Du cirque à marée haute

La Fabrique culturelle

Du cirque à marée haute

La Fabrique culturelle
Télé-Québec
Huit membres du collectif Acting for Climate Montréal ont passé une semaine à expérimenter l’eau, les vagues, les falaises et la forêt du mythique Sea Shack afin de mettre sur pied un concept de spectacle in situ et, surtout, de tenter de répondre à la question: «Coudonc, ça se fait-tu, troquer un chapiteau de cirque [contre] une forêt, un lac, un fleuve?» (La réponse est oui, mais oubliez ça; ça ne roule pas dans le sable, une roue allemande.)

Ayant remplacé cet été ses concerts festifs pour des résidences de création artistique, l’équipe du Sea Shack a invité la troupe de cirque à venir explorer le potentiel de ses lieux. L'occasion était parfaite pour ces huit circassiens unis bien sûr par une délicieuse folie, mais également par un désir de pratiquer leur art de façon écoresponsable; de pousser cette réflexion dans un environnement grandiose et plutôt festif. Une expérience enrichissante, à la fois pour le collectif et pour l’équipe de La Fabrique culturelle!

Les membres du collectif sont Anne-Marie Godin, Samuelle McGowan, Raphaël Filiatreault, Agathe Bisserier, Clara Prezzavento, Heidi Blais, Mathieu B.-Girard et Nathan Biggs-Penton.

Crédits

  • Télé-Québec Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
  • Caméraman-monteur-réalisateur: Julien Leblanc
  • Coordonnatrice: Caroline Bujold
  • Technicienne en production régionale: Janie Poirier
  • Œuvres du collectif Acting for Climate Montréal: Anne-Marie Godin, Samuelle McGgowan, Raphaël Filiatreault, Agathe Bisserier, Clara Prezzavento, Heidi Blais, Mathieu B.-Girard et Nathan Biggs-Penton
  • Remerciements à Alexis Poirier, à Kloé Chagnon-Taillon et à Simon Bélanger, du Sea Shack.
Un spectacle ambulant de musique trad dans les rues de Ripon

Petite-Nation

Un spectacle ambulant de musique trad dans les rues de Ripon

Benoit Sabourin
Benoit Sabourin
Le Droit
À défaut de pouvoir tenir une mouture 2020 dans sa formule originale en raison de la pandémie de COVID-19, les organisateurs du Festival de musique traditionnelle de Papineau tiendront des «activités sporadiques» mensuelles d’ici le printemps prochain afin de maintenir bien allumée la flamme du «trad» dans la Petite-Nation.

Un premier rendez-vous est fixé à ce samedi 19 septembre, à la Coopérative Place du Marché, à Ripon, dès 12h30. Des musiciens provenant des formations Le Diable à Cinq et de La Tuque Bleue performeront lors des heures d’ouverture du marché public. Une fois que le marché fermera ses portes, vers 14h, ceux-ci apporteront leurs instruments avec eux sur deux remorques distinctes qui seront ensuite tirées. L’objectif est d’offrir un «spectacle ambulant» dans les rues du village. Les deux plateformes mobiles circuleront à travers un trajet préétabli jusqu’à 16h.

«On a visé les rues qui sont au coeur du village sans avoir à emprunter les artères principales parce qu’on ne voulait pas barrer la circulation. Les groupes vont circuler dans les rues résidentielles. Les gens sont invités à sortir sur leur balcon, leur parterre ou en bordure de route, pour venir écouter et regarder le spectacle, mais les grands rassemblements seront interdits conformément à la réglementation de la Direction de la santé publique», souligne le président du Festival de musique traditionnelle de Papineau, Martin Sabourin. 

L’organisation du festival avait annoncé en juin qu’elle annulait son édition 2020. La première mouture de l’événement, qui avait eu lieu en 2019, avait attiré plus de 2000 personnes sur deux jours à Ripon. 

D’autres prestations «atypiques» devraient avoir lieu au cours des prochains mois, assure M. Sabourin. L’intention est de tenir au moins un événement par mois d’ici le printemps 2021. Avec ces «concerts sporadiques» qui risquent de prendre différentes formes chaque fois, les organisateurs espèrent continuer à surfer sur le succès du happening lancé en 2019.

«Nous étions très fébriles après la première édition, avec tous les commentaires que nous avions reçus. Les gens de Ripon étaient fiers du festival. Nous avions hâte à la deuxième année et toute cette situation de la pandémie est venue couper notre momentum. Avec l’événement de samedi et les choses qu’on prévoit faire au cours des mois à venir, on veut essayer de garder un peu ce momentum», note M. Sabourin.

Comme la situation entourant la pandémie de COVID-19 évolue rapidement, les détails entourant les prochaines activités du festival seront divulgués en temps et lieu sur la page Facebook de l’événement. Le trajet pour le concert ambulant du 19 septembre sera aussi bientôt disponible sur la page Facebook de l’organisation.

Des séries d'ici qui s'exportent

Arts

Des séries d'ici qui s'exportent

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Le contenu télévisuel international ne s’est jamais aussi bien importé dans les salons québécois et canadiens. Mais l’inverse aussi est vrai : à l’heure où les séries d’ici gagnent en popularité à l’étranger, des productions francophones faites en Outaouais et dans l’Est ontarien se taillent elles aussi leur place dans d’autres marchés outre-mer.

