Vertige, de Valérie Lahaie

De ses notes de tête évanescentes ou du grain rugueux de sa voix, Valérie Lahaie caresse ou écorche, rendant hommage à la différence de Marjolaine, soulevant les étranges Secrets du vent par une poésie déjantée ou réclamant d'exister.
Individuellement, les pièces de sa première galette charment par leur propos intimiste, portés par des sonorités pop-rock de bonne tenue. Écoutées en boucle, elles laissent néanmoins l'impression de toutes vibrer au même registre d'intensité.
Si elle a composé la majorité des mélodies et co-signé la moitié des textes, elle a pu compter sur les collaborations d'Edgar Bori et de Gaële, entre autres. Sans oublier son coach Éric Lapointe, dont on sent l'indéniable empreinte dans le traitement des amours tortueux de sa protégée (Chanson pour un bum, Prends-moi, ovni, Tu m'as jamais dit que j'étais belle) et la présence de l'artillerie lourde (guitares et batterie).
Reste le piano, par lequel l'auteure, compositrice et interprète de 22 ans s'affranchit de toute influence, avec une indéniable ferveur.