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Aislinn Leggett réalisera la mission photographique en Outaouais

Arts

Aislinn Leggett réalisera la mission photographique en Outaouais

L’artiste Aislinn Leggett a été sélectionnée pour réaliser la mission photographique en Outaouais en 2020-2021.

Le Centre d’exposition L’Imagier a dévoilé jeudi le nom de la lauréate dont le travail alimentera les Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie 

La photographe devra «documenter des aspects du paysage contemporain» de la région. 

Les résultats de ses recherches seront d’abord présentés au centre L’Imagier, en 2021. L’année suivant, son travail sera exposé aux Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie. 

Originaire de Namur, Aislinn Leggett avait déjà présenté la série Enter the Great Wide Open aux Rencontres en 2012, rappelle L’Imagier.

Dans le cadre de ce projet, elle a l’intention de poser un regard sur «l’importance de préserver la biodiversité» à travers des images animées et fixes, rapporte L’Imagier. Des réflexions écrites alimenteront son processus.

Préoccupations environnementales

L’artiste souhaite «explorer l’idée de l’art nature et des interventions sur le paysage». «Elle cherchera à modifier l’espace en déplaçant des éléments dans le paysage afin de créer des installations sculpturales éphémères», notamment en y intégrant de la laine et des objets ayant appartenu à sa grand-mère, poursuit L’Imagier. 

Elle s’intéressera plus particulièrement à des lieux de l’Outaouais qui pourraient avoir un lien historique avec ses racines.

« Laisser ma marque sera un rappel visuel de la façon dont l’humain s’impose sur la nature, un rappel que même les plus petits gestes ont des répercussions sur les ressources naturelles », explique l’artiste, Aislinn Leggett. 

L’artiste dit espérer que son travail photographique saura «contribuer au dialogue» sur les préoccupations environnementales croissantes tout en «favorisant la discussion» entre divers groupes sociaux.

Le Musée d’Orsay acquiert un tableau de Manet d’après un portrait de Filippino Lippi

Expositions

Le Musée d’Orsay acquiert un tableau de Manet d’après un portrait de Filippino Lippi

Le Musée d’Orsay a acquis par préemption lors d’une vente sur internet de Christie’s un tableau de jeunesse d’Édouard Manet, «Tête de jeune homme», d’après un autoportrait de Filippino Lippi, enrichissant encore sa vaste collection de l’artiste, a annoncé mercredi le musée.

Le prix au marteau de l’oeuvre lors de la vente était de 95 000 euros.

L’épopée de Hansen au Musée canadien de l’Histoire

Actualités culturelles

L’épopée de Hansen au Musée canadien de l’Histoire

Le périple autour du monde de Rick Hansen sera raconté par l’entremise d’une exposition du Musée canadien de l’Histoire (MCH), situé à Gatineau.

Le Musée a fait l’acquisition de la collection de la Tournée mondiale Rick Hansen. Les artéfacts de cette tournée font désormais partie de la collection nationale du Musée, a annoncé le pdg du MCH, Mark O’Neil.

«Ces artéfacts seront conservés au Musée et aideront à raconter l’histoire impressionnante de Rick Hansen et de son équipe, a indiqué M. O’Neil par voie de communiqué. Cette collection montre comment M. Hansen a rallié le soutien du public au Canada et à l’étranger et a changé à jamais la perception des gens à l’égard des personnes handicapées. Le Musée est ravi et reconnaissant que M. Hansen lui ait fait don de cette précieuse collection, qui aidera à raconter sa remarquable histoire et à inspirer les générations à venir ».

L’annonce de cette acquisition a été faite lors d’un évènement virtuel qui s’est déroulé vendredi dernier. Celui-ci a été mis en ligne sur le site Musée à la maison. Il comprend un entretien avec Rick Hansen, des photos d’archives, des éléments clés de la collection et des vidéos inédits des gens qui ont participé à la tournée à propos d’artefacts significatifs.


Le Louvre virtuel plébiscité par plus de 10 millions de visites en 71 jours

Expositions

Le Louvre virtuel plébiscité par plus de 10 millions de visites en 71 jours

PARIS — Le musée du Louvre, qui a multiplié son offre sur internet et les réseaux sociaux pendant le confinement, a été plébiscité avec 10,5 millions de visites, dont une part considérable depuis les États-Unis, a indiqué le musée à l’AFP.

Ces visites sur 71 jours (12 mars-22 mai) sont à comparer avec l’année 2019 pour laquelle le plus grand musée du monde avait totalisé 14,1 millions de visites.

Alors que le flou règne sur une date de réouverture, qu’elles espèrent à l’été, les équipes du musée sont attentives à proposer chaque semaine de nombreuses ressources virtuelles en anglais, les premiers visiteurs habituels du musée étant les Américains, avant les Chinois.

La fréquentation a connu surtout un pic pendant les premières semaines du confinement avec 330 000 visites en moyenne. 90 % des visiteurs étaient non-francophones, contre actuellement 77 %.

Du 12 mars au 22 mai, 16 % des visites ont été faites depuis la France ... contre 17 % depuis les États-Unis.

Pour Sophie Grange, sous-directrice de la communication du Louvre, «la conjugaison du cellulaire et des réseaux sociaux» consacre le triomphe de l’image virtuelle et les grands musées n’ont pas d’autre choix que d’exploiter au mieux ces médias pour se faire connaître d’un public élargi, à la maison.

«On lutte un peu, car l’oeuvre d’art n’est pas une image et on doit se promener autour d’elle, l’oeuvre d’art exigerait une vraie rencontre», admet-elle à l’AFP.

L’appli proposant une expérience en réalité virtuelle, En tête à tête avec la Joconde (téléchargée plus de 10 500 fois) et un nouveau service pour les enfants (petitlouvre.louvre.fr), qui rassemble des contes animés correspondant à des oeuvres du musée (76 000 visites) ont particulièrement bien marché.

