<em>Flashwood </em>: Le réalisme confrontant de la banlieue

Cinéma

Flashwood : Le réalisme confrontant de la banlieue

Jean-Carl Boucher livre avec Flashwood son tout premier long métrage, près de sept ans après le début du tournage. La fiction, qui frôle le documentaire, raconte l’histoire de jeunes tentant d’évoluer et de s’épanouir dans une banlieue beige, neutre et peu stimulante. Jean-Carl Boucher pose un regard cru sur la vie de banlieusards désabusés, avec des sursauts d’humour.

Loin de porter un jugement sur la banlieue, Jean-Carl Boucher, reconnu notamment pour ses premiers rôles dans les films 1981, 1987 et 1991 de Ricardo Trogi, tenait plutôt à imaginer ce que lui et ses amis seraient devenus s’ils avaient dû se forger en tant que jeunes adultes en périphérie de la ville.

«Le fait de revenir en banlieue nous a amenés à avoir plusieurs discussions sur à quel point nos vies auraient été différentes si on n’avait juste pas trop su quoi faire, si on avait erré dans les rues à se tenir avec des gens qu’on n’a pas nécessairement choisis, mais qui sont là parce qu’ils sont là», explique le jeune réalisateur.

Flashwood nous fait donc suivre l’évolution de ces jeunes adolescents, qui grandissent dans une banlieue montréalaise à une époque inspirée des années 1970 et 1980, jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge adulte. Sans but ni occupation officielle, le groupe d’amis erre dans les rues, dans les boisés ou aux bords des piscines. Saouls et empreints de questions existentielles, ils se chamaillent, s’insultent et s’aiment sans trop savoir pourquoi.

À l’aube de leur destin de jeunes adultes, «un moment angoissant où tu ne sais pas trop ce que tu veux faire de ta vie, où tu te poses beaucoup de questions sur le sens de ta vie, être dans un endroit aussi neutre que ça, est-ce que ça aide ou pas de ne pas avoir de flèches qui t’indiquent par où aller ?» demande Jean-Carl Boucher, guidé par ce questionnement tout au long du tournage.

Le long métrage, qui devait être à la base un simple court, est divisé en trois tableaux par des ellipses correspondant au nombre d’années entre les différentes étapes du tournage. Flashwood témoigne du vieillissement de sa grande distribution composée, entre autres, de Pier-Luc Funk, Antoine Desrochers, Simon Pigeon, Maxime Desjardins-Tremblay, Laurent-Christophe de Ruelle et Karelle Tremblay.

Le travail des interprètes

Avec une caméra assez discrète qui place le spectateur en position d’observateur, Jean-Carl Boucher filme de petites scènes décousues du quotidien qui construisent, en fin de compte, la vie des jeunes adultes. Sans fioriture, le cinéaste réussit à capter, par des plans serrés, la détresse vécue par les personnages.

Brittany Kennell: Des airs de Nashville au country québécois

Arts

Brittany Kennell: Des airs de Nashville au country québécois

On le dit souvent, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus dans le merveilleux monde de la musique. Et quand on ambitionne de faire carrière aux États-Unis, alors là, le nombre d’élus diminue encore plus

C’est pourtant le pari qu’a fait la Montréalaise Brittany Kennell en 2008 lorsqu’elle s’est inscrite au prestigieux Berklee College of Music de Boston.

Après ses études, c’est à Nashville que la musicienne a décidé de poursuivre son apprentissage. Pendant sept ans, elle a tenté de bâtir sa carrière autour de l’écriture de chansons. 

« Je suis allée à Nashville pour écrire des chansons, confie-t-elle au Droit. Il y a une grosse communauté d’auteurs-compositeurs là-bas et je voulais acquérir de l’expérience en écriture. J’y ai rencontré des gens incroyables et j’ai aussi découvert une communauté d’artistes tissée très serrée. »

Au cours de son exil au pays de l’Oncle Sam, Kennell a fait quelques tournées au Tennessee et dans les États du sud-ouest pour ensuite franchir plusieurs étapes de l’émission The Voice en 2016. Elle fut recrutée par la vedette du country Blake Shelton et elle a quitté l’émission non sans avoir laissé sa marque.

« J’ai travaillé beaucoup en studio, mais j’ai fait très peu de scène, ajoute la Montréalaise. Donc, quand je suis arrivé à The Voice, c’était très gros pour moi. Cette scène-là est sans doute la plus prestigieuse de la télé américaine et il a fallu que j’apprenne vite à me sentir à l’aise autant devant les caméras qu’avec les musiciens et toute l’équipe technique qui entoure ce genre de production. »

Louison Danis, morte et ressuscitée

Arts

Louison Danis, morte et ressuscitée

Louison Danis est de retour au bercail. Après 32 années passées à Montréal, la comédienne franco-ontarienne est revenue s’installer à Gatineau, il y a quelques mois.

Elle est venue s’occuper de sa « mère mourante », placée en CHSLD. Démarche qui est aussi, à ses yeux, la dernière étape de sa propre « résurrection », confesse-t-elle.

Car « Louison Danis, l’actrice, est morte ; elle a été ensevelie par les dégâts du vol d’identité de Maman Bougon », rappelle l’Ottavienne de naissance. « J’ai vécu ; je suis morte par la main d’un autre... mais la mort mène à la résurrection et me voici », dit-elle en tendant les bras, dans une pose très dramaturgique, mais le sourire en coin.

Rendue à 68 ans, elle aurait bien aimé prendre sa retraite. Sauf que même après « 52 ans de pratique théâtrale » les finances de ‘Maman Bougon’ sont « loin de pouvoir [lui] permettre » ce luxe. 

« Dans deux mois, je risque de me retrouver dans la rue », appréhende-t-elle. Qu’importe ! Car elle a « besoin de sentir qu’[elle] fait œuvre utile ». ‘Jouer’ les proches aidants n’est pas un rôle qu’elle endosse, mais une « mission » qu’elle embrasse. 

« Présentement, j’ai choisi d’accompagner ma mère en cette période de fin de vie. Je suis (psychologiquement) à la bonne place, au moment nécessaire. Répondre à l’appel est naturel. » 

Louison Danis a été longtemps metteure en scène — elle a monté une trentaine de pièces, dont « près du tiers en Outaouais », où le milieu lui donnait carte blanche — et directrice de production. À la fin des années 60, elle a codirigé L’Atelier d’Ottawa avec Pierre Collin et Pierre-René Goupil. Elle a été directrice artistique de La Grande Chapelle, à Katimavik, du côté de Val-des-Monts — où elle a proposé plusieurs pièces estivales, dont le mémorable Not’ Quichotte — et a dirigé quelque temps le Théâtre de Quat’Sous, à Montréal. 

Sur les planches, elle a brillé au fil de 200 personnages et « 2374 représentations », notamment dans Encore une fois, si vous permettez de Michel Tremblay, jouée 170 fois. Elle a participé à plus de 25 téléséries. Elle a signé ou cosigné 27 traductions (dont plusieurs pièces)... 

Cette Louison-là en a tout simplement eu marre de se morfondre à Montréal, à « attendre que le téléphone sonne » pour lui offrir des projets « pertinents ». Marre de ressasser cette « histoire de Twitter » qui lui a pourri la vie pendant sept ans. 

« J’ai été très chanceuse (dans ma carrière). Assez pour m’encourager à rester sérieusement sélective », précise celle qui se « sait reconnue » pas seulement pour son talent et ses tenues colorées, mais aussi pour son caractère bien trempé, et une langue virevoltante, incapable de rester dans sa poche. 

