Les fans de Deadpool n’ont pas à s’inquiéter, leur superhéros est toujours aussi baveux, même s’il affiche parfois ses bonnes valeurs.

Deadpool 2: bad boy au cœur tendre ****

CRITIQUE / Deadpool 2 ne déçoit pas les attentes. De prime abord, le personnage incarné avec brio par Ryan Reynolds ne semble pas le gendre idéal. Et pourtant, dans ce deuxième volet, le bad boy de l’univers Marvel affiche son côté tendre et ses bonnes valeurs. Oui, oui, nous parlons bien ici de Deadpool.

Les fans n’ont tout de même pas à s’inquiéter, ils retrouveront leur superhéros baveux, qui est bien plus drôle que la moyenne des ours et qui lance des commentaires déplacés à outrance. Il reste qu’il ne faut pas nier que cet antihéros est attachant, et même séduisant. Il est beau à voir avec Vanessa, son amoureuse avec qui il envisage d’avoir un enfant.

Les rebondissements de cette histoire sont nombreux: d’abord, Deadpool (Ryan Reynolds), Wade Wilson de son vrai nom, vit un drame bouleversant, qui l’incite à mettre fin à ses jours. Malheureusement (ou heureusement), son pouvoir de guérison le remettra rapidement sur les rails. Il sera ensuite recruté dans l’équipe des X-Men et il se liera d’amitié avec le jeune mutant Russel. Entre tout ça, il sera (sans surprise!) démembré à maintes reprises. Oh! et il aime bien s’accrocher les pieds dans le bar de quartier où son meilleur ami, Weasel, est derrière le comptoir.

Les références à la culture populaire et à d’autres films de superhéros sont fréquentes et ajoutent beaucoup à la comédie de cette superproduction.

Même si David Leitch (Blonde atomique) n’a pas réalisé le premier Deadpool, la signature est bien similaire. Dans ce deuxième volet, les spectateurs retrouvent l’univers qu’ils avaient adopté et aimé en 2016.

Rappelons que Deadpool fut un immense succès au box-office. Avec un modeste budget de 58 millions $, le film a généré des recettes de plus de 783 millions. Évidemment, ce deuxième volet a bénéficié d’un budget beaucoup plus important. Et c’est assez évident à l’écran, notamment dans les scènes de combat.

Il y a de beaux personnages qui entourent Wade Wilson, dont cet adolescent Russell (Julian Dennison) qui va jusqu’à dire qu’il est le premier «gros» superhéros. Cable (Josh Brolin, tout en muscles) était très attendu par les amateurs de comics et il ne nous déçoit pas. Il est puissant et intraitable. Mais comme Deadpool, il finit par exposer sa vulnérabilité dans quelques scènes clés. Domino (Zazie Beetz), dont le superpouvoir est d’être chanceuse, vacille entre la dure à cuire et la fille tendre et chaleureuse. Et que dire du loyal chauffeur de taxi de Deadpool, Dopinder (attachant Karan Soni), qui aimerait tellement lui aussi posséder un superpouvoir.

Quelques bonnes apparitions éclair parsèment toutes ces péripéties, mais on vous laisse la surprise. Pour ce qui est de la chanson de Céline Dion Ashes, elle est utilisée à bon escient.

Cable (Josh Brolin, tout en muscles) était très attendu par les amateurs de «comics» et il ne déçoit pas.

Information importante, il faut rester jusqu’à la fin du générique pour ne rien perdre de cette savoureuse épopée à saveur bad boy.

AU GÉNÉRIQUE

Cote: ****

Titre: Deadpool 2

Genre: comédie d’action

Réalisateur: David Leitch

Acteurs: Ryan Reynolds, Julian Dennison, Brianna Hildebrand

Classement: 13 ans +

Durée: 1h59