L’une des photographies de Robert Frank observées lors d’une exposition à New York en 2016.

Mort de Robert Frank, monument de la photographie américaine

NEW YORK — Le photographe américain d’origine suisse Robert Frank, qui a influencé des générations de photographes avec son ouvrage «Les Américains» (1958), est mort au Canada lundi, à 94 ans, a confirmé mardi sa galerie new-yorkaise.

«Robert Frank a, tout simplement, changé la façon dont le monde regarde l’Amérique. Avec son œil pur et extraordinairement compétent d’immigrant, il nous voyait comme nous sommes», a déclaré son galeriste Peter MacGill, ami du photographe depuis plus de 40 ans.

L’annonce de sa mort a été accompagnée de nombreux hommages, notamment de photographes soulignant comment, avec ses clichés loin du rêve américain, il avait souvent transformé leur regard à jamais.

Et beaucoup rappelaient ce qu’avait dit de lui l’écrivain Jack Kerouac, qui avait préfacé Les Américains.

«Avec son petit appareil photo, qu’il élève et manipule d’une seule main, il [Robert Frank] a tiré de l’Amérique un triste poème, prenant sa place parmi les poètes tragiques de ce monde», avait écrit l’auteur de Sur la route avant d’ajouter : «À Robert Frank j’envoie ce message : vous avez des yeux.»

Sur la Route 66

Les Américains s’inscrivait dans la lignée de la Beat Generation, mouvement littéraire et artistique, où suivre l’instinct l’emporte sur les fondements des techniques du photojournalisme, où les photos sont comme happées et non plus cadrées.

Refusé par les éditeurs américains, l’ouvrage paraît d’abord en France en 1958 chez Robert Delpire. Il regroupe 83 photographies, sur plus de 28 000 (soit 700 pellicules) prises par l’auteur lors d’un voyage à travers 48 États américains.

Comme Kerouac, et d’autres écrivains de la Beat Generation, Robert Frank s’était lancé à l’aventure, vers l’ouest, le long de la fameuse Route 66, son Leica en bandoulière.

Entre avril 1955 et juin 1956, il avait photographié les mondaines new-yorkaises, les snacks bars, les routes, les Noirs dans les champs, les drive-in, etc. Le reportage subjectif était né.

«J’ai essayé d’oublier les photos faciles pour tenter de faire surgir quelque chose de l’intérieur», expliquait l’auteur pour qui primaient le sens de l’immédiateté et l’accent mis sur le point de vue du photographe.

Si Les Américains devait faire de Robert Frank un roi de la contre-culture, l’ouvrage fut fraîchement accueilli à sa sortie, souvent jugé déprimant et subversif, soulignant pauvreté, inégalités ou solitude, loin des images de l’Amérique triomphante. «Frank produisait un sentiment par images», a dit Walker Evans, autre monstre sacré de la photo, connu pour son travail sur la Grande dépression (autour des années 30) et qui allait beaucoup influencer Robert Frank.

Robert Frank en 2016

De la photo au cinéma

Né le 9 novembre 1924 à Zurich, dans une famille d’industriels juifs allemands, Robert Frank se passionne très jeune pour la photo, travaillant dans des labos à Zurich et Bâle dès 1940.

En 1947, il part vivre aux États-Unis, travaille comme photographe de mode et reporter pour des revues comme Fortune, Life ou Harper’s Bazaar. Mais il déchante vite : cet univers de frime et de fric n’est pas pour lui.

Il voyage, d’abord en Amérique latine, puis en Europe, notamment à Paris, qu’il adore. En 1953, il revient à New York. Refusant les commandes de revues, il obtient une bourse de la fondation Guggenheim qui lui donne la liberté de mener son travail à sa guise. Ce sera l’aventure des Américains.

En 1961, il présente sa première grande exposition à Chicago qui sera suivie par beaucoup d’autres.

Malgré tout, il décide de délaisser la photo pour le cinéma d’avant-garde : avec le succès, dit-il, il craint de «se répéter».

Son premier film, Pull My Daisy, sort en 1959, avec Delphine Seyrig. Il marquera, entre autres, le réalisateur John Cassavetes.

En 1972, il réalise un documentaire sur les Rolling Stones Cocksucker Blues. Le légendaire groupe britannique a réagi à sa mort mardi en le qualifiant de «visionnaire».

La décennie 70 est celle des épreuves : séparé de sa femme, avec qui il a eu deux enfants, il s’installe avec celle qui deviendra sa seconde épouse dans un coin reculé de Nouvelle-Écosse. Sa fille meurt en 1974 dans un accident d’avion au Guatemala tandis que son fils va sombrer dans la maladie mentale (il se suicidera au début des années 90).

Cela ne l’empêche pas de développer ses expérimentations formelles autour de l’image, là encore «repoussant les frontières de l’art cinématographique», selon Peter MacGill.

Il réalisera au total une vingtaine de films (dont des courts-métrage ou des clips) inspirés par l’art, le rock, l’écriture, son fils ou le voyage, comme This song for Jack (1983), Candy Mountain (1987) ou Paper route (2002).