Grâce à #LouvreChezVous, #CultureChezNous ou encore #MuseumFromHome, les comptes du Louvre ont gagné 302 500 abonnés et sont aujourd’hui suivis par 8,83 millions de personnes.

Le compte Instagram est particulièrement populaire, progressant très rapidement : il a franchi les 4 millions d’abonnés, ce qui fait du Louvre le musée d’art ancien le plus suivi sur cette plateforme, selon le musée.

C’est d’ailleurs sur Instagram que des responsables du Louvre se sont librement associés au défi lancé par le Getty et d’autres musées, pour reconstituer en famille des scènes de leurs tableaux préférés.

La visite virtuelle de la salle des Cariatides fait un carton sur les réseaux sociaux. Tout comme les podcasts «Les Odyssées du Louvre» pour les 7-12 ans, lancés en partenariat avec France Inter : 10 épisodes sur les mystères, oeuvres ou figures majeures du musée, comme le vol de la Joconde, la victoire de Samothrace ou encore Akhenaton...

Une Italienne gagne un tableau de Picasso

Expositions

Une Italienne gagne un tableau de Picasso

PARIS — Le tirage de la loterie caritative Un Picasso pour 100 euros devant financer des projets d'accès à l'eau en Afrique de l'ONG CARE, a attribué mercredi la toile Nature morte à une Italienne, et plus de 5,1 millions d'euros ont été au total souscrits.

Le tirage électronique, retransmis en direct sur internet, se déroulait en tout petit comité chez Christie's. La bénéficiaire est une Italienne, qui a décroché le tableau grâce à un billet qu'on lui avait offert.

Même fermée, la Galerie UQO reste active

Arts visuels

Même fermée, la Galerie UQO reste active

Fermée depuis le 13 mars, la Galerie UQO prolonge cette fermeture jusqu’au 31 août.

Ce prolongement entraîne des conséquences sur les activités de la galerie prévues à sa programmation, dont un impact important sur l’exposition Collection de collections qui devait présenter son vernissage mercredi.

« À cette date, notre équipe aurait terminé le montage de l’exposition et serait aux derniers préparatifs pour le vernissage, d’expliquer Marie-Hélène Leblanc, directrice et commissaire de la Galerie, par voie de communiqué. Ce soir, nous aurions accueilli les visiteurs, verre de vin à la main, en lisant le descriptif de l’exposition rédigé par Jessica Minier. »

Cette exposition devait rassembler des œuvres de Moridja Kitenge Banza, Maggie Groat, Ahmet Ögüt, Marc-Antoine K. Phaneuf et Anna Torma.

Dans Collection de collections, la commissaire se positionne comme collectionneuse-chercheuse et considère les artistes à titre de collectionneurs-créateurs. 

« La notion de collection est donc spécifiquement interrogée dans une perspective de création, d’expliquer sur le même communiqué la coordonnatrice de la galerie Mirna Boyadjian. Cette exposition forme la collection d’étude utilisée par la commissaire pour observer une sélection d’œuvres-collections par cinq artistes. La Galerie UQO se présentait comme l’espace idéal pour explorer ce retour en popularité du collectionnement selon le point de vue des artistes ».

Le MNBAQ offre gratuitement ses guides des collections

Expositions

Le MNBAQ offre gratuitement ses guides des collections

À défaut de pouvoir accueillir des visiteurs dans son enceinte, pour l’instant, le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) permettra aux gens de parcourir virtuellement ses expositions. L’institution offre en ligne ses cinq guides : Art inuit. La collection Brousseau; Arts décoratifs et design du Québec; Art ancien du Québec; Art moderne du Québec et Art contemporain du Québec.

Les trois premiers livres seront accessibles à compter du 11 mai sur à la section Le Musée à la maison du site Internet du MNBAQ. Les deux autres suivront dans les prochaines semaines.

Coronavirus: Banksy rend hommage aux soignants britanniques [VIDÉO]

Arts et spectacles

Coronavirus: Banksy rend hommage aux soignants britanniques [VIDÉO]

LONDRES — Une œuvre de Banksy rendant hommage aux personnels soignants, en première ligne dans la lutte contre le coronavirus, a été installée dans un hôpital du Royaume-Uni et sera vendue aux enchères au profit du système de santé britannique.

L’œuvre en noir et blanc du célèbre street artist britannique représente un garçonnet en salopette, à genoux, brandissant la poupée d’une super héroïne, une infirmière portant cape, masque et tablier orné d’une croix rouge, seule touche de couleur. Dans une corbeille près de l’enfant, on aperçoit Batman et Spiderman, délaissés.

Le célèbre photographe américain Peter Beard retrouvé mort

Arts

Le célèbre photographe américain Peter Beard retrouvé mort

NEW YORK — Le célèbre photographe américain Peter Beard, connu pour ses clichés animaliers mais aussi mondains, a été retrouvé mort dimanche non loin de sa résidence de Montauk, à l’est de New York, ont annoncé ses proches.

Atteint de démence sénile, le New-Yorkais d’origine était porté disparu depuis le 31 mars, date à laquelle il avait été aperçu pour la dernière fois à l’extérieur de sa maison. Il était âgé de 82 ans.

Des œuvres d’art aux balcons berlinois [PHOTOS]

Expositions

Des œuvres d’art aux balcons berlinois [PHOTOS]

BERLIN — Alors que galeries et musées sont clos pour cause de pandémie, une cinquantaine d’artistes installés à Berlin présentent leurs œuvres... sur leur balcon et invitent le public à «une promenade intime» à la découverte de leurs créations.

