Cinéma

FFO: notre sélection du jour

Le Monstre

Événement phare du Jour d’Avant, l’auteure Ingrid Falaise et la comédienne Rose-Marie Perreault, présidente d’honneur du FFO, viennent présenter sur grand écran le premier épisode de la série Le Monstre. Impossible d’en sortir indemne. La série met en images le livre du même titre d’Ingrid Falaise. Séquestrée, violée, battue, abusée verbalement, l’auteure et comédienne a subi l’enfer pendant trois ans aux griffes de « M », son conjoint. L’adaptation à l’écran dose bien les scènes de violence pour rendre le tout soutenable. Le Monstre fait partie de ces œuvres qui restent collées à l’esprit. (19h, au Cinéma 9; le 27 mars à 19h, au Cinéma d’Aylmer) [CM]

Cinéma

Le pdg de Warner démissionne pour cause de liaison avec une actrice

LOS ANGELES — Le pdg des studios Warner Bros., Kevin Tsujihara, confronté depuis plusieurs semaines à des rumeurs concernant une liaison avec une jeune actrice britannique qu’il aurait tenté d’aider à décrocher des rôles, va démissionner de ses fonctions, a annoncé lundi le groupe WarnerMedia.

«Il en va de l’intérêt de WarnerMedia, [de sa filiale] Warner Bros., de nos employés et de nos partenaires que Kevin renonce à ses fonctions de président et directeur général de Warner Bros», écrit dans un communiqué le directeur général du groupe WarnerMedia, John Stankey.

«Kevin reconnaît que ses erreurs ne sont pas compatibles avec les attentes de la société en termes de gouvernance et qu’elles pourraient avoir un impact sur sa capacité à se développer», poursuit le communiqué, sans toutefois explicitement évoquer le scandale de sa liaison présumée avec l’actrice Charlotte Kirk.

Des médias ont récemment affirmé que Kevin Tsujihara, 54 ans, et Charlotte Kirk, 26 ans, avaient entamé une liaison en 2013. Selon eux, le patron des studios Warner aurait tenté d’user de son influence pour obtenir des rôles à la comédienne.

Sans grand succès apparemment puisque la comédienne n’apparaît à l’affiche que dans deux films de Warner Bros, How to be single et Ocean’s 8, à chaque fois dans des rôles mineurs. Les avocats de M. Tsujihara ont formellement démenti une intervention de sa part pour les choix de distribution de ces films.  

Cinéma

Cinéma et télévision font enfin de la place aux acteurs corpulents, sans caricature

NEW YORK — Ils étaient jusqu’ici relégués aux seconds rôles comiques, voire absents tout court des écrans, mais les acteurs corpulents se voient confier de plus en plus de personnages majeurs, à la télévision et au cinéma, signe d’un changement sociétal.

Adaptée du best-seller autobiographique de Lindy West, la série événement Shrill, lancée vendredi sur la plateforme Hulu, est le dernier exemple en date de l’ouverture des studios à d’autres morphologies que celles qui dominent la télévision depuis sa création.

Quelques actrices noires rondes avaient décroché il y a une dizaine d’années des rôles de premier plan à la télévision et au cinéma, comme les oscarisées Octavia Spencer et encore Mo’Nique, et l’icône du rap Queen Latifah.

Ces dernières années, Chrissy Metz a été remarquée dans la série This Is Us, de même que Danielle Macdonald dans le récent téléfilm de Netflix Dumplin, et, au cinéma, Rebel Wilson (La note parfaite) et surtout Melissa McCarthy (Espionne ou S.O.S Fantômes) sont régulièrement en haut de l’affiche.

«Je pense que le public américain et probablement le public en général n’est pas habitué à voir des grosses à la télé», a déclaré au magazine Elle Aidy Bryant, l’héroïne de Shrill, qui fait aussi partie de l’équipe de l’émission Saturday Night Live.

«Nous assistons à un changement», reconnaît Rebecca Puhl, professeure et directrice adjointe du Centre de politique nutritionnelle et obésité de l’université de Connecticut. «Nous commençons à voir des personnes de forte corpulence dans des rôles principaux à la télévision et au cinéma».

Registres nouveaux 

Outre leur importance, les personnages proposés se situent aussi désormais dans des registres nouveaux.

«Les acteurs et actrices obèses étaient jusqu’ici souvent engagés plutôt pour des rôles comiques», relève James Zervios, vice-président de l’organisation Obesity Action Coalition, dont l’une des missions est de lutter contre la discrimination liée au poids, le «weight bias».