Pour Marie-Pierre Gariépy, la vente de contenu télévisuel n’a pratiquement plus de secrets. À l’exception de ses magazines, la fondatrice et présidente de la boîte ottavienne Slalom a vendu toutes les productions de sa compagnie, qui en crée en moyenne trois par année depuis ses débuts en 2007.

Décès de Pierrette Madore: «une grande soeur», «une mère», disent les artistes

Arts

Décès de Pierrette Madore: «une grande soeur», «une mère», disent les artistes

Sébastien Pierroz
Sébastien Pierroz
ONFR+ / Collaboration spéciale
VERNER — L’émotion est vive dans le milieu musical franco-ontarien au lendemain de l’annonce du décès de Pierrette Madore, originaire de Verner. L’archiviste, très présente sur les festivals depuis plus de 40 ans, s’est éteinte lundi de la semaine dernière.

Ému aux larmes, le chanteur Stef Paquette se souvient des cartables reçus de la part de Mme Madore.

« Elle avait des cartables où elle gardait les photos de nos festivals. C’était une époque où il n’y avait pas les cellulaires et les caméras numériques. Je recevais par la poste une lettre la plus random possible, tu l’ouvrais, et il y avait les photos de tes performances ou bien des articles. »

Festival de La Nuit sur l’étang, à Sudbury, Festival franco-ontarien ou encore Festival du Loup, Pierrette Madore, accompagnée par son mari Guy, était devenue un visage familier des différents événements culturels franco-ontariens.

« Elle connaissait plus sur les artistes que les artistes connaissaient sur eux-mêmes », résume l’artiste sudburois. « Je suis né en 1973. J’avais seulement un an quand, en 1974, elle a commencé à faire ses cartables. »

Et de conclure, les trémolos dans la gorge. « Elle faisait partie de la famille. »

Attachement fraternel et regrets éternels, c’est aussi le sentiment de Jacqueline Gauthier, ce lundi.

« Tous les artistes l’avaient adoptée. Elle était une petite sœur, une grande sœur, une mère… »

L’ancienne directrice générale de La Nuit sur l’étang garde un souvenir précis de son « amie Pierrette ».

« C’était en 2016 au festival, lorsque PAD a joué pour la dernière fois avec Robert Paquette, Marcel Aymar et Paul Demers. À ce moment-là, Paul Demers avait l’air excessivement fragile, il était très vulnérable. Pierrette et moi étions avec Joëlle Roy, mais nous avions compris que les chances pour pouvoir le revoir sur scène étaient alors très minces. »

Les prochains festivals ne seront pas les mêmes pour Mme Gauthier.

« Ça va faire drôle d’aller à la Nuit sur l’étang sans voir Pierrette. »

Pour lire l'article dans son intégralité, rendez-vous sur le site Web d'ONfr+.

Une nouvelle fresque sur la rue Eddy pour souligner l’esprit coopératif

Arts visuels

Une nouvelle fresque sur la rue Eddy pour souligner l’esprit coopératif

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Une grande fresque colorée a vu le jour sur la rue Eddy, dans le prolongement de la rue Hôtel-de-ville.

Fruit du travail de deux artistes gatinois, Samuelle Desjardins et José Guénette, cette murale intitulée «Parcelles de solidarité» joue avec plusieurs symboles évoquant les grands mouvements coopératifs du Québec et de la région. Beaucoup de motifs ont été réalisés au pochoir. 

Au centre de l’œuvre, une reproduction géante d’un article du journal «Le Droit» rappelle que le quotidien centenaire d’Ottawa-Gatineau a récemment emboîté le pas au mouvement, en se dotant lui aussi d’une structure coopérative. Cet article – que les artistes ont coiffé du titre «C’est un jour historique» – date du 19 décembre 2019, jour où la coopérative a officiellement vu le jour. On peut y lire le nom de certains de ses artisans et journalistes, ainsi que celui de son actuel rédacteur en chef.

Didier Farré plaide pour que la petite «Nojoom» obtienne un visa pour étudier au Canada

Cinéma

Didier Farré plaide pour que la petite «Nojoom» obtienne un visa pour étudier au Canada

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Le directeur du Festival du film de l’Outaouais (FFO), Didier Farré, se dit préoccupé par le sort de la jeune comédienne d’origine yéménite Reham Mohammed, à qui les services d’immigration canadiens ont refusé un visa d’étudiant.

M. Farré explique avoir «multiplié les démarches» auprès des instances gouvernementales, et notamment auprès du Ministre de l’immigration, des réfugiés et de la citoyenneté Marco Mendicino, dans l’espoir de faire «réviser» un jugement du commissaire à l’immigration canadienne en ce qui concerne le dossier de Reham Mohmmed, présentement basée en Malaisie. 

M. Farré estime que la Canada devrait «octroyer un visa d’étudiante à cette jeune fille brillante», que le public du FFO a pu découvrir dans le film Moi, Nojoom, 10 ans divorcée, que le FFO avait projeté en 2016.

