Un groupe de commerçant(e)s de la Basse-Lièvre, donneront cette fin de semaine un avant-goût de ce que pourrait être ce festival.

Buckingham à l’heure steampunk

Un festival steampunk est en gestation à Buckingham.

C’est le projet que caresse un groupe de commerçant(e)s de la Basse-Lièvre, qui donneront cette fin de semaine un avant-goût de ce que pourrait être ce festival. Ils organisent samedi et dimanche un grand pique-nique steampunk au parc MacLaren et, dans le centre-ville, diverses autres activités en lien avec cette subculture « rétrofuturiste » (ceux qui ne sont pas familiers avec le terme peuvent lire nos explications dans le texte « Steam... quoi ? »).

Le steampunk est une subculture « rétrofuturiste » unique en son genre.

Certains des membres de ce regroupement de gens d’affaires rêvent même de faire de Buckingham un village d’allure steampunk... à l’année longue.

Un rêve fou ? À prime abord, peut-être. Mais pas si irréaliste que ça. Demandez aux habitants d’Oamaru, en Nouvelle-Zélande (voir autre texte), comment on réalise ce genre d’utopies. Ou, plus près de nous, demandez aux résidents de Québec si les Fêtes de la Nouvelle-France n’ont pas un impact positif sur le quartier Petit Champlain. Non, tiens ! Demandez plutôt aux « résidents » de Bicolline, ce « Duché » branché sur l’esthétique médiévale fantastique, si la vie n’est pas plus agréable, avec un zeste de fantaisie...

Au cœur de ce regroupement buckinghamois – qui réfléchit à toutes sortes d’initiatives pour dynamiser le centre-ville, et n’entend pas se limiter à cette liesse steampunk – se trouvent quatre femmes : Caroline Breton (crêperie La Maladroite), Sylvie Beauregard (l’artiste Sybö), Diane Fontaine (de la Galerie d’art Fontaine) et Kristine Lamb, propriétaire de La Boutik du Corset, qui vend aussi des vêtements et des articles d’esthétique rétrofuturiste.

Cette dernière est d’ailleurs l’administratrice de la page Facebook de Steampunk Outaouais, dont certains membres participeront – en costumes « d’époque » (victorienne, à quelques détails modernistes près) à ce pique-nique organisés sous le pont Brady.

Férue de l’univers steampunk, Mme Lamb se balade souvent dans les rues de Buckingham en costume. Pour le plaisir de « retomber en enfance », elle s’est même construit un personnage... dont elle révélera le nom – et la personnalité – samedi.

Ils organisent samedi et dimanche un grand pique-nique steampunk au parc MacLaren.

« On veut amener [l’esthétique steampunk] à Buckingham toute l’année, et même devenir une destination steampunk », dit-elle sans ambages. Une destination touristique régionale ? Provinciale ? « Non, on voit grand : on veut être LA destination steampunk du monde ! » relance-t-elle sur un ton plus optimiste qu’utopiste.

Steampunk Outaouais a déjà un partenaire de taille : la Société d’histoire de Buckingham (SHB), qui a embarqué avec un plaisir évident dans ce rêve de transformer Buckingham en capitale steampunk.

Des adeptes du steampunk costumés.

Défilé de mode

Mais, pour l’instant, il faut bien commencer à petite échelle. D’autant que l’équipe n’a pas réussi à inscrire son initiative à temps dans le cadre des activités estivales officielles de la Ville de Gatineau. « On s’y est pris trop tard, mais l’année prochaine, on va l’avoir notre festival », promet-elle.

Cette édition « pilote » du Festival steampunk de Buckingham ne devrait pas manquer de temps forts.

 « Les commerçants d’ici se sont tous impliqués. La librairie Rose-Marie a préparé une belle vitrine steampunk, et va recevoir un écrivain en costume. La Galerie d’art Fontaine accueillera une expo thématique et un artisan de Val-des-Monts qui fabrique des lampes sera de passage à la galerie, le 3 », détaille-t-elle. 

Certains membres de Steampunk Outaouais participeront aux festivités en costumes « d’époque ».

Toujours à la galerie Fontaine, Kristine Lamb a préparé un défilé de mode à la sauce vapeur (c’est-à-dire « le look en arrière et en avant en même temps, avec la vapeur au milieu »). Des activités pour enfants sont aussi prévues.

« Le pique-nique est une sorte d’introduction pour les événements à venir. Ce ne sera peut-être pas la grosse fureur cette année, mais les gens sont curieux. On s’en va en dessous du pont et on jase. Quand on fait un pique-nique, on se rassemble en famille et le monde se parle pour de vrai, au lieu de se texter... alors c’est comme dans l’ancien temps », poursuit-elle.

Il n’y a évidemment pas d’obligation de porter de costume d’époque. « Ils annoncent un beau gros soleil », souligne-t-elle. Bref, n’oubliez pas vos « goggles » de soleil.