«Très récemment», dit-il, «nous avons commencé à voir des gens obèses, comme Chrissy Metz (nommée aux Emmys et aux Golden Globes), dans des rôles plus dramatiques».

Les hommes cantonnés à la comédie

James Zervios estime néanmoins que les hommes, à la différence des comédiennes, restent encore presque exclusivement cantonnés à la comédie.

Jusqu’ici, les études du centre de Rebecca Puhl avaient montré que les personnages corpulents étaient «souvent ridiculisés, dépeints dans des comportements caricaturaux, en train de se bâfrer». «Ils avaient aussi moins d’interactions positives avec les autres», ajoute-t-elle.

Ce constat était encore plus marqué pour les programmes jeunesse qui ont eux, en outre, beaucoup moins évolué que les séries et films adultes sur ce plan ces dernières années. «Les personnages corpulents y sont présentés de manière beaucoup plus négative, (...) comme agressifs, asociaux ou antipathiques», souligne Rebecca Puhl.

Pas encore gagné 

Un phénomène d’autant plus préjudiciable que, dit-elle, cette représentation tend à valider la discrimination dans la vie de tous les jours, ce que souligne souvent le mouvement anti-grossophobie.

Aujourd’hui, Melissa McCarthy est la seule comédienne américaine corpulente de premier plan à qui l’on propose des rôles dont le poids ou l’apparence physique ne sont quasiment pas évoqués durant le film.

Pour les autres, comme Chrissy Metz dans This Is Us ou Danielle Macdonald dans Dumplin, cela reste un aspect important, même s’il n’est pas dominant. «L’obésité est une partie majeure du rôle» de Chrissy Metz, souligne James Zervios, «mais c’est montré sous un jour respectueux et réaliste».

Dans Shrill, Annie (Aidy Bryant) est renvoyée dès la première scène à son obésité à coup de microagressions. Mais la série la montre dans sa complexité, s’affirmant pour ne plus être dépossédée d’elle-même, trop souvent vue comme un corps plutôt qu’un être.

«Sur bien des points, c’est une série vraiment traditionnelle», a affirmé Aidy Bryant, dans Elle. «C’est une fille avec un boulot, un patron, des mecs, des amis (...). Mais la personne qui est au centre fait qu’elle est différente. Ce point de vue est important».

«Je ne pense pas que le combat soit encore gagné», prévient Rebecca Puhl. «La diversité des corps devrait être quelque chose de standard dans les médias», télévision et cinéma.

«Nous savons que deux tiers des Américains sont en surpoids ou obèses (71,5 % selon le Centre de contrôle des maladies - CDC)», dit-elle, «donc ça paraît sensé de montrer ces gens à l’écran».

Cinéma

Le Festival du film de l'Outaouais s'attaque au «Monstre»

Depuis le lancement de la série «Le Monstre», en février, l’actrice Rose-Marie Perreault et l’auteure Ingrid Falaise ont reçu une vague de témoignages de la part de victimes de violence conjugale. Bouleversante, révélatrice et ô combien nécessaire, l’émission atteint son but premier, souligne la comédienne : « briser ce sentiment de honte et culpabilité du fait d’avoir été une victime ».

Ingrid Falaise et Rose-Marie Perreault, qui endosse la présidence d’honneur du 21e Festival du film de l’Outaouais (FFO), présenteront le premier des six épisodes en formule gala le jeudi 21 mars, la veille de l’ouverture du FFO. Le Monstre peut être visionné sur l’Extra d’ICI Tou.tv.

Cinéma

Netflix se résout à retirer les images de Lac-Mégantic dans «Bird Box» [VIDÉO]

OTTAWA — Les images du déraillement de Lac-Mégantic seront finalement effacées du film «Bird Box».

«Netflix et les cinéastes de «Bird Box» ont décidé de remplacer la séquence», a déclaré un porte-parole du géant de la diffusion web dans un bref courriel envoyé à La Presse canadienne.

«Nous sommes désolés de la peine causée à la communauté de Lac-Mégantic», a-t-il ajouté.

Le recours aux images de la tragédie ferroviaire qui a fauché 47 vies la nuit du 6 juillet 2013 en avait choqué plusieurs.

Des politiciens étaient montés au créneau pour dire toute leur indignation et réclamer le retrait de cette séquence du populaire long métrage mettant en vedette Sandra Bullock.

La ministre de la Culture du Québec, Nathalie Roy, avait écrit à l’entreprise en janvier dernier pour demander de les effacer de la production.