«Alors que notre liberté de déplacement est suspendue, (les balcons) sont devenus des sites uniques de performances au quotidien ou de mobilisation civique», explique le collectif d’artistes qui a monté ce projet dans le quartier artistico-bobo de Prenzlauer Berg, dans l’Est de la capitale.

La «Sainte-Trinité», selon Christian Quesnel [PHOTOS]

Arts visuels

La «Sainte-Trinité», selon Christian Quesnel [PHOTOS]

À l’approche de Pâques, le bédéiste Christian Quesnel a mis en vente trois aquarelles représentant sa « Sainte Trinité ».

Il ne s’agit pas, bien sûr, d’images religieuses, mais plutôt de la représentation des personnages principaux de la trame qui se joue présentement au Québec pour ralentir la pandémie de coronavirus, soit le premier ministre François Legault, la ministre de la Santé Danielle McCann et le directeur de la santé publique, le Dr Horacio Arruda. Ce que le bédéiste appelle affectueusement sa « Sainte Trinité »

« J’ai voulu lancer un message d’encouragement, un message qui donne de l’espoir aux personnes les plus démunies qui vivent cette crise difficilement, de confier l’artiste, lorsque joint par Le Droit. Le confinement, je connais bien ça puisque je travaille toujours seul, dans mon studio. Mais pour d’autres, cette situation peut être un véritable cauchemar. »

COVID-19: un fonds d’urgence pour les artistes visuels

Arts

COVID-19: un fonds d’urgence pour les artistes visuels

Le Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV) a annoncé mardi 7 avril la mise en place «immédiate» d’un fonds spécial destiné à aider les artistes en arts visuels victimes  d’annulations de contrats en raison de la pandémie du Covid-19.

Cette aide spéciale ne se substitue pas au programme d’aide financière d’urgence existant déjà via le Fonds Serge-Lemoyne (FSL), mais vient s’y ajouter, précise l’organisme par voie de communiqué. Les deux aides pourront donc être cumulées. 

Cette mesure s’applique rétroactivement au 15 mars 2020 et restera en vigueur « jusqu’à la date de levée de l’état d’urgence» décrété au Québec en raison de la pandémie, «ou jusqu’à l’épuisement des fonds réservés à cette aide spéciale», stipule le RAAV.

Ce coup de pouce financier est limité à un plafond de 500$ par demande. 

Cette aide spéciale, explique  le RAAV, s’inspire du fonds d’aide mis en place par Netflix pour renflouer la Fondation des artistes ainsi que l’Actors’ Fund of Canada, afin d’aider les artistes de l’audiovisuel. 

Le formulaire à remplir, disponible ici, doit être retournée à l’adresse reception@raav.org.

Renseignements: raav.org ; 514 866-7101 ; helene.pappathomas@raav.org




Les grands musées ferment leurs portes au public

Arts

Les grands musées ferment leurs portes au public

Face à la crise de la COVID-19, le réseau des Musées nationaux du Canada a emboîté le pas, et pris vendredi la décision de «fermer leurs portes aux visiteurs dès le samedi 14 mars. Une décision qui s’applique «jusqu’à nouvel ordre».

Dans la région d’Ottawa-Gatineau, cette décision affecte le Musée canadien de l’histoire, le Musée canadien de la nature, le Musée canadien de la guerre, le Musée des beaux-arts du Canada et Ingenium. 

Se disant «désolés des répercussions» d’une telle décision pour les familles, les musées nationaux estiment cependant «qu’il s’agit de la meilleure décision à prendre dans l’intérêt de toutes les collectivités que nous servons». 

Polémique à Rome sur l’exposition en hommage au génial Raphaël

Arts visuels

Polémique à Rome sur l’exposition en hommage au génial Raphaël

ROME - Après l’année dédiée à Léonard de Vinci, c’est un autre génie de la Renaissance, Raphaël, mort il y a 500 ans, qui fait l’objet d’un hommage à travers une grande exposition à Rome, marquée par une polémique dont les Italiens ont le secret.

Au centre de cette querelle d’experts, un splendide portrait du pape Léon X conservé au musée des Offices de Florence, qui a prêté un quart des oeuvres exposées dans le cadre prestigieux des Ecuries du Palais du Quirinal, le siège de la présidence de la République.

Le comité scientifique du musée florentin a estimé que ce «Portrait de Léon X avec deux cardinaux» peint entre 1518 et 1519, était trop fragile pour voyager. Et il a démissionné en bloc la semaine dernière pour protester contre la décision du directeur des Offices, l’Allemand Eike Schmidt, de passer outre pour l’envoyer à Rome.

Dans une tribune publiée dans le quotidien La Repubblica, les quatre membres du comité rappellent que ce tableau, qui fit sensation au temps de Raphaël, fait partie de la liste des 24 oeuvres non transportables établie le 9 décembre par les Offices.

Le directeur des Offices a justifié sa décision mercredi auprès de l’AFP: «c’est très important que ce tableau soit à Rome car c’était le pape de la paix. C’est une oeuvre identitaire qui doit venir à Rome, la ville des papes».

«Encore plus à ce moment-ci puisque Raphaël mourut d’une infection après une semaine de fièvre forte», a déclaré M. Schmidt, en référence à la crise du coronavirus en Italie où plus de 3.000 personnes sont contaminées et une centaine sont mortes.

L’exposition ouvre jeudi au public. Elle est le fruit de trois années de travail ayant permis de réunir une centaine d’oeuvres du «beau Raphaël», prodige célèbre dès sa jeunesse, qui mourut à seulement 37 ans, en 1520 à Rome.

Célèbre pour la perfection et la grâce de ses peintures, Raphaël forme avec Michel-Ange et Léonard de Vinci une sorte de trinité des grands artistes de la Renaissance.

Outre les Offices, ont aussi prêté des tableaux le Louvre de Paris, les National Gallery de Londres et Washington ainsi que le musée de Prado de Madrid.

