Vieux Frères - partie 2, de Fauve

Fauve, c'est d'abord un flow, scansion à mi-chemin entre rap et slam.
Celui de ce jeune collectif est impérial, mordant, et surtout, conscient. La tablée des Vieux Frères continue de nous mitonner un festin de titres corrosifs, indociles, torves et, pour tout dire, sévèrement allumés.
Il serait vain de chercher à raconter toutes les images qui jaillissent en trombe de ce deuxième album. Les mélanges entre romantisme (Les hautes lumières) et attitude enragée (Bermudes) ne sont pas interdits. L'entrée en musique se fait par la bouche du métro parisien - si réaliste dans l'évocation cinématographique des galeries -, puis se poursuit devant les feux de la rampe de leur concert déchaîné Sous les arcades; plus pas mal d'autres embardées dans cet album qui veut ne surtout rien s'interdire.
Un seul mot d'ordre: «braconner les mots, juste pour avancer, tout mettre à nu avant de coucher ce qu'on a sur le coeur sur l'instru
Quel appétit féroce à faire bondir les mots!