Expositions

Une expo sur Miró à Québec en 2019

Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) accueillera l’an prochain l’exposition «Miró à Majorque. Un esprit libre». Plus de 150 œuvres du coloré peintre et sculpteur espagnol seront en vitrine dans la capitale, du 30 mai au 8 septembre 2019.

Montée avec la collaboration de la Miró Mallorca Fundació, l’exposition présentée à Québec en primeur nord-américaine rassemblera des peintures, des sculptures et des œuvres sur papier créées pendant les 25 années particulièrement prolifiques lors desquelles Joan Miró, natif de Barcelone, s’était installé à Majorque. 

La venue des œuvres de Miró dans la capitale a été rendue possible par une subvention de 500000$ incluse dans une entente de développement culturel entre la Ville et le gouvernement du Québec. Le Musée de la civilisation, qui aura aussi droit à son exposition internationale l’an prochain, s’est vu remettre l’autre moitié de l’enveloppe d’un million de dollars. 

Au Musée de la civilisation

L’institution de la rue Dalhousie accueillera ainsi l’expo Un musée grandeur nature, qui sera ouverte au public du 24 avril 2019 au 5 mai 2020. Séparée en deux parties, la visite se déploiera d’une part autour des poisons et de leur utilisation avec Venenum, un monde empoisonné, qui nous arrivera du musée des Confluences de Lyon. Le public pourra notamment y observer des spécimens vivants de serpents, de batraciens, d’araignées et de poissons. 

Les visiteurs pourront d’autre part découvrir quelque 200 pièces empruntées au Musée d’histoire naturelle de Londres, dont un manuscrit de Darwin et le squelette d’un tigre à dents de sabre.

Arts visuels

Retour sur 50 ans de création

L’exposition « Les temps échelonnés – œuvres anciennes et récentes de Rita Rodrigue », en vernissage le dimanche 9 septembre à la Galerie Jean-Claude Bergeron, ramène en un temps et lieu des œuvres extraites des 50 années de création de l’artiste en arts visuels d’Aylmer. Une exposition courte et envoûtante, conçue avec recherche et soin, qui revisite la carrière d’une grande passionnée.

Dans ses 20 années d’enseignement, Rita Rodrigue s’est évertuée à inculquer chez ses apprentis la nécessité de l’expression honnête de soi. Tout ce qu’un artiste crée, a-t-elle expliqué, devrait avoir une facture reconnaissable. Un peu comme les personnages de Modigliani ont tous le même long visage, ou comme les Van Gogh se reconnaissent à l’impression de mouvement qu’ils dégagent. « Ça devrait se sentir », a-t-elle résumé lors d’une rencontre en début de semaine.

Arts visuels

Quand l’art laisse des TRACES

L’organisme en arts visuels TRACES fête les 5 ans du Symposium TRACES, au fil d’une programmation réunissant plus de 30 artistes professionnels, dont le célèbre couturier montréalais Jean-Claude Poitras.

Le designer et créateur de mode est le porte-parole et invité d’honneur de cette cinquième édition, qui se déroulera du 14 au 16 septembre à la mairie de L’Ange-Gardien

Arts visuels

Le bilan de Rita Rodrigue

L’œil attentif aura aperçu les œuvres de Rita Rodrigue dans différents lieux publics de la région ou au détour d’une rue d’Aylmer, où réside la peintre. Les amateurs d’arts visuels l’auront sans doute suivie au fil des années, ponctuées d’une cinquantaine d’expositions solos – au Canada et à l’étranger – et d’autant d’expositions collectives.

Pour souligner ses 50 ans de carrière, l’exposition Les temps échelonnés – œuvres anciennes et récentes de Rita Rodrigue propose un retour sur cinq décennies de création, dès jeudi, à la Galerie Jean-Claude Bergeron.

Arts visuels

Célébrer la créativité au parc Jacques-Cartier

Une trentaine d’artistes peintres de la région ont foulé le site des Mosaïcultures ce week-end afin d’y exposer des toiles tout en travaillant sur de nouvelles œuvres en temps réel.