Dans un courrier adressé à Reham Mohmmed le 19 août 2020 – et dont Le Droit a obtenu copie – le Haut-Commissariat du Canada à Singapour justifie son refus de délivrer un visa d’immigration à la jeune femme en exprimant des doutes quant à sa capacité à subvenir à ses besoins financiers futurs, une fois parvenue en sol canadien. 

Dans sa lettre, le Haut-Commissariat dit aussi appréhender le fait que Mme Mohmmed ne quitte pas le territoire Canada, à l’issue de son séjour pour études.

Moi, Nojoom, 10 ans, divorcée a remporté deux des trois prix décernés dans le cadre du FFO: le Prix de la critique et le Prix du public, en 2016. La même année, le film a brièvement participé à la course à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère (en même temps que 85 pays), où il représentait le Yémen. 

Le film était réalisé par la Yéménite Khadija Al-Salami, qui est la tante de Reham Mohmmed. 

Mme Al-Salami est connue pour avoir «aidé plus de 700 jeunes filles à sortir d’un Yémen bombardé à outrance», rappelle Didier Farré. La réalisatrice s’est aussi engagée à défrayer les coûts des quatre années d’études» universitaires de sa nièce, ainsi que les frais de son séjour à Toronto pendant ce laps de temps, ajoute-t-il.

<em>Tes oreilles dans ta bulle</em>: un micro-festival, version pandémie

Festivals

Tes oreilles dans ta bulle: un micro-festival, version pandémie

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Le samedi 5 septembre, les mélomanes gatinois ont rendez-vous avec trois groupes qui se relaieront au parc Maclaren de Buckingham lors de l’événement entièrement gratuit Tes oreilles dans ta bulle.

Dans ta bulle, le titre le dit : c’est pour contribuer à relancer la scène musicale dans le respect des nouvelles normes de santé publique que le guitariste et producteur Patrice Servant a créé cet événement en collaboration avec le Carrefour culturel ESTacade.

<em>Ta planète natale</em>: Grandir, dans l’oeil d’un Franco-Ontarien

Cinéma

Ta planète natale: Grandir, dans l’oeil d’un Franco-Ontarien

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Premiers amours, premières désillusions, premiers pas vers l’affirmation de soi : le cinéaste ottavien Sébastien Higgins replonge dans sa propre adolescence dans son premier long-métrage Ta planète natale, une production toute franco-ontarienne qui sera projetée en avant-première le 12 septembre.

La production indépendante, réalisée avec un budget de 90 000 $, deviendra bientôt la nouvelle carte de visite du cinéaste.

Le calendrier culturel, 5 septembre 2020

Calendrier culturel

Le calendrier culturel, 5 septembre 2020

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Alors que la vie culturelle reprend son cours, Le Droit vous propose une (courte) sélection d’événements auxquels assister dans la prochaine semaine.

L’art du confinement 

La Renaissance a donné le style baroque, le vingtième siècle, le cubisme. Et le confinement, le… Confin’art ? À vous de juger : seize artistes visuels de l’Outaouais cosignent la première exposition du Centre d’action culturelle de la MRC de Papineau dans son nouvel espace, à Montebello. Toutes les œuvres, qui touchent à diverses formes d’art, ont été créées entre mars et mai, à l’aube de la pandémie. L’exposition Confin’art pourra être visitée jusqu’au 24 septembre. Une version virtuelle sera aussi disponible dès le 8 septembre sur la chaîne YouTube et la page Facebook du Centre. 

Renseignements : www.culturepapineau.org 

***

Danser dans la voiture 

On ne peut pas danser dans les boîtes de nuit, mais on pourra le faire dans sa voiture le jeudi 10 septembre, à 19 h 30, au club de golf Château Cartier d’Aylmer. Le groupe de reprises Disco Fever Experience fera revivre une soirée endiablée des années 70 en formule cinéparc.

Le fils de Paul Rose à Gatineau pour présenter son documentaire <em>Les Rose</em>

Cinéma

Le fils de Paul Rose à Gatineau pour présenter son documentaire Les Rose

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Le cinéaste Félix Rose sera à Gatineau samedi 5 septembre pour présenter son film documentaire Les Rose. Ce documentaire tente, par-delà des clichés», d’apporter un nouvel éclairage sur la crise d’Octobre, à travers le regard des felquistes Jacques et Paul Rose.

Le réalisateur – qui est le fils de Paul Rose – sera au Cinéma 9 lors d’une présentation spéciale de son long-métrage prévue à 18h45.

Félix Rose répondra aux questions du public à l’issue de la projection. Les places sont limitées.

Grâce aux confidences de son oncle Jacques – qui accepte pour la première fois de s’exprimer sur le sujet, souligne l’ONF, producteur du documentaire – Félix Rose tente de comprendre en profondeur les gestes et motivations des membres du Front de libération du Québec (FLQ), cinquante ans après l’enlèvement et l’assassinat du ministre Pierre Laporte, en octobre 1970.

«Fruit de dix ans de recherche», le film cherche a redonner à la crise d’Octobre «sa dimension sociale», en faisant revivre «la richesse de l’héritage d’une famille ouvrière québécoise», souligne l’Office national du film (ONF).

La bande-annonce est disponible ici

«Les Rose permet de faire revivre des moments et des personnages que l’on ne connaissait que par quelques clichés, et laisse entrevoir le blocage social vécu par une jeunesse révoltée et les bouleversements qui s’ensuivirent», note l’ONF.