Il revient plus ou moins à la photo par le biais de montages de clichés, de travail sur les négatifs ou les polaroids. «Je détruis ce qu’il y a de descriptif dans les photos pour montrer comment je vais, moi», résumait-il.

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LES GRANDES DATES DE ROBERT FRANK

9 novembre 1924 : naissance à Zurich (Suisse)

1940 : assistant chez un photographe de Zurich

1947 : débute dans la photo de mode à New York (États-Unis)

1948-1953 : voyages en Amérique du sud et surtout en Europe

1955 : lauréat d'une bourse Guggenheim qui va lui permettre de voyager librement pendant plus d'un an à travers les États-Unis, appareil photo en bandoulière

1958 : parution de l'album Les Américains, son chef-d'oeuvre, et rencontre avec Jack Kerouac, le romancier culte de la Beat Generation

1959 : son premier film (d'avant-garde) Pull my daisy

1961 : sa première grande exposition à l'Institut d'art de Chicago (États-Unis)

À partir de 1971 : s'installe dans un endroit sauvage du Canada, tout en continuant un travail très personnel, introspectif, sur le cinéma et la photo

2009 : expose à Paris, au Jeu de Paume

Arts visuels

Exposition scolaire: «Même plus peur des tornades»

Un an après le passage de la tornade à Gatineau, une exposition réalisée en collaboration avec 21 élèves de 5e année de l’école internationale du Village, dans le secteur Aylmer, revient sur la catastrophe.

À l’origine de l’exposition Arrêtons de tourner en rond. Graphisme citoyen à l’école primaire se trouve Valérie Yobé, professeure en design graphique à l’École multidisciplinaire de l’image. « L’idée était d’aborder des thématiques sociales ou politiques avec les enfants, et de créer à travers ça », explique Mme Yobé, qui a travaillé avec la professeure en didactique des arts au Département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec en Outaouais, Catherine Nadon. 

Ainsi, de janvier à juin 2019, à raison de 11 ateliers bimensuels, trois chercheurs-créateurs, deux enseignants, 21 élèves de 5e année ont collaboré pour donner naissance à cette exposition.

« On a proposé de faire ces ateliers avec des élèves de 5e années sur la thématique de la tornade avec pour but de les faire discuter sur le sujet, pour surmonter leur peur par rapport à ce phénomène, les faire parler des changements climatiques, de nos responsabilités », souligne la professeure de design graphique. 

Si ces élèves n’avaient pas été directement affectés par la tornade, ils ont néanmoins accueilli une fillette de Mont-Bleu victime des dégâts causés par son passage. 

« Elle arrivait avec tout son historique. Et les élèves, eux, l’ont vécu à travers tout ce qu’ils ont vu dans les médias, et les gens autour d’eux qui l’ont vécu », précise-t-elle. 

Deux graphistes professionnels ont également participé au projet : Laurent Pinabel, de Montréal et le français Eddy Terki qui a déjà travaillé avec des écoles. 

La rencontre entre le concepteur et illustrateur Laurent Pinabel et les élèves a donné naissance à des monstres. 

« À la suite de ce travail, nous les avons fait travailler sur des slogans. Et ils ont ensuite essayé de détourner le côté effrayant du phénomène, en personnifiant le monstre par une infirmière, un nettoyeur, le maire de Gatineau. Le monstre se fait donc rattraper par ses erreurs à travers des actions humaines » post-tornade, détaille Valérie Yobé.  

« Avec Eddy Terki, ils ont produit de très grands formats, sur lesquels ils ont tracé des tornades et inséré des mots-clés à l’aide d’outils géants », poursuit-elle. Ces ateliers ont donc agi comme un exutoire. 

Travailler par terre

Le projet a également été pour elle l’occasion de montrer que l’enseignement des arts au primaire peut être différent de ce qu’il est actuellement. « Les élèves ont travaillé par terre, allongés, sur différents types de papiers. Ils ont pu découvrir que la pratique des arts, ça peut être moins dirigé, plus impulsif, plus gestuel, et comprendre ce qu’on ressent », estime-t-elle.

Tout au long de ces ateliers, les élèves ont appris « ce qu’est une affiche, son pouvoir, l’impact de l’image ». « On voulait également les rendre critiques face aux images auxquelles ils sont exposés. » 

Outre l’enseignement des arts, ce projet a également permis d’aborder d’autres disciplines. « On a fait le pont entre les arts, le français, les sciences, la géographique. C’est une transdisciplinarité entre les différentes matières qui sont enseignées de manière plutôt cloisonnée ». 

Arrêtons de tourner en rond retrace l’ensemble du processus de création des élèves. « L’exposition, c’est l’ensemble des éléments qu’ils ont produits au cours des 11 ateliers. On y verra donc les monstres, les slogans, les [dépliants] qui ont été conçus, ainsi que la campagne d’affichage «Même plus peur des tornades», souligne la co-instigatrice du projet. 

Ces élèves de 10-11 ans ont également laissé libre cours à leur plume en composant des poèmes autour des monstres. «Leur force conceptuelle, leur capacité à s’exprimer par rapport à la thématique et les textes qu’ils ont produits sont vraiment intéressants», clame Mme Yobé.