Du 1er au 3 septembre, le public était invité à célébrer la créativité de certains des meilleurs créateurs de la grande région d’Ottawa-Gatineau.

L’évènement a permis aux milliers de personnes qui se sont déplacées de discuter et d’échanger avec les artistes présents pour en apprendre davantage sur leur processus créatif.

Les créateurs ont pu bénéficier du site des Mosaïcultures, un attrait touristique important, comme plateforme promotionnelle afin démontrer leur savoir-faire au public.

Des artistes-photographes ont aussi pu y exposer leurs œuvres.

L’évènement a eu lieu en collaboration avec l’organisme à but non lucratif gatinois Corrid’Art.

Arts visuels

Peindre au milieu des sculptures

Les Mosaïcultures profitent du long week-end de la fête du Travail pour mettre en valeur les artistes peintres de la région.

Une trentaine d’artistes d’ici investiront le parc Jacques-Cartier, du 1er au 3 septembre, afin de peindre in situ, au détour des sculptures végétales de Mosaïcultures.

Une tente destinée à l’exposition et à la vente sera installée, mais l’initiative est moins destinée à commercialiser leur production qu’à faire valoir (ou découvrir) ceux qui tiennent le pinceau.

Pastels, huile, photographie numérique.... ils seront libres de peindre qui des portraits, qui de croquer une scène ou le Parlement, qui de préférer l’abstraction picturale. Car « l’idée n’est pas de les faire peindre nos œuvres [végétales], précise le directeur des Mosaïcultures, Jacques Ouimette. On veut simplement leur donner l’occasion d’entrer en contact avec le public, car les gens ont peu d’occasions de parler à des créateurs ». Et ces derniers sont souvent astreints à un travail solitaire, dans l’ombre et le silence d’un atelier. Un tel échange ne peut être qu’enrichissant, estime-t-il.

L’initiative « permet aux gens de vivre un grand moment de création, [tout en] favorisant les échanges », poursuit-il en indiquant qu’une équipe du Musée des beaux-arts du Canada – celle qui anime les programmes éducatifs et les ateliers à destination du grand public – viendra donner des cours de peinture aux visiteurs. 

L’initiative est donc envisagée comme « une célébration de la vie artistique et culturelle de la grande région de Gatineau-Ottawa ». On pourra par exemple rencontrer Dominik Sokolowki. Des artistes-photographes participeront aussi à cette fête de la création.

« À Montréal, on avait fait un symposium d’artistes-peintres [dont on s’est inspiré]. Le public adore ça », surtout les enfants, témoigne celui qui organise ses cinquièmes Mosaïcultures (dont trois éditions à Montréal).

« On voit toujours des œuvres “finies”, comme si c’était “normal”. Pourtant, il n’y a là rien de normal. On n’imagine pas tout ce qu’il y a avant : la phase créative. [Le grand public] a rarement le privilège de rencontrer les gens qui créent ou l’opportunité d’assister au processus de création », poursuit M. Ouimette.

Corrid’Art

C’est justement pour faciliter cet « échange » que le directeur des Mosaïcultures a contacté les artistes visuels Jacques Desgagnés et Gilles Pelletier. Ce dernier est responsable de l’association Corrid’Art, une OSBL gatinoise fondée il y a deux ans pour fédérer les énergies autour de diverses initiatives artistiques et sportives. Les deux hommes ont convié 28 confrères et consœurs des deux bords de la rivière des Outaouais à poser leurs chevalets en pleine « nature », et à créer sur le site des Mosaïcultures.

Chacun pourra exposer plusieurs œuvres terminées, tout en travaillant sur une nouvelle toile. L’occasion est tout indiquée pour demander aux créateurs d’où leur vient leur inspiration, comment ils travaillent, ou ce qu’ils ressentent lorsqu’ils peignent, illustre M. Ouimette.

Jacques Desgagnés – qui préfère le terme « créateur » à celui d’« artiste peintre », statut qu’il juge réducteur – se réjouit de ce que ce rendez-vous avec le public se fasse dans un cadre aussi magnifique. 