«Les Rose est le fruit d’un travail de longue haleine», souligne l’ONF. «Près de dix ans de recherche lui ont permis de créer un riche fonds d’archives de plus de 50 000 documents consacrés au FLQ et à la crise d’octobre et de recueillir de nombreux témoignages inédits qui viennent enrichir la mémoire collective sur des événements charnières de notre histoire.»

Le Musée canadien de la nature rouvre ses portes

Arts

Le Musée canadien de la nature rouvre ses portes

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Après une fermeture de plusieurs mois due à la pandémie, le Musée canadien de la nature rouvrira ses portes le samedi 5 septembre.

Le Musée indique avoir instauré de nouvelles mesures pour respecter les consignes de la santé publique. Il faudra notamment acheter ses billets en ligne et respecter sa plage horaire pour le visiter. 

À la réouverture du musée, toutes les galeries permanentes seront accessibles. Les visiteurs pourront aussi découvrir Gaia, une représentation de la Terre de sept mètres de diamètre suspendue dans l’atrium. Cette œuvre de l’artiste britannique Luke Jerram devait être dévoilée en avril, à l’occasion de la Journée de la Terre. 

La succession de Leonard Cohen songe à poursuivre le Parti républicain

Musique

La succession de Leonard Cohen songe à poursuivre le Parti républicain

La Presse Canadienne
TORONTO — Des représentants de la succession de Leonard Cohen envisagent de déposer une poursuite après que la chanson Hallelujah eut été diffusée sans autorisation lors de la convention républicaine cette semaine.

Michelle Rice, une avocate de la succession du chanteur, estime que le Parti républicain a fait «une tentative assez effrontée de politiser et d’exploiter» la chanson emblématique du célèbre poète montréalais après s’être fait indiquer explicitement qu’il n’avait pas la bénédiction des ayants droit. 

«Nous sommes surpris et consternés que le RNC [Comité national républicain] procède en sachant que la succession de M. Cohen avait spécifiquement refusé la demande d’utilisation du RNC», a déclaré Mme Rice au nom de la succession. 

«Nous explorons nos options juridiques», a-t-elle ajouté. 

Un représentant de la maison de disques de Leonard Cohen, Sony/ATV Music Publishing, a publié un communiqué précisant qu’elle avait également refusé l’autorisation d’utiliser la chanson lors de la convention républicaine. 

Pourtant, des extraits de Hallelujah ont été diffusés à deux reprises lors de l’évènement télévisé jeudi soir, suscitant la colère des fans de Leonard Cohen sur les réseaux sociaux. 

Un enregistrement de la chanson, interprétée par la chanteuse Tori Kelly, a été diffusé lors du feu d’artifice qui a suivi le discours d’acceptation de la nomination républicaine du président américain Donald Trump. Le ténor américain Christopher Macchio a également chanté une version lyrique en direct de la Maison-Blanche peu de temps après. 

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump fait face à des problèmes juridiques en raison de l’utilisation non autorisée de morceaux populaires lors de ses évènements politiques. 

Neil Young a poursuivi l’organisation de Donald Trump plus tôt ce mois-ci après que de nombreuses demandes d’arrêter de faire jouer ses chansons lors de rassemblements eurent été ignorées, tandis que les Rolling Stones et la succession de Tom Petty sont au nombre de ceux qui ont envoyé des mises en demeure exigeant que cesse l’utilisation non autorisée de leurs compositions. 

Hallelujah, une chanson de 1984 qui porte sur la déception et le questionnement de la foi, est l’une des chansons les plus connues de Leonard Cohen. Elle a contribué à solidifier son héritage musical. Il est décédé en 2016 à l’âge de 82 ans. 

Mme Rice a ajouté, sans doute de façon ironique, que la succession aurait peut-être permis au Comité national républicain d’utiliser une autre des chansons de Cohen — You Want It Darker (Tu veux que ce soit plus sombre), qui a remporté un Grammy posthume en 2018.

Le chanteur R. Kelly aurait été attaqué par un codétenu à Chicago

Musique

Le chanteur R. Kelly aurait été attaqué par un codétenu à Chicago

La Presse Canadienne
CHICAGO - L’avocat de R. Kelly affirme que le chanteur de R&B, qui attend son procès pour pornographie juvénile et d’autres chefs d’accusation, a été agressé par un codétenu au centre correctionnel de Chicago.

L’avocat Steve Greenberg a révélé jeudi dans un tweet qu’il avait appris l’attaque contre son client mercredi. Me Greenberg dit avoir reçu des informations contradictoires sur l’étendue des blessures subies par R. Kelly.

«Nous n’avons reçu aucune information de la prison, et M. Kelly n’a pas appelé, a écrit Me Greenberg. Nous espérons qu’il n’a pas été gravement blessé.»

Un porte-parole du Bureau fédéral des prisons n’a pas voulu confirmer que le chanteur avait été attaqué, invoquant des raisons de protection de la vie privée et de sécurité.

