Le comité Steampunk Buckingham, formé de commerçants du secteur, tiendra la première édition de son Festival du temps, du 31 mai au 2 juin, sur l’avenue de Buckingham et sur le site du parc Maclaren.

Buckingham dans les vapeurs steampunk

Après une première et brève incursion dans le mystérieux monde du steampunk en juin 2018, voilà que Buckingham pourra maintenant miser sur un véritable « festival rétrofuturiste punk à vapeur » de trois jours. Le secteur pourra aussi compter sur une programmation annuelle mettant à l’avant-plan ce courant de la fantasy dont l’esthétique est loin de passer inaperçue aux yeux du public.

Le comité Steampunk Buckingham, formé de commerçants du secteur, tiendra la première édition de son Festival du temps, du 31 mai au 2 juin, sur l’avenue de Buckingham et sur le site du parc Maclaren.

Dans le clan des organisateurs, on promet une « machine à voyager dans le temps qui permettra aux festivaliers de rattraper ces moments magiques qui ont été perdus dans le cadre de ces années ». Plus de détails seront dévoilés dans les prochaines semaines.

Ce grand happening mêlera passé, présent et futur, avec comme paysage le riche patrimoine victorien et industriel du secteur Buckingham. Une pléiade d’activités à la sauce steampunk s’intégreront aux différents rendez-vous familiaux organisés par le Carrefour culturel ESTacade, le nouveau partenaire du comité — qui comptait déjà sur l’aide de la Société d’histoire de Buckingham.

Caramel au village (29 septembre), Halloween au village (26 octobre), Halloween à Champboisé (31 octobre), la Parade du Père-Noël de Masson-Angers (décembre) et Carnaval au village (février 2020) succomberont aux vapeurs steampunk, cette année. Un pique-nique victorien aura aussi lieu en août prochain.

Avec une volonté de redynamiser le secteur est de Gatineau, le comité Steampunk Buckingham caressait le rêve de lancer un festival basé sur ce courant fortement inspiré des œuvres de Jules Vernes et H.G. Wells et au sein duquel l’anachronisme est roi. Après tout, le groupe de gens d’affaires derrière l’initiative a quand même pour plan ambitieux de faire du secteur la capitale du steampunk au Québec.

De l’argent et de l’envergure

Pour arriver à ses fins, le groupe de fervents « punks à vapeur » avait besoin d’un soutien financier. L’organisme à but non lucratif derrière le projet a finalement réussi à décrocher une enveloppe de 21 000 $ pour l’année 2019-2020. Ce montant, octroyé par la Ville de Gatineau, servira à revitaliser et animer le centre-ville de Buckingham. Toutes les activités prévues à la programmation de Steampunk Buckingham seront gratuites pour le public.

« L’objectif, c’est de ramener des gens à Buckingham et dans l’est de Gatineau. Depuis qu’on s’est joint à Gatineau, on a un peu perdu notre personnalité. L’idée, c’est de redonner une personnalité à Buckingham et de montrer que nous avons un beau centre-ville. On a aussi à cœur Masson-Angers et L’Ange-Gardien. Nous sommes le secteur est de Gatineau », indique la porte-parole du comité Steampunk Buckingham, Caroline Breton.

Et qu’est-ce qui fait de Buckingham un lieu de prédilection pour accueillir et faire vivre la culture steampunk ? Dominique Dufour, alias Lieutenant Eugène Bagot, est responsable des relations avec les communautés pour Steampunk Québec. Il est catégorique.

« La concentration d’édifices et d’anciennes usines font que le patrimoine industriel est très fort à Buckingham. C’est vraiment l’endroit le plus steampunk qu’on peut trouver à Gatineau », dit-il.

Une communauté qui s’agrandit

Il se réjouit de voir ce nouveau festival — et sa programmation annuelle — être déployé, lui qui travaille activement à développer ce mouvement pop-culturel du côté de l’Outaouais québécois.

« Au Québec, notre communauté date d’environ 7 ou 8 ans. Steampunk Ottawa aura 10 ans à la mi-mai. Dans le reste du Canada, on parle d’une vingtaine d’années. On a maintenant une communauté à la grandeur de la province au Québec qui est de plus en plus dynamique, avec une couleur et avec des produits qui lui sont propres. J’essaie de développer un noyau francophone du côté de l’Outaouais parce qu’on a toujours tendance à se rendre à Ottawa pour des activités en anglais. Avec Buckingham, Wakefield et Shawville, par exemple, on a vraiment un beau patrimoine qui mérite d’être exploité en Outaouais », lance-t-il.

Il a d’ailleurs bon espoir que Buckingham pourra éventuellement devenir la capitale du steampunk du Québec.

« Si vous tapez “capitale steampunk mondiale” sur Internet, vous allez trouver un petit village en Nouvelle-Zélande qui a transformé son économie et son visuel en steampunk. Si vous tapez “Vulcan”, vous avez en Alberta un autre village qui a transformé son économie avec Star Trek. Alors oui, c’est possible d’avoir en permanence une couleur, des activités et des vitrines décorées steampunk à Buckingham », affirme M. Dufour.