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Arts

Un tableau volé qui aurait été peint par Klimt retrouvé par hasard

ROME — Un tableau volé il y a 20 ans et dont de premiers indices laissent penser qu’il aurait été peint par l’Autrichien Gustav Klimt, a été retrouvé par hasard dans les jardins d’un musée de Piacenza où il avait été dérobé, a indiqué jeudi le directeur du musée.

En février 1997, alors que le site était fermé pour des travaux, le tableau intitulé Portrait d’une Dame avait été subtilisé sans laisser de traces. Il y a deux jours, des jardiniers qui nettoyaient le mur externe du musée l’ont retrouvé par hasard. En arrachant du lierre, ils ont fait tomber une petite porte d’aération, et ont découvert un sac poubelle noir contenant le tableau sur son châssis, mais sans cadre.

Des expertises sont en cours pour authentifier l’œuvre et « il faudra attendre un peu pour déterminer l’origine du tableau », a indiqué à l’AFP Massimo Ferrari, président de La Galerie Ricci Oddi, où était exposée l’œuvre, avant qu’elle ne soit dérobée.

« Ce qui nous intéresse le plus c’est de savoir si c’est l’original ou non, plus que l’enquête sur le vol. Nous avons des signaux positifs, nous sommes optimistes », a déclaré M. Ferrari, qui devrait être convoqué dans les prochains jours par le magistrat qui enquête sur le vol qui date d’il y a 22 ans.

Le Portrait d’une Dame, un tableau de 55 sur 65 cm, réalisé en 1916/1917 par Gustav Klimt, avait fait l’objet d’une grande publicité en 1996 lorsqu’une étudiante en histoire de l’art, Claudia Maga, avait contribué à découvrir que sous un premier portrait s’en cachait un autre.

Pour une première authentification, « plus que toute autre chose, nous avons regardé l’arrière du tableau, car c’est derrière que figurent les sceaux en cire et du plâtre où est apposé le tampon du musée », a expliqué M. Ferrari, en soulignant que l’arrière d’un tableau est « bien plus difficile à reconstituer (que l’avant), même pour des faussaires ».

M. Ferrari espère que l’œuvre sera authentifiée comme vraiment peinte par Gustav Klimt pour pouvoir recommencer à l’exposer dans la Galerie Ricci Oddi afin de « redonner de la notoriété » au musée. « C’est important pour nous et pour l’Italie », a-t-il expliqué.

Le directeur a estimé l’œuvre à « 60 peut-être 100 millions d’euros » (88 millions $ peut-être 147 millions $), mais il a jugé qu’il n’a pas une immense valeur, « vu ses caractéristiques », car il s’agit d’un portrait au style inhabituellement expressionniste, et pas d’une œuvre composite typique du peintre autrichien.

La galerie Ricci Oddi porte le nom d’un riche collectionneur originaire de Piacenza qui avait rassemblé jusqu’à 450 tableaux, la plupart du 19e siècle, qu’il avait ensuite donnés en 1931 à la municipalité de cette ville située à 70 km de Milan.

Arts visuels

Des clichés inédits du photographe David Seymour exhumés des archives de l’Unesco

PARIS - C’était «un trésor enfoui dans les archives de l’Unesco» depuis près de sept décennies : 38 planches-contacts du photographe polonais David Seymour, dit «Chim», l’un des cofondateurs de l’agence Magnum, a annoncé mardi l’Unesco dans un communiqué.

Ces planches, accompagnées de textes de l’écrivain Carlo Levi, reposaient depuis les années 1950 dans les archives de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. Elles ont été exhumées lors d’un vaste travail d’analyse et de numérisation de milliers de documents.

Arts visuels

Délicates créatures au MBAC

Des monstres et des créatures surnaturelles ont pris possession du Musée des Beaux-Arts du Canada (MBAC) pour se montrer sous leurs meilleurs jours jusqu’au 29 mars 2020. L’exposition Beautés monstrueuses exhibe près de 70 œuvres sur papier datant de 1450 à 1700.

« Toutes les œuvres de cette exposition sont issues de la collection permanente du Musée qui en compte pas moins de 27 000, souligne Sonia Del Re, conservatrice des dessins et estampes au MBAC. Il y a plusieurs illustrations emblématiques allant de la Renaissance et de l’ère baroque. »

Arts

Nouvelle oeuvre d’art public dans le secteur Aylmer

Une nouvelle oeuvre d’art public fera son apparition dans le hall d’entrée du pavillon du parc des Cèdres un juin prochain.

Intitulée «Luciole», l’oeuvre de l’artiste souffleure de verre, Annie Cantin, originaire des Laurentides, sera composée de 74 pièces uniques en verre soufflé qui doivent rappeler des bulles d’eau, des hublots, le miroitement de l’eau ou des nuages, tel qu’on peut en observer sur le lac Deschênes. Les tons chauds d’orangé évoqueront le coucher de soleil sur le lac. L’oeuvre utilisera aussi la lumière qui pénétrera dans le pavillon afin de jouer avec les effets de reflet sur les murs environnants. 