R. Kelly, âgé de 53 ans, fait face à plusieurs dizaines d’accusations d’inconduite sexuelle dans l’Illinois, le Minnesota et dans l’État de New York. On le soupçonne notamment d’avoir dirigé un réseau de racket visant à lui fournir des filles. Le chanteur nie avoir agressé qui que ce soit.

Lise Careau écrivaine en résidence de Gatineau

Gatineau

Lise Careau écrivaine en résidence de Gatineau

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
L’artiste, animatrice et auteure Lise Careau sera l’écrivaine en résidence à la bibliothèque municipale de Gatineau pour 2020. 

Ainsi, Mme Careau aura le mois d’octobre pour réaliser un projet d’écriture avec un cachet de 3500$. En collaboration avec la bibliothèque municipale, elle participera aussi à des événements qui auront principalement lieu pendant la Semaine des bibliothèques publiques du Québec, du 17 au 24 octobre. Exceptionnellement, toutes les activités auront lieu en ligne cette année. 

Pendant sa résidence, l’artiste chevronnée échangera avec la communauté par divers moyens numériques. D’autres auteurs pourront donc discuter avec elle et lui demander des conseils. 

Lise Careau publie et se produit sur scène depuis 1984. Elle organise et dirige régulièrement des soirées de poésie et des spectacles littéraires pour l'Association des auteurs et auteures de l'Outaouais. Plusieurs prix lui ont été décernés, dont le prix Hommage de la Ville de Gatineau en 2014. 

Créé en 2009, le programme Écrivain en résidence de la Ville de Gatineau en est à sa douzième année. 

Salle Odyssée : un retour en humour et en musique

Arts

Salle Odyssée : un retour en humour et en musique

Catherine Morasse
Catherine Morasse
Le Droit
Les Gatinois ont rendez-vous : pour la première fois depuis le 12 mars, les spectacles en salle reprennent à la Maison de la culture. 

Les premiers spectateurs à entrer dans la salle Odyssée depuis le début de la pandémie y seront accueillis le vendredi 11 septembre par les humoristes Guillaume Pineault, Sam Breton et Matthieu Pepper. Le trio sera la programmation du soir du Projet parallèle, un concept dans lequel trois artistes présentent chacun un numéro de 20 minutes. Les noms et les styles varient de soir en soir dans cette tournée qui sillonne le Québec. 

Le samedi 19 septembre, ce sera au tour de la chanteuse Annie Villeneuve de brûler les planches. L’ancienne interprète de Sandy dans l’adaptation québécoise de Grease, qui a lancé son dernier album 5 en 2017, présentera un nouveau projet garni de chansons en pleine élaboration. « Ce concept de spectacle hors du commun permettra au public de devenir complice du processus créatif de l’artiste et de retrouver, le temps d’une soirée, la voix exceptionnelle de celle qu’il connaît et chérit depuis plus de 15 ans déjà », indique la salle Odyssée. 

Gilles Provost: la vie après le théâtre

On prend des nouvelles de...

Gilles Provost: la vie après le théâtre

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Cet été, Le Droit propose une série de portraits d’artistes s’étant retirés de l’avant-scène après avoir connu d’importants succès populaires. Un peu par nostalgie, mais surtout pour le plaisir de voir ce qu’ils sont devenus.

L’ex-directeur artistique du Théâtre de l’Île –  de 1976 à 2008 – Gilles Provost a été, toute sa vie durant, le plus grand boulimique de théâtre qui soit. 

Même après sa retraite officielle, il est remonté sur les planches en 2016 (dans Silence en coulisses, quand la directrice des lieux, Sylvie Dufour,  l’a convaincu de reprendre le même rôle qu’il avait tenu 10 ans plus tôt) et a signé des mises en scène jusqu’en 2017. Il avait alors 79 ans.

Avant la pandémie, il ne ratait pratiquement aucune première théâtrale organisée dans la grande région d’Ottawa-Gatineau, quelle que soit la langue. Et bien souvent, il retournait voir une autre représentation quelques jours plus tard, pour magnifier le plaisir du théâtre: cet art vivant qui n’est jamais tout à fait la même chose d’un soir à l’autre.

Le metteur en scène avait d’ailleurs l’habitude de répéter cette petite phrase à qui voulait l’entendre: «Le théâtre, c’est ma vie!»

Mais cela, c’était dans une autre vie, ou presque. Celle d’avant la COVID-19.

Le cinéma 9 rouvre ses portes vendredi

Cinéma

Le cinéma 9 rouvre ses portes vendredi

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Le cinéma 9, fermé depuis juillet, accueillera à nouveau le public à partir de vendredi 21 août.  

«Pour fêter la réouverture, j’offre le popcorn et le coke gratuitement, vendredi», lance le propriétaire des lieux, Didier Farré.

Il a réservé des écrans à deux films québécois : Mon cirque à moi, avec Patrick Huard, et Flashwood, le premier long métrage de Jean-Carl Boucher, avec Pierre-Luc Funk. Didier Farré indique qu’il proposera aussi deux films français, ce week-end, La bonne épouse, avec Juliette Binoche, et la comédie Divorce Club

Les cinéphiles pourront aussi venir apprécier Enragé (Unhinged), mettant en vedette Russel Crowe, qui aura droit à des projections en anglais et en français, et le film familial Bob l’éponge.

«Il faut aussi que je réserve un écran à Tenet, mercredi».  

