Christine et Chantale Lavigne discutent avec Jean-Marie Lapointe de son dernier ouvrage Je ne t'oublierai pas.

Une «place publique» autour du livre

Le Salon du livre de l'Outaouais (SLO) a fermé ses portes hier. Même s'il y avait 35 bougies sur le gâteau du Salon cette année, les organisateurs se sont assurés que l'événement ne prenne pas une ride.
Le décompte final des visiteurs n'était pas conclu hier soir, mais la directrice générale du SLO, Anne-Marie Trudel, confirmait déjà qu'un peu plus que 35000 personnes ont participé à l'une des activités du Salon. Selon elle, c'est signe qu'ils ont visé dans le mile avec leur programmation.
Mme Trudel estime qu'en ce monde de virtualisation, un événement comme le SLO devient nécessaire.
«C'est plus qu'une grosse librairie, c'est une opportunité de rencontre et d'échanges entre les lecteurs et les auteurs.»
Les organisateurs du 35e SLO souhaitaient d'ailleurs créer une «place publique» où les débats et les discussions sont favorisés, affirme Anne-Marie Trudel. L'un des invités d'honneur, Alain Deneault, l'a souligné durant la cérémonie de clôture. «J'ai été touché de voir qu'on donnait une grande place à la pensée politique», soulignait l'auteur de Paradis fiscaux: la filière canadienne.
En plus de réfléchir à de grandes questions sociales, le SLO a invité des conférenciers qui se sont penchés sur l'avenir du livre en soi. Par exemple, le professeur de communication de l'Université d'Ottawa, Pierre C. Bélanger est venu parler du livre électronique.
«L'univers du livre est en pleine transformation», soutient Mme Trudel. «Les participants ont pu se familiariser avec le livre électronique. C'est un nouveau support, mais le contenu est le même.»
Finalement, la directrice générale, souligne la présence de traducteurs au Salon de cette année. Elle estime que leur travail est méconnu et gagnait à être mieux connu. «C'est grâce à eux si on a accès aux autres cultures et que les autres ont accès à la nôtre.»