Un ouvrage devrait être publié bientôt. Une boîte à outils destinée aux différents intervenants du réseau scolaire sera également conçue dès cet hiver. «Notre but, c’est que ça ne reste pas une opération isolée, mais que ce soit utilisé dans les établissements», conclut-elle.  

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POUR Y ALLER

Quand ? 27 septembre au 2 octobre - Vernissage le 26 septembre

Où ? Centre d’exposition L’Imagier (9, rue Front)

Renseigmenents : limagier.qc.ca

Arts visuels

Cinédanse: la danse dans tous ses états

Après Montréal en 2012, et Québec en 2015, c’est au tour d’Ottawa d’accueillir du 17 au 22 septembre le festival Cinédanse. Symposium sur la santé, projections de films, lunch dansant, représentations, atelier intergénérationnel, lancement de livre, la 3e édition de ce festival multidisciplinaire se consacre à la danse dans tous ses états et sous toutes ses formes, sur le thème : Guérir les blessures.

Pour cette mouture ottavienne du Cinédanse, le thème s’inspire du court-métrage Healing Scars coréalisé par la jeune autochtone de Kitigan Zibi Darian Smith, étudiante au Collège Algonquin d’Ottawa.

Gatineau

Parcours d'art public dans le Vieux-Aylmer

Le tout premier parcours d’art public du Centre d’exposition L’Imagier agrémente le Vieux-Aylmer pour les quatre prochaines semaines.

L’événement « Tout-terrain, l’art public s’invite dans le Vieux-Aylmer » a été déployé vendredi dernier sur la rue Principale dans le cadre du Festival du Vieux-Aylmer. Jusqu’au 15 septembre, les œuvres d’artistes professionnels de la région et d’ailleurs au Québec sont dispersées ici et là sur l’artère commerciale.

« Nous avions l’idée de sortir un peu de nos murs et de rendre accessible l’art contemporain. C’était une occasion parfaite de faire ça pendant le Festival alors qu’on rassemble deux événements intéressants en un », a partagé la directrice générale du Centre d’exposition L’Imagier, Marianne Breton, tout en saluant les commerçants et l’Association des professionnels, industriels et commerçants d’Aylmer (APICA), qui ont accepté l’idée.

Les artistes sont Annie Thibault, Chloé Beaulac, Stéfanie Requin Tremblay, Sasha Phipps, Les Astronautes, Julien Morissette, José Guénette et Marc-Alexandre Reinhardt. 

arts

France: un portrait «street art» géant de Jacques Brel à Vesoul

VESOUL — Un portrait géant de Jacques Brel a été peint sur la façade d'un immeuble de neuf étages de Vesoul, ville française qui donna son nom à une célèbre chanson de l'artiste belge.

Regard lointain, le visage du «Grand Jacques» est peint en jaune, sur un fond vert pétillant. Il se dresse au-dessus des barres d'immeubles du quartier populaire Montmarin de cette ville de l'est de la France.

Haute de 28 mètres et large de 12 mètres, l'impressionnante oeuvre de l'artiste française Pink Art Roz recouvre l'ensemble de la façade mise à disposition par le bailleur. Munie de pochoirs et perchée sur une nacelle, l'artiste de 44 ans a utilisé 175 litres de peinture pour réaliser ce portrait, un travail titanesque.

"C'est la plus grande fresque de street art de (la région) Bourgogne-Franche-Comté", affirme Marjorie Szymanski, responsable de l'Espace Contemporain d'Art Urbain de Haute-Saône, à l'origine du projet.

Jacques Brel a fait connaître la ville avec sa chanson Vesoul, qui fêtait ses 50 ans l'année dernière.

«C'est un chanteur qui traverse les générations, je voulais qu'il soit la passerelle entre le quartier Montmarin et le coeur de la ville, séparés par une route nationale», explique Pink Art Roz. Le portrait est visible de loin, «il gomme cette route et créé une identité commune aux différents espaces de la ville».

Les habitants du quartier se disent «fiers» de cette oeuvre. "Il est magnifique, c'est vraiment lui ! C'est comme un rêve, on a l'impression de l'avoir chez nous !", s'enthousiasme ainsi Dominique Fourtier en promenant ses chiens.

«En le voyant on pense à toutes les paroles qu'il a écrites, ça apporte de la poésie», ajoute cette fringante sexagénaire en robe rose, qui habite l'immeuble depuis plus de dix ans.

Des visiteurs qui n'avaient jamais mis les pieds dans le quartier Montmarin font désormais le déplacement. «Ca créé une émulation positive dans un monde assez dur», souligne Pink Art Roz.

«L'art a un bel impact, il est fédérateur et élève l'esprit», estime Marjorie Szymanski. L'objectif de son association est de «promouvoir l'art en milieu rural» et "d'apporter le street art à un public très éloigné de l'offre culturelle habituelle" en France.

Arts visuels

De tragiques beautés du World Press Photo exposées à Ottawa

Portraits, reportages, action pure, images symbolisant des enjeux socio-politiques précis. Entre soucis esthétique et considérations tragiques : les œuvres primées dans le cadre de l’édition 2019 du World Press Photo (WPP) 2019 sont exposées depuis vendredi au Musée canadien de la guerre (MCG).

