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Arts

Les grands musées ferment leurs portes au public

Face à la crise de la COVID-19, le réseau des Musées nationaux du Canada a emboîté le pas, et pris vendredi la décision de «fermer leurs portes aux visiteurs dès le samedi 14 mars. Une décision qui s’applique «jusqu’à nouvel ordre».

Dans la région d’Ottawa-Gatineau, cette décision affecte le Musée canadien de l’histoire, le Musée canadien de la nature, le Musée canadien de la guerre, le Musée des beaux-arts du Canada et Ingenium. 

Se disant «désolés des répercussions» d’une telle décision pour les familles, les musées nationaux estiment cependant «qu’il s’agit de la meilleure décision à prendre dans l’intérêt de toutes les collectivités que nous servons». 

Arts visuels

Polémique à Rome sur l’exposition en hommage au génial Raphaël

ROME - Après l’année dédiée à Léonard de Vinci, c’est un autre génie de la Renaissance, Raphaël, mort il y a 500 ans, qui fait l’objet d’un hommage à travers une grande exposition à Rome, marquée par une polémique dont les Italiens ont le secret.

Au centre de cette querelle d’experts, un splendide portrait du pape Léon X conservé au musée des Offices de Florence, qui a prêté un quart des oeuvres exposées dans le cadre prestigieux des Ecuries du Palais du Quirinal, le siège de la présidence de la République.

Le comité scientifique du musée florentin a estimé que ce «Portrait de Léon X avec deux cardinaux» peint entre 1518 et 1519, était trop fragile pour voyager. Et il a démissionné en bloc la semaine dernière pour protester contre la décision du directeur des Offices, l’Allemand Eike Schmidt, de passer outre pour l’envoyer à Rome.

Dans une tribune publiée dans le quotidien La Repubblica, les quatre membres du comité rappellent que ce tableau, qui fit sensation au temps de Raphaël, fait partie de la liste des 24 oeuvres non transportables établie le 9 décembre par les Offices.

Le directeur des Offices a justifié sa décision mercredi auprès de l’AFP: «c’est très important que ce tableau soit à Rome car c’était le pape de la paix. C’est une oeuvre identitaire qui doit venir à Rome, la ville des papes».

«Encore plus à ce moment-ci puisque Raphaël mourut d’une infection après une semaine de fièvre forte», a déclaré M. Schmidt, en référence à la crise du coronavirus en Italie où plus de 3.000 personnes sont contaminées et une centaine sont mortes.

L’exposition ouvre jeudi au public. Elle est le fruit de trois années de travail ayant permis de réunir une centaine d’oeuvres du «beau Raphaël», prodige célèbre dès sa jeunesse, qui mourut à seulement 37 ans, en 1520 à Rome.

Célèbre pour la perfection et la grâce de ses peintures, Raphaël forme avec Michel-Ange et Léonard de Vinci une sorte de trinité des grands artistes de la Renaissance.

Outre les Offices, ont aussi prêté des tableaux le Louvre de Paris, les National Gallery de Londres et Washington ainsi que le musée de Prado de Madrid.

Parmi les oeuvres les plus célèbres du peintre exposées à Rome figurent la «Vierge à la Rose» et les portraits du pape «Jules II» et de l’écrivain et diplomate «Baldassare Castiglione».

Rose rouge

Entouré d’honneurs, Raphaël eut droit à sa mort à de grandioses funérailles au Vatican et fut enterré au Panthéon de Rome, où encore aujourd’hui on peut se recueillir sur sa tombe. Une rose rouge orne sa dernière demeure.

Au-delà de Rome, Urbino, sa ville de naissance dans les Marches (centre-est), et Milan lui rendront aussi hommage à travers des expositions.

En dépit de sa mort prématurée, Raphaël a laissé une oeuvre importante, dont une grande partie se trouve au Vatican, avec par exemple les fameuses fresques des «Chambres de Raphaël», une suite de salles de réception dans la partie publique des appartements papaux. C’est là que se trouve la célèbre école d’Athènes, qui représente les grands philosophes grecs, parfois sous les traits de peintres contemporains de Raphaël: Michel-Ange prête ainsi son visage à Héraclite.

En janvier, le pape François avait d’ailleurs mis à profit un discours au corps diplomatique après du Saint-Siège pour saluer le peintre: «Nous devons à Raphaël un immense patrimoine d’une beauté inestimable».

La grande exposition consacrée à Raphaël, emblème de l’esprit d’ouverture à l’avenir qui caractérisa la Renaissance, comme l’a décrit le pape argentin, durera jusqu’au 2 juin.

Le record de réservations est déjà battu: 70.000 visiteurs ont acheté leur billet, en dépit des craintes liées à l’épidémie de coronavirus. L’Italie est le pays le plus touché d’Europe, même si l’essentiel des cas se concentrent dans le nord du pays.

Arts visuels

Le centenaire du Groupe des Sept commémoré à la GAO

La Galerie d’art d’Ottawa (GAO) a donné des précisions sur sa programmation pour ce printemps et cet été. La GAO présente cinq nouvelles expositions.

Au menu : des sculptures interactives, des installations vidéo, un regard sur les «espaces sacrés» et un hommage au Groupe des Sept, dont on fête le centenaire. Les 100 ans du Groupe des Sept. Collection et commémoration est présentée jusqu’au 10 janvier 2021.

L’exposition met notamment en valeur des œuvres A.Y. Jackson, A.J. Casson et Arthur Lismer tirées de la Collection Firestone – qui contient plus de 600 pièces du Groupe des Sept, précise la GAO, qui en a la gestion.

