Maxime Renaud, Mike Ladouceur, Mathieu Gervais et Richard Groulx.

Xception, le country dans le sang

S'ils se réunissent autour de leurs instruments, les quatre «cousins de la fesse droite» qui forment le groupe Xception, c'est avant tout pour «le plaisir partagé» de poser leurs harmonies vocales sur des rythmes new country «entraînants». Une histoire de «chimie immédiate», évidente dès leurs premiers jam, il y a deux ans, à l'école des Lacs de Masham.
Mais à force d'écumer les festivals country de l'Outaouais, et d'y collectionner les applaudissements, en reprenant tant les standards du genre que des compositions originales, et après avoir été invité à accompagner Irvin Blais sur scène, le quatuor a dû se rendre à l'évidence : il était temps d'envisager «une autre étape».
En attendant la sortie d'un premier album, prévue le 15 mars, les voilà prêts à montrer au public de la salle Odyssée comment sceller une chanson, jeudi, dans le cadre de Gatineau prend la scène.
«C'est un honneur de jouer avec ces trois jeunes. Au début, je leur montrais des choses; aujourd'hui, ce son eux qui m'en apprennent», s'amuse le bassiste, Richard Groulx, qui, à 56 ans, cumule à lui seul l'âge de ses trois complices réunis. Il était suppléant à l'école secondaire que fréquentaient Maxime Renaud (guitare électrique), Mathieu Gervais (guitare acoustique) et Mike Ladouceur (batterie).
«On a hâte de jouer sur cette grande scène», dit-il, à peine intimidé par «le son et l'ambiance» des lieux. Il promet néanmoins «tout un show», rehaussé par la présence de deux invités spéciaux. Le violoniste André Proulx et le steel guitariste Sylvain Pouliot, proches collaborateurs de Paul Daraîche, épauleront le quatuor.
Le côté «western folklorique à la Willie Lamothe» n'étant pas la tasse de thé d'Xception, la prestation sera country-rock. Menée tambour battant par un ex-grand fan de musique métal qui n'a pas peur de marteler ses peaux. «Mike peut rentrer des feels de drums très pesants, et sa rapidité amène une autre couleur à notre country», note son comparse Maxime Renaud.
Le quatuor se reconnaît des liens avec les piliers acadiens du country francophone contemporain - les Hert Leblanc et autres Louis Bérubé -, mais s'inspire des sonorités de Nashville, des arrangements de Brad Paisley, Brooks and Dunn, ou George Jones.
Harmonies country
Jeudi, ils offriront leurs compositions originales, livrées à trois voix. Car les harmonies sont au coeur de la démarche d'Xception, «à cause de la puissance que ça donne aux chansons», précise Maxime Renaud.
Les quatre cow-boys composent de façon collégiale, sans shérif, et en français, en privilégiant «des paroles simples, qui parlent de nos racines, de ce qu'on a vécu et qu'on vit tous les jours». «De l'école, de nos partys, de notre rencontre et de nos passions», témoignent Maxime et Mathieu, âgés de 19 et 18 ans.
Cette semaine, encadrés par la professeure Claire Duguay, avec qui ils ont déjà «commencé à puncher les chansons», ils espèrent apprendre à «améliorer l'aspect chorégraphique».
«On a une bonne base, mais c'est l'instinct qui nous a menés là. Il reste beaucoup de choses qu'on ignore», explique Richard Groulx, ravi de pouvoir compter sur les formations dispensées par «de vrais pros», dans le cadre de Gatineau prend la scène.