L’oeuvre d’Annie Cantin a été choisie au terme d’un processus mené par le ministère de la Culture et des Communications (MCC) auquel trois artistes finalistes ont participé. Le coût pour la réalisation et l’installation de l’oeuvre est de 86 310 $ et a été entièrement financé par le gouvernement du Québec. Mme Cantin a déjà été récipiendaire de cinq bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec et d’une bourse du Conseil des arts du Canada. Elle a déjà produit quatre oeuvres d’art public qui sont notamment exposées dans des écoles de la province. 

La conseillère Audrey Bureau est très heureuse de l’arrivée prochaine de cette nouvelle oeuvre d’art dans son quartier, mais elle émet un bémol sur le processus rigide mené par le MCC. «Les normes et les critères qui permettent de choisir l’oeuvre n’impliquent pas du tout le milieu, note-t-elle. On ne se questionne pas sur ce que le milieu voudrait, sur ses attentes envers l’oeuvre d’art. Il y aurait à mon avis des améliorations à faire dans le processus du ministère pour que le milieu soit sondé.»

Expositions

Vol de diamants d’une «valeur inestimable» dans un musée allemand

BERLIN — Trois parures de diamants du XVIIIe siècle, d’une valeur «inestimable», ont été volées lundi matin dans un musée de Dresde en Allemagne qui possède une collection de trésors unique en Europe.

Lundi à l’aube, au moins deux cambrioleurs sont parvenus à s’introduire dans le musée de La Voûte verte, qui compte environ 4000 pièces, pour y dérober trois parures de diamants et rubis, selon la police.

«Nous sommes choqués par la brutalité de ce vol», a confié la directrice du musée, Marion Ackermann, lors d’une conférence de presse.

La directrice a parlé d’un préjudice d’une valeur historique et culturelle «inestimable» et non chiffrable. «Nous ne pouvons pas les réduire à une valeur, car elles ne sont pas à vendre», a expliqué Mme Ackermann.

Expositions

Un tableau de Picasso vendu pour une somme record à Toronto [PHOTOS + VIDÉO]

TORONTO - Une toile de Pablo Picasso qui a été mise aux enchères à Toronto mercredi soir a été octroyée pour 9,1 millions $, la somme la plus élevée jusqu’ici dans des enchères au Canada pour une oeuvre d’un artiste étranger.

La Maison Heffel avait indiqué que la «Femme au chapeau», l’oeuvre maîtresse de la vente automnale, affichait une estimation de vente allant de 8 millions $ à 10 millions $.

Cette huile sur toile, créée en 1941, est une représentation de la photographe Dora Maar, qui, durant sa relation avec Picasso, a été le sujet principal de sa série «Femme qui pleure».

Parmi les oeuvres canadiennes mises aux enchères, «Street, Alert Bay», la première toile majeure d’Emily Carr offerte sur le marché depuis de nombreuses années, a été vendue pour 2,4 millions $. Elle illustre une scène d’un village d’une Première Nation de la Colombie-Britannique peinte par l’artiste en 1912 peu après son retour d’un séjour en France.

Cinq oeuvres du Québécois Jean Paul Riopelle ont également été offertes aux enchères mercredi soir, dont «Composition/sans titre», une toile réalisée en 1955.

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Arts visuels

Exposition Bado au Muséoparc

Le Muséoparc Vanier rend hommage au caricaturiste du journal Le Droit, Guy Badeaux, dit Bado, alors qu’a été inaugurée mardi l’exposition Bado, la francophonie à grands coups de crayons qui retrace près de 40 ans de carrière de l’emblématique dessinateur.

Guy Badeaux est né à Montréal. Après des études à l’Institut d’art et un séjour d’un an en Europe, on trouve ses premiers dessins dans La Gazette, le cahier des arts du Devoir, la section des sports de La Presse et dans la page éditoriale du Jour Hebdo.

Il a aussi participé aux aventures de Mainmise, du Temps Fou puis du magazine Croc avant de choisir, à l’aube de la trentaine, la discipline du dessin quotidien au journal Le Droit à Ottawa.

Arts visuels

Une nouvelle fresque inaugurée à Aylmer

L’imposante fresque de l’artiste peintre gatinoise Maria-Rosa Szychowska réalisée sur un mur de l’usine de production d’eau potable d’Aylmer a été inaugurée lundi.

L’événement a eu lieu en présence de l’artiste ainsi que du président de la Commission des loisirs, des sports et du développement des communautés, Martin Lajeunesse et la conseillère du district d’Aylmer, Audrey Bureau.

L’œuvre, qui a été exécutée au cours du dernier mois, s’inscrit dans la démarche de revitalisation du parc des Cèdres.

Elle vise également à susciter une réflexion sur l’histoire de ce secteur de la ville.

