Un tableau volé il y a 20 ans et dont de premiers indices laissent penser qu’il aurait été peint par l’Autrichien Gustav Klimt, a été retrouvé par hasard dans les jardins d’un musée de Piacenza où il avait été dérobé
Un tableau volé il y a 20 ans et dont de premiers indices laissent penser qu’il aurait été peint par l’Autrichien Gustav Klimt, a été retrouvé par hasard dans les jardins d’un musée de Piacenza où il avait été dérobé

Un tableau volé qui aurait été peint par Klimt retrouvé par hasard

ROME — Un tableau volé il y a 20 ans et dont de premiers indices laissent penser qu’il aurait été peint par l’Autrichien Gustav Klimt, a été retrouvé par hasard dans les jardins d’un musée de Piacenza où il avait été dérobé, a indiqué jeudi le directeur du musée.

En février 1997, alors que le site était fermé pour des travaux, le tableau intitulé Portrait d’une Dame avait été subtilisé sans laisser de traces. Il y a deux jours, des jardiniers qui nettoyaient le mur externe du musée l’ont retrouvé par hasard. En arrachant du lierre, ils ont fait tomber une petite porte d’aération, et ont découvert un sac poubelle noir contenant le tableau sur son châssis, mais sans cadre.

Des expertises sont en cours pour authentifier l’œuvre et « il faudra attendre un peu pour déterminer l’origine du tableau », a indiqué à l’AFP Massimo Ferrari, président de La Galerie Ricci Oddi, où était exposée l’œuvre, avant qu’elle ne soit dérobée.

« Ce qui nous intéresse le plus c’est de savoir si c’est l’original ou non, plus que l’enquête sur le vol. Nous avons des signaux positifs, nous sommes optimistes », a déclaré M. Ferrari, qui devrait être convoqué dans les prochains jours par le magistrat qui enquête sur le vol qui date d’il y a 22 ans.

Le Portrait d’une Dame, un tableau de 55 sur 65 cm, réalisé en 1916/1917 par Gustav Klimt, avait fait l’objet d’une grande publicité en 1996 lorsqu’une étudiante en histoire de l’art, Claudia Maga, avait contribué à découvrir que sous un premier portrait s’en cachait un autre.

Pour une première authentification, « plus que toute autre chose, nous avons regardé l’arrière du tableau, car c’est derrière que figurent les sceaux en cire et du plâtre où est apposé le tampon du musée », a expliqué M. Ferrari, en soulignant que l’arrière d’un tableau est « bien plus difficile à reconstituer (que l’avant), même pour des faussaires ».

M. Ferrari espère que l’œuvre sera authentifiée comme vraiment peinte par Gustav Klimt pour pouvoir recommencer à l’exposer dans la Galerie Ricci Oddi afin de « redonner de la notoriété » au musée. « C’est important pour nous et pour l’Italie », a-t-il expliqué.

Le directeur a estimé l’œuvre à « 60 peut-être 100 millions d’euros » (88 millions $ peut-être 147 millions $), mais il a jugé qu’il n’a pas une immense valeur, « vu ses caractéristiques », car il s’agit d’un portrait au style inhabituellement expressionniste, et pas d’une œuvre composite typique du peintre autrichien.

La galerie Ricci Oddi porte le nom d’un riche collectionneur originaire de Piacenza qui avait rassemblé jusqu’à 450 tableaux, la plupart du 19e siècle, qu’il avait ensuite donnés en 1931 à la municipalité de cette ville située à 70 km de Milan.