Le calendrier culturel, 11 février 2020

Les événements à venir dans le monde des arts.

Martha Wainwright est en ville

Martha Wainwright est de retour à la salle Jean-Despréz pour y présenter son spectacle Goodnight City. La chanteuse se présente à Gatineau le 14 (à guichets fermés) et le 15 février, à 20 h, dans le cadre de cette tournée entamée en 2017, et qui se prolonge depuis.

Martha Wainwright

Il faut dire que la fille de Kate McGarrigle et Loudon Wainwright III est, sur scène, comme un poisson dans l’eau. Goodnight City est aussi drôle qu’émouvant, Martha Wainwright maîtrisant non seulement la guitare, mais aussi l’art de se raconter.

Billets : ovation.qc.ca

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Geneviève et Alain fêtent l’amour

La 10e saison artistique de La Grange de Cantley se poursuit en compagnie du duo Geneviève et Alain. Le tandem artistique – qui est aussi un couple amoureux – soulignera la Saint-Valentin, ce 14 février, au fil de ses chansons folk délicates parsemées d’harmonies vocales.

Les deux complices – lui à la guitare, elle au piano – de la région d’Ottawa-Gatineau ont deux albums à leur actif. Le premier a raflé en 2016 le prix Relève du gala des Culturiades. Le plus récent, De la rivière à la mer, a été réalisé par Carl Bastien.

Billets : grange.ca ; 819-827-3164

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Jean Boisjoli : pour l’amour de Janis

La librairie Bouquinart, dans le secteur Aylmer, a invité Jean Boisjoli à parler de son nouveau livre Moi, Sam ; elle, Janis (Éditions David). L’auteur – qui est aussi invité d’honneur de la prochaine édition du Salon du livre de l’Outaouais, pour représenter l’Ontario français – sera de passage à la librairie le 12 février à 19 h. Une séance de dédicaces suivra une discussion animée par Jean-Frédéric Boulais.

Son roman, un polar sanglant, a pour cadre le quartier Vanier d’Ottawa et « se fait l’écho d’une jeunesse qui se sent larguée par une société à la dérive ». L’intrigue démarre sur le meurtre d’une jeune femme, Janis, dont le corps est retrouvé dans un bois proche d’Ottawa ; son colocataire est rapidement accusé du meurtre. Le titre fait référence à la chanteuse Janis Joplin. Le premier roman de M. Boisjoli, La mesure du temps (Prise de parole, 2016), avait décroché le prix littéraire Trillium. 

Renseignements : editionsdavid.com ; galerie@bouquinart.ca ; 819-332-3334

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Les montagnards se déchaînent

La tournée du Festival du film de montagne de Banff s’arrête à la Maison de la culture de Gatineau le lundi 17 février à 19 h. Il s’agit de la 24e édition de ce festival destiné aux amateurs d’escapades hivernales. Cette année encore, les festivaliers pourront apprécier « des films inspirants où l’aventure humaine et sportive sert de tremplin à des réalisations hors du commun ».

Le film «Reel Rock 14: The High Road» est présenté dans le cadre de la 24e tournée québécoise du Festival du film de montagne de Banff.

À noter, la programmation comprend le court-métrage canadien Charge, dans lequel quatre skieurs freestyle dévalent à un rythme endiablé les pentes poudreuses de Chatter Creek, en Colombie-Britannique. Pour un avant-goût vidéo de cette tournée, cliquez ici.