Expositions

Le feu sacré de Jean Gaudreau

Dès son plus jeune âge, Jean Gaudreau a su que la peinture allait être le moteur de son existence. Sa mère adorée, elle-même artiste à ses heures, l’a toujours poussé à se dépasser, à repousser ses limites. Claudia Tremblay lui a non seulement donné la vie, mais elle l’a aussi mis au monde en tant qu’artiste. Son doux souvenir habite le volumineux livre que l’artiste multidisciplinaire de Québec vient de publier sur une carrière qui court sur quatre décennies.

«J’ai donné mes premiers coups de pinceau à l’âge de 10 ans. Voir ma mère peindre des avant-midi de temps m’a donné le goût d’en faire autant. C’est elle qui m’a transmis le feu sacré», confie-t-il. Dans son atelier du boulevard Henri-Bourassa, il conserve précieusement une toile née de son imagination, Jean et son chien, où le gamin qu’il était en 1974 apparaît de dos, près de l’hôpital de l’Enfant-Jésus. 

Jean Gaudreau — L’enfant sage de l’art rebelle, conçu en collaboration avec Alexandre Motulsky-Falardeau et la collègue du Soleil Josianne Desloges, brosse un panorama d’une vie dédiée aux arts visuels. Un beau livre illustré de photos de 400 œuvres que l’artiste, l’une des figures marquantes de l’art contemporain québécois, a voulu le plus «magnifique» possible. «Je voulais que ce soit un travail de pro, sinon je ne l’aurais pas sorti.»

S’exprimant à la première personne en ouverture, Jean Gaudreau revient sur les étapes marquantes de sa vie, depuis ses séjours estivaux à L’Isle-aux-Coudres, à vendre des toiles pour les touristes, jusqu’à sa participation au Moulin à images, de Robert Lepage, où il a vu certaines de ses œuvres projetées sur les silos à grains du Vieux-Port.

Travail de longue haleine

«C’est à L’Isle-aux-Coudres que j’ai rencontré Jean-Paul Lemieux pour la première fois. Je devais avoir 15 ou 16 ans. J’étais impressionné puisqu’il exposait dans des musées. Il a été une sorte de modèle pour moi. Je me suis beaucoup inspiré de lui. Mais pas autant que Jean-Paul Riopelle que j’ai découvert pendant mes études universitaires [à l’Université Laval]. Il était plus abstrait, plus moderne que Lemieux, qui avait une dimension plus traditionnelle dans sa démarche.» 

Bon nombre de toiles de Jean Gaudreau ornent les murs de plusieurs résidences de mécènes et de riches collectionneurs, un peu partout au pays et hors des frontières. «Il y en a dont j’ai perdu la trace, qui se trouvent quelque part dans des collections privées. D’autres que j’ignore totalement où elles sont. Heureusement, j’avais pris soin de prendre des photos.»

Pour mener à bien son projet de livre, l’artiste a d’ailleurs plongé dans ses caisses remplies de photos et de diapositives. «Le numérique n’existait pas évidemment, mais on a réussi à faire des choix judicieux. Les photos avaient une bonne résolution. Je dois d’ailleurs une fière chandelle à mon éditeur Sylvain Harvey. N’eut été de lui, le livre ne serait jamais sorti. J’étais mêlé dans toutes mes photos. Il fallait que je classe, mais c’était assez pénible. Ça me prenait un bon coach

Vivre enfin de son art

Jean Gaudreau se dit comblé de pouvoir vivre de son art depuis une quinzaine d’années. Un luxe qu’il chérit d’autant plus qu’il a encore frais à la mémoire ses années de vaches maigres. «J’ai été en mode survie pendant les 20 premières années de ma carrière. Ce n’était pas facile. Mon séjour à Montréal a été très difficile. J’avais de la misère à joindre les deux bouts.»

Pour la suite des choses, le peintre de 55 ans souhaite continuer à explorer de nouveaux territoires de création. Loin de lui l’idée de se cantonner dans un seul style. «Ce qui compte, c’est de toujours aller plus loin.» Ce qu’il entend faire encore longtemps, dans son atelier de Charlesbourg ou à son chalet, près de la rivière Montmorency, dans le secteur Beauport.

Et quand la neige tombe à gros flocons, comme c’était le cas mardi, un simple regard à travers ses grands murs vitrés lui procure un surcroît d’inspiration. «Il n’y a rien pour battre ça.»

Jean Gaudreau — L’enfant sage de l’art rebelle 1979-2019. Alexandre Motulsky-Falardeau et Josianne Desloges. Éditions Sylvain Harvey. 472 pages.

Arts visuels

«Àbadakone» au MBAC: l’art de la transmission

Rassembler sous un même toit une diversité incroyable d’art autochtone contemporain, c’est ce que vient de réussir le Musée des Beaux-Arts du Canada (MBAC) avec l’exposition d’envergure internationale «Àbadakone — Feu continuel».

