Hors champ

La citation de la semaine

«Ces créatures étaient là bien avant nous. Et si on ne fait pas attention, elles le seront bien après nous.» 

— Le professeur Ian Malcom (Jeff Goldblum) à propos des dinosaures qui peuplent l’île Nublar dans Monde jurassique: le royaume déchu de J.A. Bayona

Premières images

Il y a des suites qu’on a vraiment hâte de voir — comme Creed 2. Parce que Micheal B. Jordan (Panthère noire) reprend son rôle d’Adonis, fils d’Apollo Creed (et que Kendrick Lamarr contribue en musique). Le boxeur aura une chance de venger son père puisqu’il doit affronter le fils d’Ivan Drago, responsable de sa mort dans Rocky IV. Pas très originale, la carte de la nostalgie, mais on risque d’attirer autant les maniaques des films avec Sylvester Stallone (qui reprend son rôle de Rocky Balboa) que les recrues. Grosse déception toutefois, Ryan Coogler cède sa place de réalisateur à Steven Caple Jr. (The Land, 2016). Sortie prévue: 21 novembre.

Arrêt sur image

On assiste, depuis quelques années, à une véritable explosion de longs métrages d’animation exceptionnels aux thèmes humanitaires, sociaux et politiques. Le 42e Festival d’Annecy vient de couronner deux films dans cette veine. Funan a remporté le prestigieux Cristal du long métrage. Le film de Denis Do raconte le combat d’une jeune mère cambodgienne, durant la révolution khmère rouge, pour retrouver son fils de quatre ans. Parvana, de Nora Twomey, qui était en nomination aux Oscars et qu’on a vu ici, a remporté les prix du jury et du public. Espérons que Funan se rende jusqu’à nous...

Plan large

Sauf erreur, il n’y a pas de réalisateur québécois en compétition au 53e festival de Karlovy Vary, du 29 juin au 7 juillet, mais, bon, on va y honorer un de mes préférés: Tim Robbins. L’acteur oscarisé pour son rôle dans Mystic River en 2003 y recevra un Globe de cristal pour sa contribution exceptionnelle au monde du cinéma. Vrai qu’en plus de ses rôles inoubliables (dont Griffin Mill dans The Player d’Altman), l’artiste de 59 ans est aussi scénariste, réalisateur et producteur de talent. On n’a qu’à penser au percutant La dernière marche (Dead Man Walking, 1995) sur le combat de Sœur Helen Prejean pour l’abolition de la peine de mort, qui avait valu l’Oscar à Susan Sarandon et l’Ours d’argent à Sean Penn. Une œuvre et une trame sonore inoubliables.

Fondu au noir

Le nom de Françoise Bonnot ne dit probablement rien à la plupart des cinéphiles puisqu’elle exerce un métier de l’ombre: monteuse. Même son décès, le 9 juin, à 78 ans, est passé un peu inaperçu. Et pourtant: la Française a travaillé sur les films d’Henri Verneuil (son mari), Melville, Cimino, Polanski, Chéraud, Joffé, Schlöndorff, Ridley Scott et, bien sûr, tous les Costa-Gavras depuis Z pour lequel elle a obtenu l’Oscar du meilleur montage en 1970 (Missing lui a valu le BAFTA du montage en 1983).  Une carrière remarquable.