Parmi les oeuvres les plus célèbres du peintre exposées à Rome figurent la «Vierge à la Rose» et les portraits du pape «Jules II» et de l’écrivain et diplomate «Baldassare Castiglione».

Rose rouge

Entouré d’honneurs, Raphaël eut droit à sa mort à de grandioses funérailles au Vatican et fut enterré au Panthéon de Rome, où encore aujourd’hui on peut se recueillir sur sa tombe. Une rose rouge orne sa dernière demeure.

Au-delà de Rome, Urbino, sa ville de naissance dans les Marches (centre-est), et Milan lui rendront aussi hommage à travers des expositions.

En dépit de sa mort prématurée, Raphaël a laissé une oeuvre importante, dont une grande partie se trouve au Vatican, avec par exemple les fameuses fresques des «Chambres de Raphaël», une suite de salles de réception dans la partie publique des appartements papaux. C’est là que se trouve la célèbre école d’Athènes, qui représente les grands philosophes grecs, parfois sous les traits de peintres contemporains de Raphaël: Michel-Ange prête ainsi son visage à Héraclite.

En janvier, le pape François avait d’ailleurs mis à profit un discours au corps diplomatique après du Saint-Siège pour saluer le peintre: «Nous devons à Raphaël un immense patrimoine d’une beauté inestimable».

La grande exposition consacrée à Raphaël, emblème de l’esprit d’ouverture à l’avenir qui caractérisa la Renaissance, comme l’a décrit le pape argentin, durera jusqu’au 2 juin.

Le record de réservations est déjà battu: 70.000 visiteurs ont acheté leur billet, en dépit des craintes liées à l’épidémie de coronavirus. L’Italie est le pays le plus touché d’Europe, même si l’essentiel des cas se concentrent dans le nord du pays.

Le centenaire du Groupe des Sept commémoré à la GAO

Arts visuels

Le centenaire du Groupe des Sept commémoré à la GAO

La Galerie d’art d’Ottawa (GAO) a donné des précisions sur sa programmation pour ce printemps et cet été. La GAO présente cinq nouvelles expositions.

Au menu : des sculptures interactives, des installations vidéo, un regard sur les «espaces sacrés» et un hommage au Groupe des Sept, dont on fête le centenaire. Les 100 ans du Groupe des Sept. Collection et commémoration est présentée jusqu’au 10 janvier 2021.

L’exposition met notamment en valeur des œuvres A.Y. Jackson, A.J. Casson et Arthur Lismer tirées de la Collection Firestone – qui contient plus de 600 pièces du Groupe des Sept, précise la GAO, qui en a la gestion.

Du 12 mars au 27 septembre 2020, Rythmesthétique réunira des œuvres qui, «à l’aide d’une panoplie de stratégies artistiques contemporaines, prennent le pouls de la vie, de la société et du travail». Il s’agira d’une première nord-américaine pour cette exposition qui a été présentée en Corée du Sud et au Japon.

L’intérieur des éléphants et plein d’autres choses, à l’affiche du 8 février au 26 juillet 2020, rendra hommage à l’artiste canadien Russell Yuristy, à sa pratique multimédia «émouvante et ludique», et aux sculptures de bois en forme d’animaux qui servent de structures de jeu qui donnent vie à son Creative Playground Workshop. Une exposition de photographies signées Jennifer Dickson, Le projet credo, se penchera sur les grandes religions monothéistes du 8 février au 26 juillet 2020.

La GAO présentera aussi Attaches I Cicatrices, une exposition d’arts textiles, du 6 mars au 26 avril 2020. Plusieurs conférences liées à ces expositions sont prévues.

Un vernissage global se tiendra le 11 mars de 18 h à 21 h (50, pont Mackenzie King). L’évènement est gratuit et ouvert au public.

Le centenaire du Groupe des Sept commémoré à la GAO

Arts

Le centenaire du Groupe des Sept commémoré à la GAO

La Galerie d’art d’Ottawa (GAO) a dévoilé sa programmation pour ce printemps et cet été.

La GAO présentera cinq nouvelles expositions. Au menu : des sculptures interactives, des installations vidéo, un regard sur les «espaces sacrés» et un hommage au Groupe des Sept, dont on fêtera le centenaire.

«Les 100 ans du Groupe des Sept. Collection et commémoration» sera présentée du 18 janvier 2020 au 10 janvier 2021. L’exposition mettra notamment en valeur des œuvres A.Y. Jackson, A.J. Casson et Arthur Lismer tirées de la Collection Firestone – qui contient plus de 600 pièces du Groupe des Sept, précise la GAO, qui en a la gestion.

Du 12 mars au 27 septembre 2020, «Rythmesthétique» réunira des œuvres qui, «à l’aide d’une panoplie de stratégies artistiques contemporaines, prennent le pouls de la vie, de la société et du travail». Il s’agira d’une première nord-américaine pour cette exposition qui a été présentée en Corée du Sud et au Japon.

«L’intérieur des éléphants et plein d’autres choses», à l’affiche du 8 février au 26 juillet 2020, rendra hommage à l’artiste canadien Russell Yuristy, à sa pratique multimédia «émouvante et ludique», et aux sculptures de bois en forme d’animaux qui servent de structures de jeu qui donnent vie à son Creative Playground Workshop.

Une exposition de photographies signées Jennifer Dickson se penchera sur les grandes religions monothéistes du 8 février au 26 juillet 2020. Cela s’intitule «Le projet credo». La GAO présentera aussi «Attaches│Cicatrices», une exposition d’arts textiles, du 6 mars au 26 avril 2020.

Plusieurs conférences liées à ces expositions sont prévues.

Un vernissage global à toutes les expositions se tiendra le 11 mars de 18 h à 21 h (50, pont Mackenzie King). L’évènement est gratuit et ouvert au public.