Du 12 mars au 27 septembre 2020, Rythmesthétique réunira des œuvres qui, «à l’aide d’une panoplie de stratégies artistiques contemporaines, prennent le pouls de la vie, de la société et du travail». Il s’agira d’une première nord-américaine pour cette exposition qui a été présentée en Corée du Sud et au Japon.

L’intérieur des éléphants et plein d’autres choses, à l’affiche du 8 février au 26 juillet 2020, rendra hommage à l’artiste canadien Russell Yuristy, à sa pratique multimédia «émouvante et ludique», et aux sculptures de bois en forme d’animaux qui servent de structures de jeu qui donnent vie à son Creative Playground Workshop. Une exposition de photographies signées Jennifer Dickson, Le projet credo, se penchera sur les grandes religions monothéistes du 8 février au 26 juillet 2020.

La GAO présentera aussi Attaches I Cicatrices, une exposition d’arts textiles, du 6 mars au 26 avril 2020. Plusieurs conférences liées à ces expositions sont prévues.

Un vernissage global se tiendra le 11 mars de 18 h à 21 h (50, pont Mackenzie King). L’évènement est gratuit et ouvert au public.

Arts

Le centenaire du Groupe des Sept commémoré à la GAO

La Galerie d’art d’Ottawa (GAO) a dévoilé sa programmation pour ce printemps et cet été.

La GAO présentera cinq nouvelles expositions. Au menu : des sculptures interactives, des installations vidéo, un regard sur les «espaces sacrés» et un hommage au Groupe des Sept, dont on fêtera le centenaire.

«Les 100 ans du Groupe des Sept. Collection et commémoration» sera présentée du 18 janvier 2020 au 10 janvier 2021. L’exposition mettra notamment en valeur des œuvres A.Y. Jackson, A.J. Casson et Arthur Lismer tirées de la Collection Firestone – qui contient plus de 600 pièces du Groupe des Sept, précise la GAO, qui en a la gestion.

Du 12 mars au 27 septembre 2020, «Rythmesthétique» réunira des œuvres qui, «à l’aide d’une panoplie de stratégies artistiques contemporaines, prennent le pouls de la vie, de la société et du travail». Il s’agira d’une première nord-américaine pour cette exposition qui a été présentée en Corée du Sud et au Japon.

«L’intérieur des éléphants et plein d’autres choses», à l’affiche du 8 février au 26 juillet 2020, rendra hommage à l’artiste canadien Russell Yuristy, à sa pratique multimédia «émouvante et ludique», et aux sculptures de bois en forme d’animaux qui servent de structures de jeu qui donnent vie à son Creative Playground Workshop.

Une exposition de photographies signées Jennifer Dickson se penchera sur les grandes religions monothéistes du 8 février au 26 juillet 2020. Cela s’intitule «Le projet credo». La GAO présentera aussi «Attaches│Cicatrices», une exposition d’arts textiles, du 6 mars au 26 avril 2020.

Plusieurs conférences liées à ces expositions sont prévues.

Un vernissage global à toutes les expositions se tiendra le 11 mars de 18 h à 21 h (50, pont Mackenzie King). L’évènement est gratuit et ouvert au public.

Renseignements: oaggao.ca

Arts visuels

Le Musée canadien de l’histoire (MCH) accueillera les Reines d’Égypte, ce printemps

Exposition consacrée aux femmes de pouvoir et d’influence de l’Égypte ancienne, Reines d’Égypte proposera plus de 300 objets emblématiques, a annoncé mardi le MCC.

Cette exposition, qui réunit des artéfacts «exceptionnels» prêtés par le Museo Egizio de Turin, en Italie, et du Musée égyptien du Caire, sera à l’affiche à Gatineau du 8 mai au 12 octobre 2020.

Expositions

MNBAQ: dans l’univers mythique de Frida Kahlo [PHOTOS + VIDÉO]

Dans la tête de Frida Kahlo se cache un univers fascinant, des tableaux inspirés de vives émotions qui expriment des douleurs physiques et psychologiques d’un parcours de vie difficile ainsi que d’une relation tumultueuse. Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) nous permet dès jeudi une entrée privilégiée dans la vie de cette artiste devenue une véritable vedette.

Kahlo a entamé sa vie d’adulte allongée dans un lit pendant plusieurs mois, trop faible pour marcher après un grave accident de la route. Elle y a appris à peindre, avec pour modèle la réflexion d’elle-même dans un miroir accroché au mur. Elle a terminé ses courtes 47 années d’existence au même endroit, allongée pendant plusieurs mois avec un corps affaibli par la maladie, mais toujours capable de peindre. Elle aura laissé derrière elle 143 tableaux, et d’autres secrets...

L’exposition Frida Kahlo, Diego Rivera et le modernisme mexicain a connu un franc succès partout où elle s’est arrêtée dans les dernières années. Après Bologne, Sydney et Istanbul, Québec peut profiter de la richesse des œuvres rassemblées, afin d’illustrer le parcours puissant et émotionnel de ce couple d’artistes mexicains.

Arts

Sensibiliser à l’avenir des langues autochtones

Un Symposium international sur les langues autochtones dans le domaine de la création cinématographique se tient mardi au Musée canadien de l’histoire. L’objectif : démontrer le rôle de l’art dans la préservation des langues et amorcer un travail de réflexion en amont de la décennie sur les langues autochtones de l’Organisation des Nations unies qui débutera en 2022.

