Le public est invité à rencontrer, samedi 18 juillet, entre 13h et 14h30, les trois auteurs de la nouvelle murale installée sur la rue Bank, et intitulée <em>We ‘Gon Be Alright.</em>
Le public est invité à rencontrer, samedi 18 juillet, entre 13h et 14h30, les trois auteurs de la nouvelle murale installée sur la rue Bank, et intitulée <em>We ‘Gon Be Alright.</em>

Une nouvelle murale sur la rue Bank veut donner de «bonnes vibrations»

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Une nouvelle œuvre murale trône au coin des rues Bank et Lisgar, dans le centre-ville d’Ottawa.

Le public est invité à rencontrer, samedi 18 juillet, entre 13h et 14h30, les auteurs de cette murale: Kalkidan Assefa, Allen André et Jimmy Baptise. 

L’œuvre s’intitule We ‘Gon Be Alright (On va ben aller). Les trois artistes l’ont complétée vendredi 17 juillet, a indiqué The Bank Street BIA (pour Business Improvement Area), l’association des commerçants du quartier. L’œuvre est une commandite de l’organisme, en partenariat avec la Ville d’Ottawa et la bannière Wallack’s Art Supplies. 

Il s’agit de la première murale à voir le jour sur la rue Bank dans le cadre du programme de subventions municipales accordées aux murales.

À bien des égards, l’art public peut servir de miroir à la société, a estimé Allen André, selon qui la murale a été pour lui «une opportunité pour comprendre comment les Ottaviens se sentent vis-à-vis de la présence des Noirs dans la communauté».

Perçue comme une «affirmation joyeuse» et positive par les grafiteurs, We Gon Be Alright est tirée du refrain de la chanson Alright de Kendrick Lamar, indique Allen André. Les paroles de la chanson (lauréate d’un prix Grammy en 2015) abordent la violence policière et les inégalités.

«Nous avons pensé que ce serait approprié, en cette période de protestations mondialisées contre le racisme systémique et des voix qui s’élèvent pour réformer l’administration de la justice et de la police.»

La murale est l'œuvre commune de Kalkidan Assefa, Allen André et Jimmy Baptise.

Message d’espoir et de solidarité

Selon Kalkidan Assefa «cette murale est un message d’espoir et de solidarité, un mouvement vers a futur plus lumineux». 

«C’était, dit-il, l’occasion d’apporter de bonnes vibrations dans la journée des gens, surtout avec tout ce qui s’est passé de grave en 2020. Las représentation importe, pas seulement les images que nous voyons, mais aussi celles que nous créons.» 

Pour le groupe d’artistes «constitué d’hommes noirs», poursuit-il, «c’était important que nos voix et notre vision du monde soient  représentées d’une façon à redonner de la force («empower») à notre communauté – ainsi qu’à toutes les communautés. Car ce «nous» (allons ben aller) est collectif, il inclut tout un chacun.»

«Même si l’intention de l’artiste est fondamentale, la traduction de son travail à travers d’interprétations multiples forme une tapisserie de sens, tel un rayon de lumière qui se fracture en composants de couleur», ajoute Allen André.

Le travail de l’artiste sert à ses yeux «de transmetteur d’énergie qui se brise comme un prisme dans l’esprit de celui qui l’observe; et le fait que chacun trouve un sens et une interprétation qui lui sont  propres, nous en apprend sur l’observateur, sur la communauté et sur l’artiste».