Le public canadien aura en effet le droit de voir en primeur, mercredi 26 août, avant son exploitation aux États-Unis, le nouveau film de Christopher Nolan, au sein de la distribution duquel figurent John David Washington (le fils de Denzel Washington) et Robert Pattinson.

La sortie de Tenet aux États-Unis a été repoussée au 3 septembre, en raison de la pandémie de COVID-19. «Tenet est un film important. Pouvoir passer des films comme celui-ci avant les Américains» est une des raisons qui ont convaincu M. Farré de rouvrir les portes de son cinéma. 

Le coup de poing de Rustic Oracle

Cinéma

Le coup de poing de Rustic Oracle

Mario Boulianne
Mario Boulianne
Le Droit
C’est l’histoire d’une jeune Autochtone qui, un matin, se rend à l’école pour ne jamais revenir.

Cette situation est la trame du dernier film de Sonia Bonspille Boileau, mais aussi celle d’un immense scandale qui continuer de secouer le Canada. Le drame des femmes autochtones portées disparues et assassinées continue d’alimenter la chronique et Rustic Oracle ajoute encore plus d’eau au moulin.

Molière dans le parc: quand le rire vole au secours de la pandémie

Actualités artistiques

Molière dans le parc: quand le rire vole au secours de la pandémie

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Le Fâcheux Théâtre propose une petite dose de rigolade autour de la pandémie de COVID-19, à l’aide d’un vaccin repris à Molière.

Adaptant sa formule estivale Molière dans le Parc, la petite troupe d’Ottawa-Gatineau propose Molière en pandémie, le temps d’une série de spectacles extérieurs respectueux des mesures sanitaires en vigueur.

Du théâtre en balado fait à Gatineau

Arts

Du théâtre en balado fait à Gatineau

Mario Boulianne
Mario Boulianne
Le Droit
Du théâtre en balado. Rien de nouveau, direz-vous ? Mais, avec la Scène nationale du son (SNS), l’expérience sera tout autre, assure-t-on.

Propulsée par Transistor Média, la SNS est une plateforme de diffusion web au service de la fiction audionumérique. On parle ici d’un espace radiophonique numérique de production et de diffusion pour les arts vivants qui laissera toute la place à la dramaturgie contemporaine.

La ville d’Ottawa rafraîchit sa <em>playlist</em> téléphonique d'artistes locaux

Musique

La ville d’Ottawa rafraîchit sa playlist téléphonique d'artistes locaux

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
La Ville d’Ottawa  a remis  à jour la liste des chansons que les usagers de la ligne 3-1-1 peuvent entendre lorsqu’ils sont mis en attente.

Le programme Musique en attente met en lumière des artistes de la région, dont les œuvres sont jouées en cas d’attente téléphonique. 

La sélection 2020-2021 a été rafraîchie mardi 11 août; elle est composée de 25 artistes locaux. Cette playlist est aussi accessible directement via le site Internet de la Ville.

La nouvelle sélection réunit Lions Leading Sheep (Almanac), Mary Bryton (Without You) et Anna Baksheeva (Parlez moi d’amore, adaptation instrumentale du vieux succès français Parlez-moi d’amour), trois des chansons les plus écoutées par les Internautes.

Deux titres francophones, signés par les artistes franco-ontariens Moonfruits et Squerl Noir, se sont glissés dans cette liste essentiellement anglo. La Ville a respectivement emprunté au duo Moonfruits sa chanson Les Marins et au rappeur Squerl Noir la pièce Ailleurs.

Figurent aussi sur cette liste Kalle Mattson (Ten Years Time), Mia Kelly (Cardboard Box), Danielle Allard (No Longer Silent), The PepTides  (Beautiful Creatures). 

Pour le reste, #OttMusique fait appel aux talents de Double Experience, Joe Gezl, Étoile Noire (Gone), From Away, Noah Pacheco, Good Advice, Cee Lawrence, Kimberly Sunstrum, Tev, Irregular Sizes, Paragon Cause, Pony Girl, Sophie D’Orléans (From Me), Kyle Ivan, The Algonquin Ensemble et Theland and Rise.

Pop, électro, folk, rap, etc.: la liste #ottmusique cherche l’équilibre entre les divers styles et courants de la «musique actuelle». Elle a été concoctée par un comité formé de musiciens et de professionnels de l’industrie de la région d’Ottawa. 

L’inititative #ottmusique découle de la stratégie musicale d’Ottawa, validée par le conseil municipal en 2018.

Outre Musique en attente, #ottmusique englobe deux autres programmes : Tempo de la ville (une compilation annuelle de pièces d’artistes locaux offerte en diffusion continue) et le Programme d’amuseurs publics d’OC Transpo. 

#ottmusique permet aussi d’offrir de l’information et du soutien aux musiciens et aux résidents.

Renseignements: Facebook

Relance des arts de la scène: le CNA revoit son approche «en profondeur»

Arts de la scène

Relance des arts de la scène: le CNA revoit son approche «en profondeur»

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Le Centre national des arts (CNA) a publié mardi 11 août le plan triennal qui dictera sa stratégie de 2020 à 2023. Ce plan témoigne du rôle de «chef de file» que le CNA entend jouer en ce qui concerne «la relance» post-COVID du secteur des arts de la scène au Canada, et sa «résilience à long terme».