Renseignements: oaggao.ca

Le Musée canadien de l’histoire (MCH) accueillera les Reines d’Égypte, ce printemps

Arts visuels

Le Musée canadien de l’histoire (MCH) accueillera les Reines d’Égypte, ce printemps

Exposition consacrée aux femmes de pouvoir et d’influence de l’Égypte ancienne, Reines d’Égypte proposera plus de 300 objets emblématiques, a annoncé mardi le MCC.

Cette exposition, qui réunit des artéfacts «exceptionnels» prêtés par le Museo Egizio de Turin, en Italie, et du Musée égyptien du Caire, sera à l’affiche à Gatineau du 8 mai au 12 octobre 2020.

MNBAQ: dans l’univers mythique de Frida Kahlo [PHOTOS + VIDÉO]

Expositions

MNBAQ: dans l’univers mythique de Frida Kahlo [PHOTOS + VIDÉO]

Dans la tête de Frida Kahlo se cache un univers fascinant, des tableaux inspirés de vives émotions qui expriment des douleurs physiques et psychologiques d’un parcours de vie difficile ainsi que d’une relation tumultueuse. Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) nous permet dès jeudi une entrée privilégiée dans la vie de cette artiste devenue une véritable vedette.

Kahlo a entamé sa vie d’adulte allongée dans un lit pendant plusieurs mois, trop faible pour marcher après un grave accident de la route. Elle y a appris à peindre, avec pour modèle la réflexion d’elle-même dans un miroir accroché au mur. Elle a terminé ses courtes 47 années d’existence au même endroit, allongée pendant plusieurs mois avec un corps affaibli par la maladie, mais toujours capable de peindre. Elle aura laissé derrière elle 143 tableaux, et d’autres secrets...

L’exposition Frida Kahlo, Diego Rivera et le modernisme mexicain a connu un franc succès partout où elle s’est arrêtée dans les dernières années. Après Bologne, Sydney et Istanbul, Québec peut profiter de la richesse des œuvres rassemblées, afin d’illustrer le parcours puissant et émotionnel de ce couple d’artistes mexicains.

Sensibiliser à l’avenir des langues autochtones

Arts

Sensibiliser à l’avenir des langues autochtones

Un Symposium international sur les langues autochtones dans le domaine de la création cinématographique se tient mardi au Musée canadien de l’histoire. L’objectif : démontrer le rôle de l’art dans la préservation des langues et amorcer un travail de réflexion en amont de la décennie sur les langues autochtones de l’Organisation des Nations unies qui débutera en 2022.

« C’est l’occasion de mettre en valeur le pouvoir de l’art et de l’expression culturelle pour travailler à la promotion et à la revitalisation de nos langues, avance la directrice générale du Wapikoni mobile, Odile Joannette. Ce sont de puissants outils pour entamer des transformations sociales et sociétales. »

Une Joconde en cube Rubik aux enchères

Expositions

Une Joconde en cube Rubik aux enchères

PARIS — Alors que s’achève l’exposition blockbuster Léonard de Vinci au Louvre, une Joconde version 2020 sera mise en vente à Paris fin février : une Rubik Mona Lisa (2005), de l’artiste de rue Invader, assemblée avec près de 330 cubes Rubik.

Mise aux enchères le 23 février, pour une estimation entre 120 000 et 150 000 euros (entre 175 000 $ et 220 000 $), par la maison de ventes Artcurial aux Champs-Élysées, cette Joconde est entièrement composée avec ces cubes magiques 3D, objet emblématique des années 80.

Artcurial consacre à l’Art urbain une vente où seront dispersées des œuvres de grands artistes de rue contemporains.

Invader, de son vrai nom Franck Slama, s’est fait connaître avec ses «invasions» dans les rues de plus de 65 villes dans 33 pays. Il a même donné un nom à un courant caractérisant ses œuvres «tableaux-objets» : le «Rubikcubisme». Rubik Mona Lisa deviendra la première pièce d’une nouvelle série revisitant les plus grands tableaux de l’histoire de l’art : les Rubik Master Pieces.

Du Déjeuner sur l’herbe d’Edouard Manet à l’Origine du monde de Gustave Courbet, Invader a déjà reproduit diverses œuvres picturales en cubes Rubik. Depuis 2005, de nombreuses expositions ont été consacrées à Invader.

Alors que la notoriété légendaire de la Joconde fait affluer depuis des années les touristes du monde entier au Louvre, une grande exposition Léonard de Vinci s’y visite uniquement sur réservations depuis le mois d’octobre.

Soigner des patients-jouets au Musée canadien des enfants

Arts

Soigner des patients-jouets au Musée canadien des enfants

Jusqu’au 18 mai, la jeune clientèle du Musée canadien des enfants peut soigner des patients-jouets en compagnie de personnages de l’émission «Docteur La Peluche».

En plus d’apprendre à poser un diagnostic concernant ces joujoux abimés, la nouvelle exposition du MCE vise à aussi inculquer les rudiments «d’un mode de vie sain, la compassion et les soins bienveillants».

Docteur La Peluche : l’exposition permet d’imiter certains personnages de Disney appréciés du jeune public, à travers «des jeux imaginatifs et des activités exploratoires».

Transporté dans cet univers  hospitalier, les enfants pourront «examiner les peluches à la salle d’urgence», «nourrir des poupées à la pouponnière», ou encore «toiletter les animaux en peluche à la clinique vétérinaire».

L’exposition cible les médecins en herbe de «deux à six ans». Mise sur pied par le Children’s Museum of Indianapolis, elle est présentée par le Riley Hospital for Children (Indiana University Health).

La série télévisée de Disney Junior a quant à elle été saluée pour sa capacité à transmettre au jeune auditoire «l’importance de prendre soin de soi et des autres», rappelle le MCE.

