Hors champ

La citation de la semaine

«Mourir le dernier, c’est encore plus con que mourir le premier.» — Albert Maillard (Albert Dupontel), qui suppute sur ses chances d’écoper d’une balle perdue avant que soit rendue officielle l’armistice de la Première Guerre mondiale dans Au revoir là-haut d’Albert Dupontel

Premières images

On le sait, Hollywood est prête à toutes les contorsions pour tourner une suite quand le premier film a bien fait au box-office. Même sans le réalisateur original, Denis Villeneuve, et la vedette principale, Emily Blunt. Difficile de savoir ce que nous réserve Sicario 2: Soldado, même avec le retour de Josh Brolin et Benicio Del Toro dans leurs rôles respectifs et une bande-annonce qui semble dans les mêmes tonalités que l’original. Aspect rassurant: Taylor Sheridan, qui a écrit Sicario, a aussi pondu la suite. Même si ça sent la commande, on est prêt à laisser la chance au coureur. Sortie prévue: 29 juin 2018

Plan large

Qu’est-ce qu’on retient de 2017 sur le plan cinématographique? Bien des images, dont beaucoup se retrouvent dans ce colossal travail de montage compilé par Sleepy Skunk. Le traditionnel résumé annuel ratissage large, du meilleur au pire, et pas seulement le cinéma américain, du cinéma d’auteur aux films d’action et de superhéros. Les œuvres qui ont marqué notre imaginaire, mais aussi celles qui nous ont fait soupirer et lever les yeux au ciel. La liste de tous les longs métrages cités est ici: sleepyskunk.tumblr.com

Gros plan

La sélection en compétition officielle à Cannes et le succès subséquent de Good Time, l’électrifiant suspense de Josh et Benny Safdie, a provoqué bien des opportunités pour le duo. Les vedettes montantes du cinéma indépendant ont cependant fait un drôle de choix pour leur première production hollywoodienne: une reprise du film-culte 48 heures (Walter Hill, 1982), comédie policière avec Nick Nolte et Eddie Murphy… Pas convaincu. M’enfin, on verra. Si jamais ça se fait. En attendant, les frères Safdie préparent Uncut Gems, produit par Martin Scorsese. C’est déjà beaucoup mieux.

Retour en arrière

Il y a 50 ans vendredi que prenait l’affiche Le lauréat, le classique de Mike Nichols, qui a obtenu l’Oscar du meilleur réalisateur pour cette comédie dramatique à propos d’un jeune homme séduit par une femme plus âgée (la fameuse Mrs Robinson), puis qui tombe amoureux de sa fille. Le film initiatique était dans l’air du temps de la libération des mœurs, mais outre sa mise en scène précise, on retient surtout qu’il a propulsé Dustin Hoffman sur le devant de la scène. Sa fabuleuse carrière (deux Oscars et quantité de prix) est, comme bien d’autres, maintenant ternie par des accusations de comportements déplacés. Mais, ça, c’est une autre histoire. Tut, tu tut, tu tu tut…