Accrochées dans le théâtre Barney-Danson (dont l’accès reste gratuit), les images lauréates du prestigieux concours annuel de photographie de presse interpelleront ou bouleverseront le public jusqu’au 11 août, en nous remettant face à ces murs qu’on construit aux frontières, mais aussi face aux barrières morales que les humains érigent, défient ou transgressent.

Arts visuels

Le photographe Andrew Wright remporte le Prix Karsh

L’artiste photographe d’Ottawa Andrew Wright est le lauréat du Prix Karsh 2019, a annoncé la Ville d’Ottawa jeudi. Ses œuvres seront conséquemment exposées à la Galerie Karsh-Masson (dans l’hôtel de ville ) du 23 janvier au 23 février 2020.

Professeur agrégé en arts visuels et directeur intérimaire du Département d’arts visuels de l’Université d’Ottawa, où il s’est installé en 2008, M. Wright explore la photographie depuis plus de 25 ans.

Son travail a déjà été exposé à Londres (London Gallery West), Beijing (Today Art Museum) et Vancouver (Presentation House Gallery), entre autres. Il a remporté le Gattuso Prize du festival de photo CONTACT de Toronto en 2011.

«M. Wright a grandement contribué au milieu artistique d’Ottawa, du Canada et d’ailleurs. Le regard curieux qu’il porte sur la création artistique a marqué son œuvre, aussi impressionnante qu’éclectique. Sous leur allure souvent ludique, ses œuvres invitent à une réflexion plus profonde sur les perceptions et sur les moyens technologiques sous-tendant la création d’images, qu’il soit question de procédés classiques ou contemporains» a commenté le jury.

Créé en 2003 pour rendre hommage au legs des photographes Yousuf et Malak Karsh, le Prix Karsh est remis tous les quatre ans à un artiste d’Ottawa; une bourse de 7 500$ lui est associée.

Musées

Des ptérosaures au centre-ville d'Ottawa

Un groupe de ptérosaures – de grosses marionnettes humaines – arpentera les rues d’Ottawa, cet été.

Samedi, les reptiles ont visité la colline du Parlement, les écluses du canal Rideau et le marché By, entre autres. 

Le mercredi 10 juillet en après-midi (de 14h30 à 16h30), la troupe de ptérosaures déambulera dans les rues Sparks et Queen et le parc de la Confédération, pour d’autres «bouffonneries». 

Cette opération publicitaire ludique est organisée par le Musée canadien de la nature, pour attirer l’attention sur son exposition spéciale estivale Ptérosaure: voler à l’ère des dinosaures. 

Arts visuels

Les oeuvres de George W. Bush au Musée canadien de la guerre

Les portraits de 51 vétérans américains déployés entre 2001 et 2009 prennent l’affiche au Musée canadien de la guerre jusqu’au 3 septembre. L’artiste ? Nul autre que leur commandant en chef, l’ancien président américain George W. Bush.

Car c’est le passe-temps qu’a adopté l’ancien chef d’État depuis sa retraite. Inspiré par Winston Churchill, qui peignait des paysages, le Texan s’est mis à la pratique du portrait en 2012, quelques années après la fin de sa présidence marquée par ce qu’il désignait comme la « guerre au terrorisme » — les invasions controversées de l’Irak et de l’Afghanistan, qui ont suivi les attentats du 11 septembre 2001.

Arts visuels

Jean-Yves Guindon reçoit la médaille de l’Assemblée nationale du Québec

L’aquarelliste Jean-Yves Guindon a reçu la médaille de l’Assemblée nationale du Québec, le jeudi 20 juin dernier.

La députée de Hull Maryse Gaudreault lui a remis la distinction, soulignant par le fait même « son parcours artistique exceptionnel, son engagement communautaire et sa philanthropie » lors d’une soirée qui célébrait à la fois les 70 ans de vie et les 35 années de carrière de l’artiste de la Petite-Nation. 

L’événement a aussi amassé 21 400 $ pour la Maison Mathieu-Froment-Savoie. 

Expositions

Le revolver qui aurait servi à Van Gogh pour se tuer fait recette

PARIS — Le revolver rouillé, qui aurait servi à Van Gogh pour se suicider, a été acquis par un particulier pour 162.500 euros (environ 243.000 $CAN) frais compris. Une arme découverte en 1960 qui a attiré une foule de collectionneurs et d’«accros» au peintre néerlandais mercredi à l’Hôtel Drouot à Paris.

Le revolver de type Lefaucheux qui aurait servi au peintre néerlandais pour se blesser mortellement en 1890 dans un champ d’Auvers-sur-Oise a été adjugé au marteau par Me Rémy Le Fur au prix de 130.000 euros (frais non compris) à un particulier qui enchérissait au téléphone et dont on ignore l’identité.

L’arme fatale a atteint plus du double du haut de sa fourchette d’estimation (entre 40.000 et 60.000 euros).

Ce n’est cependant pas le révolver le plus cher de l’histoire des enchères. En 2016, un autre révolver, également Lefaucheux, estimé 50.000 à 60.000 euros, avec lequel Verlaine avait tenté de tuer Rimbaud en 1873, avait été adjugé 435.000 euros chez Christie’s à Paris.