Marie-Mai à Gatineau : d’heureuses retrouvailles derrière le volant [PHOTOS]

Musique

Marie-Mai à Gatineau : d’heureuses retrouvailles derrière le volant [PHOTOS]

CRITIQUE / La soirée de vendredi sur le site Zibi, dans le centre-ville de Gatineau, a pris des airs d’heureuses retrouvailles. Les retrouvailles attendues entre Marie-Mai et ses fans, alors que la chanteuse se produisait devant un public en chair et en os pour la première fois depuis le mois de mars – mais aussi celles des Gatinois et des Ottaviens avec une sympathique version pandémique du Bluesfest.

La popstar par excellence du Québec était la tête d’affiche du premier de la série des Concerts au volant, résultat d’une collaboration entre Centre national des arts (CNA) et le plus grand festival de musique d’Ottawa. Après des mois de confinement artistique et de performances télévisées sans spectateurs, ni rires, ni applaudissements, voir un spectacle parmi une foule avait quelque chose de surréaliste – d’autant plus que ladite foule était à bord de sa voiture, comme lors de la tournée TD Musiparc, qui étaient passée par Gatineau à la mi-juillet. L’élément le plus dépaysant de cet agréable choc culturel : les applaudissements en chair et en os étaient maintenant… des coups de klaxons. Pout, pout! 

Les spectateurs ont eu droit à une large palette d’artistes. En alternance sur deux scènes, Kellylee Evans, Neon Dreams, Julian Taylor, Donovan Woods and The Opposition et l’intense Terra Lightfoot ont offert un prélude éclectique à la soirée, chacun dans son style, et chacun relié par une animation bilingue, mais un peu protocolaire et décousue. 

Reprise des spectacles: Remplir les salles à petits pas

Arts

Reprise des spectacles: Remplir les salles à petits pas

Le nombre maximal de personnes pouvant assister à des événements intérieurs et extérieurs dans des lieux publics passera à 250 à compter du 3 août. L’annonce, qui a été faite par le gouvernement du Québec la semaine dernière, a déclenché un soupir de soulagement partout dans l’industrie du spectacle.

Déjà, quelques salles ont mis en ligne une programmation pour les deux prochains mois, signe que beaucoup de travail avait été fait en amont, et ce, bien avant l’annonce du gouvernement Legault.

« Ayant été la première industrie à tout mettre sur pause au début de la pandémie, on ne voulait certainement pas être les derniers à se remettre en marche, a lancé Jean-François Renaud de l’agence montréalaise Concertium. Avec quelques collègues du milieu, en avril, nous avons mis sur pied un comité de relance — appelons-le comme ça — qui devait se pencher sur les moyens de relancer l’industrie du spectacle de façon cohérente. Je dois te dire qu’au début, on avait l’air d’une gang de Martiens dans ce monde plutôt pessimiste. »

Ce comité regroupe aujourd’hui une vingtaine de joueurs de l’industrie du spectacle, allant des diffuseurs aux producteurs en passant par les agents d’artistes. Steeve Fournier, directeur général de la Salle Odyssée à Gatineau, siège d’ailleurs sur ce comité.

« Notre comité est le résultat d’un désir commun de s’adapter notre nouvelle réalité et mettre sur pied des nouvelles programmations qui seront également adaptées aux diverses consignes de santé publique, d’ajouter M. Renaud. On doit aussi jongler avec les craintes de chacun dans un tel contexte, autant celles du public que des artistes, des artisans et des employés des salles de spectacle. On se doit de respecter tout le monde dans le processus. »

Au fil des mois, le contexte a bien évolué. 

Passant de l’interdiction de tout rassemblement à des regroupements de 50 personnes, voilà qu’il est possible d’accueillir jusqu’à 250 personnes dans une salle de spectacle.

« Pour la salle Odyssée de la Maison de la culture de Gatineau, recevoir 250 personnes correspond à environ 180 spectateurs assis dans la salle, d’expliquer Martin Vanasse, agent de communication à la salle gatinoise. Pour chaque représentation, nous devons tenir compte de nos employés, des techniciens et des artistes dans notre décompte de 250 personnes. Et chaque diffuseur fera de même pour sa propre salle. »

Cette réalité comptable viendra évidemment influencer les recettes que produira chaque spectacle. 

C’est aussi pour cette raison que les producteurs ont dû s’adapter, tant pour les cachets des artistes que pour l’offre artistique.

« Le calcul est simple, moins il y a de monde sur scène, plus bas sera le coût de chaque spectacle, d’analyser M. Renaud. L’offre artistique a également dû s’adapter. On verra plus de spectacles en solo, duo ou trio pour ce qui est de la chanson. Au théâtre, on monte des pièces mettant en scène un seul comédien et des spectacles de danse en solo. Plusieurs de ces changements sont issus de discussions au sein de notre comité de relance puisque, au fil des semaines, se sont ajoutés des gens qui avaient espoir de relancer l’industrie rapidement. »

Emmy Awards: la série <em>Watchmen</em> de HBO en tête avec 26 nominations

Télé

Emmy Awards: la série Watchmen de HBO en tête avec 26 nominations

LOS ANGELES — La série Watchmen de la chaîne HBO, qui explore le passé raciste des Etats-Unis et les brutalités policières, a nettement dominé la sélection des Emmy Awards 2020 dévoilée mardi, avec 26 nominations au total.

Les super-héros sombres et torturés de Watchmen sont suivis par la comédie La fabuleuse Mme Maisel (20 nominations), le thriller Ozark (18) à égalité avec la comédie noire Succession (18).

Avec 15 sélections, The Mandalorian, première série en prises de vues réelles consacrée à l’univers de Star Wars, complète le top-5 de ces nominations, dévoilées lors d’une brève cérémonie entièrement virtuelle en raison de la pandémie de COVID-19.

Dérivée d’une série de comics créée dans les années 1980 par le Britannique Alan Moore, Watchmen semble avoir de bonnes chances d’emporter l’Emmy Award, équivalent des Oscars pour la télévision américaine, dans la catégorie des mini-séries, où elle affrontera Little Fires Everywhere, Mrs America, Unbelievable et Unorthodox.

Elle sera aussi représentée dans celles des acteurs et actrices dans une série dramatique par Jeremy Irons et Regina King.

«Watchmen est déjà une série formidable en tant que telle, mais elle a pris une signification encore plus forte ces dernières semaines», analysait pour l’AFP Joyce Eng, spécialiste des prix pour le site internet Gold Derby, avant la publication de la sélection des Emmy Awards, équivalent des Oscars de la télévision aux États-Unis.

Axée autour du massacre de plusieurs centaines d’habitants noirs de la ville de Tulsa (Oklahoma) en 1921 par des émeutiers blancs, Watchmen plonge en effet au coeur des violences racistes et brutalités policières, des thèmes qui sont cruellement d’actualité aux États-Unis depuis la fin mai.

«Amplifier les voix»

«2020 n’est pas seulement une crise sanitaire mondiale. Cette année, nous sommes aussi les témoins d’un des plus grands combats pour la justice sociale dans l’histoire», a d’ailleurs relevé le président de l’Académie des Emmy Awards, Frank Scherma, en allusion aux manifestations qui se poursuivent à travers le pays depuis des semaines.

«C’est le pouvoir et la responsabilité de la télévision, non seulement d’offrir une multitude de services ou un peu de rêve, mais aussi d’amplifier les voix qui doivent être entendues et raconter les histoires qui doivent être dites», a-t-il affirmé.

Dans la catégorie des comédies, la série produite par Amazon La Fabuleuse Mme Maisel, mettant en scène une épouse juive bafouée qui se lance dans le stand-up à New York dans les années 1950, fait figure de favorite. Son actrice principale, Rachel Brosnahan, est également sélectionnée.

Côté série dramatique, Laura Linney et Jason Bateman défendront les couleurs d’Ozark face notamment au duo d’acteurs de The Morning Show, nouvelle venue d’Apple TV+, Steve Carell et Jennifer Aniston.