Intitulé «Le prochain acte», le nouveau plan (qu’on peut consulter sur le site Web du CNA, ici) met en relief les efforts du CNA pour «mener et soutenir la relance des arts vivants au Canada». 

Publié en pleine pandémie de COVID-19 – «moment charnière» au cours duquel la communauté artistique est confrontée à de «grands bouleversements», quand «les artistes et lieux de diffusion font face à d’immenses défis» pour se refaire une santé financière – ce nouveau plan stratégique met l’accent sur «un leadership dynamique». 

Le plan prévoit que le CNA veillera à renforcer le «développement des liens avec les communautés», «la transmission des savoirs»,  à «l’innovation» et à «la viabilité opérationnelle» du milieu.

En sus de ces quatre «quatre objectifs stratégiques» fondamentaux, la récente «prise de conscience collective quant au racisme systémique» conduit le CNA à affirmer qu’il est temps de «repenser les institutions». Le CNA se donne notamment le mandat, lui aussi prioritaire, d’«amplifier les voix historiquement exclues de la scène nationale».

« Nous voyons là une occasion de revoir notre approche en profondeur », a souligné mardi le président et chef de la direction du CNA, Christopher Deacon, qui se pique d’imaginer les arts de la scène en «écosystème dynamique et renouvelé, accueillant un plus large éventail de récits, de cultures et d’artistes».

« Nous visons non pas un retour vers le passé, mais une transformation de fond en comble», insiste le grand patron du CNA.


 Des initiatives annoncées sous peu

Rappelant qu’il a, dès le début de la crise de COVID-19, mis sur pied plusieurs initiatives visant la relance du secteur – dont le programme #CanadaEnPrestation, qui a permis d’offrir des cachets à plus de 700 artistes participant à des prestations numériques – le CNA promet d'«annoncer sous peu d’autres initiatives» destinées à favoriser la relance du secteur. 

« Le CNA est prêt à mener et soutenir la relance du secteur des arts du spectacle au Canada», enchérit la  présidente du c.a. du CNA, Adrian Burns.

Le centre de diffusion d’Ottawa «contribuera à façonner un avenir plus divers, juste et inclusif pour les arts de la scène au pays», promet-elle en évoquant tant les investissements à venir «dans la création, la production, la coproduction et la diffusion» , que l’«engagement renouvelé [du CNA] dans la médiation culturelle, la transmission des savoirs et l’innovation». 

Parmi les nombreuses missions poursuivies dans le cadre de cette relance, le Centre national des arts mentionne qu’il cherchera à «renforcer, par l’entremise de collaborations, les liens avec les communautés historiquement exclues de nos espaces». 

Il s’engage aussi à renforcer sa présence numérique, notamment en augmentant «l’offre de programmation éducative et les occasions d’apprentissage en ligne pour les élèves et les enseignants».

Cinq valeurs fondamentales sous-tendent les objectifs du plan: «inclusion, créativité, générosité, développement durable et engagement».

M. Deacon demeure positifi, entrevoyant pour l’avenir un secteur des arts vivants «fort et agile, qui embrasse l’innovation et cultive la prochaine génération d’artistes, d’auditoires et de chefs de file du monde culturel».


Plan d’urgence

Le CNA mentionne que la présentation d’un plan sur trois ans (plutôt que cinq) une réponse à l’«urgence» de la situation. 

Initialement, l’institution avait prévu de publier «en juin» dernier un plan quinquennal qui devait couvrir la période 2020-2025.

 «Or, en réponse à la pandémie, dès qu’il est apparu combien le secteur des arts de la scène était touché par la situation, le CNA a rapidement réorienté sa stratégie et ses efforts vers la relance du secteur au Canada», précise le vaisseau amiral des arts de la scène canadiens.

Des consultations pancanadiennes tenues au cours des derniers mois ont nourri «une grande partie de la réflexion, de la rétroaction et des idées » contenues dans ce plan triennal.

Les festivals cherchent à se trouver une nouvelle place dans l’horizon culturel

COVID-19

Les festivals cherchent à se trouver une nouvelle place dans l’horizon culturel

Morgan Lowrie
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Le Québec a connu son été le plus calme de récente mémoire à cause de la COVID-19 qui a provoqué l’annulation de nombreux festivals qui ont fait sa renommée à l’échelle mondiale.

Si des activités se sont déroulées sur internet, la décision du gouvernement du Québec d’autoriser sous certaines conditions les festivals pousse certains organisateurs à présenter des versions réduites de leur événement. Selon eux, ils devront composer avec cette nouvelle réalité pour un certain temps.

Dorénavant, les promoteurs devront contrôler les entrées et sorties de façon à respecter, en tout temps, un maximum de 250 personnes sur le site extérieur. Des mesures devront être mises en place pour maintenir une distance de deux mètres entre les participants ne résidant pas à la même adresse. De plus, s’il y a plus d’un site extérieur pour un même festival, ceux-ci devront être distincts et non contigus, avec des zones d’accès et d’attente différentes.

