Au total, nos 370 comprimés obtenus en moins de trois semaines ont coûté moins de 200 $ en pharmacie. Ils valaient environ 1500 $ dans la rue.

Une presse pour fabriquer 21 000 comprimés illégaux à l'heure

La police de Gatineau a saisi une presse artisanale permettant de fabriquer 21 000 comprimés de drogue à l'heure, lors de la perquisition d'un laboratoire clandestin, mardi.
Les autorités ont frappé au 781-C, boulevard St-René Est, où les installations illégales ont été saisies. Personne ne s'y trouvait lors de l'intervention et aucun suspect n'avait encore été arrêté, mercredi.
Au total, 4695 comprimés de méthamphétamine et 12 125 comprimés artisanaux de Cialis ont été saisis, en plus d'une presse industrielle pour les comprimés et d'une presse artisanale.
Ce type de presse peut servir à fabriquer des comprimés illégaux, mais aussi des blocs de cocaïne à des fins de trafic en gros.
Les forces de l'ordre ont mis la main sur des ingrédients servvant à la fabrication de drogue de synthèse, un malaxeur industriel, des appareils servant à compter les comprimés et à sceller sous vide, des balances électroniques, des masques protecteurs et plusieurs feuilles de recettes permettant la production de diverses drogues.
«Les tests menés sur les lieux par l'équipe spécialisée de la Sûreté du Québec (SQ) ont permis de démontrer que la presse industrielle trouvée dans le laboratoire clandestin avait une capacité de production de 21 000 comprimés à l'heure», précise l'agente Andrée East de la police de Gatineau.
La méthamphétamine peut entraîner une forte dépendance et les dangers de sa consommation, en raison de sa fabrication artisanale, ont des répercussions irréversibles sur la santé.
«Le consommateur n'a ainsi aucune idée de ce qu'il ingère ni de la dose réelle qui est absorbée», poursuit l'agente East.