Une confusion dans les secours à l'échelle du Québec

Gatineau n'est pas la seule ville à connaître des difficultés dans l'attribution de ses ressources en matière de sauvetage hors route. Le Protecteur du citoyen a déjà soulevé de nombreuses lacunes à la grandeur du Québec, dont celle relevant de l'organisation des services.
Un rapport exhaustif déposé en mars 2013 parle de «confusion» et de «couverture déficiente» dans lors des sauvetages en milieux hostiles. Le Protecteur du citoyen observe qu'il y a «confusion quant à la conception des rôles et du partage des responsabilités entre les principaux intervenants». «Souvent, ajoute le comité, aucun intervenant n'est mandaté pour agir lors d'interventions spécialisées (sauvetages nautiques, sur glace, dans des espaces clos ou par hélicoptère).»
Les télécommunications de secours et par réseau cellulaire sont aussi déficientes, surtout dans les secteurs ruraux et isolés. Dans la même foulée, il est décrit dans le même rapport - et de façon très directe - que «la mise en alerte et la coordination de l'intervention sont des concepts mal maîtrisés par les intervenants».
Le Protecteur du citoyen allègue que les mandats respectifs des services d'urgence et le partage des responsabilités entre les pompiers, les policiers et les ambulanciers devaient être clarifiés.
Il suggère entre autres d'élargir le mandat des ambulanciers afin qu'ils se rendent à l'extérieur du réseau routier pour stabiliser et donner les soins nécessaires à la victime, et ensuite la transporter à leur véhicule.