Le parcours de Claude Robinson n'est pas terminé pour autant puisqu'il devra lui-même s'affairer à récupérer une bonne partie des sommes qui lui ont été accordées par le plus haut tribunal.

Une grande victoire pour le droit d'auteur, selon Claude Robinson

C'est un Claude Robinson visiblement soulagé qui a rencontré lundi les médias pour la première fois depuis le jugement de la Cour suprême qui lui a donné entièrement raison sur la propriété intellectuelle du personnage Robinson Sucroé, qui avait été plagié de son oeuvre, Robinson Curiosité, d'abord par Cinar puis par un consortium international de l'animation.
L'auteur et dessinateur estime que cette saga judiciaire de 18 ans représente une leçon pour l'industrie et une grande victoire qui viendra sécuriser l'ensemble des auteurs, notamment lorsqu'ils présentent des projets qui sont en cours d'élaboration.
Le parcours de Claude Robinson n'est pas terminé pour autant puisqu'il devra lui-même s'affairer à récupérer une bonne partie des sommes qui lui ont été accordées par le plus haut tribunal, mais il affirme que cette question est bien secondaire par rapport à la victoire ultime obtenue en Cour suprême.
Celle-ci a condamné un consortium de producteurs de télévision à verser 4,4 millions $ à l'auteur pour lui avoir volé son concept de série télévisée d'animation pour enfants.
Claude Robinson devra notamment effectuer d'autres démarches judiciaires en France et en Allemagne afin de faire reconnaître le jugement rendu au Canada dans ces deux pays, où se trouvent certains producteurs membres du consortium.
En conférence de presse, Claude Robinson a reconnu que la saga avait été éprouvante par moments et que les idées de suicide l'avaient accompagné durant des années, sinon des décennies. Il avait cependant retrouvé une bonne dose d'humour lundi, avouant se consacrer à un nouveau projet basé sur ses tribulations, intitulé celui-là... Robinson Cruauté.