Après une carrière de près de 25 ans en télévision et en radio, Frédéric Bisson se retrouvera derrière un volant d’un poids lourd sur les routes de l’Amérique du Nord.
Après une carrière de près de 25 ans en télévision et en radio, Frédéric Bisson se retrouvera derrière un volant d’un poids lourd sur les routes de l’Amérique du Nord.

D’animateur à camionneur: Frédéric Bisson quitte WOW 97,1 

C’est derrière le volant d’un poids lourd plutôt que derrière un micro que l’animateur radiophonique Frédéric Bisson espère entreprendre une nouvelle vie.

Après une carrière de près de 25 ans à la télé et à la radio, celui qui animait les matins de Wow 97,1 depuis quelques années veut maintenant voir du pays sur les routes de l’Amérique.

« C’est sans doute la décision la plus difficile de ma vie, a confié l’animateur de 45 ans au Droit plus tôt cette semaine. J’ai remis ma démission parce que j’étais fatigué de mon métier. Je voulais au moins prendre un an de congé, mais dans le monde de la radio, il est rare qu’un employeur accepte ce genre de demande. Il a alors fallu que je quitte. »

L’homme de radio et de télé qu’est Frédéric Bisson entreprendra une formation de camionneur longue distance à Mont-Laurier. Ce changement radical de carrière ne surprend guère ceux et celles qui le connaissent bien. En 2003, il avait quitté la sécurité d’un emploi à Radio-Canada pour entreprendre une carrière de guide touristique. Pour lui, les voyages et l’aventure ont toujours fait partie de sa vie.

« J’ai le voyage dans le sang. En 2003, j’ai comblé cette passion pendant quelques années en voyageant à travers le monde, confie-t-il. Cette fois, c’est sur la route, avec mes deux chats, que j’ai envie de découvrir l’Amérique du Nord. »


« C’est sans doute la décision la plus difficile de ma vie. »
Frédéric Bisson

Longue carrière

C’est à l’âge de 11 ans, dans une radio communautaire de Fort-Coulonge, que Frédéric entre en ondes pour la première fois de sa vie. Dès lors, la passion de la communication l’habite.

Ce métier qui le fascine n’est pas un « naturel » pour le p’tit gars du Pontiac. Vivant avec un trouble de l’autisme, il doit constamment se « mettre en danger » — comme il le dit —, pour pratiquer son métier.

« Y a rien de simple pour quelqu’un comme moi de se lever à 3 h tous les matins et s’installer derrière un micro, raconte-t-il. Je dois me rendre à la station, préparer mon émission, interagir avec les collègues et les auditeurs. Je mettais beaucoup d’efforts quotidiennement pour être à la hauteur. Je pensais constamment à améliorer mon émission, à amener de nouveaux sujets. Et je n’ai pas vraiment confiance en moi. Le doute m’accompagne toujours. »

Et ces nombreux efforts auront eu raison de ses ambitions.

« Ce qui est paradoxal, c’est que j’ai toujours rêvé d’avoir ma propre émission, dans mon patelin, ajoute-t-il. J’avais ma job de rêve. Je pouvais pleinement me réaliser derrière un micro. Mais, je me sentais épuisé. Il fallait que je quitte avant que le pire arrive. »

N’étant plus en ondes depuis le début de la pandémie, Frédéric Bisson a mûrement réfléchi sa décision. Il quitte un métier qu’il adore pour entreprendre une autre carrière qui, cette fois, l’amènera d’est en ouest et du nord au sud. « J’ai bien l’intention de continuer d’écrire un blogue, de mettre en images mes voyages et sans doute aussi, mes aventures, espère-t-il. J’ai encore plein de choses à dire et à raconter, mais dans un tout autre contexte. »