« C’est l’occasion de mettre en valeur le pouvoir de l’art et de l’expression culturelle pour travailler à la promotion et à la revitalisation de nos langues, avance la directrice générale du Wapikoni mobile, Odile Joannette. Ce sont de puissants outils pour entamer des transformations sociales et sociétales. »

Expositions

Une Joconde en cube Rubik aux enchères

PARIS — Alors que s’achève l’exposition blockbuster Léonard de Vinci au Louvre, une Joconde version 2020 sera mise en vente à Paris fin février : une Rubik Mona Lisa (2005), de l’artiste de rue Invader, assemblée avec près de 330 cubes Rubik.

Mise aux enchères le 23 février, pour une estimation entre 120 000 et 150 000 euros (entre 175 000 $ et 220 000 $), par la maison de ventes Artcurial aux Champs-Élysées, cette Joconde est entièrement composée avec ces cubes magiques 3D, objet emblématique des années 80.

Artcurial consacre à l’Art urbain une vente où seront dispersées des œuvres de grands artistes de rue contemporains.

Invader, de son vrai nom Franck Slama, s’est fait connaître avec ses «invasions» dans les rues de plus de 65 villes dans 33 pays. Il a même donné un nom à un courant caractérisant ses œuvres «tableaux-objets» : le «Rubikcubisme». Rubik Mona Lisa deviendra la première pièce d’une nouvelle série revisitant les plus grands tableaux de l’histoire de l’art : les Rubik Master Pieces.

Du Déjeuner sur l’herbe d’Edouard Manet à l’Origine du monde de Gustave Courbet, Invader a déjà reproduit diverses œuvres picturales en cubes Rubik. Depuis 2005, de nombreuses expositions ont été consacrées à Invader.

Alors que la notoriété légendaire de la Joconde fait affluer depuis des années les touristes du monde entier au Louvre, une grande exposition Léonard de Vinci s’y visite uniquement sur réservations depuis le mois d’octobre.

Arts

Soigner des patients-jouets au Musée canadien des enfants

Jusqu’au 18 mai, la jeune clientèle du Musée canadien des enfants peut soigner des patients-jouets en compagnie de personnages de l’émission «Docteur La Peluche».

En plus d’apprendre à poser un diagnostic concernant ces joujoux abimés, la nouvelle exposition du MCE vise à aussi inculquer les rudiments «d’un mode de vie sain, la compassion et les soins bienveillants».

Docteur La Peluche : l’exposition permet d’imiter certains personnages de Disney appréciés du jeune public, à travers «des jeux imaginatifs et des activités exploratoires».

Transporté dans cet univers  hospitalier, les enfants pourront «examiner les peluches à la salle d’urgence», «nourrir des poupées à la pouponnière», ou encore «toiletter les animaux en peluche à la clinique vétérinaire».

L’exposition cible les médecins en herbe de «deux à six ans». Mise sur pied par le Children’s Museum of Indianapolis, elle est présentée par le Riley Hospital for Children (Indiana University Health).

La série télévisée de Disney Junior a quant à elle été saluée pour sa capacité à transmettre au jeune auditoire «l’importance de prendre soin de soi et des autres», rappelle le MCE.

Expositions

Un autoportrait de Van Gogh souffrant de psychose authentifié

AMSTERDAM — Des experts ont confirmé lundi l’authenticité d’un autoportrait de Vincent van Gogh où il affiche un air triste, mettant fin à des décennies d’incertitude autour de la toile considérée par eux comme la seule œuvre peinte par l’artiste néerlandais pendant qu’il souffrait de psychose.

Sur le tableau, appelé Self Portrait (1889), l’artiste tourmenté s’est représenté de trois-quarts, la tête inclinée vers le bas, le regard vide, une expression de tristesse sur son visage fermé, le tout dans des teintes sourdes.

L’authenticité de ce tableau, propriété de la National Gallery d’Oslo, a été confirmée par des experts du musée Van Gogh à Amsterdam, qui ont fini par balayer les doutes qui planaient sur l’attribution de la toile depuis 1970.

En 2014, le musée norvégien avait décidé de soumettre le tableau à l’œil expert de spécialistes néerlandais.

Après une analyse scientifique aux rayons X, l’étude des coups de pinceau et des références au tableau dans des lettres du peintre à son frère Théo, les experts ont établi que la toile avait été peinte à la fin de l’été 1889, lorsque Van Gogh séjournait dans un asile psychiatrique à Saint-Rémy-de-Provence, dans le sud de la France.

La toile est peinte avec des couleurs plus sourdes que d’autres Van Gogh de la même période, et une partie de la peinture semble inachevée. «C’est une œuvre d’art qui, pour beaucoup de raisons, était de lui, mais qui présentait néanmoins certains aspects différents des autres tableaux», explique à l’AFP Louis van Tilborgh, chercheur principal au musée Van Gogh.

«Nous avons donc dû trouver une explication à cela, ce qui a été difficile, mais je pense que nous avons résolu cela et nous sommes fiers d’avoir plus ou moins restitué son travail», poursuit-il.

Arts visuels

Le tableau retrouvé dans un jardin est bien un authentique Klimt

ROME — Un tableau retrouvé par hasard il y a cinq semaines à Piacenza, dans les jardins du musée du nord de l’Italie où il avait été dérobé vingt-trois ans plus tôt, est bien un original du peintre autrichien Gustav Klimt.

«C’est avec une grande émotion que je peux vous dire que le tableau retrouvé est authentique», a annoncé vendredi devant la presse, Ornella Chicca, magistrate chargée de l’enquête sur cette disparition.

