Hors champ

• La citation de la semaine

«Je suis à sa merci et chaque jour, je cours vers lui.»

— Marguerite (Mélanie Thierry) à son compagnon Dyonis (Benjamin Biolay), à propos de sa relation trouble avec un agent français de la Gestapo dans La douleur d’Emmanuel Finkiel.

• Premières images

Personne n’a vu venir le nouveau long métrage de Maxime Giroux, tourné dans la discrétion, jusqu’à ce qu’on annonce sa présentation dans les festivals, dont celui de Québec. La grande noirceur est décrit comme une allégorie absurde à propos d’un aspirant acteur coincé dans une société dysfonctionnelle dominée par un leader fasciste «fantôme»… Le réalisateur renoue avec Martin Dubreuil, excellent dans Félix et Meira (meilleur film canadien au Festival du film de Toronto en 2014). Romain Duris, Sarah Gadon et Reda Kateb font aussi partie de la distribution. La grande noirceur sera présenté au Festival de cinéma de la Ville de Québec les 14 et 22 septembre.

• Gros plan

Jacques Audiard a jeté un énorme pavé dans la mare du Festival de Cannes lors de son passage au Festival du film de Toronto (TIFF) pour la première mondiale des Frères Sisters. Le réalisateur de Dheepan (Palme d’or en 2015) et du Prophète (Grand Prix en 2009) ne veut plus que ses films y soient présentés… en compétition! Si Thierry Frémaux, le délégué général, lui offrait une place, «je la refuserais». Mais le cinéaste français a aussi précisé qu’il ne voulait pas plus être en compétition dans un autre festival. La sortie de son film avec John C. Reilly et Joaquin Phoenix dans le rôle des frères est prévue pour le 12 octobre.

• Arrêt sur image

La présence d’Elisabeth Moss au petit écran dans Mad Men et dans la peau de Defred, personnage principal de La servante écarlate, a donné beaucoup de visibilité à l’actrice new-yorkaise. Plus habituée aux productions indépendantes, elle renoue avec le cinéma en interprétant une chanteuse dans Her Smell, d’Alex Ross Perry. Le drame qui chronique les déboires d’une punk rockeuse en roue libre (à la Courtney Love) a fait forte impression sur la critique (même si certains ont viscéralement détesté, un bon signe). On a décrit le long métrage comme un amalgame de Cassavetes pour le scénario et de Gaspard Noé pour l’esthétique! Mais tout le monde s’entend sur la performance de Moss, une actrice remarquable à bien des égards.

• Retour en arrière

Première année marque la deuxième collaboration de Vincent Lacoste avec Thomas Lilti. Le jeune acteur français a d’abord joué, dans très bon Hippocrate (2014), un interne prénommé Benjamin qui fait son apprentissage dans le service dirigé par son père. Alors que le nouveau film s’attarde à la première année universitaire de deux étudiants, il met en scène un Benjamin fils de médecin. Retour en arrière? Pas vraiment: le rôle est joué par… William Lebghil! Le personnage de Lacoste s’appelle Antoine…