Surnommé «l’arme la plus célèbre de l’histoire de l’art», le revolver attribué à Van Gogh, de calibre 7 mm, a été mis sous le marteau par la maison AuctionArt - Rémy Le Fur. La foule était au rendez-vous: Européens, Américains, Asiatiques sont restés debout dans la salle exiguë faute de suffisamment de sièges.

Me Grégoire Veyrès, commissaire priseur adjoint, a brièvement présenté «le revolver avec lequel Van Gogh se serait donné la mort», en citant une phrase d’une lettre du peintre à son frère: «Mon travail à moi, j’y risque ma vie».

Martin, 38 ans, venu des Pays-Bas, avait conscience de ne pas en avoir les moyens d’enchérir: «de magnifiques fleurs et la folie dans la tête, la vie et la mort, pour moi, c’est Van Gogh.»

Deux jours d’agonie

Très vite, l’enchérissement s’est fait davantage par téléphone et par internet que dans la salle même.

L’arme avait été retrouvée dans les années 1960 par le cultivateur du champ où le peintre s’était mortellement blessé à Auvers-Sur-Oise et a été exposée par le Musée Van Gogh d’Amsterdam en 2016.

Elle avait été remise aux propriétaires de l’hôtel Ravoux où Van Gogh séjournait en 1890. C’est la fille de ces propriétaires qui la vendait aux enchères. L’hôtel avait changé de propriétaires dans les années 80.

L’artiste, sujet à de fréquentes crises psychologiques, était au sommet de son art, peignant plus d’une toile par jour.

Le dimanche 27 juillet 1890, il se serait rendu dans un champ, aurait soulevé sa chemise et se serait tiré une balle dans la poitrine avec cette arme empruntée à son hôte, l’aubergiste Arthur Ravoux, selon la thèse généralement retenue par les spécialistes.

Le revolver lui aurait échappé des mains et il se serait évanoui. Il se serait réveillé à la tombée de la nuit, blessé, et aurait pris le chemin de l’auberge. Malgré les soins du docteur Paul Gachet, Van Gogh meurt après deux jours d’agonie dans une chambre modeste.

«Présomption forte» 

Selon AuctionArt, l’analyse de l’arme atteste qu’elle est restée enfouie dans le sol durant un laps de temps pouvant correspondre à 1890.

En 2011, des chercheurs américains ont défendu une autre thèse en affirmant que Vincent van Gogh aurait été blessé par un tir accidentel de jeunes gens qui jouaient avec une arme.

«Nous pensons que cette arme est celle de Van Gogh, les expertises vont dans le sens de cette attribution. C’est une présomption forte, mais cela ne peut jamais être prouvé à 100%», a déclaré à l’AFP Me Grégoire Veyrès.

Le revolver fait déjà l’objet d’une demande de prêt du Musée Städel de Francfort pour une exposition d’octobre prochain à février 2020, selon la maison de ventes.

Van Gogh suscite les fantasmes par ses crises de folie, son originalité qui a franchi les frontières de son pays, et les films et livres sur lui.

La vente aux enchères intervient au moment où une exposition immersive, organisée par l’Atelier des lumières jusqu’en décembre à Paris, permet aux visiteurs de plonger dans les paysages qu’il a peints à travers des projections sur les murs, les plafonds et le sol.

À LIRE AUSSI : Vente aux enchères du revolver de Van Gogh  

Expositions

À la mode de Jean-Claude Poitras au Musée de la civilisation [VIDÉO + PHOTOS]

Les créations de Jean-Claude Poitras savent aussi bien épouser les lignes des corps que leur donner de l’élan et de l’éclat. Les vêtements et les inspirations du célèbre designer de mode québécois sont agencés dans un parcours à son image, élégante, épurée et très humaine, au Musée de la civilisation (MCQ).

En visitant l’exposition mardi, le jour de son 70e anniversaire, Jean-Claude Poitras a été ému par ce bilan «pas nostalgique du tout» de 30 ans de création. «J’ai toujours dit que j’étais plus un homme de style que de tendance, et je crois que l’histoire me le prouve.»

Expositions

Le Louvre ouvre 4 mois à l’avance les réservations pour l’exposition de De Vinci

PARIS — Le musée du Louvre à Paris ouvre mardi, quatre mois à l’avance, les réservations pour l’exposition phare sur Léonard de Vinci programmée à partir de fin octobre pour le 500e anniversaire de la mort du grand peintre de la Renaissance, aucun achat de billets sur place n’étant possible.

«En raison de l’affluence attendue, l’exposition sera accessible uniquement sur réservation d’un créneau horaire pour offrir un meilleur confort de visite. Ce dispositif s’applique à tous les visiteurs, y compris à ceux ayant un accès libre ou gratuit au musée», a indiqué lundi le musée le plus visité au monde.

Expositions

Sur les ailes des ptérosaures

Si la vie protéïforme des dinosaures est désormais bien documentée, il en va tout autrement de leurs cousins les ptérosaures, dont les fossiles sont si rares que les paléontologues continuent de se perdre en conjectures.

