La Galerie Alpha d'Ottawa ouvre ses portes au public ce jeudi 18 juin.
La Galerie Alpha d'Ottawa ouvre ses portes au public ce jeudi 18 juin.

La Galerie Alpha se veut aux premières loges de la «renaissance des arts» post-COVID

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Entendant bien «prouver que le confinement n’a pas eu la peau de la culture», la galerie Alpha, à Ottawa, souligne sa réouverture en organisant deux vernissages.

À l’heure de «célébrer la renaissance de l’Art », la galerie Alpha rouvre ses portes au public, ce jeudi 18 juin à 16h, en tenant un premier vernissage qui se prolongera jusqu’à 21h. 

Celui-ci est l’occasion de présenter les œuvres d’une vingtaine d’artistes, et ce dans la perspective de «mettre en avant le travail accompli par les artistes durant cette période d’isolement».

La galerie se dit soucieuse des protocoles sanitaires mis en place un peu partout. Lors de cette réouverture, la capacité d’accueil sera donc limitée à 40 personnes, afin de permettre le respect des mesures de distanciation sociale. On y dispensera aussi des solutions hydro-alcooliques.

Un second vernissage est prévu d’ici deux semaines. Il sera consacré à l’artiste Québécoise Diane Lacaille, qui proposera une nouvelle série d’œuvres.

La capacité d'accueil de la galerie Alpha – qui dispose de trois étages – sera limitée à 50 personnes lors des deux vernissages prévus ce jeudi, et dans les prochaines semaines.

Artistes peintres in situ

Au fil des prochaines semaines, les visiteurs de la galerie pourront aussi observer des artistes locaux à l’œuvre sur leurs toiles. On y tiendra aussi des «soirées artistiques rythmées par des performances de jazz et musique classique».  Ces soirées seront elles aussi «orchestrées dans le respect des mesures sanitaires» en vigueur.

La galerie est depuis longtemps proche de la communauté artistique, toutes disciplines confondues. Le lieu accueillait par exemple régulièrement des mises en lecture, en compagnie de comédiens locaux. 

«Les artistes ont plus que jamais besoin de s’exprimer, d’exposer leur travail et d’échanger avec la communauté culturelle», estime la directrice de la galerie Alpha, Edith Betkowski, ravie de leur offrir ses espaces.

Les trois artistes visuels invités à peindre in situ sont Nancy Brandsma, Luce Marquis et Dominik Sokolowski. Répartis sur les trois étages de la galerie, ces artistes en résidence feront comme s’ils étaient dans leur studio, tout en restant disponibles pour «partager leur passion avec les visiteurs curieux de se familiariser avec le processus de production, d’habitude si secret», évoque la responsable de la galerie ottavienne.

«L’Art est devenu essentiel à nos vies, en tant que compagnon et facteur de stimulation», estime  la directrice de la galerie Alpha, Edith Betkowski.

Renaissance

«Pendant que la scène culturelle de la Capitale est en position de départ à la course au déconfinement, Alpha a déjà un tour d’avance», estime-t-elle. 

Rappelant que «dans une galerie, nous touchons avec les yeux, ce qui rend l’espace plus sécuritaire que n’importe quel autre lieu public», Edith Betkowski attend donc les visiteurs prêts à prendre le risque d’«encourager les bolides artistiques [et] faire vibrer la tribune culturelle locale». 

«Au cours de ces mois d’isolation sociale, l’Art a prospéré. Il est devenu essentiel à nos vies, en tant que compagnon et facteur de stimulation», ajoute-t-elle. Les artistes ont quant à eux «profité de ce temps ‘revitalisant’ pour se concentrer sur leur travail et sont de retour, plus inspirés et accomplis.

«Nous avons hâte de vous accueillir (au 531, promenade Sussex) pour célébrer ensemble la renaissance de l’Art», s’exclame-t-elle.