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Alex Richard vient de lancer un nouveau mini-album dans lequel il a réuni plusieurs amis avec qui il avait envie de travailler.
Alex Richard vient de lancer un nouveau mini-album dans lequel il a réuni plusieurs amis avec qui il avait envie de travailler.

Alex Richard: huis clos entre amis [VIDEO]

Mario Boulianne
Mario Boulianne
Le Droit
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On pourrait écrire qu’Alex Richard s’est payé un trip de chums avec son dernier projet, et on ne se tromperait pas de beaucoup.

En effet, le membre du groupe trad-celtique Bodh’aktan a réuni autour de lui des amis de longue date avec qui il rêvait de travailler, autant pour leur talent que pour la complicité qu’il a développée avec eux.

« C’était un véritable cadeau que je me suis fait, lance-t-il d’emblée. Ça peut même passer pour un projet égoïste puisqu’au départ, je me suis fait plaisir en premier. J’ai monté ce projet comme un bonheur personnel. »

Avec ce mini-album de quatre chansons intitulé Clôturé, Alex Richard est allé puiser dans ses influences classic rock, ancrées dans son bagage personnel depuis longtemps.

« Avec ce EP, j’ai ramassé des chansons qui ne marchent pas pour Bodh’aktan, confie l’auteur-compositeur. Les quatre chansons ont des vibes différentes, qui ne s’accrochent pas nécessairement une à l’autre. Et en plus, j’ai travaillé avec des personnes différentes ce qui renforce l’individualité de chaque chanson par rapport aux autres. »

C’est un projet d’enregistrement qui se rapproche beaucoup du huis clos, c’est-à-dire que Richard s’est adjoint trois réalisateurs différents avec qui il a travaillé indépendamment.

Simon Pedneault (Louis-Jean Cormier, Patrice Michaud, Gabrielle Shonk) a mis sa touche sur Si le bonheur et Tous seuls ensemble, Pierre Fortin (Les Cowboys fringants, Galaxy, les Dales Hawerchuk) a fait de même sur une 3000 tours alors que Fred St-Gelais — qui a souvent collaboré avec Alex Richard — s’est permis de coréaliser Le vent va virer de bord tout en matriçant l’ensemble du mini-album.

« C’était un peu risqué, je l’avoue, de faire appel à autant de personnes pour seulement quatre chansons, estime Alex Richard. Mais, ce sont tous des gars de grand talent avec qui j’avais vraiment envie de travailler. C’était donc un risque calculé, si l’on peut dire. »

Après l’écriture des chansons, Alex Richard avait déjà associé un réalisateur à chacune d’elle. Comme si chaque pièce avait été un projet « personnalisé » pour chaque réalisateur.

« J’ai envoyé les tounes à chacun de ces gars-là. Je leur ai simplement dit de les écouter et qu’ils me reviennent avec leurs idées, ajoute-t-il non sans une petite fierté dans la voix. C’est la première fois que j’ai ce genre de démarche et je crois aussi que c’est la première fois que mes chums ont travaillé de cette façon. »


« C’était un véritable cadeau que je me suis fait. »
Alex Richard, auteur-compositeur-interprète

Quatre univers

La formule a semblé plaire autant à l’auteur-compositeur qu’aux réalisateurs. 

Le travail s’est donc enclenché de part et d’autre. 

« C’était quand même une belle idée. Une première pour moi, mais aussi pour eux, révèle-t-il. Ce qui était particulièrement comique c’était de les voir, chacun de leur bord, se demander comment se débrouillaient les autres. Il faut dire qu’ils se connaissent également très bien. »

Deux ans après un premier EP en solo, En attendant le bateau, le musicien originaire des Îles-de-la-Madeleine — qui n’a même jamais perdu son accent des Îles — inscrit donc ce nouvel effort dans quatre univers différents.

« Quatre chansons, quatre univers, quatre facettes de ma personnalité, renchérit Richard. C’était vraiment le mot d’ordre de cet EP dont l’objectif premier était de générer du pur plaisir. C’est aussi né de ce sentiment d’être pogné, tant par la routine que le confinement ou le simple désir de changer d’air. »

Sur la pièce Le vent va virer de bord, qu’il a écrit avec Pierre Hervé Goulet, on y parle de l’espoir d’un changement alors que pour Si le bonheur, coécrite avec Lydia Stanca, c’est la confiance en soi qui est exprimée.

Tous seuls ensemble est, pour sa part, une chanson qui parle de la situation actuelle. « Je n’avais pas envie d’écrire sur la pandémie, mais, ça s’est imposé, de dire Richard.

Enfin, pour 3000 tours, cette chanson coécrite avec Pierre Fortin est clairement une «toune de char».

«J’ai tellement hâte de prendre la route et de faire jouer cette chanson-là dans mon auto...»

Sans prétention, Alex Richard dit vouloir mettre cartes sur table avec ce disque.

«Cette musique, c’est ce que je suis, ce que j’aime, affirme-t-il. J’aurais bien voulu en faire un album complet, mais puisque je produis moi-même mes albums, tout était une question de budget. Mais, je ne suis pas peu fier du résultat.»