Le directeur général du Festival international de montgolfières de St-Jean-sur-Richelieu, un événement qui attire annuellement quelque 350 000 personnes, salue la décision du gouvernement, même si ne modifiera pas ses plans pour 2020.

«Du point de vue des festivals, c’est une bonne chose. Toutefois, pour un événement comme le nôtre qui attire normalement des dizaines de milliers de personnes par jour, cela ne fonctionne pas», dit Éric Boivin.

Le Festival a choisi d’aller dans une direction différente en proposant des spectacles sur une scène mobile dans des résidences pour personnes âgées. Il a aussi transformé une petite partie de son site en ciné-parc pour diffuser des films, des concerts et des spectacles d’humour. Lorsque le temps le permet, ils installent les célèbres montgolfières en arrière-plan.

M. Boivin croit toutefois que les plus petits festivals ont une meilleure chance de fonctionner.

Le directeur d’Événements Attractions Québec, François-G. Chevrier, dit que de nombreux festivals régionaux envisagent de se dérouler à la suite de l’annonce du gouvernement. Parmi ceux-ci, un festival de musique en Gaspésie et d’autres événements voulant célébrer la gastronomie, la poésie ou les couleurs automnales.

Si le Québec est connu pour ses événements-monstres comme le Festival international de jazz de Montréal, Osheaga ou le Festival d’été de Québec, M. Chevrier rappelle qu’il existe des milliers d’événements dans la province. Plusieurs composent avec des foules plus petites et des sites variés.

De la photo au <em>relooking</em> de vieux meubles

Actualités artistiques

De la photo au relooking de vieux meubles

Mario Boulianne
Mario Boulianne
Le Droit
C’est étonnant comment un artiste peut joindre l’utile à l’agréable. Parlez-en à la photographe Marie-Andrée Blais qui, en quelques jours, a transformé son amour des antiquités en une passion plutôt lucrative.

Le confinement a, comme plusieurs, forcé la photographe à réorienter sa carrière afin de pouvoir joindre les deux bouts. Confrontée à un agenda qui se vidait à vue d’œil, Marie-Andrée devait bien faire quelque chose. Mais quoi ?

<em>En attendant</em>, l’album de Hopiho qui ne pouvait pas attendre

Musique

En attendant, l’album de Hopiho qui ne pouvait pas attendre

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
Le rappeur d’Ottawa-Gatineau Hopiho a fait paraître cette semaine En attendant, un album qu’il a concocté durant le confinement.

«Le processus de création était assez inhabituel», explique d’emblée le musicien qui, à cause des mesures sanitaires mises en place pendant la crise de COVID-19, n’a pas été en mesure de travailler en studio.

Contraint de collaborer à distance avec ses musiciens, il a fait contre mauvaise fortune bon cœur, sans chômer. « Plutôt que de m’apitoyer sur mon sort, j’ai utilisé la technologie pour mener ce projet à bien », explique Hopiho. 

Comme il lui était «quasiment impossible d’organiser des concerts», il a «concentré toute [son] énergie sur ce projet ». « Les circonstances n’étaient pas idéales, mais je suis extrêmement fier du résultat final, dit-il. Mon équipe et moi avons réussi à faire un album de qualité.»

Le nouvel album «mélange habilement des paroles virulentes et des mélodies douces», énonce le rappeur, artiste «volubile qui adore partager ses idées controversées», et toujours soucieux de «pondre des textes engagés».

«Parce que toutes les vérités sont bonnes à dire, surtout les miennes», Hopiho – qui est titulaire d’un baccalauréat en journalisme de l’Université d’Ottawa,– alimente aussi un blogue intitulé Un lion parmi les hommes, accessible sur son site Internet et sur Facebook

Il y partage ses points de vue sur des sujets aussi divers que la présomption d’innocence, les différences de genre entre hommes et femmes, la fidélité ou les sports (Hopiho est assez sportif pour avoir sérieusement envisagé une carrière professionnelle dans le milieu du soccer et du basketball). 

Il en profite aussi pour commenter le rap français, les artistes nigérians... et présenter ses propres productions musicales. Car après tout, cette plateforme numérique est «juste un gimmick marketing pour faire écouter ma musique», écrit-il entre deux blogues, entre franchise et autodérision.

Né au Cameroun, Hopiho a grandi au Kenya et en France avant de s’installer au Canada. Cet itinéraire de vie a «fortement influencé [sa] musique» et son regard sur le monde, analyse le musicien. 

Ayant vécu dans différents pays, «j’ai vu plein de choses et j’ai des histoires à raconter. C’est ce qui me différencie des autres rappeurs», avance-t-il. «Mes paroles sont en français, mon accent est camerounais et mon message est universel», soutient celui qui, en 2017, fut l’un des lauréats du concours Gatineau prend la scène.

WOW frappe fort pour la rentrée

Radio

WOW frappe fort pour la rentrée

Mario Boulianne
Mario Boulianne
Le Droit
Les dirigeants de la station radiophonique gatinoise WOW ont mis le paquet pour frapper un grand coup à la rentrée.

Marie-Claude Morin, qui a fait les beaux jours de Rouge FM à Gatineau, fera un retour derrière le micro en animant l’émission du midi alors que c’est Manuel Hurtubise qui prendra la barre de celle du matin, en compagnie de Geneviève Gagné.