Cinéma

Le producteur de «Rambo» Andy Vajna est décédé

BUDAPEST, Hongrie — Le fonds national hongrois pour le cinéma indique que le producteur de films américano-hongrois Andy Vajna est décédé. Il avait 74 ans.

M. Vajna, qui a produit plusieurs films de la franchise «Rambo» mettant en vedette Sylvester Stallone, ainsi que «Evita» avec Madonna, parmi beaucoup d’autres, est décédé dimanche à son domicile à Budapest après une longue maladie.

M. Vajna était également propriétaire de TV2 Group, un radiodiffuseur hongrois qui possède plusieurs chaînes de télévision.

Le producteur est né à Budapest le 1er août 1944 et a échappé au régime communiste hongrois en 1956.

Depuis 2011, M. Vajna était un commissaire du gouvernement du premier ministre Viktor Orban, chargé de développer l’industrie cinématographique hongroise.

Les films hongrois ont remporté plusieurs grands prix dans de récents festivals internationaux. En 2016, «Le fils de Saul», financé principalement par le fonds national hongrois pour le cinéma, a remporté l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

Actualité

Netflix ne retirera pas de sa série «Bird Box» les images de Lac-Mégantic

MONTRÉAL — Malgré une demande de la mairesse de Lac-Mégantic, Netflix refuse de retirer de son film «Bird Box» les images de l'explosion qui a coûté la vie à 47 personnes dans cette ville en 2013.

La mairesse Julie Morin a soutenu dans un communiqué qu'elle avait parlé à un représentant du géant de la diffusion en continu: on l'a seulement assurée que Netflix travaillerait avec ses partenaires pour que les images ne soient plus utilisées dans de futures productions.

À lire aussi: Des images de Lac-Mégantic dans une autre production sur Netflix?

Au moins deux séries de la plate-forme canadienne de Netflix, dont le grand succès «Bird Box», avec Sandra Bullock, utilisent brièvement les images de la tragédie de 2013 - l'explosion du convoi pétrolier. Mme Morin déclarait à La Presse canadienne cette semaine qu'elle souhaitait que Netflix revoie son catalogue et supprime ces douloureuses images.

La mairesse soutient jeudi qu'à la suite de son entretien avec un représentant de Netflix, elle est convaincue que l'entreprise est sensible au deuil de ses concitoyens, dont beaucoup souffrent de stress post-traumatique.

La compagnie qui a vendu les séquences d'archives de Lac-Mégantic à une autre production de Netflix, «Travelers», se dit quant à elle attristée par le fait que des images de la tragédie aient été utilisées à des fins de divertissement.

La société Pond5 indique dans un communiqué que les scènes de la tragédie ont été sorties de leur contexte. L'entreprise soutient qu'elle contacte tous les clients qui ont acheté des images similaires pour s'assurer qu'ils étaient conscients de leur caractère délicat.

Cinéma

Un film tournant autour de Rob Ford

TORONTO — Un drame tournant autour de l’ancien maire de Toronto, feu Rob Ford, sera présenté en première mondiale au festival South by Southwest (SXSW), à Austin au Texas.

Run This Town sera présenté dans la section Narrative Spotlight du festival, qui se tiendra du 8 au 17 mars.

Cinéma

Harvey Weinstein Largué par son avocat

NEW YORK — Ben Brafman a renoncé à représenter Harvey Weinstein, poursuivi au pénal pour agression sexuelle, selon plusieurs médias américains, une défection de poids pour le producteur déchu, dont l'avocat vedette était parvenu à affaiblir sensiblement l'accusation.

«Je me retire» du dossier Weinstein, a déclaré Ben Brafman au New York Post. Contacté par l'AFP, l'avocat n'a pas donné suite. Et son porte-parole n'a ni confirmé, ni démenti l'information.