C’est toutefois la Britannique Olivia Colman, Oscar de la meilleure actrice pour La Favorite en 2019, qui part favorite avec The Crown (Netflix) dans cette catégorie assez disputée.

Quatre des huit nominations pour la meilleure série comique sont des nouveaux arrivants, relève l’Académie des Emmy Awards: Dead to Me, Insecure, La Méthode Kominsky de Michael Douglas et le faux documentaire sur la vie de trois vampires new-yorkais What We Do In The Shadows.

Pour cette 72e édition, le géant Netflix devance nettement son rival HBO avec 160 nominations contre 107, établissant un nouveau record.

Les Emmy Awards seront remis le 20 septembre, lors d’une cérémonie qui risque fort d’être elle aussi entièrement virtuelle, Los Angeles et sa région étant l’un des principaux foyers de COVID-19 sur le sol américain.

La 77e Mostra de Venise sous le signe du film italien et de la COVID-19

Cinéma

La 77e Mostra de Venise sous le signe du film italien et de la COVID-19

ROME — La 77e Mostra de Venise se déroulera sous le signe du film italien, présent avec quatre titres dans le concours officiel, et de la pandémie de la COVID-19 qui a obligé le festival à réduire son programme et prendre des mesures sanitaires.

Évoquant «un printemps d’angoisse» suivi d’un été marqué par «l’incertitude», «la décision de réaliser la 77e édition de la Mostra du cinéma de Venise est vécue comme un signal de confiance», a déclaré le directeur du festival, Alberto Barbera, cité dans un communiqué.

«La Mostra se tiendra aux date prévues, aux prix de quelques renonciations» mais «le cœur du Festival est sauf», a ajouté M. Barbera.

Le concours officiel comprend 18 films, dont quatre italiens des réalisateurs Emma Dante (Le sorelle Macaluso) qui a débuté à Venise en 2012, Claudio Noce (Padrenostro) sur la vague terroriste des années 70, Susanna Nicchiarelli (Miss Marx) sur la plus jeune fille de Karl Marx, et Gianfranco Orsi (Notturno), tourné pendant deux ans en Syrie.

Un autre film italien, Lacci de Daniele Luchetti, une histoire d’infidélité dans le mariage d’un couple napolitain, hors-concours, ouvrira le festival qui se déroulera du 2 au 12 septembre.

Au total ce sont 60 longs-métrages qui seront présentés dans cinq catégories différentes et 15 courts-métrages, ainsi qu’une série télévisée, ont précisé les organisateurs.

Les réalisateurs viennent de pays comme le Mexique, Israël, la Russie ou l’Iran, le Japon et l’Inde.

Le jury de la Mostra qui décernera le Lion d’Or sera présidé par la vedette australienne Cate Blanchett qui aura à ses côtés l’actrice française Ludivine Sagnier, les cinéastes allemand et roumain Christian Petzold et Cristi Puiu, l’écrivain italien Nicola Lagioia et les réalisatrices britannique et autrichienne Joanna Hogg et Veronika Franz.

Le Lion d’Or pour l’ensemble de leur carrière sera décerné à l’actrice britannique Tilda Swinton et à la réalisatrice hongkongaise Ann Hui.

Tilda Swinton, 59 ans, est «unanimement reconnue comme une des interprètes les plus originales et les plus intenses à s’être fait connaître à la fin du siècle dernier», avait expliqué il y a une semaine M. Barbera en annonçant cette décision.

«Ann Hui est une des réalisatrices les plus appréciées, prolifiques et polyvalentes du continent asiatique», avait alors poursuivi le directeur du festival.

Alors que plusieurs festivals, dont celui de Cannes, ont dû être annulés, Venise a fait le choix de maintenir la Mostra au prix de certaines mesures, notamment une réduction du nombre de films présentés.

En outre, des caméras thermiques seront disposées à toutes les entrées et toute personne ayant plus de 37,5°C de température sera interdite de participation; les postes dans les salles de projection seront réduits de manière à maintenir la distance entre les spectateurs; les masques seront obligatoires quand la distanciation sociale n’est pas possible, etc.

Deux Gatinois ont créé un jeu caustique sur Donald Trump

Ludisme

Deux Gatinois ont créé un jeu caustique sur Donald Trump

Deux jeunes entrepreneurs de Gatineau ont lancé à la mi-juillet le jeu de société Trump The World.

Ce jeu d’ambiance humoristique comporte 144 cartes comportant chacune une citation attribuée à l’actuel président des États-Unis. 

L’objectif  des joueurs est de déterminer quelles citations – parmi les propos étonnants ou provocateurs inscrits sur les cartes – ont effectivement été dites, twittées, ou publiées par Donald Trump, et lesquelles sont de pures inventions. 

Les joueurs disposent d’une carte double-face leur permettant de voter, selon qu’ils estiment avoir à faire à une authentique citation ou à une «fake news». Parfois, ils doivent compléter une citation à laquelle il manque un mot. Le premier joueur à donner 10 bonnes réponses remporte la partie.

Lorsqu’il s’agit bel et bien de propos «présidentiels», les cartes identifient alors la source (autobiographie, compte Twitter, allocution ou conférence de presse, etc.) d’où la phrase est tirée. 

«Battre Trump à son propre jeu»

Bref, «les joueurs doivent battre Trump à son propre jeu en identifiant ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas!» résume l’un des deux co-créateurs, Charles-Antoine Hallé, ravi de préciser que le jeu «contient toutes les citations les plus célèbres et ridicules de Trump». Le paquet de cartes contient aussi 10 cartes vierges, où l’on pourra ajouter de futures citations de Trump – ou de fausses citations tout aussi savoureuses.

Le jeu a pour objectif secondaire de «lutter de manière ludique contre la désinformation politique», avance M. Hallé, qui œuvre en milieu scolaire et parascolaire. 

Il dit espérer que Trump the World puisse devenir «un vecteur de changement, afin d’encourager la relève et la jeunesse à se forger leurs propres opinions politiques et de ne pas se contenter de ce qui est dit et écrit sur les réseaux sociaux».

«L’idée nous est venue en regardant les points de presse du président lors de la pandémie, et en réalisant le nombre d’absurdités qui étaient propagées [sur la Toile]. Nous y avons tout de suite vu une opportunité incroyable», retrace Charles-Antoine Hallé.

Le festival Regard s’installe deux jours à Gatineau

Cinéma

Le festival Regard s’installe deux jours à Gatineau

Le festival international de courts métrages Regard, qui a pignon sur rue à Saguenay, s’installera à la Place des Festivals - Zibi, dans le centre-ville de Gatineau, les 28 et 29 août prochains.

Événement important de l’industrie du cinéma, Regard avait dû écourter sa 24e édition, prévue du 11 au 15 mars dernier à Saguenay, en raison de la pandémie de COVID-19. 

Quatre programmes exclusifs conçus pour la 24e édition de Regard seront projetés sur écran géant à Zibi, dans le cadre des activités du Ciné-Parc Urbain.

« Nos programmations de courts métrages voyagent rarement jusqu’en Outaouais, et encore moins lorsqu’elles sont exclusives! L’invitation des organisateurs du Ciné-Parc Urbain à Zibi arrivait donc à point cette année pour nous permettre de partager le talent des cinéastes que nous avions sélectionnés pour notre 24e édition», a commenté la directrice générale du Festival Regard, Marie-Élaine Riou.

Cet événement exceptionnel est le fruit d’un partenariat entre les organisateurs de «Regard», et l’agence gatinoise Orkestra, avec la collaboration Zibi, Tourisme Outaouais, ainsi que Bell et Desjardins, à titre de commanditaires.

