Télé et radio

Le défunt acteur Robin Williams se raconte dans un nouveau documentaire

NEW YORK — Un nouveau documentaire sur Robin Williams raconte l’histoire du défunt acteur, en utilisant sa propre voix.

Robin Williams: Come Inside My Mind pige dans une riche banque d’archives pour exposer la perspective de l’artiste aux téléspectateurs.

La réalisatrice Marina Zenovich souligne que Williams présentait un numéro dans les années 1970, lors duquel il invitait les gens à parcourir ses pensées.

Le film présente l’histoire de l’artiste, de sa montée en popularité comme humoriste, jusqu’à sa mort en août 2014. Williams, qui souffrait de démence à corps de Lewy — une maladie neurodégénérative —, s’est enlevé la vie à l’âge de 63 ans.

Le documentaire a été conçu pour célébrer l’incroyable talent de Robin Williams, a affirmé la réalisatrice.

Le film, qui comprend des entrevues avec David Letterman et Billy Crystal, a été présenté sur le réseau HBO lundi. Il est maintenant accessible aux abonnés du service de vidéo sur demande HBO Now.

Cinéma

La croisière des vampires prend la tête du box-office nord-américain

NEW YORK - Le troisième volet de la saga «Hôtel Transylvanie», produit par le studio Sony, qui emmène la famille du comte Dracula en croisière, a pris la tête du box-office nord-américain pour son premier week-end d’exploitation.

Le vampire capé, qui va trouver l’amour et pas mal d’ennuis lors de ces vacances sur un paquebot, a réalisé 44,1 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis et au Canada de vendredi, jour de sa sortie, à dimanche, selon les estimations provisoires du cabinet spécialisé Exhibitor Relations.

«Hôtel Transylvanie 3: Des Vacances Monstrueuses», a fait mieux que l’épisode initial (42 millions de dollars) mais un peu moins bien que le deuxième (48), et facilement écarté ainsi du sommet du box-office nord-américain «Ant-Man et la Guêpe».

Après un week-end de lancement convaincant avec 75,8 millions de dollars en Amérique du Nord, la dernière livraison de Marvel a sensiblement ralenti en deuxième semaine, avec 28,8 millions de vendredi à dimanche, pour un total de 132,8 millions de dollars depuis sa sortie.

Le film à grand spectacle «Skyscraper», porté par l’ancien catcheur Dwayne «The Rock» Johnson, a lui déçu pour son premier week-end sur les écrans, et ne se classe qu’en troisième position, avec 25,5 millions de dollars.

Avec un budget de 125 millions de dollars, selon plusieurs médias américains, le long métrage qui rappelle, à plus d’un titre, «Piège de cristal», était attendu bien plus haut.

Derrière, «Les Indestructibles 2» s’accroche, avec 16,2 millions de dollars engrangés en trois jours, qui portent son total à 535,8 millions de dollars, en cinq semaines d’exploitation.

La suite des aventures d’une famille de super-héros est d’ores et déjà le film animé qui a rapporté le plus d’argent dans l’histoire du box-office nord-américain.

En cinquième position, arrivent les dinosaures de «Jurassic World: Fallen Kingdom», qui ont amassé, ce week-end, 15,5 millions de dollars, soit 363,2 millions en tout depuis leur sortie, le 22 juin.

Voici le reste du Top 10 :

6 - «American Nightmare 4: Les Origines»: 9,1 millions de dollars (49,5 en deux semaines)

7 - «Sorry To Bother You»: ce petit film indépendant réalise un excellent parcours et multiplie par six les recettes du week-end de sa sortie, avec 4,3 millions de dollars (5,3 en deux semaines)

8 - «Sicario: La Guerre des Cartels»: 3,8 millions de dollars (43,2 en trois semaines)

9 - «Uncle Drew»: 3,2 millions de dollars (36,7 en trois semaines)

10 - «Ocean’s 8»: 2,9 millions de dollars (132,2 en six semaines)

Cinéma

Une esquisse de Gauguin

CRITIQUE / Dans son dernier long métrage, Édouard Deluc («Mariage à Mendoza», «¿ Dónde está Kim Basinger ?») retrace le premier voyage à Tahiti du peintre français Paul Gauguin, de 1891 à 1893. «Gauguin – Voyage de Tahiti» aborde un pan de la vie de l’artiste en exil, tout en montrant une autre facette de Tahiti, celle d’une île dont la beauté sauvage est trop souvent effacée au détriment des clichés de carte postale.

