L’Imagier rouvrira ses portes le 15 août.
L’Imagier rouvrira ses portes le 15 août.

L’Imagier rouvre ses portes et se remet au travail

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
L’Imagier rouvrira ses portes le 15 août.

Après près de cinq mois de fermeture liée à la COVID, le centre d’exposition aylmerois accueille Le travail en soi/ The work itself / El trabajo de uno, exposition polyphonique à l’affiche jusqu’au 27 septembre.

Trois femmes artistes y explorent à leur façon le thème de l’emploi — en tant qu’activité économique et mode de productivité, mais aussi à travers sa dimension socio-culturelle.

L’exposition réunit les œuvres d’Ifeoma Anyaeji, Maria Ezcurra et Meera Margaret Singh, trois Canadiennes issues de l’immigration — elles sont respectivement d’origine africaine, latino et indienne — qui « unissent leurs voix pour envisager le travail dans une perspective de déracinement »

Le travail en soi explore par la bande le sentiment d’appartenance qui découle du travail, ainsi que des concepts liés à l’écologie et à la « déterritorialisation ». Des enjeux tout à fait « d’actualité », même si le thème de l’exposition s’est « défini avant le déclenchement de la crise sanitaire », propose la commissaire de l’exposition, Nuria Carton de Grammont.

la valeur du travail artisanal

Le travail « représente ici une action de revendication identitaire dans son rapport à la construction du territoire autant géographique que sensoriel », résume la commissaire.

L’exposition s’interroge sur les valeurs du système de production néolibéral et sur « la valeur du travail fait main », poursuit Nuria Carton de Grammont.

« Au-delà de la productivité et du capital qu’il constitue, le travail met en évidence un espace d’affirmation d’usages, de savoir-faire et de traditions », souligne-t-elle en mentionnant « l’utilisation des techniques de tissage traditionnelles de la culture ouest africaine » à laquelle à recours Mme Anyaeji ; « la transformation de vêtements » à laquelle s’adonne Mme Ezcurra ; et les photographies d’agriculteurs qu’a prises Mme Singh.

L’Imagier rouvrira ses portes le 15 août.

Parcours sonore

L’exposition est complétée par un parcours sonore intitulé Les écouteurs.

« Déambulation sonore et contemplative », cette œuvre signée par le duo d’artistes Béchard Hudon, s’amuse à « déjouer les contraintes productives du travail » en « aiguisant nos sens aux potentialités créatives ».

Il s’agit d’un parcours libre, proposé juste à l’extérieur de la galerie.

En parallèle, L’Imagier propose aussi un « atelier créatif » en compagnie de l’artiste florale et « coureuse des bois » Annie Lord.

Cet atelier prévu samedi 29 août (de 10 h à 12 h) prend la forme d’une promenade dans le parc de L’Imaginaire, avec cueillettes, discussion et conception de bouquets (sur réservation par courriel ou par téléphone).

Mesures sanitaires

Dans le but de maintenir une distanciation physique de deux mètres entre les visiteurs, le nombre de personnes présentes dans l’espace d’exposition sera limité, et un parcours a été mis en place.

Le travail en soi est présenté du 15 août au 27 septembre.

L’Imagier est situé au 9, rue Front, dans le secteur Aylmer de Gatineau.

Renseignements : limagier.qc.ca ; 819-684-1445