L’exposition Ptérosaure : Voler à l’ère des dinosaures, à l’affiche du Musée canadien de la nature (MCN) du 14 juin au 2 septembre, parvient néanmoins à fouiller le sujet de façon intéressante. Et à donner — à grand renfort d’hypothèses scientifiques récentes — un riche aperçu de la diversité de ces créatures du crétacé qui n’étaient ni des dinos, ni des oiseaux, mais bien des reptiles volants.

Expositions

La marche, l’essence de l’identité crie [PHOTOS]

L’exposition «Empreintes de pas», qu’accueille le Musée canadien de l’histoire jusqu’à cet automne, ouvre une fenêtre sur la culture crie du nord du Québec.

Cette exposition itinérante déjà Lauréate de plusieurs prix en muséologie adopte un angle subtil – la marche et le déplacement, en tant qu’ancrage fondemental dans la Nature et en tant que symbole du lien avec l’ensemble de la Création – pour faire découvrir les valeurs et traditions des Autochtones de la Baie James.

Actualités

Clémence Desrochers brise les barrières

La pionnière de la culture québécoise Clémence Desrochers souhaite que l’exposition De la factrie au musée, qui présente la rétrospective de ses 60 ans de carrière, donne du courage au public pour oser briser les barrières. Elle en a fait la confidence, mercredi, lors du vernissage au Musée Louis-Hémon de Péribonka, où l’exposition est présentée jusqu’au 6 septembre.

« Ce que j’aimerais, c’est d’abord que vous m’aimiez, mais aussi que vous voyez en moi quelqu’un qui n’a pas eu peur. Pour les jeunes qui commencent et qui ont envie de faire quelque chose, je veux que vous sachiez qu’il ne faut jamais se laisser démolir », a-t-elle souligné, lors de son discours devant la cinquantaine de personnes réunies pour le vernissage. C’était la première fois qu’elle mettait les pieds à Péribonka, même si elle était souvent passée dans la région.

Arts visuels

«Guerriers des Highlands»: une tradition militaire qui perdure aujourd’hui

Si la nouvelle exposition du Musée canadien de la guerre (MCG), «Guerriers des Highlands», s’intéresse à l’image mythique du soldat des montagnes d’Écosse et à son origine, elle lève aussi un voile sur une tradition militaire canadienne bien ancrée.

Que l’on pense au fameux Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada, basé à Montréal, ou au Cameron Highlanders à Ottawa, les bataillons d’infanterie de type « écossais » ont toujours eu une présence marquée au sein des troupes armées canadiennes.

Arts

Danielle Ouimet et la passion de la peinture

On croyait tout savoir de Danielle Ouimet, de ses apparitions en tant qu’hôtesse à l’émission Jeunesse d’aujourd’hui à sa carrière d’animatrice, en passant par ses débuts au cinéma dans le film Valérie. Ce qui est moins connu, c’est son goût pour les arts visuels. Inscrite à l’École des Beaux-Arts de Montréal dès l’enfance, elle trouve de plus en plus de satisfaction dans la peinture, ce qui explique sa présence à Chicoutimi du 20 au 23 juin, en tant que marraine d’honneur du Symposium international de peinture et sculpture du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« J’adore participer à des symposiums. C’est l’occasion de voir des artistes dont le style est différent du mien et d’échanger avec les visiteurs. Quand je vais dans le public, je suis 100 % dans le public et justement, ça fait longtemps que je ne suis pas venue dans votre région. Je vais apporter des tableaux anciens et d’autres plus récents, mais je ne sais pas si je travaillerai sur place. Je n’ai pas l’habitude de le faire sous le regard des gens ni d’être interrompue », a raconté Danielle Ouimet il y a quelques jours, à l’occasion d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès.

Arts visuels

Musée canadien de la guerre: le Débarquement de Normandie résumé en 20 photos

Le Musée canadien de la guerre participe aux commémorations entourant le 75e anniversaire du Débarquement de Normandie — le 6 juin 1944, devenu le fameux « jour J » — à travers une courte exposition photographique intitulée Invasion !

Composée d’une douzaine de photos d’époque et de reproductions d’archives, « Invasion ! – Les Canadiens et la bataille de Normandie, 1944 » donne un bon aperçu de ce qu’a représenté la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, en termes de préparatifs, d’objectifs stratégiques (l’ouverture cruciale d’un second front en Europe) et de forces engagées dans l’assaut (l’expo aime aussi les chiffres), mais aussi, sur un plan plus intime, en termes de victoires et de douleurs individuelles.

Arts visuels

Portraits au MBAC: les fictions de Gauguin

« Vous voulez savoir qui je suis ; mes œuvres ne vous suffisent-elles pas. Même en ce moment où j’écris, je ne montre que ce que je veux bien montrer. »

Ainsi s’exprime Paul Gauguin dans l’ouvrage Avant et après (1903), où le célèbre peintre français raconte ses voyages et explique son exil en Polynésie, chez les « sauvages ».

Arts visuels

«Gauguin.Portraits» prend l’affiche

Un innovateur, un provocateur et l’auteur de sa propre fiction, tout à la fois : la première exposition au monde sur les portraits de Paul Gauguin, qui ouvre ce jeudi, dresse un tableau complexe de l’illustre peintre français.

