Arts visuels

Dans les méandres du cerveau

Comment les neurones établissent-ils des connexions ? Que fait le cerveau lorsque les sens sont en action ? Quelles sont les réactions chimiques provoquées par les émotions ou encore les drogues ? En quoi les nouvelles technologies peuvent-elles aider à soigner le cerveau ? Ce sont autant de sujets abordés par Le Cerveau vu de l’intérieur au Musée canadien de la nature,

L’exposition qui se tient jusqu’au 3 septembre tente de démystifier cet organe fascinant et complexe qui guide chacune de nos actions au quotidien. Fruit de millions d’années d’évolution, le cerveau humain utilise des signaux moléculaires, chimiques et électriques pour traiter l’information, prendre des décisions ou encore apprendre.

Arts visuels

Concentré d’impressionnistes

Les expositions se suivent et ne se ressemblent pas au Musée des Beaux-arts du Canada (MBAC). Cette fois-ci c’est Trésors impressionnistes. La collection Ordrupgaard qui invite les amateurs du genre et les non-initiés à admirer des chefs-d’œuvre français et danois du 19e siècle.

Inédite en Amérique du Nord, l’exposition est présentée en exclusivité au MBAC jusqu’au 9 septembre. « C’est l’occasion de voir une collection qui n’est d’ordinaire pas si accessible, puisqu’elle est installée en banlieue de Copenhague, insiste Erika Dolfin, conservatrice associée au MBAC. Et ainsi de voir des spécimens exemplaires de peintures du 19e siècle. » 

Monet, Sisley, Pissaro, Cézanne, Manet, Renoir, Matisse ou encore Courbet, l’exposition fait découvrir aux visiteurs pas moins de 60 œuvres impressionnistes et postimpressionnistes françaises et 16 tableaux de l’Âge d’or danois. 

Un espace entier est même consacré à huit toiles de Paul Gauguin, ce qui permet d’apprécier l’évolution de l’artiste. On trouve d’ailleurs son célèbre Portrait d’une jeune fille, Vaïte (Jeanne) Goupil et sa nature morte Deux vases de fleurs. 

La collection Ordrupgaard

L’exposition de 76 peintures de la collection danoise, rassemblée entre 1892 et 1931 par l’homme d’affaires Wilhem Hansen et sa femme Henny, témoigne de l’amour et de la passion de ces collectionneurs pour l’art impressionniste et postimpressionniste. 

Cette collection privée devient rapidement accessible au public. Le couple ouvre en effet les portes de sa résidence d’été Ordrupgaard une fois par semaine dès 1918. « Puisque leur idée était de tout donner au peuple, cette collection est désormais publique au Danemark », souligne Mme Dolfin. L’épouse Hansen a légué la collection ainsi que la résidence d’été à l’état danois, qui en a fait un musée en 1953.

Afin de plonger le visiteur dans l’univers des Hansen, une immense fresque représentant une pièce d’Ordrupgaard l’accueille dès qu’il pénètre dans l’exposition. 

Si à Ordrupgaard, l’organisation des toiles suivait la logique des collectionneurs, l’exposition au MBAC est, quant à elle, agencée par artistes et par ordre chronologique. 

« Il y a plusieurs œuvres du même peintre, comme Corot ou Gauguin, et je pense que c’est enrichissant de voir une rétrospective de l’artiste », explique la conservatrice. 

Au cours de la visite, on découvre un portrait de George Sand, par Eugène Delacroix, une nature morte d’Édouard Manet, Corbeille de poires, une des 200 versions des célèbres Baigneuses de Paul Cézanne ou encore Le pont de Mantes de Corot. L’exposition est également l’occasion de découvrir des portraits réalisés par les rares femmes impressionnistes, Berthe Morisot et Eva Gonzalès.

Le style danois

Enfin l’exposition se termine sur une sélection de 16 tableaux de maîtres danois, dont C.W. Eckersberg et Christen Købke. Parmi les incontournables : Vue du château de Frederiksborg du peintre paysagiste Peter Christian Thamsen Skovgaard et six tableaux du célèbre peintre Vilhelm Hammershøi, amateur des vues de l’intérieur. 

La toile de Hammershøi, Un rayon de soleil dans le salon, propriété du MBAC, est également présentée.

« C’est une introduction aux peintures du 19e siècle au Danemark », explique Mme Dolfin. Si au premier regard le style et les coups de pinceau de Cézanne et de Hammershøi sont différents, la commissaire fait remarquer qu’on trouve des racines impressionnistes identiques en France et au Danemark. « Ç’a évolué différemment, mais on voit [ce qui a] pu intéresser les collectionneurs. »

Une exposition qui devrait ravir les amoureux de l’art impressionnistes et postimpressionnistes.