Au total, plus de cent œuvres réalisées par près de 70 artistes appartenant à près de 40 nations, ethnies et tribus de 16 pays, dont le Canada, s’exposent dans tout l’espace du MBAC. Dès son entrée dans le Musée, le visiteur est ainsi immergé dans l’art indigène provenant de partout sur le globe.

Arts et spectacles

La Galerie d’art d’Ottawa fait son entrée à l’Hôpital d’Ottawa

La Galerie d’art d’Ottawa (GAO) et l’Hôpital d’Ottawa ont signé une entente jumelant l’art, et la recherche scientifique sur le mieux-être. L’Hôpital et la GAO ont célébré mercredi soir le lancement de Création et mieux-être.

Ce partenariat jumellera artistes, institutions artistiques (tel l’Orchestre symphonique d’Ottawa), membres de la communauté (mécènes), équipes de recherche en milieu hospitalier et spécialistes en soins de la santé, afin de « créer de nouvelles œuvres d’art dans le but d’enrichir les hôpitaux », souligne la GAO.

Arts visuels

L’art contemporain indigène s’invite au MBAC

Le Musée des Beaux-Arts du Canada (MBAC) ouvre ses portes, dès jeudi à 17 h, pour convier le public à découvrir, Àbadakone - Feu continuel - Continous Fire.

L’exposition d’envergure internationale regroupe une centaine d’œuvres réalisées par près de 70 artistes originaires de 40 nations, ethnies, et tribus repartis sur 16 pays.

Arts et spectacles

Le MCH protégera une collection autochtone du Nouveau-Brunswick

Le Musée canadien de l’histoire (MCH) aura la charge de conserver d’importants objets culturels appartenant à la nation des Peskotomuhkati, au Nouveau-Brunswick.

Le MCH et les représentants de cette communauté basée le long de la rivière Skutik ont signé mardi un accord visant la préservation de plus de 100 objets symbolisant la culture autochtone traditionnelle. Le musée en exposera une sélection dans son Centre de ressources jusqu’en avril 2020.

Arts

Le MBAC a une nouvelle conservatrice en chef

Kitty Scott a été nommé sous-directrice et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), a annoncé mercredi le musée. Mme Scott, qui est actuellement conservatrice au Musée des beaux-arts de l’Ontario, où elle s’occupait d’art moderne et contemporain. Elle prendra ses fonctions le 6 janvier 2020.

Il s’agit pour elle d’un second mandat au MBAC, où elle a aussi été conservatrice de l’art contemporain, de 2000 à 2006. Pendant son premier mandat ottavien, elle «a présidé à l’acquisition de plusieurs œuvres majeures de la collection dont l’iconique sculpture Maman (1999) de Louise Bourgeois», a rappelé la directrice générale du MBAC, Sasha Suda, par voie de communiqué.

Son retour « est très stimulant, au moment où nous nous réengageons envers notre mandat en profondeur et sous un jour nouveau, rappelle Mme Suda.

«J’attends avec impatience mon arrivée au Musée et le moment de me plonger dans sa remarquable collection. Je suis emballée à l’idée de diriger une équipe qui se penche autant sur les incontournables trésors du passé que sur les œuvres majeures d’art contemporain du monde entier dans le but de mieux paver la voie vers l’avenir», a réagi Mme Scott.

Arts

Le Musée de l’histoire reçoit deux Prix du Mérite

Le Musée canadien de l’histoire (MCH) a reçu deux Awards of Merit (Prix du mérite) pour la conception de deux expositions, dont Néandertal – à l’affiche jusqu’au 26 janvier 2020).

L’autre exposition honorée est Périr dans les glaces – Le mystère de l’expédition Franklin, qui a été présentée au MCH cette année.

Ces prix font partie des prix In-House Design remis par l’Association of Registered Graphic Designers (RGD); ils récompensent des équipes de création au sein institutions (entreprises, associations, gouvernements) à travers le monde.

«Une importante partie de ce qui rend nos expositions si uniques et mémorables est la créativité et à la vision de notre équipe de conception. Je suis donc très heureux de voir leur travail reconnu publiquement par le biais de ces importants prix» a réagi le président directeur-général du MCH, Mark O’Neill, mardi, par voie de communiqué. 

Arts visuels

Pour tout savoir sur le Bauhaus

La Galerie d’art d’Ottawa se penche sur le mouvement Bauhaus, à travers une exposition explorant trois avenues distinctes de ce courant arttistique allemand: la photographie, le mobilier et la réalité virtuelle.

La GAO a inauguré mardi 22 octobre Bauhaus 100 - (re)imaginé, en présence du photographe allemand Stefan Berg — auteur des clichés réunis dans la première partie de ce triptique, intitulée Vu par Stefan Berg — et d’un spécialiste du Bauhaus, le Dr Oliver Botar, de l’Université de Manitoba.

