Arts visuels

Le «photographe de rue» au MBAC

Près de 180 clichés du « photographe de rue » Dave Heath prennent l’affiche le jeudi 14 mars au Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) dans le cadre de l’exposition Multitude, solitude.

Les photographies de Dave Heath. Pour l’artiste qui s’est éteint en 2016, son médium représentait « un accès au monde ».

Arts visuels

Kim Kardashian et Tyra Banks de passage à Montréal pour une exposition

MONTRÉAL — La vedette des réseaux sociaux Kim Kardashian et la mannequin Tyra Banks étaient de passage à Montréal, alors qu’elles ont foulé lundi soir le tapis rouge au Musée des beaux-arts de Montréal pour l’exposition «Thierry Mugler: Couturissime», une rétrospective du travail de ce designer de haute couture.

Les deux célébrités internationales seront entourées d’une brochette d’autres personnalités invitées à un «souper VIP» dans le cadre d’événements liés à l’exposition.

«Je pense que tout le monde peut être fier. C’est quelque chose qui était attendu depuis de nombreuses années sur la planète mode et par les plus grands musées aussi et c’est à Montréal que ça se passe ce soir», a souligné en entrevue Thierry-Maxime Loriot, commissaire de l’exposition.

L’événement a rassemblé de proches collaborateurs et des invités de M. Mugler, dont la top model Pat Cleveland et plusieurs drag queen.

Une dizaine de designers montréalais étaient présents, dont Philippe Dubuc, Denis Gagnon et Marie Saint Pierre. Ils feront partie d’une exposition complémentaire intitulée «Montréal Couture».

Étant donné le climat hivernal, le tapis rouge, qui était sur invitation seulement, s'est tenu à l’intérieur du pavillon Jean-Noël Desmarais situé sur la rue Sherbrooke.

«Un pionnier» de la mode

Cette exposition est en préparation depuis plus de deux ans déjà, a expliqué M. Loriot.

«Thierry Mugler, c’est vraiment quelqu’un qui a révolutionné les modes, la mode, puis qui a été vraiment un pionnier dans son domaine. On se retrouve dans un univers qui n’a jamais été exploré, ce sera vraiment toute une découverte pour beaucoup», a-t-il précisé.

Le créateur de mode est beaucoup connu pour le vidéoclip de George Michael, «Too Fucky», qu’il avait réalisé, mais sa carrière est beaucoup plus riche, a souligné M. Loriot.

«C’est quelqu’un aussi qui a vraiment donné le pouvoir à la femme, qui a vraiment célébré à travers son travail.»

L’exposition «Thierry Mugler: Couturissime» ouvrira au public samedi, date qui coïncide avec la Nuit blanche de Montréal en Lumière durant laquelle le musée souligne qu’il offrira l’entrée à moitié prix.

Les visiteurs pourront apprécier plus de 150 pièces du créateur, qui seront exposées dans plusieurs salles conçues pour traduire tout l’univers de M. Mugler.

«(Il y a) une salle immersive où les visiteurs vont se retrouver dans une forêt enchantée virtuelle, même sous l’eau et dans le désert», a décrit M. Loriot.

Expositions

«Blessés»: vibrant témoignage au Musée canadien de la guerre

« Maman, j’ai été blessé, mais ce n’est rien de grave. »

Le 11 janvier 2007, Jody Mitic a marché sur un engin explosif à Kandahar, en Afghanistan. Le caporal-chef voulait rassurer sa mère, sachant qu’il avait déjà perdu la jambe droite et qu’un chirurgien lui enlèverait bientôt le pied gauche. Malgré les défis que lui réservait son nouveau corps, l’ancien militaire est devenu auteur, conférencier et conseiller municipal à Ottawa.

Arts et spectacles

Un Gauguin méconnu mis aux enchères à Paris

PARIS — «Le Jardin de Pissarro» au recto et... deux autoportraits au verso: une toile méconnue de Paul Gauguin, montrée en public seulement deux fois en quelque 140 ans, sera cédée aux enchères à Paris le 29 mars.

Ce tableau de 1881, dont la valeur est estimée entre 600 000 et 900 000 euros, sera présenté au public avant la vente, dans les locaux de Sotheby’s à Paris, à partir du 23 mars.

Arts visuels

La collection d’oeuvres d’art de George Michael sera vendue aux enchères

LONDRES — La collection d’oeuvres d’art de George Michael sera vendue aux enchères à Londres.

Le célèbre chanteur est décédé en 2016.

Sa collection - qui comprend notamment des oeuvres de Damien Hirst, Tracey Emin et Sarah Lucas - sera vendue par la maison Christie’s.