Plutôt que d’être cordés dans quelque kiosque étriqué dans un centre d’exposition par trop anonyme, les artistes auront le bonheur d’exprimer leur art au beau milieu de sculptures végétales rivalisant beauté et de majesté. « C’est une rencontre de créateurs à l’intérieur même d’une grande création, cette belle et grande création qu’est Mosaïculture. » 

« L’Outaouais est une région qui a plein d’artistes », mais ceux-ci vivent « un peu cachés », loin des yeux du grand public, estime Jacques Desgagnés – dont on peut voir quelques grandes toiles abstraites à la librairie/galerie Bouquinart d’Aylmer, qui l’expose jusqu’au 16 septembre. 

« Je n’aurai donc pas grand-chose à montrer ce week-end », s’excuse-t-il. Mais qu’importe : ce qui l’intéresse de cette initiative n’est pas la partie commerciale, mais « l’expérience humaine, le contact avec les gens que je vais croiser », dit-il. « C’est plus facile de jaser avec eux » dans un tel contexte, dit-il.

Un grand rassemblement

Gilles Pelletier promet quant à lui d’« apporter quelques dessins » de son cru. Mais le geste lui semble presque secondaire : « ce que j’apprécie tout particulièrement de ce projet, c’est qu’il a permis de rassembler différents regroupements d’artistes de la région, et des deux bords de la rivière », souligne-t-il. 

L’activité a en effet permis de fédérer plusieurs associations indépendantes (la Fabrique, le Conseil des arts d’Aymer, la Halte des arts [à Val-des-Monts], Ottawa Arts Network, la Coopérative des arts visuels et des métiers d’art [CAVMA] de l’Outaouais, etc.) et même quelques galeries d’art, comme la Galerie Alpha et Bouquinart. 

D’aussi loin qu’il se souvienne, c’est la première fois qu’autant d’organismes en arts visuels de la région d’Ottawa-Gatineau se regroupent de la sorte, de Buckingham à Chelsea en passant par Ottawa. Quelques artistes viendront en toute indépendance d’affiliation. Voilà qui devrait donner un bel aperçu de l’éventail de ce qui se fait dans notre voisinage. 

Par ailleurs, des artistes algonquins proposeront des danses et des chants traditionnels à 11 h et à 13 h sur la Place d’animation des Mosaïcultures.

Arts visuels

Une calligraphie millénaire chinoise mise aux enchères

HONG KONG — Une calligraphie presque millénaire réalisée par l’intellectuel chinois Su Shi, pourrait atteindre 51 millions de dollars américains aux enchères lors de sa mise en vente fin novembre, a estimé jeudi la société Christie’s.

Bois et Pierre, dessiné à l’encre sur un rouleau de papier, représente un arbre ressemblant à un dragon. L’œuvre, datant de la période de la dynastie Song (960-1279), est «l’une des peintures chinoises les plus rares au monde», selon Christie’s.

Le penseur chinois, aussi connu sous le nom de Su Dongpo, est l’une des plus importantes personnalités culturelles de Chine. Il était également poète, écrivain, peintre, calligraphe et politicien.

«Les œuvres que nous pouvons lui attribuer avec certitude sont très peu nombreuses, tout au plus deux ou trois. Elles sont très rares», a souligné Jonathan Stone, vice-président du département d’art asiatique de Christie’s.

Le rouleau, long de plus d’1m85, contient de la calligraphie et des poèmes de quatre éminents penseurs chinois du 11e siècle ainsi que les sceaux de 41 collectionneurs.

La peinture sera exposée dès le 1er septembre et sera mise aux enchères le 26 novembre pour la vente d’automne de Christie’s à Hong Kong.

Selon M. Stone, elle suscitera l’intérêt au-delà des frontières chinoises car elle «est un chef d’oeuvre international plutôt qu’un chef d’oeuvre chinois».

En 2010, un rouleau de calligraphie intitulé Dizhuming et réalisé par Huang Tingjian, élève de Su Shi, a été vendu pour 64 millions de dollars aux enchères à Pékin.