Arts

World Press Photo: une année marquée par l’immigration

Le plus prestigieux concours de photographie au monde, le World Press Photo, revient pour une dixième fois à Saguenay dans le cadre de Zoom Photo Festival, à La Pulperie de Chicoutimi. Témoin de l’année qui se termine, l’exposition couronne des photographies qui mettent la lumière sur la migration des populations entre le Mexique et les États-Unis.

La photo de l’année, prise par John Moore de l’agence Getty, a fait le tour du monde dès sa publication. Elle montre une jeune fille migrante, Yanela Sanchez, pleurant après que les services frontaliers américains aient mis sa mère en état d’arrestation.

Arts visuels

Bientôt une nouvelle fresque à Aylmer

L’artiste peintre gatinoise Maria-Rosa Szychowska réalisera une fresque sur l’usine de production d’eau potable du secteur d’Aylmer.

L’oeuvre, qui sera exécuté au cours des prochaines semaines, s’inscrit dans la démarche de revitalisation du parc des Cèdres.

«La proposition artistique permettra d’alimenter une réflexion sur le thème de l’histoire du secteur», indique la Ville de Gatineau, par voie de communiqué.

Maria-Rosa Szychowska a signé plusieurs fresquesà Gatineau (notre photo), dans le Vieux-Hull et à Masson-Angers, ainsi que sur la scène internationale.

Arts visuels

Beautés indigènes et esthétique des monstres

Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) a levé mercredi le voile sur les expositions qui marqueront sa saison automne-hiver 2019-2020.

La plus attendue est sans nul doute Àbadakone / Feu continuel / Continuous Fire, que le musée présentera à compter du 8 novembre.

Expositions

Un rare Gauguin de la période tahitienne bientôt en vente à Paris

PARIS — Un paysage de végétation aux tons vert, bleu et mauve avec un cavalier au loin, semblant s’éloigner... «Te Bourao (II)», l’un des rares tableaux de la période tahitienne de Paul Gauguin à être encore en des mains privées, sera mis en vente aux enchères en décembre par la maison Artcurial.

Estimée entre 5 et 7 millions d’euros (entre 7 et 10 millions $CAN environ), cette huile sur toile datant de 1897 fait partie d’un cycle de neuf tableaux réalisés à Tahiti que le peintre français (1848-1903) a envoyés ensuite à Paris pour une exposition à la Galerie Ambroise Vollard, au succès limité.

Parmi eux, figure son oeuvre testament «D’où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous?», qui est exposée au musée des Beaux-arts de Boston.

De prime abord moins métaphysique que le fameux tableau, «Te Bourao (II)» («l’arbre» en tahitien) n’est pas une nouvelle scène de la vie tahitienne, chère au peintre qui a fait des Marquises et de Tahiti son refuge à la fin de sa vie.

«Ce qu’il décrit peut-être très figuratif et en même temps, complètement abstrait», souligne Bruno Jaubert, directeur du département Art impressionniste et moderne d’Artcurial. Dans la vision de Gauguin, «la présence du cavalier qui s’en va est comme la présence de l’Homme sur la terre. Ce qui reste, c’est la nature elle-même».

Évocation probable d’«un paradis perdu avec une nature vierge et une présence très limitée de l’Homme», «Te Bourao (II)» est le dernier tableau du cycle à être encore entre des mains privées, même s’il a beaucoup été prêté ces dernières années. Il a notamment été exposé au MET à New York de 2007 à 2017.

Auparavant, le tableau a connu une histoire assez linéaire: Ambroise Vollard l’a conservé, puis exposé au Salon d’Automne en 1906, sous le titre «Paysage bleu».

À sa mort, «Te Bourao (II)» est revenu à ses héritiers qui l’ont revendu en 1995 à l’acheteur s’en délestant aujourd’hui.

Sa vente est un événement tant il est rare de trouver un Gauguin de cette période, la plus recherchée par les collectionneurs et les musées, et dans un très bon état. La dernière vente sur le marché français d’un tableau de ces années remonte à 22 ans, souligne-t-on chez Artcurial.

Les huit autres tableaux de ce cycle sont exposés dans les musées du monde entier: l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, le Barber Institute à Birmingham ou encore le musée d’Orsay à Paris. La vente aux enchères de «Te Bourao (II)», dévoilé au public du 4 au 9 octobre, aura lieu le 3 décembre.

Arts visuels

L’animation fait son festival

Du 25 au 29 septembre, la capitale accueille la 43e édition du Festival international d’animation d’Ottawa (OIAF). L’événement, qui se veut le plus grand festival du genre en Amérique du Nord, projettera pas moins de 266 films provenant de 36 pays.

Les mordus de films, les férus d’art et les adeptes de dessins animés auront de quoi rassasier leur insatiable appétit de passionnés. Tout au long des cinq journées du festival, ils auront l’occasion de découvrir plusieurs œuvres de grands studios, ainsi que des projets d’innovation créés par des cinéastes émergents, assister à des ateliers et parcourir des expositions.

