Antoine Vermette a trouvé sa niche à Anaheim après un été difficile.

Vermette préfère Anaheim à Phoenix

Antoine Vermette s'est fait prendre par surprise quand les Coyotes de l'Arizona ont décidé de racheter son contrat au début du mois d'août.
L'ancien attaquant des Sénateurs ne s'est quand même pas retrouvé Gros-Jean comme devant sur un marché des agents libres ouvert depuis déjà le 1er juillet puisqu'il a reçu plusieurs appels d'équipes intéressées à ses services immédiatement après. Il a finalement choisi de se joindre aux Ducks d'Anaheim, un club aspirant aux grands honneurs alors que les Coyotes sont en reconstruction avec des jeunes.
« La transition s'est bien passée. Ça a été une surprise quand la nouvelle a été annoncée, mais avec du recul, pour vrai, c'est une bonne chose qui m'est arrivée. Ma situation personnelle, collective, familiale, sur glace et hors glace, tout est parfait, je suis vraiment content », a-t-il confié après la pratique matinale des Ducks à l'université Carleton jeudi, quelques heures avant d'affronter les Sénateurs.
Vermette occupe le poste de troisième centre avec les Ducks, derrière Ryan Getzlaf et Ryan Kesler, mais il est utilisé à profusion par Randy Carlisle, autant en avantage qu'en désavantage numérique. Il a 6 buts et 12 points à sa fiche et il est un des meilleurs centres de la LNH dans les cercles de mises au jeu, où son pourcentage d'effacité était un ronflant 65,85 % avant le match de jeudi.
« J'ai un rôle un peu différent, mais j'ai beaucoup de responsabilités, en avantage numérique et ces choses-là, plus les mises au jeu importantes. Je suis content, je veux juste contribuer au sujet de l'équipe, qui est très bonne, je suis très heureux. C'était attrayant de me joindre à un groupe de ce genre-là, alors qu'à Phoenix, c'est une nouvelle philosophie, un nouveau gérant, une nouvelle façon de faire les choses. Ils sont simplement allés dans une autre direction », souligne-t-il.
Son nouveau patron, Randy Carlisle, est fort satisfait de ses services jusqu'à maintenant.
« Les statistiques montrent bien que "Vermy" a été une bonne acquisition pour nous. Il est très polyvalent, il écoule les punitions, il prend les mises au jeu en zone défensive, on s'en sert sur notre deuxième jeu de puissance et il est là pour protéger les avances en fin de périodes et de parties. Il est un vrai pro, tu  n'as pas à t'occuper de lui beaucoup. Il mène par l'exemple, se présente pour travailler tous les jours et nos jeunes joueurs n'ont qu'à suivre », a-t-il indiqué.
Sans rancune
Le hasard faisant drôlement les choses, le Québécois qui a gagné une coupe Stanley à Chicago il y a deux ans et qui a aussi porté les couleurs des Blue Jackets de Columbus, à qui les Sénateurs l'ont échangé contre Pascal Leclaire et un deuxième choix utilisé pour sélectionner Robin Lehner, se retrouve avec l'équipe qui l'a empêché de remporter un championnat à sa première tentative, en 2007 avec les Sénateurs.
« Je me fais tirer la pipe à l'occasion pour ça par les gars qui restent de ce club (Getzlaf et Corey Perry, notamment), mais je me fais un devoir de leur rappeler que je les ai battus avec les Blackhawks, lors du septième match de la finale de l'Ouest », raconte Vermette.