En février 1997, alors que la Galerie Ricci Oddi, un musée de Piacenza dans le nord-est de la péninsule, était fermé pour travaux, le tableau intitulé Portrait d’une Dame avait été subtilisé sans laisser de traces.

Ce sont des jardiniers qui, le 10 décembre dernier, alors qu’ils nettoyaient le mur externe du musée, l’ont retrouvé par hasard. En arrachant du lierre, ils ont fait tomber une petite trappe d’aération et ont découvert un sac poubelle noir contenant le tableau sur son châssis mais sans cadre.

L’enquête qui va se poursuivre va devoir déterminer «depuis combien de temps le tableau se trouvait là», a précisé Ornella Chicca. «Pour le moment, nous ne pouvons pas savoir s’il a été là pendant tout ce temps», a précisé la magistrate.

Depuis sa fortuite découverte, la peinture a fait l’objet d’une méticuleuse enquête technico-scientifique de la part de trois spécialistes désignés par la justice: Guido Cauzzi, Anna Selleri et Claudia Collina.

L’expert Guido Cauzzi a notamment pris des photographies de fluorescence et de lumière rasante sur l’oeuvre, en les comparant à des examens effectués en 1996.

«La correspondance entre les images a permis de vérifier qu’il s’agit bien du tableau original», a-t-il assuré à la presse.

«L’état de conservation est relativement bon. Il a subi quelques épreuves mais ne nécessite qu’un entretien de routine, rien de particulièrement compliqué», a-t-il précisé.

Anna Selleri a quant à elle examiné la toile, le cadre, les tampons situés au dos, les sceaux et des étiquettes et, selon elle, tous apparaissent comme étant des authentiques.

Un portrait sous un autre

Le Portrait d’une Dame, tableau de 55x65 cm, réalisé en 1916/1917 par Gustav Klimt, maître du symbolisme, avait fait l’objet d’une grande publicité en 1996 lorsqu’une étudiante en histoire de l’art, Claudia Maga, avait contribué à découvrir que sous un premier portrait s’en cachait un autre.

Le directeur du musée, Massimo Ferrari, avait annoncé à l’AFP, dès les premiers jours après la découverte de décembre, qu’il y avait des «signaux positifs» concernant l’authenticité de l’oeuvre.

Il avait alors expliqué que pour la première authentification, les experts s’étaient intéressés à l’arrière du tableau, où figurent les sceaux en cire et du plâtre et le tampon du musée, une partie «bien plus difficile à reconstituer (que l’avant), même pour des faussaires», avait-il précisé.

Massimo Ferrari avait estimé Portrait d’une Dame à «60 ou peut-être 100 millions d’euros» mais avait toutefois relativisé sa valeur «vu ses caractéristiques» car il s’agit d’un portrait au style inhabituellement expressionniste, et pas d’une oeuvre composite typique du peintre autrichien.

Ricci Oddi était un riche collectionneur originaire de Piacenza qui avait rassemblé jusqu’à 450 tableaux – dont la toile de Klimt –  la plupart datant du XIXe siècle, qu’il avait ensuite donnés en 1931 à la municipalité de cette ville située à 70 km de Milan.

Le Portrait d’une Dame avait été exposé dans la Galerie portant son nom jusqu’à son vol en 1997.

Arts

La France veut conserver un rarissime chef-d'oeuvre de Cimabue

PARIS — C'est un petit panneau peint rarissime annonçant la Renaissance italienne et devenu le tableau primitif le plus cher vendu au monde: la France a interdit lundi l'exportation du «Christ moqué» de Cimabue et entend le conserver dans ses collections nationales.

La peinture à l'oeuf et fond d'or sur panneau de peuplier, de 25,8 cm sur 20,3 cm, était accrochée entre le salon et la cuisine d'une vieille dame à Compiègne (Oise) et avait été expertisée à l'occasion d'un déménagement.

La famille avait toujours pensé qu'il s'agissait d'une simple icône, dont la vieille dame n'a pas su dire d'où elle provenait, mais l'expertise a révélé qu'il s'agissait d'une oeuvre rarissime de Ceno Di Pepo, dit Cimabue (mort en 1302), l'une des plus grandes figures de la Pré-Renaissance. On lui connaît tout au plus 11 oeuvres exécutées sur bois dont aucune n'est signée.

Le Christ moqué serait un élément d'un diptyque de 1280 dans lequel étaient représentées sur huit panneaux de taille semblable des scènes de la Passion. Deux des scènes seulement étaient connues à ce jour: La flagellation du Christ (Frick Collection, New York) et La Vierge à l'enfant trônant et entourée de deux anges (National Gallery, Londres).

La vente événement a eu lieu à Senlis, fin octobre, la première fois depuis des dizaines d'années qu'un Cimabue passait sous le marteau. Et le tableau, estimé entre 4 et 6 millions d'euros, s'est envolé à plus de 24 millions d'euros (35 millions $CAN), frais compris, devenant le tableau primitif le plus cher adjugé en vente publique dans le monde.

30 mois pour une offre

C'est la collection privée Alana, appartenant à un couple de collectionneurs chiliens installé aux États-Unis et spécialisée dans l'art de la Renaissance italienne (et dont une partie est actuellement exposée au musée Jacquemart André à Paris), qui l'avait finalement emporté, devant le Metropolitan Museum de New York, dernier sous-enchérisseur.

