Dans une missive de plus de 1000 mots, Yvon Michel s'est dit surpris des commentaires de Berbetiev et son avocat.

Yvon Michel réplique à Beterbiev

(Montréal) Vingt-quatre heures après une conférence de presse explosive lors de laquelle le boxeur Artur Beterbiev et son avocat ont vertement critiqué le promoteur Yvon Michel et son organisation, ce dernier leur a rendu la pareille dans une longue réflexion écrite, vendredi, en répliquant coup pour coup aux affirmations qu'ils ont faites devant les journalistes.
Reconnaissant que le litige dégénère, Michel s'est dit abasourdi par les commentaires de Me Karim Renno et surpris par certains des propos de Beterbiev d'autant plus, dit-il d'entrée de jeu dans sa missive de plus de 1000 mots, que nulle part dans ses déclarations avait-il attaqué le pugiliste russe ou quiconque de son entourage.
Le promoteur montréalais rejette notamment les allégations selon lesquelles il exigeait que Beterbiev laisse tomber sa poursuite contre le Groupe Yvon Michel (GYM) pour que le combat éliminatoire des mi-lourds IBF face à l'Allemand Enrico Koelling ait lieu comme prévu, à la fin du mois de juillet à Brooklyn.
Par ailleurs, il admet avoir sollicité la collaboration de Marc Ramsay et d'Andre Kulesza, respectivement entraîneur et préparateur physique de Beterbiev, pour faire avancer le dossier. Cette initiative qualifiée de confidentielle et normale s'explique, selon Michel, par le fait qu'ils sont des collaborateurs de longue date et que GYM a été le promoteur de tous les boxeurs professionnels que Ramsay a dirigés.
Michel s'étend aussi longuement sur la fameuse question du visa d'entrée aux États-Unis pour lequel Beterbiev a essuyé un refus, accusant Me Renno d'être de mauvaise foi. Le promoteur montréalais soutient que si Beterbiev avait été bien représenté et conseillé, ce problème ne serait pas arrivé et que son combat contre Koelling aurait été présenté comme prévu.
Michel consacre plusieurs paragraphes de son message à son association avec Beterbiev et dresse un bilan de son travail dans le monde la boxe au Québec et même à une plus grande échelle.
« Me Renno se dit choqué que je sois fier du travail que nous avons accompli avec Beterbiev jusqu'à présent. Je le répète : j'en suis très fier ! Malgré une main cassée qui l'a éloigné du ring pendant six mois, une épaule opérée qui l'a mis au repos forcé pendant un an, le Ramadan annuel qui l'écarte du ring, Beterbiev, en 11 combats, a affronté deux ex-champions du monde, combattu sur Showtime, CBS, Spike TV et ESPN, est classé au sommet de toutes les associations mondiales et est à la veille de se qualifier pour le championnat du monde. Il a même reçu une offre de combattre en championnat du monde qu'il a déclinée pour cause de blessure », mentionne-t-il dans un premier temps.
« En 37 ans de carrière amateur et professionnelle, affirme également Michel, j'ai contribué à un essor majeur de la boxe amateur canadienne qui a amené bon nombre de médailles internationales et olympiques au Canada. J'ai collaboré à l'organisation de plus de 200 galas de boxe, été à la direction de plus de 20 boxeurs en championnat du monde professionnel, dont huit d'entre eux sont devenus champions. C'est davantage que quiconque dans l'histoire de la boxe canadienne. Ce parcours-là, j'en suis aussi très fier et ça ne changera pas même si Me Renno tente de le diffamer et qu'il prétend que GYM n'est pas assez bien pour sa vedette. »