Comme l’avait fait Van Gogh.De près en 2012, Gauguin.Portraits, l’exposition estivale principale du Musée des Beaux-Arts du Canada (MBAC), revisite l’œuvre d’un artiste célèbre sous un nouveau jour.

Plus de 70 tableaux des amis de Gauguin, de lui-même, d’autres artistes et de femmes françaises et tahitiennes y prennent l’affiche. Étudiés par l’équipe de la commissaire Cornelia Homburg, spécialiste de l’art de la fin du 19e siècle, ils en disent davantage sur le peintre lui-même que sur ceux qu’il peignait. Le postimpressionniste s’y révèle comme un innovateur dans le genre, le premier à ignorer volontairement l’identité et le statut social de ses modèles — mais aussi comme un peintre de fiction, qui représentait ses sujets de façon exagérée, symbolique, de façon à perpétuer ses propres idées et des mythes sur lui-même.

Un reportage complet sera publié dans Le Mag du samedi 25 mai.

Gauguin.Portraits gardera l’affiche jusqu’au 8 septembre.

Arts visuels

À la rencontre de l’Homme de Néandertal

Une brute poilue munie d’un gourdin : l’image de l’Homme de Néandertal, partout dans la culture populaire, est celle d’un être primitif, plus singe qu’humain. Ce n’est pas juste pour cet « homme des cavernes ». Capable de pensée complexe et hautement doué de ses mains, ce cousin d’Homo sapiens se révèle pas si éloigné de notre espèce dans l’exposition «Néandertal», qui a ouvert vendredi au Musée canadien de l’histoire.

Créée par le Muséum national d’Histoire naturelle - Musée de l’Homme, à Paris, et adaptée à des publics canadiens, Néandertal gardera l’affiche jusqu’au 26 janvier 2020. Plus de 150 os et artéfacts issus de fouilles archéologiques y sont exposés, certains pour la première fois en Amérique du Nord.

Arts visuels

Le système solaire: si loin, si proche

Le Musée canadien de la nature (MCN) propose un safari-photo aux confins de notre système solaire.

Présentée en première nord-américaine au MCN, l’exposition photographique Mondes d’ailleurs, Visions de notre système solaire réunit une quarantaine de photos retravaillées par l’écrivain et réalisateur américain Michael Benson, et qui transporte le visiteur dans les coins les plus reculés du système solaire.

Expositions

Une oeuvre de Jeff Koons vendue 91,1 M$, un record pour un artiste vivant

NEW YORK — Une sculpture du plasticien américain Jeff Koons a été vendue mercredi 91,1 millions $ lors d’enchères organisées par la maison Christie’s à New York, un record pour un artiste vivant.

Le Rabbit, qui représente un moulage en acier d’un lapin gonflable, a battu d’un souffle le tableau Portrait of an Artist (Pool with Two Figures) du peintre britannique David Hockney, qui avait atteint 90,3 millions $ mi-novembre, déjà chez Christie’s à New York.

La sculpture vedette de la vente de printemps de Christie’s a été adjugée 80 millions $, soit le même prix au marteau que la toile de Hockney, mais a battu le record en ajoutant commission et frais, avec un prix final de 91,075 millions $.

Fait rare pour une oeuvre de ce prix, ce lapin, qui fait partie d’une série de trois effectuée par Jeff Koons en 1986, a été adjugé à une personne se trouvant dans la salle.

Interrogé par l’AFP, Christie’s n’a rien voulu dévoiler de l’identité de cet acheteur mystère, mais a indiqué que des collectionneurs du monde entier s’étaient positionnés sur l’oeuvre au cours de la vente.

Le plasticien de 64 ans a ainsi récupéré le record qu’il détenait avant d’être brièvement détrôné par David Hockney.

Son Balloon Dog (Orange), vendu 58,4 millions $ en 2013, avait tenu cinq ans.

Le Rabbit est l’une des oeuvres les plus connues de l’artiste qui a bousculé les conventions du monde des arts.

Haut de 104 cm, il est issu de la collection de S.I. Newhouse, ancien patron du groupe de presse Condé Nast (décédé en 2017), qui comprend les magazines Vanity Fair, Vogue et The New Yorker.

Arts

Expo de Mariève Pelletier au Musée Bruck: des photos... sans appareil photo

Mariève Pelletier fait des photos sans appareil photo. Elle utilise plutôt des techniques photographiques qui ont de quoi piquer la curiosité : cyanotype, procédé lumen, anthotype au jus de carotte... Aussi rares qu’anciens, ces procédés constituent le point de départ de l’exposition solo qu’elle présente jusqu’au 6 juillet au Musée Bruck de Cowansville.

« Ce sont tous des procédés anciens, les prémisses de la photographie explorées entre 1820 et 1840, avant même l’argentique », explique la Cowansvilloise d’origine maintenant établie en France. « Il en existe des centaines, mais seulement quelques-uns sont encore accessibles. C’est avec eux que je travaille. »

C’est lors d’un échange étudiant qui l’a menée à l’École supérieure d’art décoratif de Strasbourg qu’elle s’est initiée à ces techniques pour le moins inusitées. « Une photographe m’a prise sous son aile et m’a tout montré : comment fabriquer mes chimies à partir, par exemple, de nitrate d’argent ou de ferricyanure de potassium, les différents procédés, etc. »

« Je ne pensais jamais que mes cours de chimie de secondaire 5 allaient me servir un jour », lance-t-elle du même souffle en riant.