Mais lundi, le ministère français de la Culture a annoncé avoir refusé le certificat d'exportation de l'oeuvre «à la suite de l'avis de la Commission consultative des trésors nationaux».

À partir de la notification de cette décision à l'acheteur, l'État dispose d'une période de 30 mois pour faire une offre d'achat.

«Grâce au temps donné par cette mesure, tous les efforts pourront être mobilisés afin que cette oeuvre exceptionnelle vienne enrichir les collections nationales», a déclaré le ministre Franck Riester, cité dans un communiqué.

«Je ne suis pas surpris, l'État défend l'enrichissement du patrimoine», a déclaré à l'AFP Dominique Le Coënt, commissaire priseur qui avait mené la vente. Tout en soulignant que «la seule chose qui m'importe c'est que cette mesure soit exercée réellement et que l'État ait les moyens de l'acheter».

Car outre le fait que cette décision bloque potentiellement l'oeuvre pour une longue durée, elle se double d'un rebondissement, souligne Me Le Coënt: la femme qui l'a vendue est décédée peu après la vente, et ses héritiers doivent désormais s'acquitter de quelque 9 millions d'euros (13 millions $CAN) au titre des droits de succession.

Si l'État ne parvenait pas à faire dans les délais une offre qui «tienne compte des prix pratiqués sur le marché international», comme le prévoit le code du patrimoine, des possibilités de conciliation sont prévues.

Arts visuels

Microbes, mes amours

Saviez-vous que la paume de votre main abrite 150 espèces différentes de bactéries ? Ou encore que votre corps abrite plus de microbes qu’il n’y a d’étoiles dans la Voie lactée ? Voici le genre d’informations que Mes microbes et moi – le zoo humain présentée au Musée canadien de la nature révèle.

L’exposition, dont l’ouverture ce vendredi coïncide avec l’arrivée de la saison propice aux virus hivernaux, met en vedette les microbes, ces milliards d’organismes qui vivent en nous et autour de nous.

Arts

Un tableau volé qui aurait été peint par Klimt retrouvé par hasard

ROME — Un tableau volé il y a 20 ans et dont de premiers indices laissent penser qu’il aurait été peint par l’Autrichien Gustav Klimt, a été retrouvé par hasard dans les jardins d’un musée de Piacenza où il avait été dérobé, a indiqué jeudi le directeur du musée.

En février 1997, alors que le site était fermé pour des travaux, le tableau intitulé Portrait d’une Dame avait été subtilisé sans laisser de traces. Il y a deux jours, des jardiniers qui nettoyaient le mur externe du musée l’ont retrouvé par hasard. En arrachant du lierre, ils ont fait tomber une petite porte d’aération, et ont découvert un sac poubelle noir contenant le tableau sur son châssis, mais sans cadre.

Des expertises sont en cours pour authentifier l’œuvre et « il faudra attendre un peu pour déterminer l’origine du tableau », a indiqué à l’AFP Massimo Ferrari, président de La Galerie Ricci Oddi, où était exposée l’œuvre, avant qu’elle ne soit dérobée.

« Ce qui nous intéresse le plus c’est de savoir si c’est l’original ou non, plus que l’enquête sur le vol. Nous avons des signaux positifs, nous sommes optimistes », a déclaré M. Ferrari, qui devrait être convoqué dans les prochains jours par le magistrat qui enquête sur le vol qui date d’il y a 22 ans.

Le Portrait d’une Dame, un tableau de 55 sur 65 cm, réalisé en 1916/1917 par Gustav Klimt, avait fait l’objet d’une grande publicité en 1996 lorsqu’une étudiante en histoire de l’art, Claudia Maga, avait contribué à découvrir que sous un premier portrait s’en cachait un autre.

Pour une première authentification, « plus que toute autre chose, nous avons regardé l’arrière du tableau, car c’est derrière que figurent les sceaux en cire et du plâtre où est apposé le tampon du musée », a expliqué M. Ferrari, en soulignant que l’arrière d’un tableau est « bien plus difficile à reconstituer (que l’avant), même pour des faussaires ».

M. Ferrari espère que l’œuvre sera authentifiée comme vraiment peinte par Gustav Klimt pour pouvoir recommencer à l’exposer dans la Galerie Ricci Oddi afin de « redonner de la notoriété » au musée. « C’est important pour nous et pour l’Italie », a-t-il expliqué.

Le directeur a estimé l’œuvre à « 60 peut-être 100 millions d’euros » (88 millions $ peut-être 147 millions $), mais il a jugé qu’il n’a pas une immense valeur, « vu ses caractéristiques », car il s’agit d’un portrait au style inhabituellement expressionniste, et pas d’une œuvre composite typique du peintre autrichien.

La galerie Ricci Oddi porte le nom d’un riche collectionneur originaire de Piacenza qui avait rassemblé jusqu’à 450 tableaux, la plupart du 19e siècle, qu’il avait ensuite donnés en 1931 à la municipalité de cette ville située à 70 km de Milan.

Arts visuels

Des clichés inédits du photographe David Seymour exhumés des archives de l’Unesco

PARIS - C’était «un trésor enfoui dans les archives de l’Unesco» depuis près de sept décennies : 38 planches-contacts du photographe polonais David Seymour, dit «Chim», l’un des cofondateurs de l’agence Magnum, a annoncé mardi l’Unesco dans un communiqué.

Ces planches, accompagnées de textes de l’écrivain Carlo Levi, reposaient depuis les années 1950 dans les archives de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. Elles ont été exhumées lors d’un vaste travail d’analyse et de numérisation de milliers de documents.

