Margaret Nelson, Hugh Akagi, Chef de la Nation des Peskotomuhkati le long de la rivière Skutik, Mark O’Neill, Président-directeur général du Musée canadien de l’histoire, et Rita Fraser, conseillère au conseil de bande de la Nation.

Le MCH protégera une collection autochtone du Nouveau-Brunswick

Le Musée canadien de l’histoire (MCH) aura la charge de conserver d’importants objets culturels appartenant à la nation des Peskotomuhkati, au Nouveau-Brunswick.

Le MCH et les représentants de cette communauté basée le long de la rivière Skutik ont signé mardi un accord visant la préservation de plus de 100 objets symbolisant la culture autochtone traditionnelle. Le musée en exposera une sélection dans son Centre de ressources jusqu’en avril 2020.

Cet arrangement – « inédit », selon le musée fédéral – est aussi temporaire : le MCH prendra soin de la collection des Peskotomuhkati jusqu’à ce qu’elle puisse retourner au Nouveau-Brunswick, lorsqu’un édifice géré par la communauté autochtone sera fin prêt pour l’abriter dans des conditions optimales.

« En conformité à la longue tradition de collaboration [du musée] avec les communautés autochtones et dans l’esprit des efforts de réconciliation, nous nous réjouissons à l’idée de travailler avec la Nation des Peskotomuhkati afin d’étudier, de conserver et d’exposer cette collection », a indiqué mardi le PDG du MCH, Mark O’Neill, « heureux de partager la responsabilité de ces précieux objets » avec ses propriétaires.

Ce partenariat permettra « d’améliorer notre compréhension et notre appréciation collectives de l’histoire et de la culture des Peskotomuhkatis », a-t-il souligné.

Ces artefacts étaient jusque là conservés au Camp Chiputneticook, près de Saint Andrews, au Nouveau-Brunswick.

Certaines acquisitions d’importance avaient été facilitées par le ministère des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, ce qui avait pavé la voie à un espace de « dialogue » constructif, souligne le musée, par voie de communiqué.