Arts visuels

Exposition scolaire: «Même plus peur des tornades»

Un an après le passage de la tornade à Gatineau, une exposition réalisée en collaboration avec 21 élèves de 5e année de l’école internationale du Village, dans le secteur Aylmer, revient sur la catastrophe.

À l’origine de l’exposition Arrêtons de tourner en rond. Graphisme citoyen à l’école primaire se trouve Valérie Yobé, professeure en design graphique à l’École multidisciplinaire de l’image. « L’idée était d’aborder des thématiques sociales ou politiques avec les enfants, et de créer à travers ça », explique Mme Yobé, qui a travaillé avec la professeure en didactique des arts au Département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec en Outaouais, Catherine Nadon. 

Ainsi, de janvier à juin 2019, à raison de 11 ateliers bimensuels, trois chercheurs-créateurs, deux enseignants, 21 élèves de 5e année ont collaboré pour donner naissance à cette exposition.

« On a proposé de faire ces ateliers avec des élèves de 5e années sur la thématique de la tornade avec pour but de les faire discuter sur le sujet, pour surmonter leur peur par rapport à ce phénomène, les faire parler des changements climatiques, de nos responsabilités », souligne la professeure de design graphique. 

Si ces élèves n’avaient pas été directement affectés par la tornade, ils ont néanmoins accueilli une fillette de Mont-Bleu victime des dégâts causés par son passage. 

« Elle arrivait avec tout son historique. Et les élèves, eux, l’ont vécu à travers tout ce qu’ils ont vu dans les médias, et les gens autour d’eux qui l’ont vécu », précise-t-elle. 

Deux graphistes professionnels ont également participé au projet : Laurent Pinabel, de Montréal et le français Eddy Terki qui a déjà travaillé avec des écoles. 

La rencontre entre le concepteur et illustrateur Laurent Pinabel et les élèves a donné naissance à des monstres. 

« À la suite de ce travail, nous les avons fait travailler sur des slogans. Et ils ont ensuite essayé de détourner le côté effrayant du phénomène, en personnifiant le monstre par une infirmière, un nettoyeur, le maire de Gatineau. Le monstre se fait donc rattraper par ses erreurs à travers des actions humaines » post-tornade, détaille Valérie Yobé.  

« Avec Eddy Terki, ils ont produit de très grands formats, sur lesquels ils ont tracé des tornades et inséré des mots-clés à l’aide d’outils géants », poursuit-elle. Ces ateliers ont donc agi comme un exutoire. 

Travailler par terre

Le projet a également été pour elle l’occasion de montrer que l’enseignement des arts au primaire peut être différent de ce qu’il est actuellement. « Les élèves ont travaillé par terre, allongés, sur différents types de papiers. Ils ont pu découvrir que la pratique des arts, ça peut être moins dirigé, plus impulsif, plus gestuel, et comprendre ce qu’on ressent », estime-t-elle.

Tout au long de ces ateliers, les élèves ont appris « ce qu’est une affiche, son pouvoir, l’impact de l’image ». « On voulait également les rendre critiques face aux images auxquelles ils sont exposés. » 

Outre l’enseignement des arts, ce projet a également permis d’aborder d’autres disciplines. « On a fait le pont entre les arts, le français, les sciences, la géographique. C’est une transdisciplinarité entre les différentes matières qui sont enseignées de manière plutôt cloisonnée ». 

Arrêtons de tourner en rond retrace l’ensemble du processus de création des élèves. « L’exposition, c’est l’ensemble des éléments qu’ils ont produits au cours des 11 ateliers. On y verra donc les monstres, les slogans, les [dépliants] qui ont été conçus, ainsi que la campagne d’affichage «Même plus peur des tornades», souligne la co-instigatrice du projet. 

Ces élèves de 10-11 ans ont également laissé libre cours à leur plume en composant des poèmes autour des monstres. «Leur force conceptuelle, leur capacité à s’exprimer par rapport à la thématique et les textes qu’ils ont produits sont vraiment intéressants», clame Mme Yobé.

Un ouvrage devrait être publié bientôt. Une boîte à outils destinée aux différents intervenants du réseau scolaire sera également conçue dès cet hiver. «Notre but, c’est que ça ne reste pas une opération isolée, mais que ce soit utilisé dans les établissements», conclut-elle.  

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POUR Y ALLER

Quand ? 27 septembre au 2 octobre - Vernissage le 26 septembre

Où ? Centre d’exposition L’Imagier (9, rue Front)

Renseigmenents : limagier.qc.ca

Arts visuels

Cinédanse: la danse dans tous ses états

Après Montréal en 2012, et Québec en 2015, c’est au tour d’Ottawa d’accueillir du 17 au 22 septembre le festival Cinédanse. Symposium sur la santé, projections de films, lunch dansant, représentations, atelier intergénérationnel, lancement de livre, la 3e édition de ce festival multidisciplinaire se consacre à la danse dans tous ses états et sous toutes ses formes, sur le thème : Guérir les blessures.