Arts visuels

Délicates créatures au MBAC

Des monstres et des créatures surnaturelles ont pris possession du Musée des Beaux-Arts du Canada (MBAC) pour se montrer sous leurs meilleurs jours jusqu’au 29 mars 2020. L’exposition Beautés monstrueuses exhibe près de 70 œuvres sur papier datant de 1450 à 1700.

« Toutes les œuvres de cette exposition sont issues de la collection permanente du Musée qui en compte pas moins de 27 000, souligne Sonia Del Re, conservatrice des dessins et estampes au MBAC. Il y a plusieurs illustrations emblématiques allant de la Renaissance et de l’ère baroque. »

Arts

Nouvelle oeuvre d’art public dans le secteur Aylmer

Une nouvelle oeuvre d’art public fera son apparition dans le hall d’entrée du pavillon du parc des Cèdres un juin prochain.

Intitulée «Luciole», l’oeuvre de l’artiste souffleure de verre, Annie Cantin, originaire des Laurentides, sera composée de 74 pièces uniques en verre soufflé qui doivent rappeler des bulles d’eau, des hublots, le miroitement de l’eau ou des nuages, tel qu’on peut en observer sur le lac Deschênes. Les tons chauds d’orangé évoqueront le coucher de soleil sur le lac. L’oeuvre utilisera aussi la lumière qui pénétrera dans le pavillon afin de jouer avec les effets de reflet sur les murs environnants. 

L’oeuvre d’Annie Cantin a été choisie au terme d’un processus mené par le ministère de la Culture et des Communications (MCC) auquel trois artistes finalistes ont participé. Le coût pour la réalisation et l’installation de l’oeuvre est de 86 310 $ et a été entièrement financé par le gouvernement du Québec. Mme Cantin a déjà été récipiendaire de cinq bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec et d’une bourse du Conseil des arts du Canada. Elle a déjà produit quatre oeuvres d’art public qui sont notamment exposées dans des écoles de la province. 

La conseillère Audrey Bureau est très heureuse de l’arrivée prochaine de cette nouvelle oeuvre d’art dans son quartier, mais elle émet un bémol sur le processus rigide mené par le MCC. «Les normes et les critères qui permettent de choisir l’oeuvre n’impliquent pas du tout le milieu, note-t-elle. On ne se questionne pas sur ce que le milieu voudrait, sur ses attentes envers l’oeuvre d’art. Il y aurait à mon avis des améliorations à faire dans le processus du ministère pour que le milieu soit sondé.»

Expositions

Vol de diamants d’une «valeur inestimable» dans un musée allemand

BERLIN — Trois parures de diamants du XVIIIe siècle, d’une valeur «inestimable», ont été volées lundi matin dans un musée de Dresde en Allemagne qui possède une collection de trésors unique en Europe.

Lundi à l’aube, au moins deux cambrioleurs sont parvenus à s’introduire dans le musée de La Voûte verte, qui compte environ 4000 pièces, pour y dérober trois parures de diamants et rubis, selon la police.

«Nous sommes choqués par la brutalité de ce vol», a confié la directrice du musée, Marion Ackermann, lors d’une conférence de presse.

La directrice a parlé d’un préjudice d’une valeur historique et culturelle «inestimable» et non chiffrable. «Nous ne pouvons pas les réduire à une valeur, car elles ne sont pas à vendre», a expliqué Mme Ackermann.

Expositions

Un tableau de Picasso vendu pour une somme record à Toronto [PHOTOS + VIDÉO]

TORONTO - Une toile de Pablo Picasso qui a été mise aux enchères à Toronto mercredi soir a été octroyée pour 9,1 millions $, la somme la plus élevée jusqu’ici dans des enchères au Canada pour une oeuvre d’un artiste étranger.

La Maison Heffel avait indiqué que la «Femme au chapeau», l’oeuvre maîtresse de la vente automnale, affichait une estimation de vente allant de 8 millions $ à 10 millions $.

Cette huile sur toile, créée en 1941, est une représentation de la photographe Dora Maar, qui, durant sa relation avec Picasso, a été le sujet principal de sa série «Femme qui pleure».

Parmi les oeuvres canadiennes mises aux enchères, «Street, Alert Bay», la première toile majeure d’Emily Carr offerte sur le marché depuis de nombreuses années, a été vendue pour 2,4 millions $. Elle illustre une scène d’un village d’une Première Nation de la Colombie-Britannique peinte par l’artiste en 1912 peu après son retour d’un séjour en France.

Cinq oeuvres du Québécois Jean Paul Riopelle ont également été offertes aux enchères mercredi soir, dont «Composition/sans titre», une toile réalisée en 1955.

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Arts visuels

Exposition Bado au Muséoparc

Le Muséoparc Vanier rend hommage au caricaturiste du journal Le Droit, Guy Badeaux, dit Bado, alors qu’a été inaugurée mardi l’exposition Bado, la francophonie à grands coups de crayons qui retrace près de 40 ans de carrière de l’emblématique dessinateur.

Guy Badeaux est né à Montréal. Après des études à l’Institut d’art et un séjour d’un an en Europe, on trouve ses premiers dessins dans La Gazette, le cahier des arts du Devoir, la section des sports de La Presse et dans la page éditoriale du Jour Hebdo.

Il a aussi participé aux aventures de Mainmise, du Temps Fou puis du magazine Croc avant de choisir, à l’aube de la trentaine, la discipline du dessin quotidien au journal Le Droit à Ottawa.

