FFO: notre sélection, 28 mars 2019

Le Droit vous présente ses coups de coeur de l'édition 2019 du FFO.

Enfants reporters de guerre

Pour clore le FFO, on vous propose un documentaire. Enfants reporters de guerre est signé par la (toute première) réalisatrice Yéménite Khadija Al-Salami, dont le film Moi, Nojoom, 10 ans divorcée, une fiction largement autobiographique, a reçu le prix de la critique et celui du public au FFO, en 2016. Ici, la documentariste nous emporte au Yémen, au coeur d’un conflit qui a causé la mort de plus de 30 000 civils. Cette «guerre» née dans l’onde de choc du Printemps arabe, ce sont des gamins d’une dizaine d’année qui la racontent. Parfois, naïvement; souvent, avec une bouleversante lucidité et un espoir déconcertant. Au détour, on découvre la réalité d’un quotidien vécu au voisinage des raids aériens et des déflagrations. Intense! [YB] (17h, au Cinéma d’Aylmer)

+

La chute de l’empire américain

Non, on ne retrouvera pas les huit universitaires logorrhéïques du Déclin et des Invasions barbares dans le plus récent film de Denys Arcand. Pas de bol pour Pierre-Paul: le docteur en philosophie, recyclé en livreur pour l’appât plus gras que celui d’un chargé de cours, tombe au milieu d’un hold-up qui a mal tourné. Dans le feu de l’action, il s’empare de deux sacs bourrés de liasses. Mais qu’est-ce qu’un coursier ordinaire peut faire de cet argent sale sans se faire pincer? Avec beaucoup d’ironie, ce thriller se moque du capitalisme et du pouvoir de l’argent. Il s’agit de la première apparition au cinéma de l’animatrice Marie-Pier Morin, étonnante dans le rôle d’Aspasie. [CM] (21h, au Cinéma d’Aylmer)