Pour cette mouture ottavienne du Cinédanse, le thème s’inspire du court-métrage Healing Scars coréalisé par la jeune autochtone de Kitigan Zibi Darian Smith, étudiante au Collège Algonquin d’Ottawa.

Arts

Mort de Robert Frank, monument de la photographie américaine

NEW YORK — Le photographe américain d’origine suisse Robert Frank, qui a influencé des générations de photographes avec son ouvrage «Les Américains» (1958), est mort au Canada lundi, à 94 ans, a confirmé mardi sa galerie new-yorkaise.

«Robert Frank a, tout simplement, changé la façon dont le monde regarde l’Amérique. Avec son œil pur et extraordinairement compétent d’immigrant, il nous voyait comme nous sommes», a déclaré son galeriste Peter MacGill, ami du photographe depuis plus de 40 ans.

L’annonce de sa mort a été accompagnée de nombreux hommages, notamment de photographes soulignant comment, avec ses clichés loin du rêve américain, il avait souvent transformé leur regard à jamais.

Et beaucoup rappelaient ce qu’avait dit de lui l’écrivain Jack Kerouac, qui avait préfacé Les Américains.

«Avec son petit appareil photo, qu’il élève et manipule d’une seule main, il [Robert Frank] a tiré de l’Amérique un triste poème, prenant sa place parmi les poètes tragiques de ce monde», avait écrit l’auteur de Sur la route avant d’ajouter : «À Robert Frank j’envoie ce message : vous avez des yeux.»

Sur la Route 66

Les Américains s’inscrivait dans la lignée de la Beat Generation, mouvement littéraire et artistique, où suivre l’instinct l’emporte sur les fondements des techniques du photojournalisme, où les photos sont comme happées et non plus cadrées.

Refusé par les éditeurs américains, l’ouvrage paraît d’abord en France en 1958 chez Robert Delpire. Il regroupe 83 photographies, sur plus de 28 000 (soit 700 pellicules) prises par l’auteur lors d’un voyage à travers 48 États américains.

Comme Kerouac, et d’autres écrivains de la Beat Generation, Robert Frank s’était lancé à l’aventure, vers l’ouest, le long de la fameuse Route 66, son Leica en bandoulière.

Entre avril 1955 et juin 1956, il avait photographié les mondaines new-yorkaises, les snacks bars, les routes, les Noirs dans les champs, les drive-in, etc. Le reportage subjectif était né.

«J’ai essayé d’oublier les photos faciles pour tenter de faire surgir quelque chose de l’intérieur», expliquait l’auteur pour qui primaient le sens de l’immédiateté et l’accent mis sur le point de vue du photographe.

Si Les Américains devait faire de Robert Frank un roi de la contre-culture, l’ouvrage fut fraîchement accueilli à sa sortie, souvent jugé déprimant et subversif, soulignant pauvreté, inégalités ou solitude, loin des images de l’Amérique triomphante. «Frank produisait un sentiment par images», a dit Walker Evans, autre monstre sacré de la photo, connu pour son travail sur la Grande dépression (autour des années 30) et qui allait beaucoup influencer Robert Frank.

Gatineau

Parcours d'art public dans le Vieux-Aylmer

Le tout premier parcours d’art public du Centre d’exposition L’Imagier agrémente le Vieux-Aylmer pour les quatre prochaines semaines.

L’événement « Tout-terrain, l’art public s’invite dans le Vieux-Aylmer » a été déployé vendredi dernier sur la rue Principale dans le cadre du Festival du Vieux-Aylmer. Jusqu’au 15 septembre, les œuvres d’artistes professionnels de la région et d’ailleurs au Québec sont dispersées ici et là sur l’artère commerciale.

« Nous avions l’idée de sortir un peu de nos murs et de rendre accessible l’art contemporain. C’était une occasion parfaite de faire ça pendant le Festival alors qu’on rassemble deux événements intéressants en un », a partagé la directrice générale du Centre d’exposition L’Imagier, Marianne Breton, tout en saluant les commerçants et l’Association des professionnels, industriels et commerçants d’Aylmer (APICA), qui ont accepté l’idée.

Les artistes sont Annie Thibault, Chloé Beaulac, Stéfanie Requin Tremblay, Sasha Phipps, Les Astronautes, Julien Morissette, José Guénette et Marc-Alexandre Reinhardt. 

arts

France: un portrait «street art» géant de Jacques Brel à Vesoul

VESOUL — Un portrait géant de Jacques Brel a été peint sur la façade d'un immeuble de neuf étages de Vesoul, ville française qui donna son nom à une célèbre chanson de l'artiste belge.

Regard lointain, le visage du «Grand Jacques» est peint en jaune, sur un fond vert pétillant. Il se dresse au-dessus des barres d'immeubles du quartier populaire Montmarin de cette ville de l'est de la France.