Ces trois artistes, tout comme Michael, faisaient partie de la génération des «Young British Artists» qui a secoué la scène créative britannique dans les années 1980 et 90.

Cristian Albu, un expert en art contemporain chez Christie, a expliqué vendredi que la collection est «un portrait de la Grande-Bretagne dans les années 1990».

Plus de 200 oeuvres sont proposées, dont The Incomplete Truth, un gigantesque présentoir de verre dans lequel on trouve une colombe préservée dans le formaldéhyde et dont le prix est estimé à entre 1 million et 1,5 million de livres (1,7 million $ CAN à 2,6 millions $ CAN).

L’enchère aura lieu le 14 mars. D’autres lots seront offerts en ligne entre le 8 et le 15 mars.

Arts visuels

Le goût pour les arts de premiers ministres canadiens

Bibliothèque et Archives Canada (BAC) ouvre ses collections pour présenter les penchants artistiques de quelques-uns des grands chefs de gouvernement du pays.

À partir de du 7 février, l’exposition Les premiers ministres et l’art : créateurs, collectionneurs et muses met en lumière Mackenzie King, Wilfrid Laurier, John Sparrow David Thompson et plusieurs autres premiers ministres canadiens, en braquant les projecteurs sur leurs «champs d’intérêt artistiques», voire leur influence sur le milieu des arts.

Arts visuels

Les jeunes de l’école Wakefield Elementary exposent leurs toiles

La Galerie Old Chelsea expose du 8 au 13 février les travaux des enfants de l’école Wakefield Elementary.

Le vernissage de «Par nous, les jeunes de l’école de Wakefield» aura lieu dimanche 10 février, de 13h à 16h.

Environ 55 enfants y participent, «tous très enthousiastes à l’idée d’explorer leur style personnel et de montrer leur travail dans une «vraie galerie», souligne l’artiste visuelle Marilyn Smith, de Wakefield, qui a impulsé le projet.

Des artistes de la Galerie ont donné aux élèves de 6e année «quelques leçons» sur l’art, avant de les familiariser avec les œuvres d’Emily Carr et de Tom Tomson.

Pour plusieurs enfants, «c’était la première fois qu’ils utilisaient l’acrylique et qu’ils peignaient sur une toile», dit-elle. Avant l’école Wakefield Elementary, un partenariat similaire avait concerné l’École du Grand-Boisé.

La Galerie Old Chelsea est située à l’étage du restaurant Les Fougères.

L’espace a été prêté pour l’exposition.

Renseignements : galerieoldchelsea.ca

Arts

Un Banksy à Tokyo ? La municipalité mène l’enquête

TOKYO — La Ville de Tokyo tente de vérifier si le dessin d’un rat tenant un parapluie, découvert près d’une station de train monorail, est l’oeuvre du mystérieux artiste de rue britannique Banksy.

«Nous avons remarqué la présence de cette peinture à l’aérosol» sur une installation technique du centre de la capitale, a déclaré à l’AFP un responsable municipal, Koji Sugiyama.

«Nous pensons qu’il est possible qu’elle ait été réalisée par Banksy», connu pour ses fameux rats qui portent un parapluie ou se font artiste, joueur de violon, rappeur...

Mais «nous ne savons pas encore s’il y a un expert de l’artiste au Japon» capable d’authentifier le graffiti, dont la date de réalisation n’est pas connue, a-t-il admis.

Des photos postées sur les réseaux sociaux à des dates bien antérieures à 2018 peuvent laisser penser que ce dessin est déjà ancien, d’autant qu’il apparaît effacé par le temps.

«Les services de sécurité en avaient connaissance depuis longtemps mais ils n’avaient visiblement pas fait le lien avec Banksy», a expliqué M. Sugiyama. Ce n’est qu’en décembre que la municipalité a été alertée par des habitants.

«Il y a à Tokyo un dessin de rat mignon qui est peut-être une oeuvre de Banksy. Un cadeau pour Tokyo ?», a écrit dans un tweet jeudi la gouverneure de la capitale japonaise, Yuriko Koike, accompagnant son texte d’une photo où elle figure accroupie à côté du graffiti.

Le support sur lequel il se trouve a été enlevé mercredi soir et soigneusement mis à l’abri afin d’éviter toute dégradation, a précisé M. Sugiyama.

L’identité de Banksy est un mystère bien gardé depuis ses débuts dans les années 1990. De lui, on connaît sa nationalité (britannique), sa ville d’origine (Bristol), sa page Instagram aux 5 millions d’abonnés et son site internet où il met en ligne ses oeuvres, sans autre commentaire.

Il a fait de son art de rue un moyen de protestation et se joue de sa récupération à des fins commerciales, comme en octobre 2018 quand il avait prémédité la retentissante autodestruction de sa célèbre toile Girl with balloon, montrant une petite fille laissant s’envoler un ballon rouge en forme de coeur.

