Le documentaire «Killing Patient Zero» est parmi les 15 nouveaux films annoncés mardi par les organisateurs du festival Hot Docs.

Festival Hot Docs: un documentaire sur le «patient zéro» à l'affiche

TORONTO - Un documentaire visant à rétablir la réputation d'un agent de bord québécois qui avait été surnommé le «patient zéro» au tout début de l'épidémie de sida, dans les années 1980, sera présenté en première mondiale au Festival international canadien du documentaire «Hot Docs», à Toronto.

«Killing Patient Zero» est parmi les 15 nouveaux films annoncés mardi par les organisateurs du festival, qui se déroulera du 25 avril au 5 mai.

Laurie Lynd a réalisé ce documentaire canadien, qui aborde «l'homophobie derrière les manchettes» sur cette épidémie.

L'agent de bord québécois était soupçonné d'avoir «propagé» l'épidémie de sida aux États-Unis, mais récemment, une recherche a officiellement écarté cette hypothèse. Selon une étude publiée dans la revue scientifique «Nature» en 2016, le virus circulait au pays depuis au moins les années 1970, et il provenait apparemment des Caraïbes. L'agent de bord n'aurait été en fait qu'une des nombreuses personnes déjà infectées avant la «découverte» de la maladie par les scientifiques.

Parmi les autres documentaires projetés en première mondiale, on retrouve «Toxic Beauty», de Phyllis Ellis, qui parle des «vilains secrets de l'industrie des cosmétiques». Les festivaliers pourront aussi visionner «Push», de Fredrik Gertten, dans lequel un spécialiste des Nations unies originaire d'Ottawa voyage à Toronto et partout dans le monde pour étudier l'enjeu du logement abordable.

«The Corporate Coup d'État», de Fred Peabody, aborde la démocratie aux États-Unis, tandis que «Knock Down the House», de Rachels Lears, suit quatre politiciennes pendant les élections de mi-mandat, dont l'étoile montante du Parti démocrate Alexandria Ocasio-Cortez. Dans «Buddy», la réalisatrice Heddy Honigmann examine la relation complexe entre les chiens d'assistance et leur propriétaire.

La réalisatrice Jacqueline Olive discute quant à elle du «traumatisme persistant de plus d'un siècle de lynchage et de violence raciale continue» dans «Always in Season». Finalement, «Nothing Fancy: Diana Kennedy», d'Elizabeth Carroll, présente une chef de 96 ans surnommée «la Mick Jagger de la cuisine mexicaine».