Campé par un excellent Vincent Cassel hirsute et sans-le-sou, Paul Gauguin laisse sa femme et ses cinq enfants à Paris pour s’expatrier seul à Tahiti, loin des codes moraux, politiques et esthétiques européens. Désabusé par ce que le Paris de la fin du 19e a à offrir aux artistes, il essaye de convaincre ses acolytes de s’embarquer avec lui. « Tout est pourri, tout est sale, tout est dégueulasse. [...] Y a plus un visage, y a plus un paysage qui mérite d’être peint ici. »

Cinéma

Ingmar Bergman: le peintre des démons intimes aurait eu 100 ans

STOCKHOLM — Il y a 100 ans un 14 juillet naissait Ingmar Bergman, un des plus grands cinéastes de sa génération dont l’œuvre ténébreuse, souvent difficile d’accès, mais célébrée par ses pairs, continue de fasciner autant que rebuter.

Né en 1918 à Uppsala, au nord de Stockholm, ce fils de pasteur luthérien a réalisé près de 60 films entre 1946 et 2003, dont Cris et chuchotements (1972), Scènes de la vie conjugale (1973), Sonate d’automne (1978) ou encore Fanny et Alexandre (1982), son œuvre-testament.

Onze ans après sa mort à l’âge de 89 ans dans sa maison de Fårö, île de galets, de tourbières et de stacks (monolithes) en mer Baltique dont il fit le décor de l’inquiétant Persona, il demeure pour le plus grand nombre le peintre des tourments, des fantasmes, de la folie et des errances conjugales. Comme dans un miroir, chez Bergman Eros et Thanatos sont toujours les dupes l’un de l’autre.

«L’essentiel de notre éducation se fondait sur les principes de péché, d’aveu, de châtiment, de rédemption et de pardon», écrit-il dans son autobiographie Laterna Magica.

De Crise à Sarabande, son dernier film, ce surdoué de l’image qui aima les femmes et les filma magistralement, abhorrait la mort et en filma les représentations, a sculpté une métaphysique des tensions humaines où Dieu est aussi puissant qu’absent, laissant seules dans le monde les consciences douloureuses, entre cris et chuchotements.

«Ingmar puisait énormément dans ses propres expériences, dans son passé [...] D’une certaine façon il est resté sur ses 10 ans», analyse Anna Bergman, qui fut sa belle-fille et sa costumière.

«Exotisme scandinave»

Dès les années 1950, il conquiert l’étranger où le public succombe à «l’exotisme scandinave» avec sa langue barbare, ses jeunes femmes affranchies, ses paysages sauvages, ainsi qu’une représentation «naturelle» de la nudité qui éberlue et fait scandale.

«Il est souvent associé à l’étranger à ses films sombres, noir et blanc, au rythme lent et aux plans serrés, mais ce n’est qu’une partie de sa vérité. En Suède, on leur préfère Fanny et Alexandre, œuvre de l’enfance multi-oscarisée et diffusée chaque année à Noël à la télévision suédoise», rappelle Anna Bergman.

Car l’homme n’a jamais été prophète en son pays.

«La carrière de Bergman coïncide avec le développement de l’État-providence suédois. La Suède a connu un essor politique, social et économique exceptionnel pendant les années 1940, 50 et 60 [...] Or, on a ce réalisateur qui nous rappelle qu’on peut aussi être angoissé, qu’on peut divorcer ou entretenir des relations difficiles avec nos parents, que Dieu nous manque. À ce moment-là, on n’a pas envie de l’entendre», analyse Jan Holm-berg, directeur de la Fondation Bergman.

Une pluie d’Oscars

En noir et blanc puis en couleur, Ingmar Bergman alternait compositions symbolistes (Le Septième sceau) et plus classiques (Un été avec Monika, Scènes de la vie conjugale, Sonate d’automne, Cris et chuchotements, Fanny et Alexandre), à côté d’expériences inclassables comme Persona qui compte aujourd’hui parmi les chefs d’œuvre du septième art.

