Le président russe Vladimir Poutine a visité un refuge de panthères de Perse, hier, à Sotchi.

Vladimir Poutine arrive à Sotchi

Le président russe Vladimir Poutine a entamé mardi son séjour à Sotchi, où les Jeux olympiques d'hiver débutent vendredi, en visitant un refuge de panthères de Perse, un grand félin menacé d'extinction.
Il a aussi visité un petit groupe de bébés panthères nées l'été dernier dans les montagnes qui surplombent la ville olympique.
«Nous avons décidé de rétablir la population de panthères de Perse à cause des Jeux olympiques, a dit M. Poutine. Disons que grâce aux Jeux olympiques, nous avons rétabli une partie de la nature détruite.»
M. Poutine est entré dans la cage d'une panthère et l'a caressée. «Nous nous sommes aimés», a-t-il dit.
Des journalistes qui accompagnaient le président russe ont été moins chanceux. Des agences de presse russes rapportent que l'un d'eux a été égratigné à la main et un autre mordu au genou.
Partie de zéro
Lors d'une rencontre du Comité international olympique (CIO), un peu plus tard, M. Poutine n'a fait aucune mention des problèmes qui touchent les Jeux de Sotchi - des dépassements de coûts énormes, des installations qui ne sont pas terminées, et l'irritation de certains pays concernant les droits des homosexuels.
Il a toutefois souligné que la Russie est partie de zéro, à Sotchi, et qu'elle a réussi à faire en quelques années ce que d'autres pays mettent des décennies à accomplir.
«Nous comprenons à quel point il a été difficile de décider d'organiser les Jeux dans une ville qui ne disposait que de 10 ou 15 pour cent des infrastructures nécessaires, a dit M. Poutine. Vous avez eu confiance en nous, vous avez fait confiance à un peuple russe capable de surmonter toutes les difficultés.»
Il a terminé en lançant, en anglais: «Laissez-moi déclarer ouverte la 126e session du Comité international olympique».
Le leader russe a pris la parole après que le président du CIO, Thomas Bach, ait critiqué les politiciens qui attaquent les Jeux de Sotchi «sur le dos des athlètes».
M. Bach a aussi condamné les leaders mondiaux qui ont annoncé qu'ils ne se rendraient pas aux Jeux, même s'ils n'y avaient pas été invités. Il a ajouté que le sport ne devrait pas servir «de tribune pour la dissidence politique, ou pour tenter de marquer des points lors de querelles internes ou externes».
Le Kremlin a dépensé 51 milliards$ US pour transformer la station balnéaire en ville olympique. De nouvelles autoroutes ont été tracées, des échangeurs aériens ont été érigés et des installations sportives inégalées ont été construites, pendant que des liens ferroviaires et routiers étaient percés dans la montagne pour rejoindre la région montagneuse.
M. Poutine mise gros sur les Jeux, et il est déterminé à ce que l'événement projette l'image d'une Russie puissante à l'échelle mondiale, autant sur le plan économique que politique. Les Jeux olympiques les plus coûteux de l'histoire, avec des milliards de dollars perdus dans la corruption, auront des répercussions à travers l'économie russe et les politiques du Kremlin.