Un autoportrait de Van Gogh souffrant de psychose authentifié

Expositions

Un autoportrait de Van Gogh souffrant de psychose authentifié

AMSTERDAM — Des experts ont confirmé lundi l’authenticité d’un autoportrait de Vincent van Gogh où il affiche un air triste, mettant fin à des décennies d’incertitude autour de la toile considérée par eux comme la seule œuvre peinte par l’artiste néerlandais pendant qu’il souffrait de psychose.

Sur le tableau, appelé Self Portrait (1889), l’artiste tourmenté s’est représenté de trois-quarts, la tête inclinée vers le bas, le regard vide, une expression de tristesse sur son visage fermé, le tout dans des teintes sourdes.

L’authenticité de ce tableau, propriété de la National Gallery d’Oslo, a été confirmée par des experts du musée Van Gogh à Amsterdam, qui ont fini par balayer les doutes qui planaient sur l’attribution de la toile depuis 1970.

En 2014, le musée norvégien avait décidé de soumettre le tableau à l’œil expert de spécialistes néerlandais.

Après une analyse scientifique aux rayons X, l’étude des coups de pinceau et des références au tableau dans des lettres du peintre à son frère Théo, les experts ont établi que la toile avait été peinte à la fin de l’été 1889, lorsque Van Gogh séjournait dans un asile psychiatrique à Saint-Rémy-de-Provence, dans le sud de la France.

La toile est peinte avec des couleurs plus sourdes que d’autres Van Gogh de la même période, et une partie de la peinture semble inachevée. «C’est une œuvre d’art qui, pour beaucoup de raisons, était de lui, mais qui présentait néanmoins certains aspects différents des autres tableaux», explique à l’AFP Louis van Tilborgh, chercheur principal au musée Van Gogh.

«Nous avons donc dû trouver une explication à cela, ce qui a été difficile, mais je pense que nous avons résolu cela et nous sommes fiers d’avoir plus ou moins restitué son travail», poursuit-il.

Le tableau retrouvé dans un jardin est bien un authentique Klimt

Arts visuels

Le tableau retrouvé dans un jardin est bien un authentique Klimt

ROME — Un tableau retrouvé par hasard il y a cinq semaines à Piacenza, dans les jardins du musée du nord de l’Italie où il avait été dérobé vingt-trois ans plus tôt, est bien un original du peintre autrichien Gustav Klimt.

«C’est avec une grande émotion que je peux vous dire que le tableau retrouvé est authentique», a annoncé vendredi devant la presse, Ornella Chicca, magistrate chargée de l’enquête sur cette disparition.

En février 1997, alors que la Galerie Ricci Oddi, un musée de Piacenza dans le nord-est de la péninsule, était fermé pour travaux, le tableau intitulé Portrait d’une Dame avait été subtilisé sans laisser de traces.

Ce sont des jardiniers qui, le 10 décembre dernier, alors qu’ils nettoyaient le mur externe du musée, l’ont retrouvé par hasard. En arrachant du lierre, ils ont fait tomber une petite trappe d’aération et ont découvert un sac poubelle noir contenant le tableau sur son châssis mais sans cadre.

L’enquête qui va se poursuivre va devoir déterminer «depuis combien de temps le tableau se trouvait là», a précisé Ornella Chicca. «Pour le moment, nous ne pouvons pas savoir s’il a été là pendant tout ce temps», a précisé la magistrate.

Depuis sa fortuite découverte, la peinture a fait l’objet d’une méticuleuse enquête technico-scientifique de la part de trois spécialistes désignés par la justice: Guido Cauzzi, Anna Selleri et Claudia Collina.

L’expert Guido Cauzzi a notamment pris des photographies de fluorescence et de lumière rasante sur l’oeuvre, en les comparant à des examens effectués en 1996.

«La correspondance entre les images a permis de vérifier qu’il s’agit bien du tableau original», a-t-il assuré à la presse.

«L’état de conservation est relativement bon. Il a subi quelques épreuves mais ne nécessite qu’un entretien de routine, rien de particulièrement compliqué», a-t-il précisé.

Anna Selleri a quant à elle examiné la toile, le cadre, les tampons situés au dos, les sceaux et des étiquettes et, selon elle, tous apparaissent comme étant des authentiques.

Un portrait sous un autre

Le Portrait d’une Dame, tableau de 55x65 cm, réalisé en 1916/1917 par Gustav Klimt, maître du symbolisme, avait fait l’objet d’une grande publicité en 1996 lorsqu’une étudiante en histoire de l’art, Claudia Maga, avait contribué à découvrir que sous un premier portrait s’en cachait un autre.

Le directeur du musée, Massimo Ferrari, avait annoncé à l’AFP, dès les premiers jours après la découverte de décembre, qu’il y avait des «signaux positifs» concernant l’authenticité de l’oeuvre.

Il avait alors expliqué que pour la première authentification, les experts s’étaient intéressés à l’arrière du tableau, où figurent les sceaux en cire et du plâtre et le tampon du musée, une partie «bien plus difficile à reconstituer (que l’avant), même pour des faussaires», avait-il précisé.

Massimo Ferrari avait estimé Portrait d’une Dame à «60 ou peut-être 100 millions d’euros» mais avait toutefois relativisé sa valeur «vu ses caractéristiques» car il s’agit d’un portrait au style inhabituellement expressionniste, et pas d’une oeuvre composite typique du peintre autrichien.

Ricci Oddi était un riche collectionneur originaire de Piacenza qui avait rassemblé jusqu’à 450 tableaux – dont la toile de Klimt –  la plupart datant du XIXe siècle, qu’il avait ensuite donnés en 1931 à la municipalité de cette ville située à 70 km de Milan.