Une pétition pour réhabiliter Maripier Morin récolte plus de 100 000 signatures

Arts et spectacles

Une pétition pour réhabiliter Maripier Morin récolte plus de 100 000 signatures

Une pétition en soutien à l’animatrice et comédienne Maripier Morin a atteint plus de 100 000 signatures en 6 jours, sur Internet.

Rappelant que Maripier Morin n’a pas été condamnée par le système du justice, ce document intitulé Justice pour Maripier Morin exhorte les médias et les partenaires commerciaux de la vedette  «d’arrêter de la condamner, de s’acharner de façon exagérée en détruisant sa carrière et ses perspectives d’avenir professionnel». 

La pétition, accessible sur le site Change.org, fait aussi valoir que  «l’erreur est humaine» et que Mariepier s’est excusée auprès de la chanteuse Safia Nolin.

Une publication affichée le mardi 21 juillet sur la page Facebook de Mariepier Morin remercie les signataires de la pétition pour cette preuve de «soutien».

«Cette preuve d’amour n’est pas passée inaperçue auprès de sa famille, de ses proches et de son équipe», indique-ton dans ce message signé par «l’équipe de Maripier».

«Bien que Maripier ne soit pas disponible présentement, soyez assurés que nous lui transmettrons tous vos bons mots», conclut la publication, qui avait été likée par 13 000 personnes, et repartagé 238 fois en une journée.

Dans la foulée de plusieurs révélations entourant les gestes déplacés qu’elle a reconnu avoir posés sur la chanteuse Safia Nolin, et lâchée par plusieurs de ses partenaires d’affaires, Mariepier Morin a annoncé qu’elle se retirait du milieu artistique pour amorcer une thérapie.

Le Cinéma ByTowne rouvrira ses portes le 24 juillet

Cinéma

Le Cinéma ByTowne rouvrira ses portes le 24 juillet

Le Cinéma ByTowne a annoncé qu’il rouvrira ses portes à partir de vendredi 24 juillet.

Un maximum de 50 personnes seront admises pour chaque projection, tel que l’impose  la réglementation provinciale, indique la direction du Cinéma ByTowne dans un communiqué émis lundi 20 juillet.

La configuration des place assises sera revue de façon à permettre la distanciation sociale à l’intérieur des lieux. Des bandes jaunes démarqueront les espaces de chacun dans cette salle qui compte 650 fauteuils.

À LIRE AUSSI :  Les cinémas de l’Ontario face à la réouverture

Le ByTowne encourage sa clientèle à utiliser son nouveau système de billetterie électronique, pour faciliter la distanciation et «garantir» une place assise.  

Trois longs métrages seront projetés pour la journée de réouverture. Ce sera l’occasion d'apprécier The Booksellers de D.W. Young; le long métrage français Docteur?, mettent en vedette Michel Blanc et Hakim Jemili; ainsi que Parasite du Sud-Coréen Bong Joon-ho – qui  a décroché l’Oscar du meilleur film en même temps  que l’Oscar du meilleur film étranger, cette année.

La programmation du ByTowne est vouée aux films de répertoire et au cinéma indépendant dans le centre-ville d’Ottawa.

Le stand de nourriture ne sera quant à lui pas ouvert, a précisé le propriétaire des lieux, Bruce White, la semaine dernière. 

Renseignements: 613-789-4600 ; bytowne.ca

Mémoires de Bluesfest [PHOTOS]

Festival

Mémoires de Bluesfest [PHOTOS]

Dans un monde sans coronavirus, des milliers de personnes auraient envahi le site du Bluesfest d’Ottawa pour assister à l’édition 2020 de l’événement annuel qui devait avoir lieu du 9 au 19 juillet. Malheureusement, les plaines LeBreton sont demeurées bien silencieuses et la programmation a été remise à l’an prochain. Mais, pour alimenter nos âmes de festivaliers, l’équipe du Droit vous offre quelques-uns de ses meilleurs souvenirs glanés au fil des éditions passées.

P!nk (2017)

Voir P!ink en spectacle est toute une expérience. Mais on était loin du compte, en ce 9 juillet 2017.

La chanteuse est apparue en très grande forme sur la scène du Bluesfest. Entourée de ses danseurs, elle a arpenté le « cat walk », s’avançant ainsi dans une foule ultra compacte. 

Tout y était. Un son puissant, un éclairage tout aussi puissant et P!nk. Une vraie rockeuse, même si parfois elle se voile dans un enrobage pop.

Tout se déroulait à merveille jusqu’à ce que l’on remarque que les techniciens perchés sur les deux tours devant la scène quittent leur poste. Les deux gros projecteurs de poursuite se sont éteints. Et quelques minutes plus tard, lorsque la diva et son guitariste Justin Derrico étaient installés au bout de la passerelle pour un moment acoustique, le vent se lèva et la pluie — diluvienne — inonda le site. 

Malgré que cette pluie rendait la prestation périlleuse autant pour les artistes que pour les instruments, P!nk est resté là. À chanter et s’amuser avec Dame nature. 

Brasse Camarade parmi les géants

Que sont-ils devenus ?

Brasse Camarade parmi les géants

Le trio franco-ontarien Brasse Camarade, fondé en 1990 par François Lamoureux (guitare, saxophone et voix) et Pierre Lamoureux (basse), a connu un immense succès populaire au Canada et à l’international... mais le groupe s’est heurté au Québec à un mur idéologique cimenté par quelques membres de l’intelligentsia radiophoniques qui « n’aimaient pas notre accent » et qui avaient le bras un peu trop long, estiment aujourd’hui les deux frères Lamoureux.

Le groupe a disparu de la circulation au tournant des années 2000, mais les deux frangins ont aussitôt rebondi.

«Le plus grand feu d’artifice de l’été» aura lieu à Gatineau

Spectacle pyromusical

«Le plus grand feu d’artifice de l’été» aura lieu à Gatineau

L’équipe des Grands Feux prépare un énorme déploiement de feux d’artifice – «le plus grand de l’été» au Canada, précisent-ils – qui sera tiré à partir de huit lieux différents sur le territoire de Gatineau. Des lieux tenus «secrets», stipulent-ils.

Les Grands Feux du Casino Lac-Leamy - Sound of Light (Les Grands Feux) ont indiqué jeudi 16 juillet qu’ils s’étaient associés avec le FMG (Festival de montgolfières de Gatineau) pour présenter le spectacle Illumination.

Celui-ci, qui éclairera les cieux gatinois le 15 août prochain sur le coup de 21h, constituera selon l’équipe des Grands Feux «le plus grand déploiement de feux d’artifice de l’été au pays! ».

«Un spectacle pyromusical gratuit d’une quinzaine de minutes éblouira simultanément le ciel de 8 différents sites secrets de la ville de Gatineau», indiquent-ils dans un message affiché sur Facebook jeudi matin.

Ce message est accompagné des mentions «Surprise, surprise» et «surexcité(e)».

La firme Royal Pyrotechnie, partenaire des récentes éditions des Grands Feux, s’occupera des opérations logistiques.

Les lieux sont tenus secrets pour inciter le public «à profiter de cette expérience unique dans le confort» de sa cour arrière, son perron ou son balcon.

Renseignements: feux.qc.ca/illumination.

Retour de <em>Star Académie </em>: auditions prévues en septembre

Télévision

Retour de Star Académie : auditions prévues en septembre

TVA, Québecor Contenu et Productions Déferlantes, qui préparent activement le retour en ondes de l’émission Star Académie pour l’hiver prochain, ont annoncé pour septembre le début des auditions.

Ces auditions se tiendront « dans plusieurs régions du Québec et au Nouveau‐Brunswick », a dévoilé mardi 14 juillet l’équipe de production. Elles sont destinées à des chanteuses et chanteurs « âgés entre 16 et 30 ans », rappelle-t-elle. Le processus de participation respectera à la lettre les normes de santé publique en vigueur, est-il précisé.