Arts visuels

Pour des océans sans plastique

Le Musée canadien de la nature (MCN) a levé un voile, mardi, sur le Labo des plastiques océaniques, une expo gratuite installée pour deux semaines en extérieur, aux portes du musée.

Cette exposition itinérante qui traite de la pollution des océans et des moyens de lutter contre ce problème s’arrête à Ottawa pour deux semaines (jusqu’au 12 août).

Arts visuels

Les femmes en sciences à l’honneur

Depuis des siècles, des scientifiques canadiennes contribuent au progrès dans leur domaine, et ouvrent la voie aux jeunes filles qui veulent suivre leurs traces. Rendre hommage à ces pionnières, tel est l’objectif que c’est donné le Musée canadien de la nature en concevant Courage et Passion : les femmes en sciences naturelles au Canada.

L’exposition qui débute ce samedi et qui se tiendra jusqu’au 31 mars 2019, est également l’occasion de souligner le 100e anniversaire du droit de vote des femmes aux élections fédérales du Parlement, qui siégeait temporairement dans l’enceinte du Musée.

Expositions

Un marchand d'art découvre six œuvres de Kooning

NEW YORK — En passant en revue le contenu du local d’un restaurateur d’art pour lequel il avait payé 15 000 $, un marchand d’art a découvert ce qu’il croit être six tableaux du peintre abstrait Willem de Kooning, dont la valeur pourrait atteindre plusieurs millions de dollars.

Le local de stockage, situé près de la ville d’Ho-Ho-Kus, dans le New Jersey, appartenait au restaurateur d’art Orrin Riley, décédé en 1986 et qui avait cédé ses biens à sa compagne Susanne Schnitzer, morte en 2009.

Après avoir essayé, en vain, de vendre individuellement les quelque 200 œuvres qui se trouvaient dans le local, les héritiers de Susanne Schnitzer ont décidé de céder en vrac tout le contenu du local.

«Honnêtement, je savais qu’une autre maison d’enchères ne s’était pas montrée intéressée, donc je me disais que c’était de la camelote», a expliqué à l’AFP David Killen, qui possède une galerie à New York et organise des ventes.

«Tout était emballé», s’est-il souvenu, en détaillant une information rapportée initialement par le New York Post. «J’ai dit: “je vous en donne 15 000 $, je prends le risque”.»

Ce n’est qu’après avoir vidé la pièce qu’il s’est aperçu que six toiles ressemblaient à des œuvres du peintre américano-néerlandais Willem de Kooning (1904-1997).

Il les a montrées au restaurateur d’art Lawrence Castagna, qui a travaillé avec de Kooning lui-même, mais aussi avec Orrin Riley.

Le professionnel a confirmé l’impression de M. Killen: «Je crois formellement qu’elles sont» des Willem de Kooning, a déclaré M. Castagna à l’AFP, tout en précisant qu’il ne s’agissait pas d’un avis d’expert.

«Cela ne veut rien dire», a-t-il prudemment expliqué. «C’est simplement mon opinion.»

Le marchand d’art, qui affirme avoir également découvert une toile du peintre suisse Paul Klee, va désormais mettre en vente les tableaux, qui pourraient rapporter entre 10 000 $ et 10 M$, selon lui.

En novembre 2016, Untitled XXV a été vendu pour 66,3 M$ par Christie’s, établissant un record en enchères pour de Kooning, qui a passé l’essentiel de sa vie adulte aux États-Unis.

Selon plusieurs médias américains, l’année précédente, le financier Kenneth Griffin avait acheté, à l’occasion d’une transaction privée, le tableau Interchange pour 300 M$.

«Croyez-le ou non, et les gens vont rire en entendant ça, mais ce n’est pas pour l’argent», a dit David Killen. «Je veux de la publicité pour ma maison d’enchères.»

Il admet néanmoins que si la vente lui rapportait un montant important, il se verrait bien acheter «un très bel appartement» et de nouvelles portes pour sa galerie.