Arts visuels

Le fou braque des briques Lego

Le Musée des sciences et de la technologie du Canada a inauguré lundi L’art de la brique, une exposition étonnante d’œuvres entièrement conçues en briques Lego par Nathan Sawaya, qui prendra l’affiche du 16 mai au 3 septembre.

M. Sawaya était d’ailleurs présent au Musée, ce 14 mai, pour dévoiler ses sculptures à Ottawa.

Entre pop art et beaux-arts, L’art de la brique réunit une multitude de sculptures composées exclusivement à partir de ces petites briques qui ont éveillé l’imagination de bien des enfants, voire même suscité des cris de douleur de leurs parents qui avaient osé s’aventurer pieds nus dans la chambre de leurs rejetons. 

Heureusement, ici, les œuvres ne jonchent pas le sol. En tous cas, il n’y a aucun risque de piler malencontreusement sur cet immense tyrannosaure dépassant de deux ou trois têtes n’importe quel adulte de taille moyenne.

Si l’expo s’adresse aux enfants, les parents y trouveront largement de quoi nourrir, s’émerveiller ou satisfaire leur curiosité. Quant aux ex-architectes nostalgiques, ils retrouveront illico la nostalgie de leur enfance.

Les amateurs d’art, en particulier, se réjouiront en jetant un coup d’œil à une poignée de tableaux classiques tels que la Nuit étoilée de Van Gogh, La jeune fille à la perle de Vermeer ou la Mona Lisa de De Vinci, que Nathan Sawaya a réalisés uniquement à partir de briquettes. À chacun sa définition d’un chef-d’œuvre, certes, mais on est bien contraint de s’incliner devant la finesse des œuvres exposées. 

Ajoutons que tout ce qui saurait inciter des gamins à reproduire avec des briquettes Lego autre chose que des vaisseaux de Star Wars ou des bolides Ninjago trademarqués est vertueux. Or, L’art de la brique peut précisément aider à ouvrir leur imagination. (Il suffira de passer sous silence le fait que l’artiste possède en réalité une collection estimée à 8 millions de briques, pour nourrir son obsession. Ce qui facilite un peu la démarche.) 

Parmi les clous de l’exposition, on peut voir l’une des œuvres les plus célèbres de M. Sawaya : Yellow, représentant un personnage qui se déchire le torse et un amas de briques Lego jaunes tombées de l’ouverture béante. Le visiteur découvrira d’autres silhouettes provenant de Human Condition, la série dont est tiré Yellow

L’art de la brique constitue la plus importante exposition d’art Lego au monde. Saluée par la critique (et citée par le réseau CNN comme l’une des 10 meilleures expositions mondiales, rappelle le Musée) cette expo itinérante a même son propre site Internet : brickartist.com.

En parallèle, la galerie du Musée offre au regard une collection multimédia de clichés liés à l’univers Lego, en collaboration avec le photographe Dean West.

Qui est Nathan Sawaya ?

Artiste de réputation internationale, l’Américain Nathan Sawaya s’est fait connaître grâce à ses immenses sculptures en Lego, entamées en 2002. Il a notamment réalisé un Brooklyn Bridge de plus de deux mètres, et reproduit en grandeur nature l’image emblématique de Han Solo (de Star Wars) congelé dans la carbonite.

Cet ancien avocat reconverti dans la brique a «copié» de nombreux tableaux de maîtres – La Joconde de Leonard de Vinci, Le Cri d’Edward Munch, etc. – en Lego, avec l’intention avouée de capter l’attention des enfants et de créer une passerelle ludique vers les beaux-arts. Il a également touché au Street art en laissant ‘vagabonde’ dans les rues de New York une sculpture en Lego intitulée Hugman, un personnage aux bras câlineurs, placé à côté d’arbres ou de poteaux.

En 2014, il a mis sur pied la Art Revolution Foundation, une fondation destinée à faire de l’art une priorité du milieu scolaire. En tant que conférencier, il a pris la parole au Google Zeitgeist, à TEDx, et à la bibliothèque Clinton. On peut découvrir ses œuvres sur son site Intrnet: nathansawaya.com.

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POUR Y ALLER 

Quand ? 16 mai au 3 septembre 2018

Où ? Musée des sciences et de la technologie du Canada (1867, Boulevard St-Laurent)  

Renseignements : ingeniumcanada.org

Arts visuels

L’art de la Flore au Musée de la nature

Le Musée canadien de la nature consacre sa nouvelle exposition à l’art botanique.

L’art de la Flore, qui réunit 48 peintures et dessins de plantes indigènes du Canada, affiche ses pistils délicats et ses pétales gracieux jusqu’au 14 octobre. Les œuvres, contemporaines, ont été prêtées par l’American Society of Botanical Artists.