La formule de l’émission de télé-crochet restera sensiblement la même : « ces artistes de la relève auront la chance de s’épanouir sous nos yeux en bénéficiant des précieux conseils d’une cohorte exceptionnelle de professeurs et de retrouver sur scène les plus grands noms de la chanson d’ici et d’ailleurs » annoncent les producteurs.

« Ce que nous désirons mettre de l’avant, c’est de voir ces jeunes talents bruts bénéficier du bagage d’artistes établis. D’être témoins de la transmission des connaissances entre l’expérience et la relève », a précisé mardi le vice‐président aux contenus originaux de Québecor Contenu, Denis Dubois.

Ils ont profité de cette annonce pour dévoiler la nouvelle identité visuelle de Star Académie. «Élégante et contemporaine», la signature de l’édition 2021 a été conçue par l’agence de design montréalaise Baillat Studio.

Les dates et les villes d’auditions seront précisées « prochainement ». Tous les détails concernant les inscriptions sont disponibles sur le site de l'émission.

Les dimanches soirs

« Star Académie a sans contredit laissé une empreinte indélébile dans le cœur du public. Cette émission continuera de créer des rendez-vous forts les dimanches soirs, grâce à des chanteurs attachants et talentueux qui feront rayonner à pleins feux la chanson d’ici », confie la directrice principale «chaînes et programmation» du Groupe TVA, Nathalie Fabien, en partageant son « enthousiasme ».

Avec la reprise graduelle des activités artistiques, l’émission sera plus que jamais une vitrine d’exception pour la musique et les artistes de chez nous», ajoute Denis Dubois, en référence à l’actuel contexte pandémique. 

Le coproducteur Jean-Philippe Dion s’engage quant à lui à faire découvrir « une cohorte allumée, audacieuse et diversifiée à la fois au niveau des styles musicaux, des origines et des personnalités; un groupe d’artistes talentueux à l’image du Québec d’aujourd’hui ».

Produite par les Productions J, la première mouture québécoise de Star Académie a été diffusée à l'antenne de TVA entre 2003 et 2012.

Unis TV recherche un trio pour partir à l’aventure et réaliser ses rêves les plus fous

Télévision

Unis TV recherche un trio pour partir à l’aventure et réaliser ses rêves les plus fous

Unis TV et les Productions Toast recherchent un trio d’ami(e)s souhaitant «réaliser leurs rêves les plus fous» en participant à une nouvelle série documentaire intitulée L’effet papillon.

L’effet papillon retracera le «périple pancanadien» de trois complices «en quête de dépassement» et «prêts à tout» pour réaliser leur «bucket list». La série documentaire sera composée de treize épisodes qui seront diffusés sur Unis TV à partir du printemps 2021. 

«Et si changer le monde devait débuter par bouleverser son propre univers ?» s’interroge la chaîne de télé.

«Rêves à vivre, activités folles, peur à surmonter...» quel que soit l’objectif ou le défi inscrit sur leur liste commune, les candidats devront tout faire pour «saisir l’instant et accomplir chacune des actions qui y figurent», étaye le diffuseur.

«Chacun a le pouvoir de changer les choses et d’avoir la vie qu’il désire vraiment. Une action, une rencontre, un battement d’aile peut parfois créer des répercussions insoupçonnées!» estiment les producteurs de l'émission, Ian Quenneville et Raphaël Martin, par voie de communiqué. 

 Les tournages de «L’effet papillon» se dérouleront de la fin août à octobre 2020. 

Les inscriptions se font sur le site d’Unis TV.

Les candidatures seront acceptées jusqu’au 2 août 2020. Pour pouvoir s’inscrire, il faut résider au Canada, mentionne la chaîne.

Panorama: lu, vu et entendu cette semaine

Arts

Panorama: lu, vu et entendu cette semaine

Musique

Bigger Love ***, R&B, John Legend

Depuis Get Lifted (2004), John Legend a (presque) négocié un parcours sans faute, récompensé d’au moins un Grammy, un Oscar, un Emmy et un Tony — le premier Afro-Américain de l’histoire à réussir la quadruple couronne. Depuis les excellents Love in the Future (2013) et Darkness and Light (2016), l’homme à la voix d’or nous a seulement gratifiés d’un album de Noël. La déception s’avère donc grande à l’écoute de Bigger Love, collection de chansons génériques peu inspirées qui pige à tous les styles, mais avec une inclinaison pop, parfois disco, qui gâche la sauce. On peut appeler ça s’assoir sur ses lauriers ou un manque d’intérêt pour le métier, Legend a abaissé la barre. Les paroles sont cheezy et plaquées. Quelques morceaux sortent tout de même du lot, en particulier Wild sur lequel Gary Clark Jr. nous offre un solo de guitare pas piqué des vers. Mais c’est vraiment peu sur l’ensemble. Et quel dommage de gaspiller un tel talent! Éric Moreault

Série d'inconduites sexuelles présumées: Yann Perreau lâché par son label

Arts et spectacle

Série d'inconduites sexuelles présumées: Yann Perreau lâché par son label

L’étiquette de disque Bonsound se dissocie du chanteur Yann Perreau, au moment où le milieu de la musique montréalais est secoué par une vague d'allégations d'inconduites sexuelles.

Le label montréalais a rompu ses liens avec le chanteur à la suite d’ informations concernant de présumés gestes d’inconduites sexuelles de la part de Yann Perreau.  

Ces informations ont commencé à circuler sur la Toile vendredi matin. 

Le nom du chanteur a notamment été affiché sur le compte Instagram de Victims.Voices.Montreal, qui, à la façon des mouvements «balance ton porc» et #moiaussi, pointe du doigt des célébrités, tout en rapportant des témoignages de victimes présumées.

Bonsound a rapidement réagi en postant sur sa page Facebook un message sans équivoque quant à sa rupture immédiate avec le chanteur de T’embellis ma vie: «Suite aux allégations d’agressions et d’inconduites sexuelles à l’égard de Yann Perreau, Bonsound annonce sa dissociation immédiate d’avec lui», est-il écrit.

Le label montréalais prévient qu’il procédera «de la même façon auprès de tout autre artiste ou collaborateur qui serait visé par de telles allégations».

Soir de première pour le ciné-parc urbain à Zibi

Cinéma

Soir de première pour le ciné-parc urbain à Zibi

Les gens ont été nombreux jeudi soir à se déplacer à Place des festivals au centre-ville de Gatineau pour assister à la première soirée du ciné-parc urbain à Zibi avec en toile de fond le centre-ville d’Ottawa.

C’est en famille ou en amoureux qu’ils se sont rendus sur le site de la communauté riveraine pour un programme double d’action alors qu’étaient projetés sur un écran géant les films Charlie’s Angels à 21h 30 et Men in Black à 23 h 30. Environ 200 véhicules sont entrés sur le site, rapportent les organisateurs.

«On est ici pour faire vivre une expérience plus qu’une primeur de films, et de ramener l’expérience ciné-parc», a résumé le coprésident de la firme de marketing et événementielle Orkestra, Alex Van Dieren, qui a organisé le ciné-parc urbain chez Zibi.

Les cinéphiles heureux de se déconfinement dans un contexte encadré pouvaient regarder les films dans leur voiture en français ou en anglais sur la bande FM de la radio. Certains avaient apporté leurs chaises de parterre alors que d’autres ont pu regarder les films à la belle étoile dans leur décapotable. Le tout, dans le respect de la distanciation physique entre les groupes.