La société américaine n’avait cependant pas accédé à cette demande, se contentant de présenter des excuses et de promettre de faire mieux à l’avenir.

Finalement, quelque trois mois plus tard, la voici qui se ravise.

«Nous reconnaissons que nous aurions dû agir plus rapidement», a laissé tomber une source au sein de l’entreprise qui a requis l’anonymat afin de pouvoir discuter plus librement de l’affaire.

«Pour nous, c’est une leçon importante. C’est une leçon d’humilité», a ajouté cette même source.

Ce dénouement satisfait la mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin.

«Bien sûr qu’il y a eu un délai, mais je pense qu’au final, le plus important pour moi, c’est qu’on a un résultat à cette situation-là qu’il nous semblait assez importante à régler», a-t-elle exprimé.

Elle se réjouit que l’entreprise se soit questionnée sur l’utilisation d’images de drames réels à des fins de divertissement, pour des productions de fiction.

«Je pense que c’est important qu’il y ait une réflexion de l’industrie là-dessus. Il semble qu’elle ait été faite dans ce cas-ci», a-t-elle argué en entrevue téléphonique.

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Télé et radio

L'acteur Jussie Smollett plaide non coupable aux 16 chefs d'accusations

CHICAGO — L'acteur de la série «Empire» Jussie Smollett a plaidé non coupable à des accusations liées à une présumée attaque au centre-ville de Chicago, que les policiers jugent inventée de toutes pièces.

L'avocate de l'acteur, Tina Glandian, a plaidé jeudi au nom de Jussie Smollett après que le juge Steven Watkins eut été nommé dans le dossier. La prochaine audience est prévue pour le 17 avril.

Cinéma

Sean Penn tournera un film au Canada cet été

WINNIPEG — L'acteur et réalisateur hollywoodien Sean Penn tournera un film à Winnipeg cet été.

Buffalo Gal Pictures, une société de production indépendante, a lancé mardi un appel de candidatures à des enfants acteurs pour jouer dans le long métrage.

Cinéma

Le Festival du film de l’Outaouais dévoile ses invités

Le Festival du film de l’Outaouais (FFO) a étoffé mardi la liste des invités qui participeront à sa 21e édition, tenue du 21 et au 29 mars.

La comédienne Rose-Marie Perreault – présidente d’honneur du FFO – et l’auteure et comédienne Ingrid Falaise présenteront le premier épisode de la série Le monstre, le 21 mars (Cinéma 9 ; 19 h).

Monde

Israël: «Wonder Woman» au secours d'une actrice sermonnée par Netanyahu

JÉRUSALEM — La comédienne Gal Gadot, qui interprète «Wonder Woman» à l'écran, a volé au secours d'une autre actrice israélienne, sermonnée par le premier ministre et attaquée sur les réseaux sociaux pour avoir critiqué les positions du parti au pouvoir sur la minorité arabe.

«Aime ton prochain comme toi-même», a écrit la comédienne israélienne Gal Gadot sur son compte Instagram dimanche soir, en soutien à sa compatriote, l'actrice et mannequin Rotem Sela.

«Ce n'est pas une question de droite ou de gauche. Juif ou Arabe. Laïc ou religieux», a-t-elle ajouté.

«C'est une question de dialogue, de dialogue pour la paix et la sécurité, et de tolérance les uns envers les autres», a-t-elle conclu, repostant le message publié par Rotem Sela et lui assurant qu'elle était «une source d'inspiration».

Rotem Sela, personnalité connue du grand public, avait publié samedi soir un commentaire furieux après avoir entendu la tonitruante ministre de la Culture Miri Regev à la télévision.

La ministre venait d'inviter les électeurs à ne pas voter pour les adversaires du premier ministre Benjamin Netanyahu aux élections législatives du 9 avril. Elle avait brandi la menace d'une alliance entre les concurrents de M. Netanyahu et les partis arabes pour gouverner après les élections.

Une telle hypothèse passe pour hautement improbable, mais c'est un argument massue régulièrement utilisé par M. Netanyahu, Mme Regev et leur parti, le Likoud (droite).

«Quand est-ce que quelqu'un dans ce gouvernement dira enfin aux gens qu'Israël est un État de tous ses citoyens et que tous les gens ont été créés égaux», s'est émue Rotem Sela sur Instagram.

«Même les Arabes — incroyable mais vrai — sont des êtres humains, et les druzes, et les homosexuels aussi, ainsi que les lesbiennes, et — quel choc — les gauchistes», a-t-elle ajouté.