Arts visuels

Une nouvelle fresque inaugurée à Aylmer

L’imposante fresque de l’artiste peintre gatinoise Maria-Rosa Szychowska réalisée sur un mur de l’usine de production d’eau potable d’Aylmer a été inaugurée lundi.

L’événement a eu lieu en présence de l’artiste ainsi que du président de la Commission des loisirs, des sports et du développement des communautés, Martin Lajeunesse et la conseillère du district d’Aylmer, Audrey Bureau.

L’œuvre, qui a été exécutée au cours du dernier mois, s’inscrit dans la démarche de revitalisation du parc des Cèdres.

Elle vise également à susciter une réflexion sur l’histoire de ce secteur de la ville.

Expositions

Le feu sacré de Jean Gaudreau

Dès son plus jeune âge, Jean Gaudreau a su que la peinture allait être le moteur de son existence. Sa mère adorée, elle-même artiste à ses heures, l’a toujours poussé à se dépasser, à repousser ses limites. Claudia Tremblay lui a non seulement donné la vie, mais elle l’a aussi mis au monde en tant qu’artiste. Son doux souvenir habite le volumineux livre que l’artiste multidisciplinaire de Québec vient de publier sur une carrière qui court sur quatre décennies.

«J’ai donné mes premiers coups de pinceau à l’âge de 10 ans. Voir ma mère peindre des avant-midi de temps m’a donné le goût d’en faire autant. C’est elle qui m’a transmis le feu sacré», confie-t-il. Dans son atelier du boulevard Henri-Bourassa, il conserve précieusement une toile née de son imagination, Jean et son chien, où le gamin qu’il était en 1974 apparaît de dos, près de l’hôpital de l’Enfant-Jésus. 

Jean Gaudreau — L’enfant sage de l’art rebelle, conçu en collaboration avec Alexandre Motulsky-Falardeau et la collègue du Soleil Josianne Desloges, brosse un panorama d’une vie dédiée aux arts visuels. Un beau livre illustré de photos de 400 œuvres que l’artiste, l’une des figures marquantes de l’art contemporain québécois, a voulu le plus «magnifique» possible. «Je voulais que ce soit un travail de pro, sinon je ne l’aurais pas sorti.»

S’exprimant à la première personne en ouverture, Jean Gaudreau revient sur les étapes marquantes de sa vie, depuis ses séjours estivaux à L’Isle-aux-Coudres, à vendre des toiles pour les touristes, jusqu’à sa participation au Moulin à images, de Robert Lepage, où il a vu certaines de ses œuvres projetées sur les silos à grains du Vieux-Port.

Travail de longue haleine

«C’est à L’Isle-aux-Coudres que j’ai rencontré Jean-Paul Lemieux pour la première fois. Je devais avoir 15 ou 16 ans. J’étais impressionné puisqu’il exposait dans des musées. Il a été une sorte de modèle pour moi. Je me suis beaucoup inspiré de lui. Mais pas autant que Jean-Paul Riopelle que j’ai découvert pendant mes études universitaires [à l’Université Laval]. Il était plus abstrait, plus moderne que Lemieux, qui avait une dimension plus traditionnelle dans sa démarche.» 

Bon nombre de toiles de Jean Gaudreau ornent les murs de plusieurs résidences de mécènes et de riches collectionneurs, un peu partout au pays et hors des frontières. «Il y en a dont j’ai perdu la trace, qui se trouvent quelque part dans des collections privées. D’autres que j’ignore totalement où elles sont. Heureusement, j’avais pris soin de prendre des photos.»

Pour mener à bien son projet de livre, l’artiste a d’ailleurs plongé dans ses caisses remplies de photos et de diapositives. «Le numérique n’existait pas évidemment, mais on a réussi à faire des choix judicieux. Les photos avaient une bonne résolution. Je dois d’ailleurs une fière chandelle à mon éditeur Sylvain Harvey. N’eut été de lui, le livre ne serait jamais sorti. J’étais mêlé dans toutes mes photos. Il fallait que je classe, mais c’était assez pénible. Ça me prenait un bon coach

Vivre enfin de son art

Jean Gaudreau se dit comblé de pouvoir vivre de son art depuis une quinzaine d’années. Un luxe qu’il chérit d’autant plus qu’il a encore frais à la mémoire ses années de vaches maigres. «J’ai été en mode survie pendant les 20 premières années de ma carrière. Ce n’était pas facile. Mon séjour à Montréal a été très difficile. J’avais de la misère à joindre les deux bouts.»

Pour la suite des choses, le peintre de 55 ans souhaite continuer à explorer de nouveaux territoires de création. Loin de lui l’idée de se cantonner dans un seul style. «Ce qui compte, c’est de toujours aller plus loin.» Ce qu’il entend faire encore longtemps, dans son atelier de Charlesbourg ou à son chalet, près de la rivière Montmorency, dans le secteur Beauport.

Et quand la neige tombe à gros flocons, comme c’était le cas mardi, un simple regard à travers ses grands murs vitrés lui procure un surcroît d’inspiration. «Il n’y a rien pour battre ça.»

Jean Gaudreau — L’enfant sage de l’art rebelle 1979-2019. Alexandre Motulsky-Falardeau et Josianne Desloges. Éditions Sylvain Harvey. 472 pages.

Arts visuels

«Àbadakone» au MBAC: l’art de la transmission

Rassembler sous un même toit une diversité incroyable d’art autochtone contemporain, c’est ce que vient de réussir le Musée des Beaux-Arts du Canada (MBAC) avec l’exposition d’envergure internationale «Àbadakone — Feu continuel».