Il a aussi signé des dizaines de mises en scène, adaptant Molière, Shakespeare, Ibsen et Strindberg. De 1963 à 1966 il dirigea le Théâtre dramatique royal de Stockholm qui lui consacre cette année une programmation exceptionnelle.

Venu des planches au cinéma, il réunira les deux — avec la musique dont il disait qu’il ne s’y entendait pas — dans La flûte enchantée en 1975, le gai opéra de Mozart dont un 33 tours avec libretto trône encore aujourd’hui dans la maison de Fårö ombragée de pins.

Considéré par Woody Allen comme le «meilleur réalisateur» de l’histoire du cinéma, Bergman rafla trois Oscars du meilleur film étranger, en 1960 pour La source, l’année suivante pour À travers le miroir et en 1983 pour Fanny et Alexandre. Cannes l’honora sur le tard en lui décernant en 1997 la «Palme des palmes», seul cinéaste à ce jour récompensé.

Lui-même avait ses modèles. «Quand le film n’est pas document, il est rêve. C’est pourquoi Tarkovski est le plus grand de tous.» Et d’ajouter : «Fellini, Kurosawa et Buñuel naviguent les mêmes eaux que lui».

Il donnera leurs plus beaux rôles à des actrices comme Harriett Andersson et la Norvégienne Liv Ullmann, son «Stradivarius». Il aura des aventures amoureuses avec plusieurs de ses actrices, se mariera cinq fois et aura neuf enfants.

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Cinéma

Xavier Dolan ferme son compte Twitter et se concentre sur Instagram

MONTRÉAL - Xavier Dolan a fermé son compte Twitter.

Tout juste avant de s’éclipser, mercredi, le cinéaste québécois a publié un message expliquant sa décision.

Xavier Dolan souligne qu’il se sent attiré, malgré lui, dans des débats haineux.

Il explique vouloir ignorer ces discussions plutôt que de les laisser avaler son temps.

Celui qui a réalisé le long métrage «Ma vie avec John F. Donovan» (The Death and Life of John F. Donovan), qui sortira plus tard cette année sur les écrans québécois, propose à ses admirateurs de le suivre sur Instagram.

Cinéma

Violences sexuelles: plusieurs femmes témoignent contre Luc Besson

PARIS — Après une plainte pour viol déposée par une actrice en mai, plusieurs femmes ont témoigné auprès du site français d’informations Mediapart de gestes déplacés, voire d’agressions sexuelles de la part du réalisateur français Luc Besson.

Selon Mediapart, une ancienne collaboratrice de Luc Besson, chargée des castings, a écrit début juillet au procureur de la République de Paris pour dénoncer des faits qu’elle qualifie d’«agressions sexuelles».

Elle évoque un climat de travail «très sexualisé», ainsi que «des gestes et des comportements inappropriés», qu’elle estime être des «agressions sexuelles».

Contacté par l’AFP, l’entourage de l’avocat de Luc Besson, Me Marembert, a fait savoir que celui-ci n’avait à ce stade «rien de plus [à dire] que les déclarations à Mediapart».

L’enquête du média en ligne révèle que plusieurs femmes ont contacté l’actrice italienne Asia Argento, une des figures de proue du mouvement #MeToo et une accusatrice du producteur Harvey Weinstein, après son discours coup de poing en clôture du Festival de Cannes en mai.

L’une d’entre elles, également actrice, a ensuite évoqué auprès de Mediapart des rendez-vous professionnels avec Luc Besson dans des chambres d’hôtel au début des années 2000 et des actes de violence de la part du réalisateur de 59 ans, qui se serait «jeté» sur elle.

Ces accusations surviennent des mois après la tempête liée à l’affaire Weinstein et la vague d’accusations et de libération de la parole qui a suivi, principalement aux États-Unis.

Rares accusations en France

En France, il y a eu très peu de dénonciations de harceleurs dans le cinéma français. Les rares actrices françaises sorties du bois, comme Léa Seydoux et Emma De Caunes, se sont manifestées pour dénoncer Harvey Weinstein.