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Retour sans frais du Chagall au MBAC

Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) et Christie’s ont annoncé jeudi que La Tour Eiffel du peintre Marc Chagall sera bel et bien retirée de la vente aux enchères, et ce sans frais pour le MBAC.

Dans un bref communiqué émis conjointement, les deux établissements précisent qu’«une entente financière à la satisfaction des deux parties a été conclue, qui n’engage pas de frais pour le Musée de beaux-arts du Canada.»

Si le musée n’a pas fourni davantage de détails concernant cette entente, l’agente principale des relations publiques et médiatiques du MBAC, Josée-Britanie Mallet a toutefois indiqué que l’accord a été rendu possible grâce «à un donateur qui veut rester anonyme». 

Quant au retour du tableau à Ottawa, le MBAC et Christie’s ont indiqué travailler «ensemble à préparer le retour du tableau au Musée». La veille, au cours de la première médiatique d’une exposition, le directeur du MBAC Marc Mayer avait précisé que la toile se trouvait à New York. 

Propriété du MBAC depuis 1956, la toile du peintre estimée entre 6 et 9 millions de dollars devait être vendue aux enchères le 15 mai, à New York. 

Le MBAC a été plongé au cœur d’une controverse au début du mois d’avril après avoir décidé de vendre la toile de Chagall pour financer l’achat du Saint Jérôme entendant la trompette du Jugement dernier du peintre français Jacques-Louis David pour s’assurer que ce dernier ne quitte pas le pays. Deux musées québécois, le Musée des Beaux-Arts de Montréal et le Musée de la Civilisation de Québec avaient pourtant montré leur intérêt à acquérir conjointement le Saint-Jérôme, pour lequel l’actuel propriétaire, la Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Québec, réclame 6,3 millions de dollars. 

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Pol Turgeon expose à Gatineau

La Galerie Montcalm (dans la Maison du citoyen) accueille à partir du 10 mai l’exposition Transfiguration, de Pol Turgeon.

Le vernissage aura lieu à 19 h, le 10 mai, en présence de l’artiste montréalais. 

Transfiguration réunit une galerie de personnages à cheval entre les époques et les dimensions. 

Stimulé par les croquis que Jean-Auguste-Dominique Ingres a fait de ses modèles, Pol Turgeon s’en est inspiré pour mieux «s’égarer radicalement vers des sentiers non balisés». 

L’exposition se prolonge jusqu’au 10 juin. 

Renseignements : polturgeon.com

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Un maître orfèvre sous la lumière

Soixante-quinze pièces d’argenterie retraçant les cinquante années de production artistique de Laurent Amiot, maître-orfèvre canadien du 18e et 19e siècles, c’est ce que propose la nouvelle exposition qui s’ouvre vendredi au Musée des Beaux-arts du Canada (MBAC).

Cette première rétrospective consacrée au maître-orfèvre originaire de Québec met sous les projecteurs le travail de l’artiste, mais aussi sa contribution et son apport au développement de l’art au pays. « Artiste extrêmement accompli, c’est avec lui qu’on a cessé de considérer l’orfèvrerie comme de l’artisanat pour l’envisager comme un art », indique René Villeneuve, commissaire de l’exposition et spécialiste du maître-orfèvre Laurent Amiot.

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Six mois après le choc de Vinci, enchères record attendues à New York

NEW YORK - Les 450 millions de dollars atteints par le «Salvator Mundi» de Léonard de Vinci en novembre ont marqué l’histoire des enchères, mais six mois plus tard seulement, New York se prépare déjà à de nouvelles ventes record.

Grand architecte de la vente du siècle, le co-président de l’Après-guerre et de l’art contemporain chez Christie’s, Loïc Gouzer avoue avoir traversé une sorte de «dépression post-partum» après cette soirée historique du 15 novembre.

«Mais vous vous remettez à vous enthousiasmer pour de nouveaux projets», dit-il à l’AFP. «La saison que nous avons cette année est complètement différente, mais tout aussi excitante».

Pour la première fois, Christie’s a ainsi fait le pari de répartir ses ventes de printemps sur deux semaines, au lieu d’une traditionnellement. Une excroissance occasionnée par l’imposante collection Rockefeller, qui occupera seule la première semaine, à partir de mardi.

Plus de 1.600 pièces, 6 ventes réparties sur 3 jours avec, en vedette, la «Fillette à la corbeille fleurie» de Picasso, estimée 100 millions de dollars, la collection de Peggy et David Rockefeller est estimée 600 millions de dollars au total.

Elle devrait battre sans difficulté le record pour une même collection établi en 2009 avec la vente Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, qui avait atteint 484 millions de dollars.

La totalité du produit de la vente ira à une série d’oeuvres de charité.

En deuxième semaine, le plat de résistance sera à chercher chez Sotheby’s, qui proposera, le 14 mai, un «Nu couché» (1917) de Modigliani, évalué 150 millions de dollars, la plus haute estimation jamais annoncée pour une oeuvre aux enchères.

