Blitz, par Étienne Daho ****

Tombé du ciel un peu comme un miracle, quatre ans après L’innocence retrouvée, Blitz s’épanouit dans les ténèbres en éclats pop et rock du plus bel effet.

Écrit et composé à Londres, l’album a traversé quelques périodes sombres collectives (attentats) et personnelles (maladie).

Les orchestrations amples et luxuriantes contrastent avec la voix vaporeuse de Daho. Sous couvert d’une bulle vocale imperturbable, l’interprète de La notte, joue de contorsions textuelles pour parler sexe, amour et mort.

L’ensemble possède un charme ténébreux, autant que térébrant, butinant aussi bien «au paradis rouge sang du fond de la nuit» (Les filles du canyon) que dans le milieu du spiritisme (les transes de The deep end).

Guitares et synthés excités, fragilité du chant renfermant une force qui ne tient qu’à un souffle.. ce 11e album le met en scène à grandes lampées d’orchestrations épiques. Comme une invitation à jouir haut et fort pour exorciser le mal.

Blitz, remède aux blisters du temps ?