Au total, plus de cent œuvres réalisées par près de 70 artistes appartenant à près de 40 nations, ethnies et tribus de 16 pays, dont le Canada, s’exposent dans tout l’espace du MBAC. Dès son entrée dans le Musée, le visiteur est ainsi immergé dans l’art indigène provenant de partout sur le globe.

Arts et spectacles

La Galerie d’art d’Ottawa fait son entrée à l’Hôpital d’Ottawa

La Galerie d’art d’Ottawa (GAO) et l’Hôpital d’Ottawa ont signé une entente jumelant l’art, et la recherche scientifique sur le mieux-être. L’Hôpital et la GAO ont célébré mercredi soir le lancement de Création et mieux-être.

Ce partenariat jumellera artistes, institutions artistiques (tel l’Orchestre symphonique d’Ottawa), membres de la communauté (mécènes), équipes de recherche en milieu hospitalier et spécialistes en soins de la santé, afin de « créer de nouvelles œuvres d’art dans le but d’enrichir les hôpitaux », souligne la GAO.

Arts visuels

L’art contemporain indigène s’invite au MBAC

Le Musée des Beaux-Arts du Canada (MBAC) ouvre ses portes, dès jeudi à 17 h, pour convier le public à découvrir, Àbadakone - Feu continuel - Continous Fire.

L’exposition d’envergure internationale regroupe une centaine d’œuvres réalisées par près de 70 artistes originaires de 40 nations, ethnies, et tribus repartis sur 16 pays.

Arts et spectacles

Le MCH protégera une collection autochtone du Nouveau-Brunswick

Le Musée canadien de l’histoire (MCH) aura la charge de conserver d’importants objets culturels appartenant à la nation des Peskotomuhkati, au Nouveau-Brunswick.

Le MCH et les représentants de cette communauté basée le long de la rivière Skutik ont signé mardi un accord visant la préservation de plus de 100 objets symbolisant la culture autochtone traditionnelle. Le musée en exposera une sélection dans son Centre de ressources jusqu’en avril 2020.

Arts

Le MBAC a une nouvelle conservatrice en chef

Kitty Scott a été nommé sous-directrice et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), a annoncé mercredi le musée. Mme Scott, qui est actuellement conservatrice au Musée des beaux-arts de l’Ontario, où elle s’occupait d’art moderne et contemporain. Elle prendra ses fonctions le 6 janvier 2020.

Il s’agit pour elle d’un second mandat au MBAC, où elle a aussi été conservatrice de l’art contemporain, de 2000 à 2006. Pendant son premier mandat ottavien, elle «a présidé à l’acquisition de plusieurs œuvres majeures de la collection dont l’iconique sculpture Maman (1999) de Louise Bourgeois», a rappelé la directrice générale du MBAC, Sasha Suda, par voie de communiqué.

Son retour « est très stimulant, au moment où nous nous réengageons envers notre mandat en profondeur et sous un jour nouveau, rappelle Mme Suda.

«J’attends avec impatience mon arrivée au Musée et le moment de me plonger dans sa remarquable collection. Je suis emballée à l’idée de diriger une équipe qui se penche autant sur les incontournables trésors du passé que sur les œuvres majeures d’art contemporain du monde entier dans le but de mieux paver la voie vers l’avenir», a réagi Mme Scott.

Arts

Le Musée de l’histoire reçoit deux Prix du Mérite

Le Musée canadien de l’histoire (MCH) a reçu deux Awards of Merit (Prix du mérite) pour la conception de deux expositions, dont Néandertal – à l’affiche jusqu’au 26 janvier 2020).

L’autre exposition honorée est Périr dans les glaces – Le mystère de l’expédition Franklin, qui a été présentée au MCH cette année.

Ces prix font partie des prix In-House Design remis par l’Association of Registered Graphic Designers (RGD); ils récompensent des équipes de création au sein institutions (entreprises, associations, gouvernements) à travers le monde.

«Une importante partie de ce qui rend nos expositions si uniques et mémorables est la créativité et à la vision de notre équipe de conception. Je suis donc très heureux de voir leur travail reconnu publiquement par le biais de ces importants prix» a réagi le président directeur-général du MCH, Mark O’Neill, mardi, par voie de communiqué. 

Arts visuels

Pour tout savoir sur le Bauhaus

La Galerie d’art d’Ottawa se penche sur le mouvement Bauhaus, à travers une exposition explorant trois avenues distinctes de ce courant arttistique allemand: la photographie, le mobilier et la réalité virtuelle.

La GAO a inauguré mardi 22 octobre Bauhaus 100 - (re)imaginé, en présence du photographe allemand Stefan Berg — auteur des clichés réunis dans la première partie de ce triptique, intitulée Vu par Stefan Berg — et d’un spécialiste du Bauhaus, le Dr Oliver Botar, de l’Université de Manitoba.

Arts

World Press Photo: une année marquée par l’immigration

Le plus prestigieux concours de photographie au monde, le World Press Photo, revient pour une dixième fois à Saguenay dans le cadre de Zoom Photo Festival, à La Pulperie de Chicoutimi. Témoin de l’année qui se termine, l’exposition couronne des photographies qui mettent la lumière sur la migration des populations entre le Mexique et les États-Unis.

La photo de l’année, prise par John Moore de l’agence Getty, a fait le tour du monde dès sa publication. Elle montre une jeune fille migrante, Yanela Sanchez, pleurant après que les services frontaliers américains aient mis sa mère en état d’arrestation.