Haute de 28 mètres et large de 12 mètres, l'impressionnante oeuvre de l'artiste française Pink Art Roz recouvre l'ensemble de la façade mise à disposition par le bailleur. Munie de pochoirs et perchée sur une nacelle, l'artiste de 44 ans a utilisé 175 litres de peinture pour réaliser ce portrait, un travail titanesque.

"C'est la plus grande fresque de street art de (la région) Bourgogne-Franche-Comté", affirme Marjorie Szymanski, responsable de l'Espace Contemporain d'Art Urbain de Haute-Saône, à l'origine du projet.

Jacques Brel a fait connaître la ville avec sa chanson Vesoul, qui fêtait ses 50 ans l'année dernière.

«C'est un chanteur qui traverse les générations, je voulais qu'il soit la passerelle entre le quartier Montmarin et le coeur de la ville, séparés par une route nationale», explique Pink Art Roz. Le portrait est visible de loin, «il gomme cette route et créé une identité commune aux différents espaces de la ville».

Les habitants du quartier se disent «fiers» de cette oeuvre. "Il est magnifique, c'est vraiment lui ! C'est comme un rêve, on a l'impression de l'avoir chez nous !", s'enthousiasme ainsi Dominique Fourtier en promenant ses chiens.

«En le voyant on pense à toutes les paroles qu'il a écrites, ça apporte de la poésie», ajoute cette fringante sexagénaire en robe rose, qui habite l'immeuble depuis plus de dix ans.

Des visiteurs qui n'avaient jamais mis les pieds dans le quartier Montmarin font désormais le déplacement. «Ca créé une émulation positive dans un monde assez dur», souligne Pink Art Roz.

«L'art a un bel impact, il est fédérateur et élève l'esprit», estime Marjorie Szymanski. L'objectif de son association est de «promouvoir l'art en milieu rural» et "d'apporter le street art à un public très éloigné de l'offre culturelle habituelle" en France.

Arts visuels

De tragiques beautés du World Press Photo exposées à Ottawa

Portraits, reportages, action pure, images symbolisant des enjeux socio-politiques précis. Entre soucis esthétique et considérations tragiques : les œuvres primées dans le cadre de l’édition 2019 du World Press Photo (WPP) 2019 sont exposées depuis vendredi au Musée canadien de la guerre (MCG).

Accrochées dans le théâtre Barney-Danson (dont l’accès reste gratuit), les images lauréates du prestigieux concours annuel de photographie de presse interpelleront ou bouleverseront le public jusqu’au 11 août, en nous remettant face à ces murs qu’on construit aux frontières, mais aussi face aux barrières morales que les humains érigent, défient ou transgressent.

Arts visuels

Le photographe Andrew Wright remporte le Prix Karsh

L’artiste photographe d’Ottawa Andrew Wright est le lauréat du Prix Karsh 2019, a annoncé la Ville d’Ottawa jeudi. Ses œuvres seront conséquemment exposées à la Galerie Karsh-Masson (dans l’hôtel de ville ) du 23 janvier au 23 février 2020.

Professeur agrégé en arts visuels et directeur intérimaire du Département d’arts visuels de l’Université d’Ottawa, où il s’est installé en 2008, M. Wright explore la photographie depuis plus de 25 ans.

Son travail a déjà été exposé à Londres (London Gallery West), Beijing (Today Art Museum) et Vancouver (Presentation House Gallery), entre autres. Il a remporté le Gattuso Prize du festival de photo CONTACT de Toronto en 2011.

«M. Wright a grandement contribué au milieu artistique d’Ottawa, du Canada et d’ailleurs. Le regard curieux qu’il porte sur la création artistique a marqué son œuvre, aussi impressionnante qu’éclectique. Sous leur allure souvent ludique, ses œuvres invitent à une réflexion plus profonde sur les perceptions et sur les moyens technologiques sous-tendant la création d’images, qu’il soit question de procédés classiques ou contemporains» a commenté le jury.

Créé en 2003 pour rendre hommage au legs des photographes Yousuf et Malak Karsh, le Prix Karsh est remis tous les quatre ans à un artiste d’Ottawa; une bourse de 7 500$ lui est associée.

Musées

Des ptérosaures au centre-ville d'Ottawa

Un groupe de ptérosaures – de grosses marionnettes humaines – arpentera les rues d’Ottawa, cet été.

Samedi, les reptiles ont visité la colline du Parlement, les écluses du canal Rideau et le marché By, entre autres. 

Le mercredi 10 juillet en après-midi (de 14h30 à 16h30), la troupe de ptérosaures déambulera dans les rues Sparks et Queen et le parc de la Confédération, pour d’autres «bouffonneries». 

Cette opération publicitaire ludique est organisée par le Musée canadien de la nature, pour attirer l’attention sur son exposition spéciale estivale Ptérosaure: voler à l’ère des dinosaures.