L’exposition Hanran présentera plus de 200 photographies reflétant les bouleversements sociaux et politiques au Japon.

Beautés indigènes et esthétique des monstres

Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) a levé mercredi le voile sur les expositions qui marqueront sa saison automne-hiver 2019-2020.

La plus attendue est sans nul doute Àbadakone / Feu continuel / Continuous Fire, que le musée présentera à compter du 8 novembre.

Cette grande exposition internationale d’art contemporain indigène – la seconde organisée par le MBAC – se veut « d’une portée et d’une ampleur inégalées ». L’exposition réunira des œuvres de plus de 70 artistes issus de 16 pays (dont le Canada), qui se feront le reflet d’une quarantaine de nations, ethnies et tribus indigènes. Au menu : installations, performances, conférences et projections de films susceptibles de « remettre en cause notre perception de l’identité et de l’histoire ».

Le Musée des beaux-arts du Canada a levé le voile sur les expositions de sa saison automne-hiver 2019-2020.

À partir du 29 novembre, et jusqu’au 29 mars 2020, le public pourra découvrir les Beautés monstrueuses qui hantaient les estampes et les dessins de la Vieille Europe entre 1450 et 1700.

Monstres bestiaux, atrocités mythologiques, horreurs allégoriques, créatures hydrides et autres «objets de terreur, de dégoût et de stupeur personnifiant la peur de l’Autre et de l’inconnu» abondent dans l’imagerie ancienne», et particulièrement dans les arts graphiques, souligne le MBAC, qui explorera la représentation de figures monstrueuses dans une sélection de dessins, de gravures et d’eaux fortes pré-XVIIIe siècle, pour mieux exposer les «angoisses religieuses, morales et sociales» de l’époque.

L’exposition Le Canada et l’impressionnisme. Nouveaux horizons sera présentée au MBAC à l’automne 2020 – après avoir été accueillie à Munich, Lausanne et Montpellier. Colligeant une centaine d’œuvres, elle cherche à apporter un éclairage nouveau sur le rayonnement de l’impressionnisme dans l’art canadien. 

La sous-directrice «Expositions et Rayonnement» du MBAC, Anne Eschapasse, en compagnie de la conservatrice du Musée des beaux-arts de Yokohama, Eriko Kimura, ont présenté un avant-goût de l’exposition Hanran.

Photographie

L’Institut canadien de la photographie (ICP) ouvrira ses salles à des clichés retraçant l’histoire du Japon des années 1930 jusqu’aux années 90. Du 11 octobre au 22 mars 2020, l’exposition Hanran présentera plus de 200 photographies reflétant les bouleversements sociaux et politiques du pays, mais aussi l’évolution de la culture japonaise durant cette période. L’exposition est co-chapeautée par la conservatrice du Musée des beaux-arts de Yokohama, Eriko Kimura.

Par ailleurs, l’ICP présentera à partir du 11 octobre (jusqu’au 22 mars 2020), dans PhotoLab 6, les œuvres des trois lauréats du Prix nouvelle génération de photographes 2019 : Luther Konadu, Ethan Murphy et Zinnia Naqvi.