Si différents produits et supports sont nécessaires pour chaque procédé, la base de la technique reste la même : le photogramme, c’est-à-dire l’obtention d’une image par contact d’un objet plat ou tridimensionnel sur une surface rendue photosensible.

C’est toutefois lors de ses études à l’École supérieure des Arts et Médias de Caen/Cherbourg qu’elle a poussé sa démarche artistique. « Au début, je ne faisais que reproduire des images à partir d’anciens négatifs que je restaurais, explique la jeune femme de 30 ans. Mais ce faisant, j’avais l’impression que je n’arrivais pas à me détacher de la technique. »

Dès lors, elle a entamé un travail d’exploration qui lui permettra d’amener ces procédés anciens dans une démarche contemporaine. « Le plus difficile, c’est de ne pas rester dans le XIXe siècle », affirme-t-elle aujourd’hui.

Arts et spectacles

Musée Pop: la nouvelle exposition permanente prend forme

Trois-Rivières — Parmi les lettres recouvertes d’une fraîche couche de peinture et les structures qui s’érigent dans la plus vaste des salles du Musée Pop, la nouvelle exposition Attache ta tuque! Une virée décoiffante dans la culture du Québec prend tranquillement forme. Cette exposition permanente de l’institution muséale sera le produit signature et mettra en vedette huit thématiques relatives à la culture québécoise.

La sélection de ces thématiques est d’ailleurs le fruit d’un sondage réalisé par la firme Léger qui a permis de sonder 1000 Québécois pour connaître les sujets qui illustraient le mieux la spécificité québécoise. Ainsi, c’est la première fois que le musée procède de cette façon pour définir le cadre d’une exposition. «Je ne sais pas si ça s’est beaucoup fait à travers de Québec, le Canada et même le monde», lançait Valérie Therrien, directrice générale du Musée Pop. «La culture québécoise c’est extrêmement vaste, qui sommes-nous, comme musée, pour choisir quel type d’événement on va présenter. On a choisi de faire une consultation populaire pour sonder le peuple québécois afin de savoir comment eux se représentent quand ils vont à l’étranger, comment, pour eux, on est perçu dans la communauté, quels sont nos traits de caractère, de même que les faits marquants et les événements qui ont fait de nous le peuple québécois.»

Arts visuels

Nouvelle expovitrine sur la communauté juive du Canada au MCH

Le Musée canadien de l’histoire (MCH) a inauguré jeudi soir une nouvelle expovitrine consacrée à l’histoire de la communauté juive du Canada.

Parcours juifs – Récits d’immigration se penche sur les contributions de la communauté juive à la société canadienne, depuis les premières vagues d’immigration, dans les années 1800, jusqu’à aujourd’hui.

Expositions

Fanny Rice: faire voyager son art sur une bouteille de vin

Tous les artistes rêvent de voir leur art voyager et être vus par des millions de personnes.

Pour la Québécoise Fanny Rice, ce rêve se réalisera sous une forme bien particulière, puisque l’une de ses œuvres ornera les étiquettes d’un vin vendu dans 30 pays à travers le monde.

L’artiste peintre qui réside à Chambly vit de son art depuis maintenant sept ans. Ses ventes se font principalement grâce aux réseaux sociaux, plus particulièrement par le biais de... LinkedIn!

«Au départ, je me disais que ce n’était pas un réseau social pour vendre quelque chose», a-t-elle expliqué.

Elle s’est rapidement rendu compte que plusieurs utilisateurs de la plateforme s’inscrivaient justement dans sa clientèle cible, soit les professionnels d’environ 40 ans et plus.

«Quand je partage des photos, ça m’amène directement des ventes», a-t-elle assuré.

Fanny Rice décrit son art comme étant «moderne» et «fluide», qui s’inspire de voyages, de vues océaniques, mais aussi de paysages un peu inexplorés.

C’est cette façon de transformer la nature en art abstrait qui a séduit une agence d’importation de vins, qui avait reçu le mandat de trouver un artiste québécois pour illustrer l’étiquette du vin Quattro, qui célèbre son 25e anniversaire. Pourquoi le Québec, particulièrement?

«Parce que le marché québécois, c’est le plus gros marché du vin Quattro au monde», explique Fanny Rice.

Habituée de se laisser aller, sans contrainte, lorsqu’elle pratique son art, Fanny Rice a perçu la commande comme un défi intéressant. Elle s’est finalement inspirée de la vallée de Colchagua, où sont principalement situées les vignes de Montgras.

Son étiquette se retrouve sur plus de 500 000 bouteilles, envoyées dans des marchés complètement différents, en Europe, en Asie comme en Amérique.

«Habituellement, c’est moi qui voyage pour m’inspirer des paysages. Là je crée une œuvre, puis après mon œuvre revoyage par la suite. Je trouvais ça vraiment intéressant que mon art voyage d’une différente façon», affirme-t-elle.