Clémence Desrochers est fière de cette exposition qui présente ses multiples talents, certains moins connus que d’autres.

Clémence Desrochers brise les barrières

La pionnière de la culture québécoise Clémence Desrochers souhaite que l’exposition De la factrie au musée, qui présente la rétrospective de ses 60 ans de carrière, donne du courage au public pour oser briser les barrières. Elle en a fait la confidence, mercredi, lors du vernissage au Musée Louis-Hémon de Péribonka, où l’exposition est présentée jusqu’au 6 septembre.

« Ce que j’aimerais, c’est d’abord que vous m’aimiez, mais aussi que vous voyez en moi quelqu’un qui n’a pas eu peur. Pour les jeunes qui commencent et qui ont envie de faire quelque chose, je veux que vous sachiez qu’il ne faut jamais se laisser démolir », a-t-elle souligné, lors de son discours devant la cinquantaine de personnes réunies pour le vernissage. C’était la première fois qu’elle mettait les pieds à Péribonka, même si elle était souvent passée dans la région.

L’artiste native de Sherbrooke a effectivement brisé plusieurs barrières dans sa carrière en étant l’une des premières à faire du monologue au Québec. Elle n’a jamais eu peur de parler des tabous et de les exploiter, en plus d’essayer de nombreux arts non conventionnels. C’est d’ailleurs ce que l’on peut découvrir dans cette exposition rétrospective.

L’artiste pluridisciplinaire souhaite encourager les visiteurs à ne pas avoir peur et à foncer vers leurs objectifs, avec l’exposition sur la rétrospective de sa carrière. ­

De la factrie au musée présente les multiples talents de Mme Desrochers. Sous différentes thématiques telles que son enfance, sa carrière, ses sources d’inspiration et son engagement, le public peut voir tous les exploits de cette monologuiste, poète, animatrice, comédienne, humoriste et bien plus. Avec des photos, dessins, chansons et extraits télé, les visiteurs se trouvent plongés dans l’univers de la comédienne.

Dans une entrevue accordée au Quotidien, la femme de 85 ans a laissé tomber : « C’est vraiment touchant, parce que dans ta vie, tu ne vois jamais tout ça rassemblé. » Au milieu de tous ses exploits et réussites, elle a continué : « J’ai fait un beau travail. J’ai fait ce que j’ai pu, mais ce n’était pas un métier facile. »

Elle est particulièrement fière de montrer ses dessins, ou encore ses textes, un côté d’elle moins connu alors que ses monologues et ses rôles à la télévision ont été très populaires. Ce qu’elle apprécie avec l’exposition, c’est que les gens puissent découvrir d’autres de ses facettes.

Julie Bonenfant-Boisfranc, responsable de l’action culturelle et des collections, est persuadée que tous les publics pourront apprécier cette exposition. « Pour les gens qui la connaissent, c’est sûr que c’est un moment approprié pour avoir de la nostalgie, quand on a vécu ces événements et dans ces années-là. [...] Pour les plus jeunes, c’est une manière de découvrir une artiste qui a été très marquante dans la culture québécoise, d’une nouvelle façon », a-t-elle indiqué, dans un entretien avec Le Quotidien.

L’exposition a été créée par le Musée des beaux arts de Sherbrooke, en collaboration avec Patrimoine Canada. Mme Desrochers y a également contribué.