Concernant la plainte déposée en mai par une comédienne et mannequin de 27 ans, qui accuse Luc Besson de l’avoir violée dans un hôtel à Paris mi-mai, les analyses toxicologiques se sont révélées négatives.

La plaignante avait porté plainte au lendemain d’un rendez-vous avec le réalisateur du Grand Bleu et du Cinquième élément, qui avait dénoncé immédiatement des «accusations fantaisistes».

Elle avait dit entretenir une relation intime avec le réalisateur et producteur depuis environ deux ans et s’y être sentie obligée compte tenu de leurs rapports professionnels, selon une source proche de l’enquête.

Cinéma

Agression sur une troisième femme: Weinstein plaide non coupable

NEW YORK — Le producteur déchu Harvey Weinstein a plaidé lundi non coupable aux accusations d’agressions sexuelles sur une troisième femme annoncées contre lui la semaine dernière, qui lui font risquer la prison à perpétuité.

Le producteur, accusé d’abus sexuels par des dizaines de femmes qui ont fait de lui le catalyseur du mouvement #MeToo, avait déjà plaidé non coupable aux premières inculpations concernant deux autres femmes, annoncées contre lui fin mai par le procureur de Manhattan.

«Non coupable», a répondu lundi le producteur de 66 ans au juge qui l’interrogeait, lors d’une audience au tribunal de Manhattan.

Bien qu’en liberté surveillée moyennant un million de dollars de caution et le port d’un bracelet électronique, Weinstein a comparu menotté, très pâle dans son costume sombre.

L’«acte sexuel forcé» dont il a été accusé le 2 juillet remonterait à juillet 2006, sur une femme dont l’identité n’a pas été précisée.

Elle a donné lieu à trois nouveaux chefs d’inculpation, dont deux pour agression sexuelle avec circonstances aggravantes, punissables d’une peine minimale de 10 ans de prison et d’une peine maximale de perpétuité.

Les deux précédentes inculpations, sur deux femmes différentes, portent sur un viol présumé remontant à 2013 et une fellation forcée datant de 2004.

Une centaine de femmes

Depuis que le scandale sur les abus sexuels présumés du producteur a éclaté en octobre, près d’une centaine de femmes — dont des vedettes comme Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow — ont affirmé avoir été harcelées ou abusées sexuellement par cet ancien puissant de Hollywood. Des faits présumés étalés sur plusieurs décennies.

L’avocat de Weinstein, Ben Brafman, maintient depuis le début que chacune de ces relations sexuelles était «consentie» et s’est dit confiant que le producteur serait finalement déclaré innocent.

Arts

La liste: 5 films de canicule

1. Summer of Sam / Do the Right Thing (Spike Lee)  Spike Lee est un fier New-Yorkais, habitué aux températures de fourneaux de sa ville — après tout, le quartier Hell’s Kitchen est à Manhattan… Summer of Sam (1999), inspiré du meurtrier en série David Berkowitz, se déroule pendant l’été caniculaire de 1977. Quant à Do the Right Thing (1989), sa tragédie sur fond de tension raciale culmine en une journée très chaude, à tout point de vue. Éric Moreault

Arts et spectacles

L’apocalypse vous va si bien

LOS ANGELES — De la Bible à Nostradamus, en passant par le calendrier maya et le bogue du millénaire, la fin du monde fascine depuis la nuit des temps les fatalistes, fans de fantastique et autres fervents religieux. Le cinéma n’est pas en reste.

Les réalisateurs adorent alimenter les peurs les plus enfouies concernant la surpopulation, les épidémies ou l’Armageddon nucléaire. Et le public accourt dans les salles obscures.

Cinéma

Des fans de Star Wars ont aussi un côté obscur

LOS ANGELES — Au-delà des sabres laser, de l’espace intersidéral et de la lutte éternelle entre le bien et le mal, les derniers opus de Star Wars voulaient aussi diversifier les stars de sa saga galactique, presque toutes masculines et blanches dans ses deux premières trilogies.

Rogue One, Le réveil de la Force, Solo ou Les derniers Jedi ont généré des fortunes en donnant à des femmes et des personnes de couleur les rôles principaux de Rey, Finn, ou Jyn Erso, entre autres.