La nomination de Koriass dans la catégorie Interprète masculin de l'année à l'ADISQ est une première pour la scène hip-hop au Québec.

ADISQ: une prestigieuse nomination pour Koriass

Une cérémonie, des paillettes, une casquette... Les rappeurs québécois, en mal de reconnaissance médiatique, auront enfin leur moment de gloire. Le chanteur Koriass figure en nomination comme interprète masculin de l'année au prochain Gala de l'ADISQ.
Une première pour un rappeur sélectionné dans la prestigieuse catégorie. « Au vrai gala ! » s'enthousiasme l'heureux élu, qui l'est aussi dans la catégorie Spectacle de l'année - auteur-compositeur-interprète pour L'Osstidtour, avec Alaclair Ensemble et Brown. Mais avant la cérémonie et l'annonce des lauréats,  le 29 octobre, Koriass s'attaquera à la scène de l'Auditorium de la polyvalente Nicolas-Gatineau le 22 septembre, à 20 h.
« La scène, c'est vraiment là où je me m'éclate, où tout le travail en studio se concrétise », raconte le chanteur dont le plus récent disque, Love Suprême, s'est déjà distingué comme l'album de l'année hip-hop.
À coup de prises de parole (sur le féminisme notamment), de tournées, d'interventions dans les médias - « et parfois dans des émissions de variétés que je n'aimais pas forcément », ou de conférences dans les écoles - Koriass s'est taillé une solide réputation. 
Sur scène, il s'entoure d'un bassiste, d'un batteur et d'un DJ pour un set à moitié inspiré de son plus récent opus, mais puisant aussi dans ses succès passés exportables sur scène. « J'évolue au changement d'énergies, indique-t-il. Que le spectacle commence fort, que ça finisse fort, mais qu'il offre aussi quelques moments a cappella. »
Koriass, dont le pseudonyme a été choisi par un ami d'adolescence quand il faisait ses premières armes en joutes de rap, n'a d'autre prétention que de rendre heureux son public. De rester intègre et de se dépasser de projet en projet.
« Je n'écris pas facilement, avoue le trentenaire. J'ai deux enfants, j'éprouve le besoin de m'isoler dans mon studio pour créer mais ça reste un travail. L'inspiration est un muscle à entretenir. »
Dans la dernière décennie, le rappeur figure parmi les plus emblématiques - car influent et respecté - de la scène québécoise. Considéré comme une bête de scène, Koriass ne la fréquente pas pour autant comme spectateur, « par manque de temps, dit-il, parce que les concerts à voir ont souvent lieu pendant les tournées ».
Il citera Jay Z - le tout dernier concert auquel il a assisté, il y a quatre ans, en France - et Kendrick Lamar qu'il n'a pas réussi à voir au Québec lors de sa tournée estivale. 
Voici un aveu qui illustre bien qu'en musique aussi, les cordonniers sont les plus mal chaussés.  
POUR Y ALLER :
Le 22 septembre, 20 h
Polyvalente Nicolas-Gatineau
819-243-2525 ; salleodyssee.ca