Éducation à distance: TFO est «ravie» à l'idée que son mandat soit élargi

Éducation

Éducation à distance: TFO est «ravie» à l'idée que son mandat soit élargi

Groupe Média TFO se réjouit du «nouveau mandat» que souhaite lui confier le gouvernement de l’Ontario.

Dans les nombreuses mesures de son projet de loi déposé mercredi pour « favoriser la reprise économique face à la COVID-19», Queen’s Park propose d’élargir les mandats de TFO et de TVO, afin de favoriser et «accroître les possibilités d’apprentissage en ligne» des élèves au niveau secondaire. « Et ce, où qu’ils habitent ou étudient», précise le projet de loi. 

Si elle est adoptée, la «Loi de 2020», modifierait des éléments de la Loi sur l’Office des télécommunications éducatives de langue française de l’Ontario (OTELFO) afin «d’élargir les mandats de TFO ».

Le projet de loi s’appliquerait aussi à TVO, en modifiant la Loi sur l’Office de la télécommunication éducative de l’Ontario. L’objectif est de permettre aux deux diffuseurs ontariens «d’assurer l’administration, la coordination et le soutien centralisés de cours en ligne animés par des enseignants dans le cadre des systèmes d’éducation [...] financés par les fonds publics». Et ce, dans les deux langues parlées à travers la province.

«Nouveau virage pour l’éducation francophone»

Groupe Média TFO a réagi mercredi après-midi à l’annonce de Queen’s Park en remerciant le gouvernement de «la confiance » qu’il lui témoigne et pour l’«opportunité d’enrichir l’enseignement» qu’il lui offre.

«Ce nouveau virage pour l’éducation francophone va stimuler de nombreuses collaborations avec les conseils scolaires et nourrir de nouveaux modèles d’apprentissage», a estimé la présidente du conseil d’administration du Groupe, Carole Beaulieu.

«Nous sommes confiants que l’expertise de Groupe Média TFO en matière de production de contenus éducatifs et culturels et d’innovation technologique saura soutenir ce grand projet de modernisation de l’apprentissage en ligne pour notre communauté», poursuit-elle, dans un communiqué.

L’ex-Beatles Ringo Starr fête ses 80 printemps en ligne et sans McCartney

Arts et spectacles

L’ex-Beatles Ringo Starr fête ses 80 printemps en ligne et sans McCartney

LOS ANGELES — L’ex-Beatles Ringo Starr a célébré mardi son 80e printemps en ligne, coronavirus oblige — avec plusieurs chansons du groupe mythique mais en l’absence de son ex-complice Paul McCartney.

Ringo Starr fête habituellement tous ses anniversaires par de vrais concerts en public devant des centaines de personnes, mais la pandémie de coronavirus l’a contraint d’y renoncer cette année.

Dépeint comme un mari violent, Johnny Depp au tribunal contre le <em>Sun</em>

Justice

Dépeint comme un mari violent, Johnny Depp au tribunal contre le Sun

LONDRES - Trois ans après leur divorce tumultueux, les stars américaines Johnny Depp et Amber Heard se sont retrouvées mardi au tribunal pour l’ouverture à Londres du procès en diffamation intenté par l’acteur au tabloïd britannique The Sun, qui l’avait dépeint en mari violent.

Le comédien de 57 ans, qui a incarné Jack Sparrow dans la saga Pirate des Caraïbes, reproche au journal britannique et à son propriétaire «News Group Newspapers» (NGN) d’avoir présenté comme un fait avéré, dans un article publié en avril 2018, qu’il ait frappé son ex-femme.

Portant un foulard sombre lui couvrant le visage et des lunettes de soleil, l’acteur est arrivé par l’entrée principale à la Haute Cour de Londres, qui doit consacrer environ trois semaines à cette affaires, avec une liste de témoins prévus digne d’un casting de stars

Amber Heard, elle aussi le visage couvert, est venue par l’arrière du bâtiment, tenant les mains des deux personnes l’encadrant.

Les deux ex-époux s’étaient rencontrés sur le tournage de Rhum Express en 2011 avant de se marier en février 2015 à Los Angeles. Le couple avait divorcé avec fracas début 2017. L’actrice de 34 ans avait alors évoqué «des années» de violences «physiques et psychologiques», des accusations vivement contestées par Johnny Depp.

Dans la procédure de divorce, Amber Heard avait retiré sa plainte et Johnny Depp lui avait versé sept millions de dollars - que l’actrice avait redonnés à des associations.

Dans des documents présentés au tribunal mardi matin, les avocats du comédien présentent les accusations de violence le visant de «mensonges absolus», dénonçant les articles du Sun comme contenant des «allégations diffamatoires de la plus grande gravité».

Pendant l’audience, l’avocate de NGN, Sasha Wass, a longuement cuisiné l’acteur afin de lui faire détailler l’inventaire de toutes les drogues qu’il a pu prendre.

«Dans ma jeunesse... mes expériences avec les narcotiques et les stimulants ont commencé à un jeune âge», a-t-il déclaré, interrogé sur une interview dans laquelle il avait expliqué qu’il avait essayé à peu près toutes les drogues à 14 ans.

«On vous voit maintenant très charmant et poli, parlant très doucement, mais il y a une autre face de vous-même, qui est moins charmante», l’a-t-elle interpellé.

«Votre déclaration est assez générale, elle peut s’appliquer à chaque être humain», a rétorqué l’acteur, s’exprimant d’une voix grave.

Le Ottawa ComicCon est reporté

Arts

Le Ottawa ComicCon est reporté

L’édition 2020 du ComicCon d’Ottawa est officiellement reportée d’un an, en raison de la pandémie de COVID.

Cette neuvième édition devait se dérouler du 11 au 13 septembre ; elle n’aura lieu que l’année prochaine, le week-end du 10 au 12 septembre 2021, ont précisé ses organisateurs, mardi 7 juillet. 

«La santé et la sécurité de nos visiteurs, bénévoles, partenaires, commerçants et employés demeure notre priorité numéro un. Nous endossons les mesures prises par le gouvernement et les autorités de santé en matière de lutte à la COVID-19 et espérons que nous surmonterons cette crise tous ensemble», rapporte le co-fondateur du ComicCon d’Ottawa, Alex La Prova.

Le site Internet du ComicCon d’Ottawa s’est doté d’une page spéciale COVID-19 pour répondre (en anglais) aux questions des détenteurs de billets, notamment en ce qui concerne les options de remboursement. 

Malgré les «difficultés» liées à l’actuelle situation pandémique, l’équipe d’administrateurs dit «regarder l’avenir avec espoir et optimisme». «Nous reviendrons encore plus forts et continuerons à participer au rayonnement culturel, économique et touristique d’Ottawa », promet M. La Prova.

Le compositeur italien Ennio Morricone s’éteint à 91 ans

Musique

Le compositeur italien Ennio Morricone s’éteint à 91 ans

ROME — Auteur de centaines de musiques de film et double oscarisé, le célèbre maestro italien Ennio Morricone, réputé pour les bandes originales des westerns spaghetti, est décédé lundi à l’aube à Rome.

Le compositeur est mort à l’âge de 91 ans dans une clinique de la capitale italienne où il était hospitalisé à la suite d’une chute ayant provoqué une fracture du fémur.

Morricone avait créé plus de 500 musiques pour le cinéma, avec des mélodies aussi légendaires que celle du film Le bon, la brute et le truand (1966).

Ennio Morricone «s’est éteint à l’aube avec le réconfort de la foi», indique un communiqué de l’avocat et ami de la famille Giorgio Assumma.

«Il est resté pleinement lucide et d’une grande dignité jusqu’au dernier moment», ajoute le communiqué.

«Moi, Ennio Morricone, je suis décédé, je l’annonce aux amis proches et à ceux un peu plus lointains. Il y a une seule raison qui me pousse à saluer comme ça et à avoir des funérailles privées: je ne veux déranger personne», a-t-il écrit dans sa nécrologie lue par Me Assumma devant la clinique où le maestro était hospitalisé, selon l’agence AGI.

