Stéphanie Vallée, députée sortante de Gatineau

Vallée blâme «l'inaction» du gouvernement

La députée sortante de la circonscription de Gatineau, Stéphanie Vallée, a lancé sa campagne électorale en attaquant de front le gouvernement péquiste pour son «inaction» en santé, en tourisme et développement économique.
Devant les médias réunis à Wakefield, la candidate libérale a martelé que les dossiers importants pour son comté n'ont pas avancé, depuis l'élection du gouvernement péquiste en septembre 2012. «Depuis 18 mois, rien n'a été fait dans les dossiers névralgiques du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) des Collines et du Foyer Père Guinard de Maniwaki», dit-elle.
«Des dossiers importants de mise à niveau essentielle ont été placés sur la glace, tout simplement parce que le gouvernement péquiste a choisi de mettre la hache dans d'importants projets de modernisation, en coupant dans le plan québécois des infrastructures, a dénoncé Mme Vallée. Le Foyer Père Guinard est désuet. J'ai voulu en parler au ministre de la Santé, Réjean Hébert, mais il m'a répondu qu'il n'avait pas le temps de me rencontrer. Il faut mettre un terme à cette indifférence et à cette arrogance.»
La députée sortante a aussi décoché quelques flèches de plus en direction du gouvernement au sujet du train à vapeur Hull-Chelsea-Wakefield et de l'industrie forestière.
«Le dossier du train a fait du surplace durant des mois et, soudainement, à la veille du déclenchement des élections, ça devenait important pour le gouvernement de convoquer tous les acteurs régionaux. Dans l'industrie forestière, le gouvernement péquiste a réduit massivement les subventions aux projets de sylviculture. Dans la Vallée de la Gatineau, des hommes et des femmes n'ont pu travailler suffisamment de temps pour être admissibles aux prestations d'assurance-chômage. Des familles ont subi des pertes de revenu brutales, alors qu'elles ne s'y attendaient pas du tout. C'est ça le gouvernement péquiste depuis 18 mois. Ces problèmes-là ont des répercussions partout dans l'Outaouais, car ce sont les usines de la Haute-Gatineau qui approvisionnent la compagnie Papier Résolu, à Gatineau», a lancé la candidate libérale, qui a aussi évoqué la crainte des anglophones de son comté face aux décisions du gouvernement péquiste et le désir de certains de quitter le Québec.