Cinéma

Les fous alliés de «Mon ami Walid»

Enfin : après une campagne de sociofinancement qui a fait parler, Adib Alkhalidey et Julien Lacroix dévoileront le film «Mon ami Walid» à Gatineau ce dimanche. Petit budget, grosse distribution marquent leur premier long-métrage, contre les attentes d’Adib Alkhalidey. « On avait 70 pages de scénario, on était financés par le public et on allait tourner en dix jours. Quand on approchait les acteurs, disons que ce n’était pas le «pitch» de vente le plus alléchant ! »

Le film produit de A à Z par les talentueux humoristes de la relève – écriture, jeu, réalisation… – déclenchera les rires et les larmes à la salle Odyssée dès 19 h. Et comme les deux nouveaux cinéastes ne font rien comme les autres, Mon ami Walid ne sera pas présenté au cinéma, mais en salles de spectacles. Du même coup, le tandem amorcera une tournée de 15 arrêts à travers le Québec. Une présentation et une discussion avec les spectateurs accompagneront chaque projection.

Cinéma

«Mademoiselle de Joncquières»: Vertueuse et diabolique

CRITIQUE / Non, «Mademoiselle de Joncquières» ne se déroule pas au Saguenay, mais plutôt à la campagne française au XVIIIe siècle. Où un marquis libertin tente de séduire une veuve imperméable au jeu de l’amour et du hasard.

Emmanuel Mouret, habitué aux comédies de mœurs contemporaines, livre un film à costumes superbement joué et filmé, mais qui vaut surtout pour sa finale d’une logique implacable.

Arts

Un juge rejette une partie de la poursuite d'Ashley Judd contre Harvey Weinstein

LOS ANGELES — Un juge fédéral aurait rejeté une partie de la poursuite intentée par Ashley Judd contre Harvey Weinstein.

Le juge Philip S. Gutierrez, du tribunal de district des États-Unis à Los Angeles, a déclaré mercredi que la plainte pour harcèlement sexuel de l'actrice ne cadrait pas dans les lois californiennes. Mais il a ajouté qu'Ashley Judd pourrait aller de l'avant avec une poursuite basée sur des allégations distinctes de diffamation et d'ingérence économique contre Harvey Weinstein, selon des informations parues dans le Los Angeles Times et le New York Times.

Ashley Judd affirme qu'après avoir rejeté les avances sexuelles de Harvey Weinstein il y a deux décennies, il a tenu des propos diffamatoires à son endroit lors de discussions avec Peter Jackson, le réalisateur de «Lord of the Rings» («Le seigneur des anneaux»), qui ont nui à sa carrière.

Harvey Weinstein, 66 ans, fait également l'objet de poursuites pénales à New York et est la cible d'autres enquêtes criminelles.

Le producteur déchu a nié toute relation sexuelle non consensuelle.

Cinéma

Accusé de harcèlement chez Disney, John Lasseter va diriger l’animation chez Skydance

LOS ANGELES — L’ex-directeur artistique de Disney Animation, le réputé génial John Lasseter («Cars», «Toy Story»), qui a quitté ses fonctions après des accusations de harcèlement sexuel, a été recruté par le groupe Skydance pour prendre la tête de ses studios d’animation.

Skydance a souligné avoir mûrement réfléchi avant de prendre cette décision qui était déjà critiquée mercredi par le mouvement «Time’s Up» («L’heure a sonné»), créé dans la foulée de l’affaire Weinstein pour venir en aide aux victimes d’agression sexuelle et de harcèlement.

«John a un talent créatif et exécutif unique en son genre, dont on ne dira jamais assez à quel point il a eu un impact sur l’industrie de l’animation», déclare dans un communiqué David Ellison, directeur général de Skydance Media, qu’il a fondé en 2010.

«C’est lui qui a fait entrer l’animation dans l’ère du numérique» avec Toy Story en 1995, le premier long métrage entièrement réalisé par ordinateur, relève le communiqué, qui qualifie John Lasseter de «visionnaire».

M. Lasseter, 62 ans cette semaine, a notamment permis à Pixar de passer de simple appendice de Lucasfilm à l’un des studios d’animation les plus célèbres au monde, multi-oscarisé et racheté par Disney.

Il avait annoncé prendre un long congé sabbatique après des comportements douteux, tels que des «étreintes non consenties», envers des employées de Disney. John Lasseter avait présenté ses excuses et reconnu «avoir échoué» à insuffler une culture «de la confiance et du respect» dans ses studios.