Hommage unanime

Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez rappelle ainsi sur Twitter qu’Ennio Morricone a été l’auteur «de plus de 500 musiques de film dont certaines, comme Cinema Paradiso, considérées comme d’authentiques chefs-d’œuvre».

«Nous nous souviendrons pour toujours et avec une reconnaissance infinie, du génie artistique du maestro Ennio Morricone. Il nous a fait rêver, il nous a émus et fait réfléchir, écrivant des notes inoubliables qui resteront pour toujours dans l’histoire de la musique et du cinéma», a réagi sur Twitter le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.

«Adieu maestro et merci pour les émotions que tu nous as offertes», a commenté sur Twitter Roberto Speranza, ministre de la Santé.

L’hommage de la classe politique italienne a été unanime, de la gauche à l’extrême droite et un député a immédiatement proposé de donner son nom à une rue de Rome.

«Ennio Morricone l’empereur de la musique au cinéma, un harmonica, des rythmes, mélodies, instruments inattendus, des trilles, 3 notes faciles à retenir, la prodigalité de ses partitions», a réagi sur Twitter Gilles Jacob, ancien directeur du Festival de cinéma de Cannes.

«Si triste de la disparition de l’immense Ennio Morricone. Le petit Toto de Cinéma Paradiso et tous les amoureux du compositeur sont bouleversés aujourd’hui», a commenté pour sa part le violoniste français Renaud Capuçon.

«Il y a des personnes qui ont la capacité de rendre le monde meilleur parce qu’elles savent créer de la beauté», a commenté pour sa part l’actrice italienne Monica Bellucci.

Concerts importants

Pour ce musicien exigeant, les concerts étaient aussi importants pour pleinement apprécier ses compositions.

«Car au cinéma, on ne peut pas écouter avec attention la musique, il y a les dialogues, les bruits, les effets spéciaux, tout cela distrait le public. Or, la musique doit être écoutée et les concerts permettent au public d’écouter ma musique, seulement ma musique», avait-il expliqué à l’AFP en 2017 dans le studio qu’il a aménagé dans son vaste appartement romain.

Dès l’âge de six ans, Ennio Morricone, né le 10 novembre 1928 à Rome, commence à composer. À dix ans, il s’inscrit au cours de trompette de la prestigieuse Académie nationale Sainte-Cécile à Rome.

Il étudie également la composition, l’orchestration, l’orgue et s’initie à la musique sérielle.

Après avoir débuté par la musique «sérieuse», il commence en 1961 à 33 ans au cinéma avec Mission ultra-secrète de Luciano Salce.

La célébrité arrive avec Pour une poignée de dollars (1964) de Sergio Leone. Sa collaboration fructueuse avec le maître du western spaghetti lui apporte une réputation internationale.

Mais Morricone ne se cantonne pas au western. Ce Romain compose des bandes originales pour des films d’époque comme 1900 ou Vatel, des comédies telles que La cage aux folles et met en musique des films engagés: Sacco et Vanzetti (Here’s to You chanté par Joan Baez), La classe ouvrière va au paradis ou La bataille d’Alger.

L’OCNA n’oublie pas de fêter – virtuellement – Beethoven

Musique classique

L’OCNA n’oublie pas de fêter – virtuellement – Beethoven

Tout au long de la semaine du 6 au 10 juillet, l’Orchestre du Centre national des Arts (OCNA) célébrera –  de façon virtuelle – «le génie créatif» de Ludwig van Beethoven – dont on commémore cette année le 250e anniversaire de naissance.  

Les 6 et 7 juillet, la série Pause-midi avec l’OCNA mettra l’accent sur l’œuvre de Beethoven, laquelle reflète le «mélange de génie, de folie et de romantisme» du légendaire compositeur, assure l'OCNA. Ces courtes prestations musicales seront diffusées sur la page Facebook de l’Orchestre du CNA et sur la chaîne YouTube du CNA (à midi, heure avancée de l’Est). 

Dans un entretien rediffusé en direct mardi 7 juillet à 11 h, le chef de l’OCNA, Alexander Shelley et ses invités – les contrebassistes Joel Quarrington et Peter Eratostene – aborderont la Neuvième Symphonie de Beethoven. 

Le trio explorera la préparation du récitatif de contrebasses qui figure au quatrième mouvement de la célèbre symphonie, puis le maestro décrira sa façon d’approcher et de diriger ce chef-d’œuvre de la musique classique.

Les abonnés du courriel hebdomadaire L’OCNA à domicile * recevront des liens vers des archives musicales mettant en vedette la Symphonie n° 5 et la Symphonie n° 6, dite Pastorale, de Beethoven. «Les auditeurs auront la rare occasion d’entendre l’extraordinaire pianiste chilien Claudio Arrau interpréter le Concerto pour piano n°3 de Beethoven dans un enregistrement de 1971», souligne l’OCNA.

Dans le cadre de la série Parlons musique, Alexander Shelley discutera (en anglais) avec le violoniste britannique Daniel Hope, président de La Maison de Beethoven à Bonn. Leur entretien sera diffusé en direct sur Facebook jeudi 9 juillet, à 12 h 30 (HAE).  

On pourra visionner les deux émissions animées par Alexander Shelley ici.

L’OCNA consacre à Beethoven une page d’informations biographiques sur son site Internet, tandis qu’Alexander Shelley propose sur Youtube une vidéo pour découvrir Beethoven et son œuvre. 

*Pour recevoir L’OCNA à domicile CNA tous les mercredis soirs à 20 h, on peut s’inscrire ici

L’ADISQ confirme la tenue de ses galas télévisés cet automne

Télévision

L’ADISQ confirme la tenue de ses galas télévisés cet automne

Louis-José Houde et Pierre Lapointe seront de retour à la barre des galas de l’Adisq prévus cet automne.

La tenue des deux galas télévisés a été confirmée de façon officielle par l’ADISQ lundi 6 juillet, en même temps que le nom des deux animateurs. Louis-José Houde animera donc son 15e Gala de l’ADISQ consécutif, tandis que Pierre Lapointe animera le Premier Gala de l’ADISQ, et ce pour la 2e fois.

Les galas auront ainsi lieu «malgré la pandémie qui a immobilisé la planète pendant quelques mois», souligne l’organisme, par voie de communiqué.

Affichant un ton positif, l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) se «réjouit» d’avoir recensé un nombre d’initiatives «aussi grand que les dernières années, sinon plus imposant encore». Selon ses calculs, «232 albums, 69 spectacles et 117 vidéoclips» ont été recensés entre le 1er juin 2019 et le 31 mai 2020.  Voilà «qui prouve une fois de plus toute la créativité de nos artistes d’ici», estime l’organisme.

La 42e édition du Gala de l’ADISQ sera présentée en direct sur ICI Télé, dimanche 1er novembre, dès 20 h. Il sera précédé par le Premier Gala, quant à lui diffusé le mercredi 28 octobre, à 20 h, sur les ondes de Télé-Québec.

« Pour ma quinzième année à l’animation, on m’organise une grande fête... avec quinze personnes», a réagi Louis-José Houde, à la blague. «Mais je ferai tout en mon possible pour que le Gala de l’ADISQ 2020 ne ressemble pas...à 2020» promet l’humoriste, en s’exclamant « Champagne, presque showbiz ! » en conclusion.

Les cinémas sortent de l’ombre

Cinéma

Les cinémas sortent de l’ombre

Les salles de cinéma du Québec ont majoritairement accueilli les cinéphiles vendredi, alors que leur déconfinement a été officialisé la semaine dernière.