Renseignements : banffquebec.ca

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Judicaël Perroy à Guitare Alla Grande 

Le festival Guitare Alla Grande se déroulera du 13 au 16 février au Conservatoire de musique de Gatineau et à l’Université d’Ottawa (pavillon Tabaret). L’invité d’honneur de cette 15e édition est le guitariste français Judicaël Perroy, lauréat du prestigieux prix Guitar Foundation of America. Le Festival accueillera aussi le Mexicain Misael Barraza-Diaz, ainsi que de plusieurs autres artistes de renom, dont Isabelle Héroux et le Ottawa Guitar Trio, ainsi que David Gaudreau et Denis Poliquin, qui, lors du concert de clôture (le 16 février, à 15 h) dirigeront les orchestres Virtuoso et Maestro du Conservatoire. Au programme : concerts, conférences, cours de maître, ateliers et expositions de luthiers. Le directeur artistique du festival, Patrick Roux (qui enseigne au Conservatoire) profitera de l’événement pour faire découvrir une nouvelle composition, La route de l’espoir. Cette œuvre « hommage aux migrants » sera interprétée en grande première canadienne par Misael Barraza-Diaz, le 14 février, à 20 h.

Programmation complète et billets : guitareallagrande.org ; 819-772-3283

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Exposition sur les Forces armées

Le grand public est cordialement invité au Musée canadien de la guerre (MCG) pour découvrir la nouvelle exposition du Programme d’arts des Forces canadiennes (Groupe 8). L’inauguration officielle aura lieu le jeudi 13 février à 18 h. Le Programme réunit des œuvres créées par un groupe non militaire d’artistes accompagnant les Forces canadiennes. Les artistes du Groupe 8 ont été « déployés » uniquement en sol canadien ; plusieurs d’entre eux se sont rendus dans le nord du pays. Leurs œuvres « contribuent à notre compréhension de ce que représente le service au sein des Forces armées canadiennes au pays », estiment les co-organisateurs, le MCG et l’association Histoire et patrimoine.

Renseignements : museedelaguerre.ca ; 819-776-8607

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Gabriel Osson écrit sur la chute de « Papa Doc »

Dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs, l’auteur d’origine haïtienne Gabriel Osson convie le public à souligner le lancement de son nouveau roman, Le jour se lèvera.

Le livre «Le jour se lèvera», de l’auteur d’origine haïtienne Gabriel Osson

Ce lancement organisé par les Éditions David et l’organisme Mosaïque interculturelle, s’effectuera à l’Institut canadien-français d’Ottawa (316, rue Dalhousie), le jeudi 13 février, de 17 h à 19 h. Une séance de dédicaces suivra la présentation de l’œuvre. Réservations souhaitées. Ce deuxième roman de M. Osson (après Hubert, le restavèk) lève le voile sur le soulèvement militaire ayant causé la chute du régime dictatorial de François Duvalier, alias « Papa Doc ».

RSVP : vsylvain@editionsdavid.com ; 613-695-3339

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Carte blanche politisée ?

Le Théâtre de l’Île présente une nouvelle Carte blanche à l’Espace René-Provost (ERP ; 39, rue Leduc). Du 13 au 15 février, à 20h, Kiara-Lynn Néï et Sylvain Sabatié présenteront Haïti : l’Île des esclaves, tandis que Corinne Sauvé offrira Moiitou. Les deux pièces assument leur portée « politique ». La première création revisite « librement » la pièce L’Île des esclaves de Marivaux, en la resituant dans cette république forgée dans la révolte des esclaves africains. Le second chantier, une danse-performance, se présente comme « une course contre le temps au cœur de l’univers du jeu vidéo ». Elle se veut aussi « un témoignage sans paroles enchâssé dans un jeu que son auteure peut gagner ou perdre chaque soir ». Corinne Sauvé y instaure un parallèle avec le mouvement #Moiaussi. Dans le foyer de l’ERP, les visiteurs auront l’occasion d’apprécier l’exposition photographique Espaces scéniques, signée Marianne Duval, collaboratrice de longue date du milieu théâtral d’Ottawa-Gatineau.

Marianne Duval expose ses photographies à l’Espace René-Provost, en marge de la nouvelle Carte blanche du Théâtre de l’Île.

Elle propose une sélection d’« instants décisifs » capturés au fil des nombreux spectacles dont elle fut la photographe de plateau.

Billets : ovation.qc.ca