Pour Simon Shaw, co-responsable de l’impressionnisme et de l’art moderne chez Sotheby’s, ce portrait, le plus grand tableau jamais peint par l’artiste italien (1,46 m sur 89 cm) fait partie d’une série qui a révolutionné l’art du nu en peinture, une oeuvre «discrètement radicale».

Une synthèse des grands maîtres historiques du nu et de la jeune peinture du XXème siècle, mais aussi l’incarnation de l’émancipation de la femme, «maîtresse d’elle-même et assurée sexuellement», décrit Simon Shaw.

En novembre 2015, à New York déjà, une autre toile de la série «Nu couché», plus petite, avait atteint 170,4 millions de dollars, le troisième prix le plus élevé atteint lors d’une vente aux enchères.

« Marché tiré par la qualité »

Au-delà de ce Modigliani d’exception, ces ventes de printemps sont un test pour le marché de l’art, avec une offre pléthorique, qui donne le vertige.

«Si tout se passe bien, ce sera probablement la meilleure saison que Christie’s ait jamais connu», considère Loïc Gouzer.

Des milliers de pièces, cinq oeuvres estimées 70 millions de dollars ou plus, dont un tableau de Malevich et une sculpture de Brancusi, la saison va tester la profondeur de ce nouveau marché de l’art mondialisé.

«On a vu beaucoup de grandes oeuvres d’art aux enchères ces derniers temps, mais rien de tel», considère Simon Shaw, qui ne semble pas inquiet.

«Nous avons vu (récemment) que le marché est tiré par la qualité», dit-il. «Et quand vous avez des oeuvres de première qualité, alors la demande existe, qui permet d’en absorber énormément.»

«Cette saison, la grande question était de savoir si les collectionneurs nous confieraient ces oeuvres sachant qu’il y avait déjà Rockefeller», explique Loïc Gouzer.

Mais, selon lui, loin de les faire douter, cette perspective les a, au contraire, motivés. Beaucoup d’entre eux «voulaient faire partie de cette vague qui porterait tout le monde».

Après le remarquable coup marketing du «Salvator Mundi», la présentation de cette saison témoigne de l’émergence d’une nouvelle génération d’acheteurs, mondialisée, qui construisent leur collection différemment de leurs prédécesseurs.

Tant chez Sotheby’s que chez Christie’s, les oeuvres ont ainsi été présentées, avant la vente, en mélangeant volontairement les époques.

«Les vieilles catégories (impressionnistes, art moderne, après-guerre et contemporain) sont anachroniques aujourd’hui», fait valoir Simon Shaw.

«Beaucoup de collectionneurs raisonnent en terme de qualité», dit-il. «Ils veulent l’image, ce qu’il y a de meilleur, plutôt que collectionner une école ou une période particulières».

Acquérir une pièce d’exception se fait par goût, pour investir, mais est aussi de plus en plus la concrétisation d’une réussite, d’un statut.

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50 ans de photos exposées au MBAC

En exposant plus de 150 photos, l’Institut canadien de la photographie (ICP) du Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) veut mettre en lumière l’évolution du genre ainsi que l’influence qu’ont eu les photographes sur les générations qui les ont succédé.

Présentée du 4 mai au 16 septembre, L’espace d’un instant : cinquante ans de collectionnement de photographies, dévoile le travail d’une centaine d’artistes dont les célèbres Henri Cartier Bresson, Julia Margaret Cameron, Edward Burtynsky ou encore Diane Arbus, dont l’ICP a collecté depuis sa création en 1967.

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La Croix de Victoria du lieutenant-colonel Currie reste au Canada

Le Musée canadien de la guerre a dévoilé mardi la Croix de Victoria du lieutenant-colonel David Vivian Currie, originaire de la Saskatchewan et membre du 29e Régiment de reconnaissance blindé, ainsi que ses sept autres médailles, en présence des petits-enfants du soldat.

Achetés pour 660 000$ l’automne dernier par un collectionneur privé à Londres, les objets devaient quitter le pays au grand dam de la famille de M. Currie, qui a interpellé le gouvernement. 

Aidé par des contributions publiques et privées, le musée en a finalement fait l’acquisition. 

Le lieutenant-colonel Currie avait reçu la plus haute distinction militaire du Commonwealth pour le courage dont il a fait preuve lors de la bataille de Normandie, en août 1944. 

Parmi les 16 Croix de Victoria décernées à des Canadiens ayant servi pendant la Seconde Guerre mondiale, seule celle de M. Currie est associée à cette bataille. 

Elle sera exposée aux côtés de celles du lieutenant-colonel Harcus Strachan et du caporal Colin Barron, récemment acquises par le Musée, jusqu’au 29 mai.