Un vote qui laisse un goût amer

Une étudiante de l'Université d'Ottawa gardera un goût amer de sa première participation à une élection fédérale.
Marie-Ève Trahan a profité d'un projet-pilote d'Élections Canada pour voter par anticipation, la semaine dernière, sur le campus de l'université.
L'expérience a mal tourné lorsqu'elle s'est rendu compte qu'elle avait voté pour un candidat de la région de Toronto, alors que son adresse permanente est à Orléans, dans l'est d'Ottawa.
Mme Trahan dit avoir figé lorsqu'elle s'est retrouvée dans l'isoloir, comme elle le raconte dans une plainte envoyée à Élections Canada. Elle ne reconnaissait ni le nom de sa circonscription ni les noms des candidats sur le bulletin de vote qu'on venait de lui remettre.
Mal à l'aise et nerveuse, Mme Trahan l'a tout de même déposé dans l'urne, après avoir identifié son choix. En consultant une copie du document officiel, plus tard, elle a pris conscience que ses doutes étaient fondés.
«J'ai douté. J'ai fait confiance au système, fait confiance à Élections Canada, écrit-elle dans sa plainte, agacée. La situation dans laquelle je me suis trouvée représente une entrave à la démocratie, une falsification des votes.»
Élections Canada a pris acte de la plainte et annulé le vote de Mme Trahan, qui devra se déplacer à un bureau de vote de sa circonscription la journée de l'élection, lundi prochain. On a expliqué que des bulletins de vote avaient sans doute été échangés, car des employés utilisaient la même imprimante.
«Ça n'inspire pas vraiment confiance», a-t-elle commenté lorsque jointe par LeDroit.
«REGRETTABLE»
«La situation est regrettable, nous présentons nos excuses», affirme un porte-parole d'Élections Canada, précisant qu'il n'y a aucune raison de croire que d'autres bulletins ont été mélangés.
gstpierre@ledroit.com