Marie-Ève Janvier animera <em>À tour de rôles </em>à compter du 14 septembre à TVA.
Marie-Ève Janvier animera <em>À tour de rôles </em>à compter du 14 septembre à TVA.

À tour de rôles: le nouveau défi de Marie-Ève Janvier

Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est
Après huit années passées à la barre de la téléréalité L’Amour est dans le pré, Marie-Ève Janvier poursuivra son parcours d’animatrice à la nouvelle émission À tour de rôles, diffusée dès le 14 septembre sur les ondes de TVA. Un nouveau défi qu’elle a accepté dans un mélange d’excitation, de peur et d’humilité.

« Même si j’ai un bagage de huit ans grâce à L’Amour est dans le pré, je me considère encore comme une animatrice en mode apprentissage. C’est comme si je venais de finir mon secondaire et que je commençais mon cégep », compare la jeune femme originaire de Roxton Pond.

Il faut admettre qu’À tour de rôles sera bien différente de la téléréalité où elle a fait ses classes. Le concept : chaque semaine, elle accueillera deux comédiens qui se sont partagé la vedette dans une même production et dont les personnages nous ont touchés.

« On va plonger dans leurs souvenirs, mais surtout leurs anecdotes, les coulisses des plateaux, comment ils se sont préparés à ces rôles-là et à certaines scènes marquantes », explique Marie-Ève Janvier.

En plus du plateau commun, chaque invité se verra rappeler trois autres rôles marquants de sa carrière, le tout appuyé par de multiples photos et extraits vidéos, et même quelques invités surprises. D’ailleurs, il y aura beaucoup d’émotions au rendez-vous, promet l’animatrice.

Le décor grandiose, véritable architecture visuelle composée d’immenses écrans sur 270 degrés, aide d’ailleurs en ce sens, affirme-t-elle.

« On voulait vraiment donner l’impression d’être dans un genre de Time Square. L’écran derrière moi fait 18 pieds de haut ! Ça a un effet magique sur les comédiens. Eux se voient sur les écrans, mais moi, je vois leur face et tout ce que ça leur fait revivre. Et comme ils ne voient pas les caméras, qui sont cachées par ces écrans, ils s’ouvrent d’emblée. »

Se déstabiliser

À tour de rôles a été imaginée en quatre mois pour pallier les contraintes de tournage liées à la COVID. Début mai, Attractions Images avait le go pour développer son concept. Début juin, Marie-Ève Janvier se faisait appeler pour aller passer une audition pour l’animation.

« Ma première audition télé, précise-t-elle. Honnêtement, j’allais là en me disant que je n’allais sûrement pas être retenue. »

Quelques jours plus tard, on la rappelait pour lui dire le contraire. « Je n’en revenais pas ! »

Dans le meilleur des mondes, elle aurait fait cohabiter L’Amour est dans le pré et À tour de rôles dans son horaire, mais les deux réseaux — V (maintenant Noovo) et TVA — ont refusé. Elle a opté pour la nouveauté.

« J’ai adoré faire L’Amour est dans le pré, et j’adorais encore ça. La fille tripait encore autant à rencontrer du nouveau monde chaque année, mais l’animatrice était un peu dans ses pantoufles », admet-elle.

« J’aime la routine, la sécurité qu’elle apporte. Mais j’ai aussi besoin d’aller plus loin, de me déstabiliser pour continuer à avancer, enchaîne-t-elle. Et là, je sentais que j’avais besoin d’un nouveau projet. Un nouveau défi. Quelque chose qui allait me donner des papillons dans le ventre. Ce désir ne ment jamais. Ce mélange d’excitation et de peur de ne pas être à la hauteur, de manquer son coup qui pousse à vouloir se dépasser. »

Cette fébrilité, ce désir de bien faire les choses l’a poussée à s’investir à fond dans son nouveau rôle. « Je ne voulais pas me contenter d’un extrait de 30 secondes, je voulais voir toutes les séries, connaître toutes les carrières de A à Z pour être bien préparée », affirme Marie-Ève Janvier.

Mais elle a tôt fait de se rendre compte que la tâche était humainement impossible. « Tout regarder de Marc Messier ou de Guylaine Tremblay, ça se pouvait pas. Il a fallu que je laisse tomber mon petit côté première de classe et travailler plutôt ma confiance et mon écoute. En suivant l’invité, je me suis rendu compte qu’on pouvait tricoter quelque chose de beau pour que ce soit le plus naturel possible. »

Nostalgique

Marie-Ève Janvier n’est pas une pro de la télé. « Je connais mes classiques comme tout le monde, tout au plus », dit-elle.

Ça ne l’empêche pas de croire que ce projet était fait pour elle. « J’ai vraiment été séduite par la connexion que ça demandait. S’asseoir avec des invités, prendre le temps de jaser, de se parler dans le blanc des yeux, d’avoir de longues conversations... C’est là, justement, que j’ai pu mettre ma curiosité de l’avant en rencontrant tous ces gens que je ne connaissais pas tant que ça, d’un monde que je ne connais pas tant que ça. »

« Et puis, je suis bien dans la nostalgie, moi. J’aime me rappeler des souvenirs, des bons moments. J’ai d’ailleurs toujours fait des covers avec Jean-François. Il y a quelque chose de réconfortant là-dedans. »

Marie-Ève Janvier avoue d’ailleurs être un brin nostalgique de son passé de chanteuse. « Je le disais justement à mon chum cette semaine, ça me manque de chanter. Je m’ennuie de prendre la route, de monter sur scène, de dormir à l’hôtel... J’ai d’ailleurs le fantasme, un jour, de refaire une tournée en famille. »

La porte n’est donc pas complètement fermée sur la musique. « Elle va probablement toujours rester ouverte. Ça fait partie de moi. D’ailleurs, quand des projets comme Forever gentlemen se présentent, j’embarque à cent mille à l’heure. Oui, c’est plus des projets musicaux comme ça qui m’allument maintenant. »