Jacob Whiteduck-Lavoie pourrait quitter le gala du cinéma québécois avec un Iris à la main.

Gala Iris: Whiteduck-Lavoie en nomination pour la Révélation de l'année

Le film «Une colonie» est finaliste dans 9 catégories au gala du cinéma québécois, notamment pour la Révélation de l’année où on retrouve ses trois jeunes acteurs, incluant Jacob Whiteduck-Lavoie, originaire de Kitigan Zibi.

Dans la catégorie de la Révélation de l'année, Whiteduck-Lavoie est nommé en compagnie de ses compatriotes de la distribution de Une colonie, Émilie Bierre et Irlande Côté.

La nomination du long métrage de Geneviève Dulude-DeCelles est en quelque sorte une double surprise dans la catégorie du meilleur scénario: Avant qu’on explose d’Eric K. Boulianne, et Origami, d’André Gulluni et Claude Lalonde, seront dans la course.

Sinon, 1991 de Ricardo Trogi a récolté pas moins de 16 nominations en vue des Iris, tandis que la comédie du cinéaste originaire de Québec est nommée dans les trois catégories de pointe (meilleur film, réalisateur et scénario), tout comme Une colonie et le percutant À tous ceux qui ne me lisent pas de Yan Giroux (nommés 12 fois).

Logiquement, Jean-Carl Boucher, l’alter ego de Trogi, fait partie des cinq candidats à l’Iris du meilleur acteur. Il aura toutefois fort à faire pour ravir le titre à Martin Dubreil, reversant dans la peau du poète Yves Boisvert dans À tous ceux…, voire à l’interprétation sensible de Théodore Pellerin dans Genèse.

Du côté féminin, on voit mal qui pourrait ravir la palme à Brigitte Poupart pour son intense interprétation dans Les salopes ou le sucre naturel de la peau (dont c’est la seule nomination...). Peut-être Debbie Lynch-White dans le rôle de La Bolduc, dans le film du même nom.

Il sera intéressant de voir si Sandrine Brisson sera capable de répéter son exploit d’il y a neuf ans pour la palme de la meilleure actrice de soutien pour son rôle percutant de Claudette, la «mère» de Ricardo dans 1991. Larissa Corrriveau, dans Répertoire des villes disparues, et Céline Bonnier, dans À tous ceux…, font aussi figure de favorites.

Alexandre Nachi, le «père» de Ricardo, est aussi nommé du côté masculin.

Pour le meilleur film, le Gala a poursuivi l’élargissement amorcé l’an dernier. Cette catégorie est la seule qui ne se limite pas à cinq films. Ce sont donc sept nommés qui s’y retrouvent, ce qui permet un équilibre entre le cinéma d’auteur (À tous ceux..., Genèse, La grande noirceur) et plus populaire (1991 et La Bolduc).

C’est donc Philipe Lesage, pour Genèse, et François Bouvier, pour La Bolduc, qui ont été écartés de la catégorie de la meilleure réalisation. Denis Côté, pour Répertoire des villes disparues, et Maxime Giroux, pour La grande noirceur, ont prévalu, un choix logique compte tenu de la grande qualité formelle de leur long métrage respectif.

Le grand perdant de ce gala 2019, puisqu’il y en a toujours, est certainement La disparition des lucioles de Sébastien Pilote, qui n’apparaît pas dans le triumvirat de pointe. Ses deux acteurs principaux, Karelle Tremblay et Pierre-Luc Brillant (qui pourrait causer une surprise), sont toutefois en lice. Dans une moindre mesure, on peut citer La chute de l’empire américain de Denys Arcand, nommé seulement quatre fois.

Parmi ces nominations, mince consolation, celle du prix du public, qui pourra aussi voter pour 1991, La Bolduc, La course des tuques et La disparition des lucioles

Le gagnant sera dévoilé le soir du gala, tout comme celui de la nouvelle catégorie du meilleur premier film. Dans ce dernier cas, ce sera toutefois un jury qui déterminera le gagnant parmi 18 œuvres.

Le gala, animé de nouveau par Guylaine Tremblay et Édith Cochrane, sera télédiffusé à Radio-Canada le 2 juin, à 20h. 

Pour la liste complète des nommés: gala.quebeccinema.ca.