déesse des mouches à feu: un lancement particulier au FCVQ

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
La situation ne pourrait pas être plus étrange. Après une première mondiale à la Berlinale devant des salles pleines, en février, La déesse des mouches à feu sera présenté jeudi soir en première québécoise au Festival de cinéma de la ville de Québec en présence d’un auditoire restreint en raison des contraintes sanitaires liées à la COVID-19. La situation sera semblable lorsqu’il prendra l’affiche au cinéma le 25 septembre. Anaïs Barbeau-Lavalette ne se laisse pas démonter pour autant.

«J’ai l’impression que le film qui peut faire du bien même s’il n’est pas fait pour faire du bien, soutient la réalisatrice en entrevue téléphonique au Soleil. Paradoxalement, dans le contexte actuel, c’est tellement un film qui est chargé d’une pulsion de vie, dans le corps, la chair, la fête musicale…

«Il incarne le ressort qu’on a les êtres humains de se relever, de se tenir ensemble et de se coller, autant dans la colère que dans le cri de joie. J’aime ça que [La déesse] soit généreux de cet élan vital. Actuellement, c’est une charge qui est le fun à recevoir. C’est pas un film de l’Europe de l’Est», lance-t-elle en riant.

La déesse des mouches à feu, adapté du roman à succès de Geneviève Pettersen, suit les tribulations de Catherine, une ado qui va expérimenter la dérape pendant que ses parents vivent une tumultueuse séparation.

Le film est en compétition au FCVQ.

Lisez nos entrevues avec la réalisatrice, la scénariste Catherine Léger et l’autrice Geneviève Pettersen dans notre édition de vendredi.