C’est une bonne nouvelle pour cette industrie qui n’avait reçu aucune aide gouvernementale pendant le confinement.

Esther Beauchemin quitte La Vieille 17 heureuse mais inquiète

Théâtre

Esther Beauchemin quitte La Vieille 17 heureuse mais inquiète

Esther Beauchemin a officiellement cédé, vendredi 26 juin, la direction artistique du Théâtre de la Vieille 17, dont elle tenait la barre depuis 14 ans. Voire 15, en ajoutant l’année 2005, quand elle en a eu la charge, en tant qu’adjointe  de Robert Bellefeuille, co-fondateur de la compagnie ottavienne.

À l'heure de dresser le bilan de son passage, Esther Beauchemin se montre humble. Elle n’ose dire comment elle a marqué de son empreinte La Vieille 17, si ce n’est pour reconnaître que les spectacles qu’elle a proposés – que ce soit à titre d’auteure, de metteure en scène ou de programmatrice – «s’inscrivent dans une réflexion sociale». 

«Pour moi, la dimension politique et sociale sont importants, surtout dans une communauté en situation minoritaire», explique celle qui a notamment offert Souffler la veilleuse, traitant de «suicide assisté, l’importance de mourir dans la dignité et le droit de choisir comment on part», ou encore ce Conte de l'apocalypse, proposé l'hiver dernier, qui abordait  les changements climatiques, entre humour et catastrophisme.

Mais si «la résonance sociale» des thèmes lui importe, il ne dont jamais une fin en soi. «Avant tout, je fais du spectacle. Le public est donc important, même si certains créateurs pensent que non, ou que c’est à lui de s’adapter à ce qu’on lui propose. Du théâtre, c’est une communion avec le public. Ça ne veut pas dire ‘plaire à tout prix’, mais se préoccuper de ceux qui écoutent.»


Iceberg scolaire

Son véritable legs, toutefois, s’est beaucoup joué en coulisses, estime-t-elle. Dans les écoles. Et en s'assurant d’«inscrire la Vieille 17 dans la communauté». 

Car, rappelle-t-elle, «on est une compagnie ‘iceberg’. Nos spectacles et nos tournées, c’est la partie qui affleure, mais on a tout un volet en milieu scolaire, avec des formations aux enseignants pour [bonifier] le cursus en arts dramatiques.» 

Depuis ses débuts, la Vieille 17 s’est donné le double mandat de s’adresser tant au public adulte qu’à la jeunesse. Régulièrement, «nos comédiens s’installent dans les écoles pendant deux semaines», pour travailler avec les élèves et les profs un thème ou une forme théâtrale (le masque, par exemple) spécifiques. Puis «les élèves viennent à La Nouvelle Scène présenter ce qu’ils ont appris».

Elle mentionne aussi le projet scolaire Les hauts parleurs, lancé il y a deux an. Il a pour objectif d’aviver «le plaisir de la lecture à voix haute»: «les élèves apprennent à décortiquer le texte de façon de façon ludique et amusante.» 

Cela vient renforcer l’initiative Lire et délire, série de formations axées sur la compréhension de textes, désormais données «partout en Ontario». Mme Beauchemin s’enorgueillit d’avoir «beaucoup développé» cet exercice de «consolidation de la langue», qui est selon elle essentiel à l’épanouissement des communautés francophones, en ce qu’il s’inscrit plus largement dans le travail de renforcement de la «fierté linguistique».

La Fête du Canada de Pierre-Yves Lord: se rassembler, sans se «conter de menteries»

Télévision

La Fête du Canada de Pierre-Yves Lord: se rassembler, sans se «conter de menteries»

Pierre-Yves Lord a hâte de renouer avec les festivités du 1er juillet, à l’antenne de Radio-Canada. Le Québécois coanimera, compagnie de la chanteuse Serena Ryder, les deux émissions radio-canadiennes soulignant le 153e anniversaire du Canada.

Ce que Pierre-Yves Lord avait fait une première fois l’an passé, en direct de la colline du Parlement à Ottawa. Il partageait alors le micro avec Angeline Tetteh-Wayoe.

Cette fois, les choses sont un peu différentes, puisque le grand spectacle sera virtuel, à l’image du reste des festivités nationales.

Un «défi» supplémentaire, convient-il. Mais rien pour inquiéter Pierre-Yves Lord, qui a multiplié les animations et interventions tout au long de la pandémie de COVID-19.

Durant ces derniers mois de confinement, il a, depuis le studio  qu’il a installé dans son antre familiale, pris un grand plaisir à «reconnecter les gens dans la solitude» de leurs foyers, en proposant de sympathiques «5 à 7» et en jouant au DJ sur les ondes de Radio-Canada – en attendant de pouvoir retrouver la barre de l’émission 100 Génies, qu’il animait.

«L’an passé, on avait la foule immense d’Ottawa, alors on profitait de son énergie. Cette année, c’est différent, on essaie de reproduire une ambiance festive de façon virtuelle». Les deux coanimateurs s’appuieront sur de nombreuses capsules pré-enregistrées, surtout pour l’émission de l’après-midi. 

Intitulée La fête du Canada à travers le pays, cette émission bilingue sera l’occasion de métisser de nombreux artistes canadiens.

«Depuis un studio, on va proposer une tournée virtuelle du Canada; les artistes vont nous dire un mot de leur réalité, nous  parler de leur coin de pays.» De Moncton à Yellowknife, en passant par Calgary, Sudbury, Montréal, Québec et Winnipeg, le voyage reflètera «la grande diversité musicale» du pays. Au détour de cette traversée coast to coast, les téléspectateurs pourront entendre l’Orchestre du Centre national des Arts d’Ottawa (OCNA), ainsi que la Gatinoise d’origine Laurence Nerbonne.

«Ça va être le fun, on va avoir toutes sortes de rencontres artistiques surprenantes», dont une chorégraphie de ballet sur la musique [cajun] de Salebarbes», illustre-t-il. «On va terminer avec l’hymne national, avec Marc Hervieux, Julie Nesrallah et l’OCNA.»

L’émission prendra l’antenne de 13 h à 14 h (de l’Est) et sera retransmise sur CBC, la CPAC et les plateformes numériques de Patrimoine canadien.

Le Musée des beaux-arts du Canada rouvrira ses portes le 18 juillet

Musées

Le Musée des beaux-arts du Canada rouvrira ses portes le 18 juillet

Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) recommencera à accueillir le grand public à partir de samedi 18 juillet.

Les Membres du Musée pourront quant à eux renouer avec les expositions en cours deux jours plus tôt, dès le 16 juillet, a précisé le MBAC vendredi, par voie de communiqué.

Un protocole de distanciation physique sera instauré et le nombre de visiteurs sera limité «afin d’assurer la sûreté du public et du personnel ». 

Dans un premier temps, le musée instaure un horaire spécial, en réduisant l’accès à quatre jours par semaine. Pour cette «première phase de réouverture», le musée ne sera ouvert que du jeudi au dimanche, de 10 h à 17 h (les jeudis jusqu’à 20 h). 

Plusieurs expositions en cours avant la fermeture seront à nouveau proposées, et même  prolongée jusqu’à l’automne, souligne le MBAC.

Ainsi, Àbadakone | Feu continuel | Continuous Fire, consacrée d’art autochtone international, rouvrira à compter du 23 juillet et se prolongera jusqu’au 4 octobre. Les Beautés monstrueuses dans l’estampe et le dessin anciens européens (1450-1700) ne quitteront pas les murs du MBAC avant l’automne, elles non plus.

Les visiteurs pourront à nouveau parcourir les salles des collections d’art canadien et autochtone, d’art européen, et d’art contemporain, et apprécier l’installation More Sweetly Play the Dance, de l’artiste sud-africain William Kentridge.