«J’ai passé l’année dernière à l’écart de l’industrie, dans une profonde réflexion, apprenant comment mes actions avaient involontairement mis des collègues mal à l’aise», affirme Lasseter dans le communiqué de Skydance, où il présente de nouveau ses regrets et excuses.

«Je suis déterminé à construire un studio d’animation fondé sur la qualité, la sécurité, la confiance et le respect mutuel», dit-il.

Mais pour «Time’s Up», ce recrutement ne fait que «perpétuer un système bancal qui permet à des hommes puissants d’agir en toute impunité».

«Skydance Media offre une position de pouvoir, de prestige et de privilèges à un homme qui a été à plusieurs reprises accusé de harcèlement sexuel au travail», accuse l’organisation dans un communiqué.

Créés en 2017, les studios d’animation Skydance travaillent sur deux projets de long métrage, «Luck», réalisé par Alessandro Carloni («Kung Fu Panda 3») et une oeuvre encore sans titre réalisée par Vicky Jenson («Shrek»).

Cinéma

«La favorite» en tête des nominations des Bafta

LONDRES — Le film historique «La favorite» du réalisateur grec Yorgos Lanthimos a récolté 12 nominations en vue de la 72e cérémonie des Bafta, l’équivalent des Oscars en Angleterre, ce qui le place en tête du peloton des nominations.

Dans cette comédie dramatique se déroulant dans l’Angleterre du XVIIIe siècle, une confidente et une courtisane de la reine Anne se disputent ses faveurs, dans un triangle amoureux teinté d’ambitions politiques.

Cinéma

Un film de guerre patriotique bat des records aux guichets en Russie

MOSCOU - Un film de guerre racontant «le dévouement à la Patrie» d’un soldat soviétique, dernier-né d’une série de productions patriotiques à gros budgets soutenues par l’État russe, bat des records d’affluence en Russie, selon des professionnels du secteur.

Baptisé «T-34», du nom d’un char soviétique symbole de la victoire de l’URSS sur l’Allemagne nazie, ce long-métrage a collecté près de 713 millions de roubles (9,8 millions d’euros) de recettes au cours de son premier week-end d’exploitation, du jamais vu, selon Biouletin Kinoprokatchika, la lettre d’information du secteur.

«C’est un drame sur la façon dont un prisonnier s’échappe d’un camp de concentration fasciste pour essayer de sauver sa vie, son amour et son dévouement à sa Patrie», a écrit le ministère de la Culture russe dans un communiqué.

Son réalisateur Alexeï Sidorov a souhaité «raconter la guerre en attirant la jeunesse sans heurter ceux qui conservent toujours la mémoire de la Grande Guerre Patriotique», poursuit la même source.

Le souvenir de la Grande Guerre Patriotique, le nom donné en Russie au conflit armé entre l’URSS et l’Allemagne nazie, reste la source d’une immense fierté et constitue un pilier essentiel du patriotisme prôné par Vladimir Poutine.

La sortie en début d’année de «T-34» a coïncidé avec celle de «Prazdnik» («La Fête»), une comédie noire se déroulant pendant le terrible blocus de Léningrad (redevenue depuis Saint-Pétersbourg) par l’armée allemande.

A l’inverse de «T-34», qui a bénéficié d’une large couverture dans les médias progouvernementaux, le réalisateur de «Prazdnik» a choisi de diffuser son film sur YouTube après avoir été critiqué et accusé de «blasphème».

Cette comédie financée par des fonds privés a néanmoins atteint près de 800.000 vues sur ce réseau social.

Le ministère russe de la Culture a le pouvoir d’autoriser ou non la sortie en salles d’un film. Début 2018, il avait interdit à la dernière minute la comédie franco-britannique «La Mort de Staline», qui narre de manière burlesque les heures ayant suivi la mort du dirigeant soviétique en 1953.

Parmi les autres grands films patriotiques récemment produits, la comédie romantique «Pont de Crimée. Fait avec amour !» est sortie quelques semaines avant que cette nouvelle structure ne soit au coeur d’un incident militaire entre l’Ukraine et la Russie.

En novembre 2017, un long-métrage sur la victoire inattendue de l’équipe de basket soviétique contre les États-Unis aux JO de 1972 est quant à lui devenu le plus gros succès commercial de l’histoire du cinéma russe.