Des clichés inédits du photographe David Seymour exhumés des archives de l’Unesco

PARIS - C’était «un trésor enfoui dans les archives de l’Unesco» depuis près de sept décennies : 38 planches-contacts du photographe polonais David Seymour, dit «Chim», l’un des cofondateurs de l’agence Magnum, a annoncé mardi l’Unesco dans un communiqué.

Ces planches, accompagnées de textes de l’écrivain Carlo Levi, reposaient depuis les années 1950 dans les archives de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. Elles ont été exhumées lors d’un vaste travail d’analyse et de numérisation de milliers de documents.

«Tout a commencé avec l’exploration des collections audiovisuelles de l’Unesco à l’automne 2017, après leur versement aux archives de l’Organisation», est-il expliqué dans le Courrier de l’Unesco, magazine de l’organisation.

«C’est en ouvrant l’un de ces tiroirs que nous avons fait une découverte étonnante: un album inédit de 38 planches-contacts et des textes d’accompagnement d’un des plus grands photographes du XXe siècle, David "Chim" Seymour, cofondateur en 1947 avec Henri-Cartier Bresson, Robert Capa et George Rodger, entre autres, de la coopérative de photographie Magnum, aujourd’hui connue sous le nom de Magnum Photos», précise le magazine.

Cet album est le fruit d’un reportage dans le sud de l’Italie que l’Unesco avait commandé en 1950 à David Seymour (1911-1956) sur une vaste campagne contre l’anaphalbétisme lancée par Rome. Le Courrier de l’Unesco en avait publié une sélection en 1952, accompagnée d’un texte de Carlo Levi, l’auteur du célèbre roman autobiographique «Le Christ s’est arrêté à Eboli» qui a pour cadre une région pauvre du Mezzogiorno.

Soixante-sept ans plus tard, l’Unesco a choisi de publier l’album intégral de Seymour, y compris les notes détaillées prises par le photographe lui-même, en sus des textes de Carlo Levi. Le livre «Au-delà d’Eboli: l’Unesco et la campagne contre l’analphabétisme» sera présenté dans une librairie parisienne le 13 décembre.