Le Portrait d’une Dame avait été exposé dans la Galerie portant son nom jusqu’à son vol en 1997.

La France veut conserver un rarissime chef-d'oeuvre de Cimabue

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La France veut conserver un rarissime chef-d'oeuvre de Cimabue

PARIS — C'est un petit panneau peint rarissime annonçant la Renaissance italienne et devenu le tableau primitif le plus cher vendu au monde: la France a interdit lundi l'exportation du «Christ moqué» de Cimabue et entend le conserver dans ses collections nationales.

La peinture à l'oeuf et fond d'or sur panneau de peuplier, de 25,8 cm sur 20,3 cm, était accrochée entre le salon et la cuisine d'une vieille dame à Compiègne (Oise) et avait été expertisée à l'occasion d'un déménagement.

La famille avait toujours pensé qu'il s'agissait d'une simple icône, dont la vieille dame n'a pas su dire d'où elle provenait, mais l'expertise a révélé qu'il s'agissait d'une oeuvre rarissime de Ceno Di Pepo, dit Cimabue (mort en 1302), l'une des plus grandes figures de la Pré-Renaissance. On lui connaît tout au plus 11 oeuvres exécutées sur bois dont aucune n'est signée.

Le Christ moqué serait un élément d'un diptyque de 1280 dans lequel étaient représentées sur huit panneaux de taille semblable des scènes de la Passion. Deux des scènes seulement étaient connues à ce jour: La flagellation du Christ (Frick Collection, New York) et La Vierge à l'enfant trônant et entourée de deux anges (National Gallery, Londres).

La vente événement a eu lieu à Senlis, fin octobre, la première fois depuis des dizaines d'années qu'un Cimabue passait sous le marteau. Et le tableau, estimé entre 4 et 6 millions d'euros, s'est envolé à plus de 24 millions d'euros (35 millions $CAN), frais compris, devenant le tableau primitif le plus cher adjugé en vente publique dans le monde.

30 mois pour une offre

C'est la collection privée Alana, appartenant à un couple de collectionneurs chiliens installé aux États-Unis et spécialisée dans l'art de la Renaissance italienne (et dont une partie est actuellement exposée au musée Jacquemart André à Paris), qui l'avait finalement emporté, devant le Metropolitan Museum de New York, dernier sous-enchérisseur.

Mais lundi, le ministère français de la Culture a annoncé avoir refusé le certificat d'exportation de l'oeuvre «à la suite de l'avis de la Commission consultative des trésors nationaux».

À partir de la notification de cette décision à l'acheteur, l'État dispose d'une période de 30 mois pour faire une offre d'achat.

«Grâce au temps donné par cette mesure, tous les efforts pourront être mobilisés afin que cette oeuvre exceptionnelle vienne enrichir les collections nationales», a déclaré le ministre Franck Riester, cité dans un communiqué.

«Je ne suis pas surpris, l'État défend l'enrichissement du patrimoine», a déclaré à l'AFP Dominique Le Coënt, commissaire priseur qui avait mené la vente. Tout en soulignant que «la seule chose qui m'importe c'est que cette mesure soit exercée réellement et que l'État ait les moyens de l'acheter».

Car outre le fait que cette décision bloque potentiellement l'oeuvre pour une longue durée, elle se double d'un rebondissement, souligne Me Le Coënt: la femme qui l'a vendue est décédée peu après la vente, et ses héritiers doivent désormais s'acquitter de quelque 9 millions d'euros (13 millions $CAN) au titre des droits de succession.

Si l'État ne parvenait pas à faire dans les délais une offre qui «tienne compte des prix pratiqués sur le marché international», comme le prévoit le code du patrimoine, des possibilités de conciliation sont prévues.

Microbes, mes amours

Arts visuels

Microbes, mes amours

Saviez-vous que la paume de votre main abrite 150 espèces différentes de bactéries ? Ou encore que votre corps abrite plus de microbes qu’il n’y a d’étoiles dans la Voie lactée ? Voici le genre d’informations que Mes microbes et moi – le zoo humain présentée au Musée canadien de la nature révèle.

L’exposition, dont l’ouverture ce vendredi coïncide avec l’arrivée de la saison propice aux virus hivernaux, met en vedette les microbes, ces milliards d’organismes qui vivent en nous et autour de nous.

Un tableau volé qui aurait été peint par Klimt retrouvé par hasard

Arts

Un tableau volé qui aurait été peint par Klimt retrouvé par hasard

ROME — Un tableau volé il y a 20 ans et dont de premiers indices laissent penser qu’il aurait été peint par l’Autrichien Gustav Klimt, a été retrouvé par hasard dans les jardins d’un musée de Piacenza où il avait été dérobé, a indiqué jeudi le directeur du musée.

En février 1997, alors que le site était fermé pour des travaux, le tableau intitulé Portrait d’une Dame avait été subtilisé sans laisser de traces. Il y a deux jours, des jardiniers qui nettoyaient le mur externe du musée l’ont retrouvé par hasard. En arrachant du lierre, ils ont fait tomber une petite porte d’aération, et ont découvert un sac poubelle noir contenant le tableau sur son châssis, mais sans cadre.

Des expertises sont en cours pour authentifier l’œuvre et « il faudra attendre un peu pour déterminer l’origine du tableau », a indiqué à l’AFP Massimo Ferrari, président de La Galerie Ricci Oddi, où était exposée l’œuvre, avant qu’elle ne soit dérobée.

« Ce qui nous intéresse le plus c’est de savoir si c’est l’original ou non, plus que l’enquête sur le vol. Nous avons des signaux positifs, nous sommes optimistes », a déclaré M. Ferrari, qui devrait être convoqué dans les prochains jours par le magistrat qui enquête sur le vol qui date d’il y a 22 ans.