Juste après avoir été adjugée pour plus d’un million d’euros aux enchères à Londres, la toile était passée partiellement à travers la partie inférieure de son cadre, découpée en fines lamelles verticales, un coup d’éclat qui avait jeté le trouble dans les milieux de l’art.

Monde

Nouveau record pour le Louvre: plus de 10 millions de visiteurs en 2018

PARIS - Le Louvre, musée le plus visité au monde, a dépassé la barre des dix millions de visiteurs en 2018, un chiffre inégalé pour un musée international de beaux-arts et d’antiquités, d’après sa direction.

«Pour la première fois de son histoire, et je pense pour la première fois dans l’histoire des musées, plus de dix millions de visiteurs ont fréquenté le Louvre en 2018», a affirmé jeudi à l’AFP Jean-Luc Martinez, président-directeur du Louvre.

Avec 10,2 millions de visiteurs, le Louvre enregistre ainsi une hausse de 25% par rapport à 2017 (8,1 M) et bat son propre record de fréquentation (9,7 M en 2012).

Les étrangers représentent près des trois quarts des visiteurs, mais les Français restent la principale nationalité (2,5 millions, soit 25% du total).

En 2017, le Louvre était talonné par le Musée national de Chine avec 8 M, suivi du Metropolitan Museum of Art de New York (7,3).

D’après M. Martinez, le record «est porté par la reprise du tourisme international à Paris» après une chute de la fréquentation de 30% ces dernières années en raison des attentats perpétrés en France ces dernières années.

Il s’explique en partie aussi par les travaux ces deux dernières années qui ont permis d’augmenter la capacité d’accueil du musée.

«On a créé une nouvelle bagagerie, une nouvelle billetterie, un nouvel accueil des groupes inauguré l’année dernière, nous permettant d’accueillir mieux et plus», explique M. Martinez.

La totalité des travaux a coûté près de 60 millions d’euros, financés en grande partie par l’argent versé dans le cadre de l’accord avec le Louvre Abu Dhabi inauguré il y a plus d’un an, précise-t-il.

L’introduction de la vente en ligne a également réduit le temps d’attente, séduisant davantage les visiteurs et répartissant la fréquentation sur la journée.

Le grand bond des Chinois

Parmi les visiteurs français du Musée, 565.000 élèves: «Ce public redevient familier du Louvre, car après les attentats, l’une des premières conséquences était la limitation des visites scolaires», explique le directeur.

Chez les étrangers, les Américains continuent d’être en tête avec près de 1,5 million de visiteurs.

«Souvent le Louvre est un +grand musée américain+ par sa fréquentation, c’est un engouement particulier», observe M. Martinez.

En deuxième position, les Chinois (près d’un million), nouveaux chouchous du tourisme européen. «C’est un public qui il y a cinq ans n’existait pas et n’était même pas dans les cinq premières nationalités. C’est un bond exceptionnel», selon le directeur.

La Chine est le premier pays sur la planète en ce qui concerne le tourisme à l’étranger, avec 129 millions de voyageurs. Les touristes chinois venant en Europe sont de plus en plus friands de culture et de nature.

D’après M. Martinez, les manifestations liées au mouvement populaire des «gilets jaunes» - qui dure depuis plusieurs semaines en France, notamment des rassemblements à Paris chaque samedi - n’ont eu aucune incidence sur la fréquentation, le musée ayant fermé un seul samedi: le 8 décembre.

Si le public du Louvre reste exceptionnellement jeune (50% des visiteurs ont moins de 30 ans), le musée ambitionne de s’ouvrir à un nouveau public, au-delà des habitués et des touristes étrangers, en lançant à partir du 5 janvier une nocturne gratuite chaque premier samedi du mois.

La nouveauté est qu’un accompagnement est proposé dans certaines salles.

«Il y a des gens qui ont peur de ne pas comprendre le musée.Cette nocturne veut répondre à ce besoin (...) avec des explications, des commentaires, des spectacles, des concerts», souligne M. Martinez.

«Elle vise à fidéliser ce public qui se sent perdu. La gratuité ne suffit pas, il faut de l’accompagnement», assure-t-il.

Ces samedis remplaceront les dimanches gratuits dont la formule est abandonnée, faute de succès, la gratuité dominicale ayant profité plus aux touristes étrangers qui y ont vu une aubaine.

Le Louvre comptera sur deux évènements phare en 2019 pour attirer davantage de visiteurs: le 30e anniversaire de la célèbre Pyramide en verre du Louvre et une rétrospective inédite de Léonard de Vinci à l’occasion du cinquième centenaire de la mort du peintre survenue en France.