Le fondateur du Festival du film de l'Outaouais, Didier Farré

« Sauver ou périr » remporte les deux prix du jury au FFO

La 21e édition du Festival du film de l’Outaouais (FFO) s’est terminée vendredi soir sur les images de « L’empereur de Paris ». Ce film historique de Jean-François Richet (« Mesrine ») — qui met en vedette Vincent Cassel dans le rôle de François Vidocq — prendra l’affiche au Québec le 12 avril).

La soirée de clôture a été l’occasion de remettre les prix totems, qui récompensent les films les plus appréciés du festival.

Le Prix du jury a été attribué à Sauver ou périr, de Frédéric Tellier. Ce récit d’un pompier héroïque qui apprend à se reconstruire après avoir eu le visage dévoré par les flammes a aussi été récompensé du Prix du jury étudiant. (La remise du prix coïncidait avec la date de sortie du film au Québec)

Le Prix de la critique est revenu à Les Chatouilles, coréalisé par Andréa Bescond et Eric Métayer. Récit autobiographique d’une existence noircie par le souvenir d’attouchements sexuels survenus durant l’enfance, Les Chatouilles est déjà lauréat de deux César, Les Chatouilles mettant en vedette Andréa Bescond, Karin Viard, Clovis Cornillac qui raconte une histoire d’agression d’une petite fille par un ami de la famille. On pourra le voir en salles le 9 août 2019.

Les festivaliers ont quant à eux préféré L’Incroyable histoire du facteur Cheval, de Nils Tavernier, qui s’est vu décerner le prix du Public Télé-Québec. Les festivaliers ont exprimé leurs préférences en votant à la sortie de chaque film, pendant toute la durée du festival.

Ils ont plébiscité cette comédie dramatique réunissant Jacques Gamblin et Laetitia Casta, et racontant l’histoire authentique de ce facteur français qui, pour sa fille, a construit un très étrange et poétique palais. Les cinéphiles du Québec pourront le voir à partir du 5 juillet.

Didier Farré, directeur et fondateur du Festival du film de l’Outaouais, et la présidente du conseil d’administration Nancy Béliveau, étaient tout sourire au terme de l’événement qui a couronné le film « Sauver ou périr », de Frédéric Tellier.

Le directeur du FFO, Didier Farré, a qualifié de « très bonne édition » ce 21e Festival du film de l’Outaouais qui a vu défiler quelques invités de marque. Outre la présidente d’honneur, Rose-Marie Perreault, le festival a été l’hôte des réalisateurs François Ozon (Grâce à Dieu) et Rémi Bezançon (Le Mystère Henri Pick), venu en compagnie de sa scénariste Vanessa Portal.

Les cinéastes Ricardo Trogi, Jocelyn Forgues, Renaud Lessard et Jonathan Beaulieu-Cyr, les comédiens Ingrid Falaise et Yves Jacques et la productrice Nicole Robert sont également venus à la rencontre du public.

« Il y avait beaucoup de réalisateurs québécois ou franco-ontariens, a souligné M. Farré. C’est encourageant. Les gens aiment bien voir leur film. Des films ont été tournés dans le Pontiac, d’autres en Ontario. C’était intéressant cette année. »

Un partenariat entre le FFO et l’Université du Québec en Outaouais a permis de souligner la Semaine culturelle autochtone, le temps d’« une belle soirée d’échanges » autour de la présentation du film Le Cheval indien.

Les organisateurs s’enorgueillissent d’avoir présenté « 70 films de haut niveau, dont 20 réalisés par des femmes », cette année.

La 22e édition du FFO se déroulera du 19 au 27 mars 2020. M. Farré songe à établir un autre partenariat avec le casino du Lac-Leamy, comme ce fut le cas en 2018 alors que le film La Bolduc fut présenté en première mondiale.

Avec Charles-Antoine Gagnon, Le Droit