Le Portrait d’une Dame, un tableau de 55 sur 65 cm, réalisé en 1916/1917 par Gustav Klimt, avait fait l’objet d’une grande publicité en 1996 lorsqu’une étudiante en histoire de l’art, Claudia Maga, avait contribué à découvrir que sous un premier portrait s’en cachait un autre.

Pour une première authentification, « plus que toute autre chose, nous avons regardé l’arrière du tableau, car c’est derrière que figurent les sceaux en cire et du plâtre où est apposé le tampon du musée », a expliqué M. Ferrari, en soulignant que l’arrière d’un tableau est « bien plus difficile à reconstituer (que l’avant), même pour des faussaires ».

M. Ferrari espère que l’œuvre sera authentifiée comme vraiment peinte par Gustav Klimt pour pouvoir recommencer à l’exposer dans la Galerie Ricci Oddi afin de « redonner de la notoriété » au musée. « C’est important pour nous et pour l’Italie », a-t-il expliqué.

Le directeur a estimé l’œuvre à « 60 peut-être 100 millions d’euros » (88 millions $ peut-être 147 millions $), mais il a jugé qu’il n’a pas une immense valeur, « vu ses caractéristiques », car il s’agit d’un portrait au style inhabituellement expressionniste, et pas d’une œuvre composite typique du peintre autrichien.

La galerie Ricci Oddi porte le nom d’un riche collectionneur originaire de Piacenza qui avait rassemblé jusqu’à 450 tableaux, la plupart du 19e siècle, qu’il avait ensuite donnés en 1931 à la municipalité de cette ville située à 70 km de Milan.

Des clichés inédits du photographe David Seymour exhumés des archives de l’Unesco

Arts visuels

Des clichés inédits du photographe David Seymour exhumés des archives de l’Unesco

PARIS - C’était «un trésor enfoui dans les archives de l’Unesco» depuis près de sept décennies : 38 planches-contacts du photographe polonais David Seymour, dit «Chim», l’un des cofondateurs de l’agence Magnum, a annoncé mardi l’Unesco dans un communiqué.

Ces planches, accompagnées de textes de l’écrivain Carlo Levi, reposaient depuis les années 1950 dans les archives de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. Elles ont été exhumées lors d’un vaste travail d’analyse et de numérisation de milliers de documents.

Délicates créatures au MBAC

Arts visuels

Délicates créatures au MBAC

Des monstres et des créatures surnaturelles ont pris possession du Musée des Beaux-Arts du Canada (MBAC) pour se montrer sous leurs meilleurs jours jusqu’au 29 mars 2020. L’exposition Beautés monstrueuses exhibe près de 70 œuvres sur papier datant de 1450 à 1700.

« Toutes les œuvres de cette exposition sont issues de la collection permanente du Musée qui en compte pas moins de 27 000, souligne Sonia Del Re, conservatrice des dessins et estampes au MBAC. Il y a plusieurs illustrations emblématiques allant de la Renaissance et de l’ère baroque. »

Nouvelle oeuvre d’art public dans le secteur Aylmer

Arts

Nouvelle oeuvre d’art public dans le secteur Aylmer

Une nouvelle oeuvre d’art public fera son apparition dans le hall d’entrée du pavillon du parc des Cèdres un juin prochain.

Intitulée «Luciole», l’oeuvre de l’artiste souffleure de verre, Annie Cantin, originaire des Laurentides, sera composée de 74 pièces uniques en verre soufflé qui doivent rappeler des bulles d’eau, des hublots, le miroitement de l’eau ou des nuages, tel qu’on peut en observer sur le lac Deschênes. Les tons chauds d’orangé évoqueront le coucher de soleil sur le lac. L’oeuvre utilisera aussi la lumière qui pénétrera dans le pavillon afin de jouer avec les effets de reflet sur les murs environnants. 

L’oeuvre d’Annie Cantin a été choisie au terme d’un processus mené par le ministère de la Culture et des Communications (MCC) auquel trois artistes finalistes ont participé. Le coût pour la réalisation et l’installation de l’oeuvre est de 86 310 $ et a été entièrement financé par le gouvernement du Québec. Mme Cantin a déjà été récipiendaire de cinq bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec et d’une bourse du Conseil des arts du Canada. Elle a déjà produit quatre oeuvres d’art public qui sont notamment exposées dans des écoles de la province. 

La conseillère Audrey Bureau est très heureuse de l’arrivée prochaine de cette nouvelle oeuvre d’art dans son quartier, mais elle émet un bémol sur le processus rigide mené par le MCC. «Les normes et les critères qui permettent de choisir l’oeuvre n’impliquent pas du tout le milieu, note-t-elle. On ne se questionne pas sur ce que le milieu voudrait, sur ses attentes envers l’oeuvre d’art. Il y aurait à mon avis des améliorations à faire dans le processus du ministère pour que le milieu soit sondé.»

Vol de diamants d’une «valeur inestimable» dans un musée allemand

Expositions

Vol de diamants d’une «valeur inestimable» dans un musée allemand

BERLIN — Trois parures de diamants du XVIIIe siècle, d’une valeur «inestimable», ont été volées lundi matin dans un musée de Dresde en Allemagne qui possède une collection de trésors unique en Europe.

Lundi à l’aube, au moins deux cambrioleurs sont parvenus à s’introduire dans le musée de La Voûte verte, qui compte environ 4000 pièces, pour y dérober trois parures de diamants et rubis, selon la police.

«Nous sommes choqués par la brutalité de ce vol», a confié la directrice du musée, Marion Ackermann, lors d’une conférence de presse.

La directrice a parlé d’un préjudice d’une valeur historique et culturelle «inestimable» et non chiffrable. «Nous ne pouvons pas les réduire à une valeur, car elles ne sont pas à vendre», a expliqué Mme Ackermann.